Un leader turc pour le monde arabe ?

Même s’il n’est pas arabe, le premier ministre de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, se pose néanmoins en leader… du monde arabe. Il a été accueilli en héros, à la mi-septembre, lors d’une tournée en Égypte, en Tunisie et en Libye, trois pays bouleversés par les révoltes populaires.

 

DUR ENVERS ISRAËL

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Photo : World Economic Forum / CC 2.0

Même s’il n’est pas arabe, le premier ministre de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, se pose néanmoins en leader… du monde arabe. Il a été accueilli en héros, à la mi-septembre, lors d’une tournée en Égypte, en Tunisie et en Libye, trois pays bouleversés par les révoltes populaires.

 

DUR ENVERS ISRAËL

Erdogan critique vertement Israël, ce qui plaît à la rue arabe. Alliés stratégiques depuis longtemps, la Turquie et l’État hébreu ont vu leurs relations se tendre depuis que neuf militants turcs ont été abattus, en mai 2010, lors du raid israélien contre la « flottille de la liberté », qui tentait de forcer le blocus de Gaza. De plus, Ankara appuie avec vigueur la reconnaissance par l’ONU d’un État palestinien. Jérusalem s’y oppose.

MODÉRÉ EN TURQUIE

Le modèle politique turc inspire les islamistes arabes modérés. Musulmane à 99 %, la Turquie a un gouvernement laïque et démocratique, bien que dirigé par un parti d’origine islamiste : l’AKP. En Tunisie, où des élections auront lieu le 23 octobre, Erdogan a répété qu’« islam et démocratie ne sont pas contradictoires ».