#YesHeKhan

Les Londoniens ont marqué l’histoire en élisant le premier maire musulman d’une capitale occidentale.

Le candidat travailliste Sadiq Khan, à l'hôtel de ville de Londres, après son élection. (Photo: AP Photo/Kirsty Wigglesworth)
Le candidat travailliste Sadiq Khan, à l’hôtel de ville de Londres, après son élection. (Photo: AP Photo/Kirsty Wigglesworth)

Les Londoniens ont marqué l’histoire en élisant, le 6 mai dernier, le premier maire musulman d’une capitale occidentale, le travailliste Sadiq Khan. Du coup, cet enfant de l’immigration issu d’un quartier populaire est devenu le nouveau symbole d’une ville cosmopolite où tout est possible.

Origines

Sadiq Khan, 45 ans, est le fils d’immigrés pakistanais arrivés en Angleterre peu avant sa naissance, à la fin des années 1960. Il a grandi dans une banlieue modeste de Londres avec ses sept frères et sœurs. Son père était chauffeur d’autobus et sa mère, couturière. Sa femme, elle aussi musulmane, est avocate et ils ont deux filles.

Polémique

Durant la campagne, son rival conservateur Zac Goldsmith l’a accusé de sympathiser avec l’islam radical. Il a répondu que c’était son métier d’avocat qui l’avait amené à fréquenter des intégristes musulmans, dont il s’est aussi attiré les foudres — et même une fatwa — en apportant son soutien au mariage homosexuel.

Parcours

Avocat, député et secrétaire d’État avant d’être maire de Londres, celui qui distribuait des journaux pour payer ses études a remercié « les Londoniens qui ont rendu l’impossible possible » lors de son investiture, le 7 mai dernier.

Promesses

Le nouveau maire de la plus grande capitale d’Europe a décidé de s’attaquer au coût des logements et des transports publics, devenus hors de prix. Il se revendique « probusiness » et pour le maintien de l’Angleterre au sein de l’Union européenne. Il souhaite renforcer la lutte contre la pollution.