Touche pas à ma coca

La Bolivie en a marre que les États-Unis se mêlent de ses champs de coca.

En novembre dernier, le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud a mis dehors l’Agence de lutte antidrogue américaine (DEA), qui supervisait un programme de destruction par fumigation des plantations. Voici comment l’État bolivien, dirigé pour la première fois par un autochtone, le syndicaliste aymara Evo Morales, compte diminuer par ses propres moyens la culture de la feuille de coca à des fins illégales.

L’argent fait le bonheur
En échange de la réduction des cultures de coca de 20 % dans la région de la capitale, La Paz, et du chef-lieu agricole, Cochabamba, l’État investira dans les infrastructures locales, dont les routes et le réseau électrique, et subventionnera la création d’entreprises.

Vive la coca bio!
L’État met en œuvre un programme de revalorisation de la feuille de coca, utilisée à des fins médicinales depuis 5 000 ans dans les Andes.
Au menu: implication des collectivités dans le contrôle de la production et augmentation de la culture biologique. La Bolivie demande aux pays occidentaux de faire davantage pour décourager la consommation de cocaïne chez eux.

Un fermier heureux en vaut deux
La Bolivie souhaite accroître ses exportations d’aliments, comme les bananes, le poivre, les cœurs de palmier, le café et le thé. Le pays veut aussi ouvrir des marchés pour les autres produits à base de coca, dont les médicaments, la farine et les engrais.

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