Tout le monde dehors !

Interdite à Montréal pour des raisons d’hygiène, la vente de nourriture dans la rue prend du galon en Europe et ailleurs en Amérique du Nord. On lui a accolé une nouvelle étiquette : la « cuisine nomade ».

La vente de nourriture dans la rue prend du galon en Europe et Amérique du Nord
Photo : D.R.

Hot-dogs, tacos et falafels s’offrent même un nouveau vernis philanthropique !

Les Vendy Awards, de New York, mettent en compétition depuis 2005 des milliers de cuisiniers de la rue et organisent un souper très couru (jusqu’à 150 dollars le couvert), dont les profits vont à la cause des cuisiniers nomades.

À San Francisco, La Cocina, qui offre aux femmes et aux immigrants des services d’aide au démarrage d’entreprises, a organisé en 2009 le San Francisco Street Food Festival, qui a connu un tel succès qu’on a décidé de récidiver.

En France, le chef étoilé Thierry Marx met son savoir-faire au service de la cuisine nomade, qu’il enseigne aux demandeurs d’emploi souhaitant créer leur entreprise.

Réunir producteurs et consommateurs, c’est le pari que fait depuis deux ans le Eat Real Festival, d’Oakland (Californie), où 70 000 personnes sont attendues cette année.

Au Royaume-Uni, les premiers British Street Food Awards, mettant en lice 10 000 cuisines mobiles, seront remis à Ludlow à l’été 2010, où a également lieu depuis 15 ans une importante foire alimentaire.