Mariage gai : le mari du roi d’Angleterre devient-il reine?

La Grande-Bretagne se livre à un «effort sans précédent pour réécrire plus de 700 ans de loi afin d’éviter des conséquences non intentionnelles du mariage homosexuel».

Photo: Andrew Cowie/AFP/Getty Images
Photo: Andrew Cowie/AFP/Getty Images

Les premiers mariages homosexuels en Grande-Bretagne et au Pays de Galles devraient avoir lieu le 29 mars 2014, date à laquelle la loi sur les unions entre conjoints de même sexe entrera en vigueur.

En attendant les célébrations, la Grande-Bretagne doit remanier une dizaine de lois obsolètes, dont certaines remontent à 1285. Un «effort sans précédent pour réécrire plus de 700 ans de loi afin d’éviter des conséquences non intentionnelles du mariage homosexuel», souligne le quotidien britannique The Telegraph.

Mais ce qui attire l’attention est ce besoin de préciser certaines questions légales concernant la famille royale. The Telegraph signale qu’un homme qui épouse le roi d’Angleterre ne deviendra pas la «reine d’Angleterre». De la même façon, une femme qui épouse la reine ne sera pas considérée comme le «prince consort», titre donné au conjoint de la souveraine.

Une clause archaïque du XIVe siècle sera toutefois maintenue : toute liaison entretenue avec la femme du roi sera toujours qualifiée de trahison. Tandis qu’avoir une relation sexuelle avec le mari du roi ne sera pas considéré comme traître.

Parmi les changements, les termes «veuve» et «veuf» seront rayés des textes de loi. Ceux d’«époux», «épouse», «mère» et «père» devront être reformulés pour éviter toutes ambiguïtés.

Les fonctionnaires seront aussi contraints de réécrire plusieurs clauses du second statut de Westminster de 1285, du Treason Act de 1351 et amender 36 actes datant de 1859. De quoi donner des munitions aux opposants du mariage homosexuel, qui croient que le nouveau texte laisse les lois dans un «désordre complet».

Au même moment, en Ouganda, la légalisation du mariage homosexuel est loin d’être débattue. Son président Yoweri Museveni vient au contraire de signer la loi anti-gai, qui interdit notamment toute «promotion» de l’homosexualité et rend obligatoire la dénonciation de quiconque s’affichant homosexuel(le). Les relations entre personnes de même sexe sont par ailleurs déjà passibles de la prison au pays.

À la lumière de ces deux nouvelles aux antipodes, The Atlantic Cities propose une carte de l’homophobie illustrant les bons et moins bons endroits où vivre dans le monde pour les gais et lesbiennes. Les données proviennent d’une enquête mondiale menée par Gallup.

Source: The Atlantic Cities
Source: The Atlantic Cities
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Il n’existe plus de couronne d’Angleterre depuis au moins le 18e siècle. Grande-Bretagne ou Royaume-Uni, oui, mais Angleterre, non.

L’intérêt du parlement britannique dans la vie privée de la famille royale se limite à la succession au trône.

Donc, un homme qui épouse le roi d’Angleterre serait le prince consort? Et que fait-on si la reine d’Angleterre se fait inséminer artificiellement parce qu’elle est lesbienne et a un fils? Est-ce que ça fait du rejeton le Fils du Ciel?