Une prise d’otages qui a mal tourné

Comment Bob Rae a aidé en secret la famille de John Ridsdel lors de son enlèvement.

Bob Rae. (Photo: Cole Garside pour Maclean's)
L’ex-ministre et ami de l’otage canadien John Ridsdel, Bob Rae. (Photo: Cole Garside pour Maclean’s)

L’ex-ministre libéral Bob Rae a œuvré en secret pour aider la famille de l’otage John Ridsdel, enlevé aux Philippines par le groupe islamiste Abou Sayyaf, à obtenir sa libération. En vain. Le Canadien de 68 ans, grand ami de l’ex-politicien, a été exécuté à la fin avril. Bouleversé, Bob Rae revient sur les derniers moments de cette prise d’otages.

Quel a été votre rôle ?

J’ai tenté d’aider la famille dans ses communications avec le gouvernement à Ottawa et avec l’ambassade à Manille. La GRC et le gouvernement étaient en contact étroit avec les membres de la famille. La date limite pour le versement de la rançon était repoussée constamment. Il y a d’ailleurs eu plusieurs dates limites et plusieurs sommes exigées en rançon. Une chose est sûre, tout a été fait pour libérer les quatre otages.

Il était donc permis de croire à un dénouement plus heureux ?

Nous avons gardé espoir jusqu’à la fin. Les ravisseurs lancent souvent des ultimatums qu’ils rendent publics, puis font ensuite des négos de dernière minute pour obtenir de l’argent. On ne peut jamais prévoir leur prochain coup.

Dans quel état d’esprit étiez-vous à l’approche de la date limite ?

Quand ils ont annoncé la date du 25 avril, j’ai compris que c’était fini : c’était le jour où les choses pouvaient mal tourner. S’ils repoussaient une fois de plus la date limite, les ravisseurs perdraient leur crédibilité.

Que faisait M. Ridsdel aux Philippines ?

Il travaillait comme consultant pour une compagnie minière. Il avait amarré son bateau dans un port de plaisance quand lui et trois autres personnes ont été enlevés au hasard. Les ravisseurs ont présumé que quiconque possédait un voilier de 30 pieds devait avoir beaucoup d’argent. En fait, aucun des otages n’était riche.

L’entrevue, publiée Maclean’s, a été traduite et adaptée par L’actualité.

 

Les commentaires sont fermés.

On se souvient de sa tristesse quand son ami John Ridsdel a été égorgé aux Philippines . Il était si désolé et ne voulait absolument pas répondre à la façon de traiter les terroristes . Ce n’est pas facile pour quelqu’un de gauche de répondre à de telles questions quand il est touché directement et de prendre des décisions connexes .