L’ours russe rentre ses griffes

Après une décennie de discours aux accents d’affrontement, la Russie prend le virage de la coopération avec l’Europe et les États-Unis.

L’ours russe rentre ses griffes
Photo : Fernando Llano/AP/PC

PAR ICI LES INVESTISSEURS

Le plus vaste pays du monde a désespérément besoin de fonds étrangers pour rénover ses infrastructures datant de l’ère soviétique. Pas moins de 1 000 milliards de dollars devront être injectés d’ici 2013 dans les routes, les voies ferrées, les écoles et les hôpitaux. Or, la cagnotte spéciale de 150 milliards garnie par les pétroroubles sera épuisée l’an prochain.

L’EFFET OBAMA À L’OEUVRE

Obama a mis au rancart la politique américaine qui consistait à contenir les ambitions russes dans les pays voisins en soutenant les partis pro-occidentaux opposés aux partis prorusses. Il a aussi abandonné le projet de bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque, contre lequel pestait la Russie.

DES VOISINS PLUS CONCILIANTS

L’alliance militaire de l’OTAN, jugée menaçante par Moscou, ne parviendra pas de sitôt à absorber l’Ukraine et la Géorgie : désormais, un parti prorusse dirige le premier pays et la Russie occupe la partie nord du deuxième. Le Kremlin a aussi consolidé son emprise sur le commerce du gaz en Europe.

 

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