Les prisons de l’Oncle Sam

Les États-Unis jettent en taule plus de criminels que n’importe quel pays riche : un adulte sur 100, soit cinq fois plus qu’il y a 30 ans. C’est plus que la Russie, que l’Iran et, malgré l’offensive contre le crime menée par le gouvernement Harper, encore six fois plus que le Canada.

Les prisons de l’Oncle Sam
Photo : Jeff Roberson/AP/PC

La loi du verrou

Les États-Unis ont durci et multiplié les lois du Code criminel au fil des ans, criminalisant ainsi avec force de nombreux actes bénins. Au Massachusetts, avoir sur soi 200 g de certains antidouleurs obtenus illégalement est passible d’un minimum de 15 ans derrière les barreaux. En Alabama, un homme purge une peine à vie pour un vol de vélo en raison de la loi des « trois prises », inspirée des règles du baseball et en vigueur dans la moitié des États, qui augmente considérablement la durée des peines dès la troisième condamnation.

Un Code criminel surchargé

Les États-Unis comptent maintenant plus de 4 000 lois criminelles fédérales et maintes fois plus de règlements. Beaucoup se retrouvent en prison alors qu’ils ne savaient même pas qu’ils avaient commis un acte criminel.

Le prix fort

Les prisons américaines, surpeuplées, coûtent 70 milliards de dollars par année aux autorités publiques (au Canada, la facture s’élève à 4,4 milliards). Certes, la criminalité a chuté dans les 30 dernières années, mais le prix est élevé. Incarcérer 10 % plus de criminels ne ferait baisser la criminalité que de 0,5 % à 2 %.

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