Les excès du Cubazuela

Dans sa volonté de mettre en œuvre sa révolution socialiste au Venezuela, le président, Hugo Chávez, n’a pas hésité à recourir à l’expertise des communistes cubains. Résultat : ils sont de plus en plus nombreux à tirer les ficelles dans les arcanes du pouvoir. Et les Vénézuéliens n’apprécient pas.

Les excès du Cubazuela
Photo : Javier Galeano/AP/PC

Les Cubains aux commandes

Dans les ministères de la Santé et de l’Agriculture, les Cubains détiendraient maintenant plus de pouvoir que les Vénézuéliens. Ils sont aussi présents dans les forces armées et policières. De plus, des milliers de médecins cubains sont déployés un peu partout dans le pays et des professionnels travaillent dans les ports, les télécommunications, la formation de la police, la délivrance de documents d’identité et les registres d’affaires.

Une dérive autoritaire

L’armée et la police auraient déjà adopté des politiques répressives inspirées de Cuba. Des syndicats se sont plaints de mauvais traitements de la part des Cubains, qui refusent leur présence dans les chantiers de construction. Ils auraient reçu des menaces d’eux et affirment que les services secrets cubains ont pénétré la très riche industrie du pétrole au pays.

Cuba, non merci

Hugo Chávez affirme que la « solidarité socialiste » permet de lutter contre l’« empire » (les États-Unis) et que Cuba et le Venezuela ne forment qu’une seule nation, du point de vue symbolique. Mais selon un récent sondage, 85 % des Vénézuéliens ne veulent pas que leur pays devienne comme Cuba.

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