L’Islande tend les bras aux Pirates

Le Parti pirate pourrait-il remporter la victoire lors des élections législative?

Birgitta Jónsdóttir, la chef du parti Pirate islandais. (Photo: S. Johannsson/Reuters)
Birgitta Jónsdóttir, la chef du parti Pirate islandais. (Photo: S. Johannsson/Reuters)

Dégoûtés par leurs élites politiques et financières, les Islandais pourraient bien porter au pouvoir le Parti pirate lors du scrutin du 29 octobre prochain.

Selon un sondage mené le 6 avril — au lendemain de la démission du premier ministre, impliqué dans le scandale des Panama Papers —, ce parti recueille 43 % des intentions de vote. Du jamais-vu dans cette petite démocratie de 335 000 habitants. Mais de quel bois se chauffe cette jeune formation politique ?


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Fondation en Islande
Novembre 2012

Origines
Le parti est né d’un mouvement contestataire qui revendiquait plus de libertés sur Internet.

Représentation
Les Pirates ont fait élire 3 députés (sur 63) au Parlement islandais (l’Althing) en 2013.

Chef
Birgitta Jónsdóttir, 49 ans, poète et ex-collaboratrice de Julian Assange.

Atouts
Les Pirates ne parlent pas la langue de bois et n’ont pas été mêlés à des scandales de corruption.

Programme politique
Le parti prône l’adoption d’une nouvelle Constitution pour mieux protéger la liberté d’expression et la vie privée ; la semaine de travail de 35 heures (plutôt que 40) ; la légalisation des drogues ; un meilleur encadrement des crédits à la consommation ; et une démocratie plus directe.

Particularités
Le programme du parti est adopté par tous les membres. Les votes se font par Internet.

Ramifications
Le Parti pirate est présent dans une soixantaine de pays, dont le Canada. Dans le monde, il compte des centaines de conseillers municipaux, des maires et quelques députés provinciaux et fédéraux.

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