[Vidéo] Dans la peau d’un soldat en Afghanistan

Un court métrage montre un soldat qui narre sa mission en Afghanistan à la manière d’une lettre écrite à sa mère.

Afghanistan Guerre Soldat Armée Militaire

Honi soit qui mal y pense* est un court métrage du réalisateur australien Tom Abood, qui a filmé la guerre en Afghanistan au «je» – en POV (pour Point of View), pour les puristes.

Le film de plus de quatre minutes suit les pas d’un soldat, qui narre sa mission de huit mois à la manière d’une lettre écrite à sa mère. Les images proviennent de caméras fixées sur les casques de réels soldats déployés dans des zones de combat.

Pour les besoins du film, Abood a conversé une fois par semaine avec deux militaires tout au long de leur service en Afghanistan. Honi soit qui mal y pense a remporté le troisième prix du volet australien de Tropfest, le plus grand festival de courts métrages au monde.

Le jeune réalisateur de 23 ans, qui a lui-même rejoint l’armée dès la fin de ses études secondaires, a voulu raconter la réalité du quotidien de ces soldats et la difficulté posée par leur réintégration dans la société civile.

«L’Afghanistan, pays déchiré par la guerre, est l’équivalent du 12e siècle; mais quand les soldats sont de retour au pays, ils entendent les gens se plaindre du café. Alors ils ont un peu de difficulté à revenir à ce mode de vie», a expliqué Abood au Daily Telegraph.

* Honi soit qui mal y pense (avec un seul «n», tel que le voulait l’orthographe de l’époque) est la devise du corps des ingénieurs australiens royaux.