Poutine unit les Canadiens

Rarement voit-on une telle unanimité au pays. Du Pacifique à l’Atlantique, et peu importe leurs allégeances politiques, les Canadiens sont tous fermement rangés derrière l’Ukraine… et inquiets pour la suite. 

Evan Buhler / La Presse Canadienne

Peu de sujets rassemblent les Canadiens de toutes les allégeances politiques et de toutes les régions du pays. La guerre déclenchée en Ukraine par la Russie en est un.

Alors que le gouvernement fédéral multiplie les sanctions contre le régime de Vladimir Poutine, de nouvelles données de la maison Léger montrent que les Canadiens soutiennent massivement le peuple ukrainien contre cette invasion.

À la question : « Dans ce conflit, soutenez-vous l’Ukraine ou la Russie ? », 83 % des Canadiens expriment leur appui à l’Ukraine, tandis qu’un maigre 2 % se range du côté de la Russie. Si on les décompose par régions, les résultats sont étonnamment uniformes : le soutien à l’Ukraine varie de 81 % à 88 % dans tout le pays, tandis que l’appui à la Russie oscille entre 1 % et 4 %. Il est rarissime d’observer des résultats aussi unanimes sur quelque enjeu que ce soit au Canada.

En ventilant les résultats par intentions de vote, on se retrouve avec une même quasi-unanimité. Seuls les électeurs du PPC font légèrement bande à part.

Le consensus se poursuit quant aux perceptions du conflit. En effet, une forte majorité de Canadiens, 89 %, se disent inquiets de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, dont 57 % qui sont très inquiets.

Si l’on découpe les résultats par régions du pays, on ne constate que de faibles variations : alors que 84 % des répondants québécois se déclarent préoccupés, cette proportion passe à 88 % en Colombie-Britannique, 90 % en Ontario et 91 % en Alberta. Compte tenu de la taille des sous-échantillons régionaux, ces variations restent mineures.

Il en va de même pour les résultats selon les intentions de vote : 93 % des électeurs libéraux, néo-démocrates et verts sont préoccupés par l’invasion ; cette proportion diminue légèrement chez les conservateurs (88 %) et les bloquistes (81 %). Seuls les électeurs du Parti populaire de Maxime Bernier (71 %) se distinguent du peloton, même si la majorité d’entre eux se disent inquiets du conflit. De façon générale, pas moins des deux tiers des Canadiens pensent que le conflit pourrait se transformer en guerre mondiale, selon Léger.

Quelle que soit la sympathie (ou l’apathie) que les Canadiens pouvaient éprouver à l’égard de Vladimir Poutine avant l’invasion, elle s’est manifestement évaporée. Au sujet de cette citation de Poutine : « J’ai décidé de mener une opération militaire spéciale […] pour protéger les personnes qui ont été victimes d’intimidation et de génocide […] au cours des huit dernières années », 74 % des personnes interrogées dans le cadre du sondage pensent que le président russe ment, et seulement 4 % croient plutôt qu’il dit la vérité.

Là où ce sondage montre une divergence d’opinions, c’est lorsqu’il est question d’une éventuelle participation militaire du Canada au conflit. 52 % des personnes interrogées seraient d’accord avec cette participation à condition qu’elle fasse partie d’une action commune de l’OTAN. Seulement 9 % des répondants estiment que le Canada devrait envoyer des forces armées pour soutenir l’Ukraine même hors d’une coalition de l’OTAN.

Fait intéressant : Léger a également sondé des Américains sur les mêmes questions, et a obtenu un consensus transpartisan semblable. Susciter une réaction unanime dans un pays aussi fortement polarisé que les États-Unis : voilà un autre « exploit » du président Poutine.

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Soyons clair; ce n’est pas une guerre Russie vs Ukraine. L’Ukraine est un pays qui subit une agression. Comme si en 1939, on avait fait un sondage Allemagne vs Pologne. C’est une démarche très réductrice de la part de la firme de sondage.
Ceci dit, je me demande quels intérêts ont les militants ultra-conservateurs de soutenir la Russie. Ils n’en ont certainement aucun, si ce n’est d’encore de porter en antagoniste de la société qui leur offre portant plein de privilèges.

Tout de même rassurant de constater qu’une presque ‘totalité’ de la population se prononce contre Poutine. Mais est-ce « assez » ?

Surtout, est assez d’aller lâcher, comme l’a fait ce matin ma députée, que « le but c’est d’étouffer le régime russe » ?

Non seulement n’est-ce pas « assez », c’est même trop. Déplacé en l’occurrence.

Car ce n’est pas vrai, ce n’est pas cela qui est censé être LE But dans une société non dépourvue d’humanité. LE But ne doit-il pas être de pallier, prévenir, atténuer ou faire carrément cesser les souffrances atroces infligées avec ultra-férocité aux Ukrainiens ?

Or, « l’étouffement » du « régime russe » ne parviendra pas à cela. En fait, depuis une semaine et demie, a-t-il même concouru à la revigorer plus encore même – (la férocité) !

Est-ce qu’on ne voit pas la même chose – sur le terrain : a-ce diminué ou augmenté les atrocités-cruautés en Ukraine ? Ç’a augmenté. Voilà là le résultat de « l’étouffement » de la Russie par le Canada : cela contribue à faire ou laisser étouffer plus encore les Ukrainiens ou plus encore d’Ukrainiens. « Éclatant ‘succès’ » !…

Bref, on a fait ce qu’il ne fallait pas ou qui s’avère inutile (ou contreproductif); et on n’a pas fait cela seul qui pourrait en donner des résultat, de bons résultats (+) : (aller) les aider, les pauvres Ukrainiens, sur la terre comme au ciel. C’est tout.

Il y a dix-neuf ans, n’y avait-il pas eu l’une des plus grandes manifestations monstre à vie en rues de la métropole à l’encontre du déclenchement de guerre À l’Irak ? Eh bien, comme la ‘population’ est si unanimement contre la guerre de Poutine À l’Ukraine; serait-elle prête à descendre dans la rue, cette fois, pour… réclamer une guerre à Poutine ?…

On se croit « ben ‘fins’ », pacifistes, contre la/les guerre(s). Mais…
L’unique façon d’empêcher l’injuste guerre À l’Ukraine eût été de lui en opposer une, elle, ‘juste’. Or…

Au lieu de, bien, tout le monde reste tranquillement chez soi – à regarder des Ukrainiens se faire massacrer ou devant fuir, ceux qui/s’ils le peuvent – sans se faire tirer en s’y essayant.

Ah, bien sûr, l’Ukraine n’a certes pas, non plus, le monopole de la vertu ou de la bonté suprême totale illimitée tous azimuts. Par exemple, à fin de tenter d’en sauver la tête, il est bien sûr qu’on y aura concentré davantage de ressources militaires à Kiïv qu’en périphérie, où, alors, s’y fait-on massacrer bien plus vite, y étant bien davantage dépourvus de protection d’État suffisante.

Par contre, SI, États du monde, occidental, on ne veut rien faire qui vaille, en fait d’aide à ‘défense, pour les Ukrainiens; à partir du moment où en a-t-on décidé ainsi, irréversiblement; sachant qu’inévitablement, alors, ultimement, toutt’ l’Ukraine va y passer (sans aide extérieure); fallait, donc, le leur… dire aux Ukrainiens, cela; et, partant, les exhorter à ‘lâcher prise’, d’une manière ou d’une autre; i.e. fuir ou… ‘capituler’, céder, quoi.

On ne voit guère, en effet, ce que pourrait avoir gagné à cette guerre l’Ukraine si, à la fin, elle ne parvient même pas à y préserver UN bastion où serait-elle demeurée ‘maître’. Or on voit mal comment cela pourrait advenir. Considérant l’absolutisme implacable barbare cruel et totalitaire d’on sait qui.

En l’Histoire, David l’avait emporté contre Goliath. Mais en ce cas-ci…

Ah, certes, reste vachement « discutable » la question de savoir s’il vaut mieux s’abstenir ou non de s’immiscer directement ou non en la guerre poutinienne. Ce qui l’est moins, non ou peu discutable, ce sont ces stériles voire nuisibles sanctions $ imposées comme « remède », censément, à la dite guerre ou comme antidote à celui la menant.

QUI en effet sont (le plus) impactés par les $anction$? Quasi tout le monde. À l’exception seule, quasi, de celui faisant mal à tout le monde.

Les attaqués agressés sauvagement, les premiers, ne bénéficient aucunement des dites $anction$. En fait, ils en paient, déjà, le prix, en carnages-massacres accrus, plus atroces et féroces encore. Alors ce n’est guère un ‘$uccè$’ les concernant. Et de un. Puis…

Là, y a-t-il le prix du « gaz » croissant à telle vitesse-ampleur que… on peut se demander si, dans pas ‘grand temps’, le monde ne sera davantage ‘préoccupé’ de cette croissance du coût du « gaz » que de ces pauvres Ukrainiens et Ukrainiennes ne laissant de se faire massacrer injustement.

Oui, tout un « $uccè$ » cette mesure – « géniale! » – de pressions sanctions économiques, pressant le Tyran d’accentuer la cadence et l’intensité de son massacre, au cas où, dans quelque temps, pourrait-il ne plus lui rester assez de ressources pour le parachever.

Alors, non, pas l’idée du siècle, celle énoncée hier par ma députée d’« étouffer le régime russe »; lorsque, pour ce, doit-on étouffer pas mal tout le monde à part celui qu’il faudrait; alors que n’est-ce pas économique le problème actuellement mais (de puissance ou pouvoir) militaire; les assaillis, indûment, ne disposant pas de force adéquate pour se défendre du Prédateur les assaillant.

Cela fait pitié, pas à peu près, en l’occurrence, donc, de voir tous ces ministres et chefs d’États allant se pavaner aux quatre coins du globe pour prendre le thé en bavardant de la pluie et du beau temps; pendant que ceux à propos de qui prétendent-ils se rencontrer, eux, crèvent de faim et de peur, criblés de balles, d’obus, de missiles, d’explosions, de feux, de bombes et d’autres coups malins de toutes sortes, incluant viols même dont on ne se « ‘privera’ » probablement pas même en ce Jour de droits des femmes. (SI avait-on le moindrement à coeur le sort des femmes — [comme ce Tyran, là, venant de s’exhiber, tout fier, entouré de certaines] —, on aurait fait trêve – de guerre – aujourd’hui!).

Une chroniqueur radio opinait ce matin trouver « cyniques » ces politiques se baladant à la légère, tout décontractés, un peu partout plutôt nonchalamment en circonstance telle celle vécue en ce moment. Il n’avait pas tort.

Les Grosses Investigations en — (possibles transgressions de) — Droit International que lance-t-on à tout venant à propos de la ‘Chose’ (comprendre à propos de M. Chose); évoque le cas d’un édifice où y aurait-il une immense-intense inondation à flots fulgurants dévastateurs et où s’amèneraient en grande pompe des pompiers, mais qui, eux, au lieu de s’employer à juguler diligemment tel déluge, se mettraient à remplir des formulaires et à fouiller en maintes archives pour connaître les normes de construction et codes du bâtiment en vigueur au moment de la construction de l’édifice.

Ah, ‘anyway’, ‘paraît qu’il n’est aucune situation, aucun problème qui, en le laissant perdurer ou empirer, ne se règle à la longue de lui-même de toute façon.

C’est certain que les gérants d’estrade, dont je suis, sont déchaînés face à cette attaque sauvage contre un pays souverain par un dictateur de l’étoffe des grands dictateurs fascistes ou communistes. Certains dénoncent les sanctions sans se rendre compte que cette guerre ne finira pas tant que le dictateur Poutine sera au pouvoir. Alors, comment le faire disparaître? La réponse vient des Russes, autant du peuples que de la garde rapprochée du dictateur. Poutine ne va pas perdre la face et l’Ukraine va disparaître de la face du monde s’il n’en tient qu’à lui. Les sanctions économiques visent à faire comprendre aux Russes que la guerre ne paie pas et qu’un dictateur n’est surtout pas dans leur intérêt. Est-ce que ça va marcher? Seul l’avenir le dira.

Du côté ukrainien, c’est triste et frustrant, mais sans la participation des nations occidentales, le pays sera détruit et ses dirigeants seront éliminés, ça c’est un fait. Comme une telle intervention occidentale risque de déclencher un désastre nucléaire, la solution la plus viable est pour l’Ukraine de capituler et de laisser le pays à l’occupation russe. Il faut absolument sauver la vie des dirigeants et pour ce faire il faut qu’ils quittent le pays et gouvernent au nom de l’Ukraine libre à partir d’un pays étranger comme la Pologne ou autre allié. S’ils ne fuient pas le pays ils seront probablement tués dans les combats et cela n’aide en rien les Ukrainiens, bien au contraire. Un gouvernement en exil peut faire des lois et passer les directives aux gens restés au pays. Ils peuvent paver la voie à l’admission à l’UE en adaptant son système juridique aux normes de l’UE – cela prend du temps et ils pourraient profiter de l’exil pour le faire.

L’armée ukrainienne devrait cesser de résister et se retrancher près des frontières, dans les pays amis, et les protéger tout en attendant le temps opportun pour retourner en Ukraine quand le dictateur aura disparu. Si ça continue, le pays en entier sera détruit, en particulier les villes, et la reconstruction prendra des décennies après la guerre alors que cet exile laisse le pays dans l’état dans lequel il est et cela, assorti des sanctions de plus en plus sévères pour faire partir le dictateur, permettra éventuellement au pays d’être libéré et de devenir un partenaire important de l’Europe.

Hier soir, au téléjournal (R.-C.), l’expert-conseil interviewé par l’animatrice a conclu en quasi suggérant ce que vous-même proposez ici, NPierre; à savoir que sous peu, et peut-être déjà maintenant, incombe(ra[it]) au président ukrainien de se demander si c’est la meilleure décision en l’occurrence de persister à résister, au vu et vécu de l’ensemble des pertes encourues (1. ces millions d’exilés [déjà exilés + autres à venir sous peu]; 2. les destructions physiques-matérielles [bâtiments et al.]; 3. les ‘innombrables’ tués leurs [militaires et civils])…

LA Question de persévérance en résistance ou non se pose, donc, avec acuité. A fortiori, comme le faites-vous à raison remarquer d’emblée, qu’à partir du moment où l’Ukraine ne peut véritablement compter sur l’aide, amie, de quiconque militairement; elle semble à l’avance « perdue » – au chapitre d’une victoire terrain imminente. C’est une… défaite qui semble imminente et probablement aussi éminente, en raison de l’« abstention » d’aide militaire amie véritable. Car, de l’aide, il n’y en a point. Ce n’est que frime et ‘jokes’! ces $anction$ faisant plus de mal que de bien à quasi tout le monde, à part à Poutine; qu’elles ne font d’ailleurs que faire enrager davantage encore en exacerbant sa colère et son ‘agacement’; et retentissent donc en une plus grande furie encore à l’endroit de l’Ukraine, qui écope alors de plus de férocité-atrocité encore en attaques croissant au lieu de décroître en cruauté. Édifiant « $uccè$ » ! Ça s’appelle nuisance au lieu d’aide, cela. C’est de les voir faire les clowns-‘fanfarons’ ‘avec ça’; comme encore hier, plus encore qu’à l’accoutumée, les Biden et Trudeau; celui-ci ayant l’culot de distribuer sourires sur sourires en plus. Parade, parade, parade. Dégueu. Ils me dégoûtent, si vous voulez savoir. Ah, cynisme, quand tu nous tiens. Faire ‘asemblant’. C’est bien la place, bien l’temps d’s’adonner à tel cinéma! Voilà le mode-d’être-au-monde-politique de l’heure (comme le plus habituel aussi faut dire).

Alors, donc, LA Question demeure, ou LES QuestionS demeurent :
1) sera-ce la raison ou l’émotion, le sentiment – qu’on fera prévaloir côté ukrainien
(en n’oubliant pas que si « les grandes pensées viennent du coeur »
les meilleurs comportements en émanent sans doute aussi ?) ?
2) seront-ce des principes, une ‘foi’, qui, pour l’Ukraine, importeront le plus ?
(l’Ukraine peut vouloir être un ‘Modèle’ de Résistance pour le Monde
prête à souffrir et mourir, à être martyre, donc, pour défendre
les grandes valeurs de démocratie et liberté) ?

3) La peur — (car c’est bel et bien cela qui en décide actuellement) —, la peur
‘mondiale’ (ou « occidentale ») est-elle le meilleur guide, la meilleure inspiration
en ce moment à cet égard; ou pourrait-elle constituer ou avoir représenté le pire
être ou avoir été la moins bonne action découlant de la moins bonne décision
en raison d’une part, oui, bien sûr, d’abord, de toutes ces gens qu’aura-t-on laissé
sacrifier
mais d’autre part peut-être davantage encore du fait que non seulement tel laisser-
faire aura[it] non pas ‘apaisé’ tant soit peu l’Empereur totalitaire voulant tout ravoir
mais l’aura[it] au contraire renforcé en son vouloir ensuite continuer à vouloir ravoir
le « reste »; à vouloir en ravoir, en ravoir, en ravoir toujours, plus, toujours plus ?

En tout cas, bref, en conclusion (inachevable), faut se rendre compte que l’adage In medio stat virtus, ici, aujourd’hui, n’est pas approprié. Car ce n’est pas en la mesure ou en demi-mesures — (telles ces stupides insipides $anction$) — qu’il peut y avoir aide réelle au pays attaqué, agressé, opprimé. Ce serait soit en l’aidant, militairement, ‘comme il faut’ = suffisamment; ou, inversement, en l’informant, définitivement, que, ne pouvant ou ne voulant le faire, l’Ukraine aurait probablement avantage à lâcher prise; ainsi pourrait-il y avoir détente-répit en tensions (locales, régionales, nationales, internationales, mondiales); et aurait-on du temps pour repenser et raffiner les ‘stratégies’; considérant qu’avec un FOU au pouvoir — (du monde’) —, il est vrai qu’on ne sait trop trop comment cela pourrait ou jusqu’où cela pourrait dégénérer; advenant que ce fou pète une crise ou un plomb. Aux USA, ils ont des généraux qui pouvaient pallier la folie de leur précédent président; mais rien n’assure qu’ils aient l’«équivalent» en Russie.