Une assermentation sous (très) haute sécurité

Les mesures de sécurité atteindront un sommet lors de l’assermentation de Donald Trump.

Des mesures de sécurité sont mises en place avec l’aide de l’armée américaine pour la cérémonie d’assermentation de Donald Trump. (Photo: Greg E. Mathieson/REX/Shutterstock/PC)

La cérémonie d’assermentation de Donald Trump se déroulera sous forte présence policière. Depuis le début des années 2000, les mesures de sécurité déployées lors de la prestation de serment des présidents sont de plus en plus imposantes. Lorsque George W. Bush a prêté serment, en janvier 2001, la foule a dû, pour la première fois, franchir des postes de contrôle de sécurité. Et les mesures se sont encore plus resserrées depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Pour la cérémonie de Donald Trump, une fouille systématique des environs du Capitole sera menée afin de s’assurer qu’aucun engin explosif ou autre objet suspect ne s’y trouve. De nombreuses rues et stations de métro seront fermées et 3 000 policiers viendront prêter main-forte aux forces de l’ordre de Washington. Un porte-parole des services secrets américains a averti le public que de nombreuses zones tampons allaient être aménagées autour du site sécurisé ainsi que le long du parcours qu’empruntera le président élu. Ces zones tampons seront gardées par des forces policières et bornées par des barrières physiques, devenues de plus en plus étanches au fil des ans. La veille du jour de l’An, par exemple, la Ville de New York a sécurisé les lieux des festivités à l’aide de camions remplis de sable. Pour le 20 janvier, les services de sécurité n’ont pas précisé par quels moyens ils allaient sécuriser le périmètre où se déroulera la cérémonie, mais on peut s’attendre à ce que ce soit à l’aide d’objets qui ne pourront pas être renversés…

Ces mesures sont rendues nécessaires parce que les autorités s’attendent à ce que la cérémonie d’assermentation de Donald Trump soit la plus mouvementée depuis 2001, quand de nombreuses personnes étaient venues pour contester avec véhémence la légitimité de l’élection de George W. Bush.

Pour avoir le droit de manifester à l’occasion d’une cérémonie de prestation de serment présidentielle, les groupes de protestataires doivent d’abord obtenir un permis. Le quotidien USA Today rapportait récemment qu’au moins 26 groupes de manifestants ont demandé — ou ont déjà obtenu — ce permis. C’est quatre fois le nombre de demandes qui sont acheminées d’ordinaire. Et les critiques fusent à l’endroit du National Park Service, qui tarde à délivrer les autorisations.

Comme Washington s’attend à ce que la ville soit envahie autant par les partisans de Trump que par ses opposants, les autorités feront tout en leur pouvoir pour éviter que ces deux groupes ne se croisent et que la violence n’éclate. Cela pourrait vouloir dire, dans certains cas, que des personnes seront arrêtées ou repoussées si la tension monte un peu trop. Le maire adjoint de Washington, responsable de la sécurité et de la justice, a toutefois précisé qu’il ne s’attendait pas à des arrestations de masse, mais que la police n’écarte pas cette éventualité.

On sait déjà que des manifestants viendront aussi distribuer gratuitement du cannabis. Malgré cela, la mairesse de Washington, Muriel Bowser, a affirmé que l’arrestation des fumeurs de marijuana le jour de l’assermentation du président ne serait pas une priorité. Voilà au moins un groupe pour qui ce sera un jour joyeux!

(Ce texte est adapté de Maclean’s.)

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