Les emplois filent aux Philippines

La course effrénée aux économies que mènent les entreprises fait le bonheur des Philippines, pays qui émerge comme deuxième destination pour les centres d’appels, derrière l’Inde.

Cet archipel, largement anglophone après plus de 50 ans de colonisation américaine, vient d’ailleurs d’accueillir le quatrième centre d’appels de Telus.

Le directeur de l’Association philippine des services délocalisés, Oscar Sañez, est plus qu’optimiste : « Nous devrions dépasser les 30 % de croissance en 2009. Cette crise est clairement une occasion d’affaires. » Les Philippines vantent aux entreprises une main-d’œuvre 60 % moins chère qu’en Amérique, et surtout beaucoup plus occidentalisée qu’en Inde.

Les Philippines sont déjà le pays où se trouve la principale filiale à l’étranger de Telus. Le groupe veut y augmenter ses effectifs de 50 %. Ses quelque 3 000 agents philippins traiteront principalement les appels venant d’Amérique du Nord. Telus se défend de transférer des emplois depuis le Canada, mais une cinquantaine de postes comparables doivent dès maintenant être supprimés au siège social.