Les services secrets américains à l’assaut du sarcasme sur les réseaux sociaux

Les adeptes de Google + n’ont qu’à bien se tenir.

Photo © surtr / CC BY-SA 2.0
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Tremble, Internet. Tremble ! Les services secrets américains veulent se protéger de l’arme de destruction massive des réseaux sociaux : le sarcasme, ce faux-ami qui génère autant de rires que d’incompréhensions.

L’agence gouvernementale, à la recherche d’un outil de surveillance et d’analyse des médias sociaux capable d’anticiper les menaces, a publié la semaine passée un ordre de mission dans lequel elle détaille les fonctionnalités que le logiciel convoité doit présenter, dont « l’analyse des sentiments », « l’identification d’influenceurs » et… « la capacité de détecter le sarcasme ».

Bref, les adeptes de Google + n’ont qu’à bien se tenir. Ceux de Twitter encore plus. Slate rappelle qu’en 2010, un citoyen britannique avait annoncé sur le ton de l’humour qu’il ferait exploser son aéroport local, fermé pour cause de neige, si la situation ne s’arrangeait pas à temps pour qu’il puisse prendre son avion. Un type d’humour que ne partagent pas les juges britanniques. Paul Chambers avait ainsi perdu son emploi mais gagné un casier judiciaire, en plus de s’acquitter d’une amende de 1 000 livres (environ 1 800 $).

L’outil dont les services secrets américains cherchent à se doter a notamment pour objectif d’«automatiser le processus de surveillance des médias sociaux », de « synthétiser d’importants volumes de données » et d’«identifier les tendances statistiques ».

En somme, les espions américains emboîtent le pas de Google, qui rassemble les données de recherche pour fournir une estimation « quasiment en temps réel » de la propagation de la grippe et de la dengue dans le monde.

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Vu que c’est les Services secrets américains, est-ce « propagation de la grippe et de la dengue » ou « la profileration des fripes et des dingues!?