Sur les traces des victimes de la guerre de Bosnie

Quinze ans après la fin de la guerre qui a mené à la dislocation de l’ex-Yougoslavie, on compte toujours 10 000 disparus en Bosnie. À Sejkovaca, une jeune médecin légiste a pour mission d’identifier les victimes à partir de leurs ossements.

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      Quinze ans après la fin de la guerre qui a mené à la dislocation de l’ancienne Yougoslavie, on compte toujours 10 000 disparus en Bosnie. À Sejkovaca, une jeune médecin légiste a pour mission d’identifier les victimes à partir de leurs ossements.

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      Un soir, j’ai vu par terre une fourmi écrasée, sans doute par un passant inattentif. Près de cette fourmi morte, il y avait une autre fourmi qui se dirigeait vers elle. Je les ai observées un long moment. La fourmi vivante s’est approchée de sa consoeur. Elle a tenté de soulever la patte droite, puis la gauche. Sans succès, elle s’est déplacée vers l’arrière. À force d’effort et de détermination, elle a réussi à mettre sur son dos sa consoeur décédée. Puis, elle s’est éloignée lentement, très loin, croulant sous le poids de la fourmi décédée.

      J’étais seule. Il faisait noir et j’ai pleuré.

      J’ai pensé à la Bosnie et aux deux années pénibles passées là-bas juste après la guerre. Il y a de l’horreur dans l’humanité, mais il y a aussi de la dignité.

      Senem Skulj me rappelle cette vaillante fourmi. Bon courage Senem.

      Céline

      Je suis très mal placée pour donner mon opinion sur ce sujet très délicat. Les personnes qui ont véçues cette guerre sont elles-mêmes en mesure de savoir si l’exhumation des corps pour les identifier est une bonne chose à faire et à vivre. Ce sont les vivants qui resassent toutes leurs émotions avec cette façon de faire. Est-ce vraiment utile?