Le temps d’une paix

Le huard a franchi les 99 cents ce matin pour reculer par la suite. L’inflation est en baisse et le taux de chômage n’a jamais été si bas. Les taux d’intérêt devraient baisser à leur tour au Canada en septembre et la Bourse performe remarquablement bien. Pourtant, je reste prudent et je me méfie de toutes mes tentations euphoriques.Je l’ai écrit hier, les entreprises exportatrices font face à un défi colossal. Leurs produits sont maintenant aussi chers que ceux fabriqués aux États-Unis. Les prochains mois seront difficiles. Mais il y a pire.

Si le dollar canadien s’envole, c’est que le prix du pétrole s’enflamme et que l’économie américaine s’enlise. Qu’est-ce qui pourrait freiner la progression du prix du baril de pétrole ? Un ralentissement marqué de l’économie américaine. Une récession aux États-Unis freinera donc la progression du prix du pétrole et du dollar, en plus de limiter encore plus les importations en provenance du Canada.

Bref, si les États-Unis tombent en récession – et les augures vont de plus en plus dans ce sens – je ne pense pas que l’économie canadienne résistera longtemps. Le ralentissement pourrait être moindre et durer moins longtemps, mais comment peut-on être à l’abri quand les trois-quarts de nos exportations sont dirigées vers le marché américain ?

Vivons-nous une embellie précédant une jolie tempête ?

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Je le répète, il fait encore très beau, le tsunami s’en vient, nous n’y échapperons pas. De plus l’Ontario est dépendante de l’automobile américaine qui s’engouffre de plus en plus.

Ce tsunami nous touchera moins bien sur, mois ne durera pas moins longtemps. La raison est simple, quand l’économie américaine se redresse, les bienfaits ces fonts toujours ressentir beaucoup plus tard au Québec. Ce n’est que mon expérience.

C’est l’Alberta avec son pétrole qui fait monter le dollar de façon artificielle pour le Québec et nous ne pouvons pas leur reprocher.

Ce serait une merveilleuse occasion d’adopter le dollar Américain et par la même occasion, augmenter notre productivité par tous les moyens possibles. À ce moment, nous serions à l’abri des fluctuations des USA.

Mais le plus beau pays du monde adopter le dollar américain est un rêve!

Voilà une autre excellente raison pour le Québec et l’Alberta de se défaire du tourbillon d’Ottawa dans lequel ils sont aspirés.

D’ici ce temps-là, il y aura beaucoup d’autres tsunamis.

Ce qui pourrait faire baisser les cours du pétrole, est d’envoyer les 4×4 inutilitaires et les grosses monstruosités coûteuses à la casse et d’en freiner la production.

L’eau embouteillée est aussi une calamité pour l’énergie. Pour une bouteille d’eau embouteillée qu’elle soit de source au d’aqueduc la moitié de cette bouteille est requise en pétrole pour l’acheminer à nos lèvres.

Le résultat d’une baisse du baril serait une moins bonne nouvelle pour l’Alberta mais une excellente pour les USA et le Québec indépandent.

Vous identifiez très bien le problème en posant la question primordiale : « mais comment peut-on être à l’abri quand les trois-quarts de nos exportations sont dirigées vers le marché américain ? »

Ne pourrait-on rajouter qu’une trop grande part des industries canadiennes et québécoises étant possédés par des intérêts américains, nous sommes doublement vulnérables?

Dollar américains ou pas, si l’économie américaine ralentie, comme c’est notre premier partenaire commerciale, la notre va suive.

Il ne faut pas oublier que l’adoption de la monnaie américaine va signifier une perte presque complète du contrôle de notre politique monétaire.

« Il ne faut pas oublier que l’adoption de la monnaie américaine va signifier une perte presque complète du contrôle de notre politique monétaire. »(David Gagnon)

Pas presque complète, mais complète.

Parce qu’au Québec on la contrôle la politique monétaire canadienne? Ah bon!

Bonus…Pierre Lapointe

C. Perron, le conseil d’administration de la Banque du Canada compte 2 Québécois.

L’Ontario et le Québec sont les seuls avec 2 représentants, les autre province n’en compte qu’un.

Ce qui est plutôt injuste pour l’Alberta et les BC…

À la solde d’Ottawa, donc Ottawa first et Québec second…comme toujours.

Moi contrairement à vous Gagnon, c’est Québec first.

Next Plane Out…Céline