Tibétains et Ouïgours, même combat ?

En mars dernier, quelques jours après les émeutes au Tibet, environ 500 Ouïgours ont déployé des banderoles dans un bazar de la ville de Hotan, au Xinjiang, réclamant l’indépendance de leur peuple.

L’histoire n’en a pas fait grand bruit. En mars dernier, quelques jours après les émeutes au Tibet, environ 500 Ouïgours ont déployé des banderoles dans un bazar de la ville de Hotan, au Xinjiang, réclamant l’indépendance de leur peuple. Ils ont été arrêtés et des barrages policiers bloquent l’accès à la ville. On n’en sait pas plus. Au cours des dernières semaines, les médias chinois ont dévoilé une série de complots de séparatistes ouïgours visant à compromettre les Jeux olympiques, en août. Une jeune femme avait l’intention de faire exploser un avion en plein vol, un gang de terroristes préparait des attentats à Pékin pendant les Jeux, un autre, l’enlèvement de journalistes étrangers… Les groupes de défense des droits de la personne crient à la manipulation. Pékin, disent-ils, exagère la menace terroriste pour éliminer toute opposition au Xinjiang avant les Jeux. Pour l’instant, l’opinion publique mondiale reste plutôt froide. Les Ouïgours n’ont pas de dalaï-lama pour les défendre. Et leur groupe indépendantiste, le Mouvement islamique du Turkestan oriental, figure sur la liste des organisations terroristes des Nations unies.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie