Un trouble-fête contre Clinton et Trump

Le candidat du Parti libertarien, Gary Johnson, pourrait brouiller les cartes aux présidentielles américaines du 8 novembre.

Gary Johnson s'adresse à quelques centaines de personnes à Concord, New Hampshire, le 25 août 2016. (Photo: Jim Cole/AP)
Gary Johnson s’adresse à quelques centaines de personnes à Concord, New Hampshire, le 25 août 2016. (Photo: Jim Cole/AP)

Pour la première fois depuis 24 ans, un troisième candidat à la présidence américaine pourrait être invité aux débats télévisés cet automne, avec Hillary Clinton et Donald Trump.

Gary Johnson, du Parti libertarien, recueille de 8 % à 10 % des intentions de vote. S’il atteint 15 % d’appui dans les sondages, il pourra défendre ses idées devant des millions de téléspectateurs. Aucun candidat de tiers parti n’a eu ce privilège depuis Ross Perot, en 1992. Celui-ci avait ensuite obtenu 19 % des votes aux présidentielles, qu’avait remportées Bill Clinton.

Ex-gouverneur du Nouveau-Mexique, Johnson profite de l’impopularité de ses deux adversaires: 56 % des Américains ont une opinion défavorable de Hillary Clinton, et plus de 63 % dédaignent Trump. Sa popularité pourrait favoriser Clinton dans certains États.


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Les libertariens sont en général contre l’intervention de l’État, sauf en matière de justice, de défense et d’affaires étrangères, et veulent abolir l’impôt sur le revenu. Ils se déclarent par contre en faveur des libertés individuelles. Ainsi, Johnson est pour le libre-échange, le droit de porter une arme à feu et le libre choix en matière d’avortement, par exemple. «La plupart des Américains sont des libertariens, ils ne le savent tout simplement pas encore», aime-t-il répéter.

Une autre candidate pourrait aussi brouiller les cartes. La médecin et militante écologiste Jill Stein, du Parti vert, compte présenter sa candidature dans 47 États sur les 50 de l’union. Ce parti gruge habituellement des votes aux démocrates.

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En posant l’hypothèse qu’un candidat ‘indépendant’ des deux partis traditionnels puisse accéder à la Maison Blanche, que pourrait-il faire si le Sénat et la Chambre des représentants sont meublés de démocrates ou de républicains? Pas grand chose si ce n’est d’émettre des ‘presidential executive orders’.
Cette prérogative présidentielle n’est valable que pour 90 jours et doit être reconduite pour un vote des deux chambres. Néanmoins, il serait intéressant de voir si le ‘bi-partisan approach’ serait plus sollicité et ce, sur des sujets d’impacts. Compte tenu de l’incontournable vote des grands électeurs, il y a beaucoup de chemin à faire pour que cela se produise.

Gary Johnson n’a aucun espoir de se faire élire à la Maison Blanche. Les États-Uniens diraient que « he’s got a snowball’s chance in hell! »
Toutefois, il pourrait bien faire élire Trump.
Un peu comme Ralph Nader qui est souvent crédité pour avoir fait élire Bush en 2000!
On a vu ce qui en est résulté!