Sale temps pour les maîtresses

Pour contrer la corruption, un mal généralisé en Chine, où environ 10 % des dépenses de l’État sont détournées ou volées, le gouvernement du Parti communiste a choisi de s’attaquer… au concubinage.

Chine : Sale temps pour les maîtresses
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Il a intimé à ses fonctionnaires de répudier leurs maîtresses et de délaisser les bars à hôtesses après qu’une étude a démontré que 95 % des fonctionnaires accusés de corruption entretenaient une « seconde épouse ». Qi Peiwen, haut responsable de la discipline au Parti, fait un lien direct entre corruption des fonctionnaires et concubines. « Entretenir des femmes aux goûts extravagants demande beaucoup d’argent liquide, c’est ce qui pousse à la corruption », a-t-il dit devant une assemblée de fonctionnaires.

Parallèlement à ce nouveau discours sur la moralité, le gouvernement chinois a interdit 1 400 livres et revues érotiques et 20 sites Web de la même teneur, a annoncé le Bureau général de la presse et des publications. Ce sursaut de morale n’est pas sans rappeler les années Mao, au cours desquelles la pratique millénaire du concubinage avait été bannie de même que la prostitution. Reste à voir l’effet sur la corruption…