Sénégal : des combats payants

Pour bien des jeunes Sénégalais, le chemin de la richesse passe par la lutte avec frappe, leur sport national. Et avec raison : les meilleurs lutteurs peuvent gagner jusqu’à 100 millions de francs CFA par combat, soit 600 000 dollars. C’est 150 fois le salaire annuel moyen au pays.

Sénégal : des combats payants
Photo : F. O’Reilly / Reuters

Pour bien des jeunes Sénégalais, le chemin de la richesse passe par la lutte avec frappe, leur sport national. Et avec raison : les meilleurs lutteurs peuvent gagner jusqu’à 100 millions de francs CFA par combat, soit 600 000 dollars. C’est 150 fois le salaire annuel moyen au pays.

Plus de 6 000 hommes s’entraî­nent dans l’une des écoles – ou écuries – de lutte du Sénégal. Contrairement à la lutte traditionnelle, celle avec frappe permet les coups de poing. Courus par des foules de 10 000 personnes, les combats sont très violents.

La règle du jeu ? Le premier qui jette son adversaire à terre l’emporte. Une affaire de quelques minutes. Le rituel d’avant-combat est plus long, cependant. Chaque lutteur a son marabout – un sorcier -, qui l’orne de grigris, lui donne des bains et lui offre des sacrifices : un coq, généralement.

L’an dernier, l’industrie des combats a généré des recettes de 315 millions de dollars.

 

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