Une visite à la Maison du Canada

Le Comité olympique canadien possède sa propre maison à Londres, qui accueille les athlètes et les membres de leurs familles. L’actualité a eu un accès privilégié à ces lieux.

La Maison du Canada: le repaire des athlètes
Photo: Vincent Fortier

Trafalgar Square. Dans cette place parmi les plus animées de Londres, de nombreux Britanniques vêtus de t-shirts « Team GB » déambulent. Les Union Jack – le nom donné au drapeau national – tapissent les vitrines des boutiques de souvenirs. Mais dans le coin sud-ouest de la place, au 5, Trafalgar Square, c’est plutôt l’unifolié qui s’affiche fièrement. Bienvenue à la Maison du Canada !

Pendant les Jeux olympiques, chaque comité national peut compter sur son quartier général. À Trafalgar Square, impossible de rater celui du Canada, sis dans le bâtiment du haut-commissariat du pays au Royaume-Uni.

Mais n’entre pas qui veut ici. Seuls les employés du Comité olympique canadien, ainsi que les athlètes et leurs familles – sans compter quelques invités sélects, dont l’ex-gouverneure-générale, Michaëlle Jean – peuvent franchir les portes de l’édifice. Lise Roy-Kolbusz, une des 100 bénévoles qui travaillent sur place pendant la durée des Jeux, m’y a accueilli pour une visite.

Au rez-de-chaussée, une grande pièce commune constitue le cœur de la Maison du Canada. Sur les murs, des écrans de télévision diffusent les programmations des chaînes V et CTV, question de rester branché sur les athlètes canadiens.

Autour des tables, on mange et on discute. C’est ici qu’ont lieu les réceptions en l’honneur des médaillés, de grands banquets qui peuvent accueillir jusqu’à 400 convives. Lors de notre passage, jeudi dernier, on célébrait les médailles de bronze de Roseline Filion et de Meaghan Benfeito, acquises deux jours plus tôt au plongeon synchronisé, à la tour de 10 mètres. Entre sourires et larmes, les deux inséparables écoutaient les témoignages en leur honneur.

« C’est comme être à la maison, sans être à la maison, résume Marc Filion, le père de Roseline. C’est rassurant d’être ici avec les siens. »

Au menu, on passe des classiques britanniques (comme le fish and chips) aux mets typiquement canadiens. « On a même eu un dîner poutine ! », me dit Lise Roy-Kolbusz, bénévole originaire de la région d’Ottawa. Mais peu importe ce qu’on y sert, la bière – de la Molson Canadian, quoi d’autre ? – coule à flots !

La Maison du Canada compte aussi un espace « techno », où les familles peuvent consulter leurs courriels sur des ordinateurs mis à leur disposition gratuitement et ainsi donner les dernières nouvelles à leurs proches quant aux performances de leur progéniture. C’est également ici qu’ils recevront de l’aide de la part des bénévoles pour se déplacer dans la ville. Un peu plus loin, une petite boutique de la Compagnie de la Baie d’Hudson vend les vêtements officiels de l’équipe canadienne.

Lors de notre deuxième passage à la Maison, lundi après-midi, on mettait déjà au frais plusieurs canettes de Canadian. C’est qu’on préparait une réception pour Rosie MacLennan, médaillée d’or en gymnastique. Gageons que les Canadiens ont trinqué fort. Cheers !

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D’autres textes dans notre dossier «Londres: Dans les coulisses des Jeux olympiques»

 

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