Les soubresauts du modèle suédois

Pour certains, c’est la société qui a le mieux réussi dans l’histoire du monde. Et la Suède est encore en train de se réinventer.

1850-1950 Révolution industrielle : en un siècle, la Suède, au départ l’un des pays les plus pauvres d’Europe, devient l’un des plus riches.
Années 1950 Essor de l’économie, marquée par l’éclosion ou l’expansion d’entreprises comme IKEA, Volvo et Saab. Le Parti social-démocrate instaure un système de santé universel et un régime de retraite public. C’est la naissance du « modèle suédois ».
Années 1960-1970 Multiplication des programmes sociaux. L’économie atteint des sommets. Les taux d’imposition grimpent.
Années 1980 Premiers signes d’essoufflement du modèle suédois. Le chômage reste à 2 % ou 3 %, mais le taux d’inflation explose. Le gouvernement va de déficit en déficit.
Années 1990 Crise économique. La dette publique passe de 43 % à 78 % du PNB de 1990 à 1994. Le taux de chômage dépasse cette année-là 8 %. Le modèle suédois est remis en cause. Stockholm entreprend de dures réformes : réduction des dépenses publiques, privatisation des secteurs de l’énergie et du transport, réforme du programme de retraite, réduction du nombre de lits dans les hôpitaux…
Début des années 2000 Nouvelle croissance. Le gouvernement multiplie les surplus et maintient de généreux programmes sociaux.
2006 Révolution politique : après 12 ans de règne des sociaux-démocrates, une coalition de centre droit prend le pouvoir. Au programme : réduction des impôts, des indemnités de chômage et de la taille de l’État, privatisation de sociétés d’État, libéralisation du marché du travail.

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