« Vive l’Écosse libre ! » : prise 2

Avec l’entrée en vigueur du Brexit, la pandémie et l’impopularité de Boris Johnson, les indépendantistes écossais croient que les astres sont alignés pour tenir un deuxième référendum sur la souveraineté. Y parviendront-ils ?

Ci-contre : Adam Wilson / Unsplash ; Exergues : Yasmine Medhi

La scène est rapidement devenue virale. Après des élections régionales qui ont vu un nombre record de femmes et de candidats issus de la diversité être élus au Parlement écossais en mai, les nouveaux députés ont prêté serment dans une dizaine de langues différentes : l’anglais, évidemment, mais aussi le gaélique écossais, le gallois, l’arabe, le pendjabi, l’allemand ou même la langue des signes. Après s’être longuement entraînée avec une amie d’enfance, la députée Elena Whitham a pour sa part choisi de prêter serment dans un français où les oreilles exercées ont pu déceler un accent québécois. 

« J’ai grandi au Québec, je suis une fille de la Rive-Sud », explique quelques semaines plus tard la députée de 47 ans, en sirotant un thé glacé dans un Starbucks d’Édimbourg, à quelques pas du parlement. Ses parents ont quitté l’Écosse quand elle avait six ans et son père a longtemps travaillé pour le fabricant de moteurs d’avion Pratt & Whitney à Longueuil. Elena Whitham était étudiante en journalisme à l’Université Concordia lors du référendum québécois de 1995. « Je pense que j’étais la seule étudiante anglophone à Concordia qui a voté Oui », dit-elle en éclatant de rire. 

Un quart de siècle plus tard, la députée, qui vit en Écosse depuis 19 ans avec son mari et leurs deux enfants, est convaincue qu’elle fera partie de la législature qui livrera l’indépendance à l’Écosse — pays souverain jusqu’en 1707. 

En théorie, la question de l’indépendance écossaise était reléguée aux oubliettes depuis le référendum de 2014, qualifié de « vote d’une génération », et que les indépendantistes ont perdu avec 45 % des voix. Le débat était clos, disait Londres, les 129 députés de Holyrood — le Parlement régional créé par le Scotland Act de 1998, à la suite du référendum pour la décentralisation des pouvoirs au Royaume-Uni — allaient continuer de gérer les destinées de l’Écosse en ce qui concerne la santé, l’éducation et le développement économique, notamment. 

Mais le Brexit, la pandémie et l’impopularité du premier ministre britannique Boris Johnson ont complètement changé la donne. 

« Ultimement, l’Écosse a toutefois besoin d’être indépendante si on veut pouvoir prendre nos propres décisions, surtout pour mener la relance après la COVID. »

Elena Whitham, députée

Le départ du marché commun européen, effectif au 1er janvier 2021, après des années de négociations alambiquées entre Londres et Bruxelles, a constitué un cadeau inespéré pour le Parti national écossais (SNP), formation séparatiste de centre gauche au pouvoir à Holyrood depuis 2007. Les quelque 5,4 millions d’Écossais, qui représentent 8 % des Britanniques et occupent un tiers du territoire national, avaient refusé à 62 % le divorce avec l’Union européenne en 2016. Ce n’est donc pas sans amertume qu’ils se sont fait imposer, comme les Irlandais du Nord et les Londoniens, la volonté du reste du Royaume — le Brexit étant passé avec 52 % des voix dans l’ensemble du pays. 

Pendant la dernière campagne électorale régionale, la première ministre et chef du Parti national écossais, Nicola Sturgeon, a fait valoir à plusieurs reprises qu’une Écosse indépendante pourrait rejoindre le club des 27 pays membres de l’Union européenne. Elle espérait remporter 65 sièges, et donc la majorité. Sa formation en a finalement gagné 64, mais le Parti vert écossais en a obtenu 8, ce qui permet au bloc séparatiste de constituer une majorité au Parlement. L’opposition conservatrice pro-Westminster, elle, est loin derrière, avec 31 sièges. Avec un taux de participation considérable de 63 %, ces élections ont donné au SNP un mandat « clair », assure la première ministre. Tout est en place pour un autre référendum. 

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«Si l’Écosse ne quitte pas le Royaume-Uni, on vivra avec les conséquences désastreuses du Brexit pendant des années », rouspète Ronnie Graham, propriétaire du fumoir Barony Country Foods, tout près de la frontière avec l’Angleterre.

Lorsqu’on demande à l’entrepreneur de 57 ans s’il a toujours été favorable à l’indépendance de l’Écosse, il prend quelques secondes avant de répondre. Un rare moment de silence pour ce grand gaillard au rire facile. « Quand j’étais plus jeune, je n’y pensais pas vraiment, même si j’ai probablement toujours penché pour l’indépendance », dit-il. C’est le Brexit qui a changé la donne pour ce producteur dont la société compte une dizaine d’employés et enregistre des revenus annuels d’un peu plus d’un million de dollars. Dans le hangar de son commerce situé dans la petite ville de Lochmaben, à quelque 120 km au sud d’Édimbourg, Ronnie Graham me raconte le désastre des Fêtes, lorsque son saumon fumé a été retenu aux douanes trop longtemps. « ​​Beaucoup de clients européens avaient passé de grosses commandes pour les Fêtes et ils ont fini par recevoir du poisson pourri », déplore-t-il.

Dans les semaines qui ont précédé l’entrée en vigueur du Brexit le 1er janvier 2021, les impressionnantes files de poids lourds coincés à Calais, entrée française du tunnel sous la Manche, ont fait la une des journaux britanniques. Certes, la pandémie de COVID-19 et les mesures sanitaires des deux côtés de l’Eurotunnel étaient partiellement en cause. Mais l’effet Brexit aussi : de nombreux fournisseurs profitaient des derniers moments du Royaume-Uni au sein du marché commun européen pour accumuler des réserves.

Si la situation à la frontière s’est stabilisée depuis, avec une certaine reprise des échanges commerciaux entre l’Union européenne et le Royaume-Uni ce printemps et des retards de livraison moins généralisés, de multiples perturbations demeurent — comme l’entrée en vigueur de nouvelles formalités administratives et douanières, qui compliquent l’exportation de produits périssables. Devant ce casse-tête douanier, Ronnie Graham a tout simplement préféré arrêter d’exporter en Europe. « Ça ne valait plus la peine », lâche-t-il, convaincu que l’indépendance est la seule solution à cette crise.

« Les Écossais ne veulent pas faire partie du Royaume-Uni de Boris Johnson. Nos valeurs sont différentes et nos jeunes devraient pouvoir vivre dans un pays dont ils sont fiers. »

Ronnie Graham, propriétaire de Barony Country Foods, en compagnie de son fils Alasdair

Non seulement l’Écosse n’a pas voté comme le reste du Royaume-Uni, mais les indépendantistes affirment que son économie sera touchée de façon disproportionnée par le Brexit, en raison de son volume d’exportations vers le Vieux Continent. Sur les 85 milliards de livres sterling (environ 150 milliards de dollars canadiens) de biens exportés par l’Écosse en 2018 (dont 8,1 milliards de dollars rien qu’en whisky), 19 % étaient destinés aux pays de l’Union européenne. Au total, les exportations représentent 58 % du PIB de l’Écosse, contre 35 % de celui du reste du Royaume-Uni. 

L’État écossais estime que l’entente de sortie négociée par Boris Johnson réduira son PIB de 6 % d’ici 2030. Une récente étude publiée par la London School of Economics prévoit néanmoins que quitter le Royaume-Uni coûterait cher à l’Écosse : une « frontière dure », c’est-à-dire avec des contrôles douaniers à chaque point d’entrée, se traduirait par une baisse du revenu par habitant allant jusqu’à 2 800 livres (environ 4 900 dollars) chaque année, soit de deux à trois fois plus importante qu’avec le Brexit.

Pendant que la guerre de chiffres se poursuit entre Westminster et Holyrood, Ronnie Graham ne demande qu’à recommencer à exporter son saumon à ses clients du Vieux Continent. Et si l’indépendance écossaise finissait par lui coûter plus cher que le Brexit ? Le commerçant se doute bien qu’un second référendum voudrait dire plus d’instabilité en attendant un éventuel retour dans l’Union européenne. En outre, s’il a beaucoup de clients en Europe, la majeure partie de son chiffre d’affaires provient de ventes en Angleterre. Mais pour l’entrepreneur, qui a l’intention de léguer son commerce à son fils aîné, Alasdair, le jeu en vaut la chandelle. « Les Écossais ne veulent pas faire partie du Royaume-Uni de Boris Johnson. Nos valeurs sont différentes et nos jeunes devraient pouvoir vivre dans un pays dont ils sont fiers », soutient-il. 

L’impopularité de Boris Johnson en Écosse est confirmée par de nombreux sondages. En juillet, YouGov l’estimait à 72 %, contre 54 % à l’échelle du Royaume-Uni. Les stratèges conservateurs semblent bien au fait de cette impopularité ; Boris Johnson a renoncé à se rendre en Écosse lors de la campagne électorale du printemps. C’est le palais de Buckingham — et non Downing Street — qui semble présentement mener l’offensive de charme pro-Union, avec une récente rencontre entre la reine Élisabeth II et Nicola Sturgeon ainsi que plusieurs visites du prince William au nord du mur d’Hadrien.

« Le fait que les tories soient au pouvoir à Westminster est une bonne chose pour les indépendantistes, il n’y a aucun doute là-dessus. Surtout pour le SNP, qui se positionne comme une solution de rechange au conservatisme anglais », explique Anand Menon, professeur de politique européenne au King’s College de Londres. Avec une écrasante majorité conservatrice et une opposition travailliste affaiblie à Westminster, de nombreux observateurs prédisent que les tories remporteront aisément la prochaine élection, prévue en 2024. « Je pense que si on demandait à Nicola Sturgeon qui elle préférerait voir à Downing Street, elle répondrait Boris Johnson », ajoute le directeur du groupe de réflexion UK in a changing Europe.

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La pandémie a aussi été un déclic pour beaucoup d’indécis, croit l’élue Elena Whitham. Pendant que le gouvernement conservateur de Boris Johnson enchaînait les controverses et les ratés — le confinement trop tardif, le déconfinement trop rapide ou l’octroi de contrats publics à des amis des tories —, la première ministre écossaise a vite opté pour des conférences de presse quotidiennes, alors que les apparitions de Johnson étaient sporadiques. Le soutien à l’indépendance a atteint des sommets durant les deux premières vagues de la pandémie — le projet allant jusqu’à obtenir un taux d’approbation record de 58 % dans un sondage Ipsos mené en octobre 2020. La fièvre souverainiste semble être légèrement retombée avec la campagne de vaccination réussie du Royaume-Uni et la levée de la quasi-totalité des restrictions sanitaires, mais les plus récents sondages continuent de placer le Oui et le Non au coude-à-coude. 

La députée Whitham admet que tous les électeurs du SNP ne sont pas forcément favorables à l’indépendance. « C’est comme le Bloc québécois ; il y a des gens qui ne veulent pas nécessairement se séparer, mais qui votent pour nous parce qu’on représente les intérêts de l’Écosse, explique-t-elle. Ultimement, l’Écosse a toutefois besoin d’être indépendante si on veut pouvoir prendre nos propres décisions, surtout pour mener la relance après la COVID. »

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Le déclic séparatiste de Billy Kay, 70 ans, s’est fait dans la bibliothèque poussiéreuse de la Kilmarnock Academy, son école secondaire. C’est là que ce passionné d’histoire a découvert l’existence de l’insurrection écossaise de 1820. « Je n’avais jamais entendu parler de ce chapitre de mon histoire. J’ai grandi dans une famille très nationaliste culturellement, qui accordait beaucoup d’importance à la langue et à la poésie. Mais ce n’était pas vraiment un nationalisme politique », raconte l’écrivain, à l’intérieur de sa grande maison victorienne de Newport-on-Tay, dans la région côtière de Dundee. 

Billy Kay a consacré sa vie à la valorisation du patrimoine culturel écossais et à la cause indépendantiste. Il a d’ailleurs réalisé des documentaires sur l’histoire écossaise pour la BBC. « Il y a des gens qui ne soutiennent pas l’indépendance parce qu’au fond d’eux, ils pensent que les Écossais ne sont pas assez compétents pour diriger leur propre pays », explique-t-il dans un français impeccable, appris à l’université. « C’est la mentalité du colonisé, ou ce qu’on appelle le “Scottish cringe” [grincement de dents écossais]. Et c’est à cause de siècles de domination anglaise. »

Depuis la campagne du premier référendum sur l’indépendance, en 2014, Billy Kay voit le « Scottish cringe » s’estomper. Bon nombre de ses amis qui ont voté Non à ce référendum ont depuis changé d’avis. « Les étoiles sont alignées en ce moment. Le Royaume-Uni a probablement le pire premier ministre des 200 dernières années, et de plus en plus de gens réalisent que [Boris Johnson] est un bouffon et que l’Angleterre prend une direction opposée à celle de l’Écosse. »

« J’ai grandi dans une famille très nationaliste culturellement, qui accordait beaucoup d’importance à la langue et à la poésie. Mais ce n’était pas vraiment un nationalisme politique. »

Billy Kay, écrivain

À 70 ans et porté sur les questions identitaires — notamment la protection de la langue scots —, Billy Kay n’est pas particulièrement représentatif du mouvement pro-indépendance : seulement un tiers des plus de 65 ans voteraient Oui lors d’un référendum, selon un récent sondage YouGov, contre 70 % des 18-24 ans. 

« Tous mes amis sont pour l’indépendance, mais je dois encore convaincre ma mère », dit Allan Whyte, de Glasgow. Chaussures de course, jogging noir, t-shirt blanc et cheveux ébouriffés, le trentenaire a rejoint le mouvement indépendantiste en 2014. « J’ai fait du bénévolat pour le Oui durant toute la campagne. Je passais mes journées sur George Square à distribuer des tracts et à parler d’indépendance », explique le diplômé en zoologie qui travaille maintenant pour Voices for Scotland, une organisation pro-indépendance mais non partisane, financée par ses supporteurs. 

« [En 2014], l’atmosphère était électrique. C’était le seul sujet de conversation des gens, à l’arrêt d’autobus, au pub, dans les cafés, partout. On avait des débats sur l’environnement, la culture, le salaire minimum… Toutes des idées qui parlent à beaucoup de jeunes », ajoute le « millénial », qui souligne que le taux d’approbation pour le Oui a augmenté de presque 20 % pendant la récente campagne.

Comme beaucoup d’électeurs de sa génération, Allan Whyte voit l’Écosse devenir un modèle progressiste sur la scène internationale. « Le statu quo est intenable. Et la meilleure façon de changer ça, c’est l’indépendance. Parce que c’est ce qui nous permettra de faire les changements qui s’imposent et d’avoir un pays plus juste, plus vert et plus heureux », soutient Allan Whyte. 

Le SNP affirme que son projet d’indépendance est fondamentalement progressiste. En 2020, le parti a par exemple donné le droit de vote aux réfugiés, et sa chef, Nicola Sturgeon, dénonce régulièrement le durcissement des politiques migratoires du gouvernement Johnson. Parmi les promesses électorales du SNP, on trouve aussi la nationalisation des chemins de fer, l’instauration d’un revenu minimum garanti et la construction de 100 000 logements abordables d’ici 2032 ; un programme politique qui s’est avéré très populaire dans une nation allergique aux mesures d’austérité depuis qu’elle a goûté à la méthode Thatcher, durant la décennie 1980. 

« Le statu quo est intenable. C’est l’indépendance qui nous permettra de faire les changements qui s’imposent et d’avoir un pays plus juste, plus vert et plus heureux. »

Allan Whyte, militant indépendantiste

Des idées associées à la droite existent néanmoins en Écosse et même au sein du mouvement indépendantiste. Les divisions à l’intérieur du mouvement ont été mises en lumière plus tôt cette année, lorsque l’ex-chef et mentor de Nicola Sturgeon, Alex Salmond, a claqué la porte du SNP pour fonder son propre parti, aussi axé sur l’indépendance, mais plus socialement conservateur, notamment en ce qui concerne les questions touchant la communauté LGBTQ+. La nouvelle formation politique, Alba, n’a toutefois pas réussi à obtenir de siège à Holyrood lors des dernières élections régionales, avec moins de 2 % des voix.

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Keiran O’Neill a également commencé à s’intéresser à la politique en 2014, à 16 ans. Alors fervent défenseur du Oui, il a depuis rejoint le Parti travailliste écossais — historiquement populaire, mais qui a connu une dégringolade dans les dernières années et qui compte aujourd’hui seulement 22 députés à Holyrood. Keiran O’Neill critique la thèse de l’exceptionnalisme écossais — idée selon laquelle les Écossais seraient foncièrement plus progressistes que les autres Britanniques — et doute de la viabilité économique du projet souverainiste. 

Le jeune homme de 23 ans reproche au SNP d’être trop obsédé par l’indépendance pour s’attaquer aux problèmes socioéconomiques de l’Écosse. Par exemple, le taux de suicide est en moyenne 30 % plus élevé à Glasgow que dans les villes d’Angleterre. La pauvreté endémique continue aussi d’être un fléau, avec un enfant écossais sur quatre vivant dans la pauvreté. 

Du haut des collines du Ruchill Park, dans le nord de Glasgow, Keiran O’Neill pointe vers l’ouest bien nanti de la ville, puis vers l’est dépourvu. « Il y a un écart de 10 ans d’espérance de vie entre ces deux quartiers », se désole le jeune homme, qui s’est présenté aux dernières élections régionales, mais a été défait par le candidat du SNP. « Ce n’est pas que j’aie un attachement très fort pour le Royaume-Uni ou que j’aime particulièrement Boris Johnson, mais dans les faits, le Parlement écossais pourrait faire beaucoup plus pour régler les problèmes d’inégalités et de pauvreté. » 

L’Écosse est aussi aux prises avec la pire crise de drogues en Europe : plus de 1 200 personnes sont mortes de surdoses en 2019, environ trois fois et demie le taux de l’Angleterre. « L’indépendance ne changera rien à tout ça. Pendant qu’on débat du référendum, on ne s’attaque pas à ces questions. » 

Que Keiran O’Neill le veuille ou non, l’« Indyref 2 » (comme le surnomment les Écossais) risque de monopoliser les débats politiques en Écosse comme dans le reste du Royaume-Uni. La première ministre Nicola Sturgeon a promis un vote dès la fin de la pandémie — ce qui pourrait être aussi tôt qu’au printemps 2022 —, alors qu’à Westminster, Boris Johnson répète qu’il fera tout pour bloquer la tenue d’un second référendum pendant son mandat, qui doit s’achever en 2024. Tout indique qu’après 314 ans d’union, le face-à-face entre Westminster et Holyrood finira devant les tribunaux, qui devront trancher sur le droit de l’Écosse de tenir un référendum de manière unilatérale. 

« On les verra en cour s’il le faut, soutient Elena Whitham. Au bout du compte, c’est une bataille pour le pays que je vais léguer à mes enfants. Et si on ne saisit pas cette occasion maintenant, je ne sais pas si elle se représentera. »

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