Médecine extrême

Qu’arrive-t-il aux soldats canadiens blessés en Afghanistan ? L’actualité a appris que 130 d’entre eux avaient été soignés à l’hôpital militaire américain de Landstuhl, en Allemagne. Visite exclusive d’un centre médical ultra-discret…

Depuis Hippocrate, on sait que la guerre est une école de médecine. Au cours de la Première Guerre mondiale, la chirurgie plastique a fait de grands progrès pour les défigurés, à qui on a pu rendre une apparence quasi humaine. La Deuxième Guerre mondiale a vu l’apparition de la pénicilline et l’utilisation de culots sanguins. Pendant la guerre civile espagnole, le chirurgien canadien Norman Bethune avait déjà été parmi les premiers à instaurer un Service de transfusion sanguine sur un champ de bataille. C’est pendant la guerre de Corée qu’on a commencé à évacuer des blessés en hélicoptère.

Mais les problèmes ont, eux aussi, évolué. À une certaine époque, les blessures les plus courantes étaient dues aux tirs d’artillerie, de fusil, de mitrailleuse, puis de mortier. De nos jours, les bombes artisanales provoquent des lésions plus graves que les francs-tireurs de jadis.

Les découvertes faites en temps de guerre sont susceptibles de produire des avancées. À Landstuhl, les chirurgiens ont constaté que le taux de survie variait du simple au triple en fonction de la transfusion : plus la part de plasma (la partie liquide du sang, congelée puis décongelée) est élevée par rapport au culot sanguin (du concentré de globules rouges), plus les chances de survie sont bonnes.

De même, les médecins de Landstuhl ont constaté que les aiguilles utilisées habituellement pour faire des pneumothorax, interventions qui permettent de libérer l’air « coincé » entre le poumon et la cavité thoracique, étaient parfois trop courtes. Dans les hôpitaux militaires américains, elles viennent de passer de 2,5 à 3,25 pouces.

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