Les banques et nous

C’est à la fois déconcertant et pathétique. Voilà comment je résume en deux mots mon opinion sur la manchette du Journal de Montréal de ce matin.

Déconcertant, parce que les institutions financières prêtent manifestement trop d’argent à des futurs propriétaires qui n’en auraient pas les moyens. Cela s’explique. Pendant longtemps, les propriétaires croyaient qu’il n’y avait pas placement plus sûr qu’une résidence et les banques étaient persuadées qu’un crédit hypothécaire était la créance la moins risquée.

Pour la banque, vous prêtez un gros magot pour une grosse cabane était une bonne affaire et rapportait gros en intérêts pendant longtemps. Dans le pire des cas, l’institution reprenait la maison et récupérait ses billes.

Mais les temps changent. On a bel et bien vu que les prix des maisons peuvent baisser. Dans un tel cas, le propriétaire qui a vu trop gros est pris à la gorge et la banque qui a été trop «libérale » ne parvient plus à obtenir le bon prix pour la maison saisie ou, pire, à la vendre.

Pathétique, parce que les rêves flamboyants des uns et la cupidité des autres font un cocktail explosif.

Ceci dit, il est normal que le nombre de prêts hypothécaires en souffrance et de faillites personnelles augmente quand l’économie vacille. Cela a toujours été le cas et ce sera le cas cette fois-ci aussi. Il ne faut pas conclure pour autant que le Québec subira une crise immobilière comme celle vécue aux États-Unis.

Les commentaires sont fermés.

C’est bien évident que c’est la faute du gouvernement qui se mêle de touttt!

Comme aux z’États. 😉

La conclusion de l’article du JdM: vous êtes mieux placé que les banques pour faire votre budget…

On avait vraiment besoin d’un journaliste pour savoir ça ?

@ Raymond Campagna

Quand le gouvernement rachète 25 milliards d’hypothèques…

Quand les taux d’intérêts sont maintenus artificiellement bas…

Quand le gouvernement envoie le signal qu’il va sauver les banques ayant pris des décision stupide de la faillite…

Et après on est surpris…

Tant que les banques vont prêter 90% ou 100% de la valeur d’une maison à du monde qui ne peuvent pas faire face au moindre changement de taux d’intérêt ou de baisse de valeur de leur château, on est dans le trouble !
C’est l’ABC de la finance ça, et on voit bien que les banques ont oublié ça ! Wow ! Au secours !

Qui fixe les taux d’intérêt? Wall Street?

Qui adopte des lois comme la Community Reinvestment Act pour encourager voire obliger les banques à prêter aux ménages à revenu modeste? Wall Street?

Les canadiens ont en moyenne 80% de ce qu’ils possèdent investi dans leur maison.

Non seulement les prix des maisons ça baisse mais c’est aussi un « placement » qui se fait à crédit et c’est le plus illiquide qui soit (quand les prix baissent c’est difficile de trouver un acheteur). Bref quand ça baisse on est obligé de continuer à « investir », même si on vent à perte. Au Canada on a même pas l’option comme aux E-U de la « foreclosure », pour annuler le deal il faut faire faillite.

Non seulement on a détourné des milliards de l’économie productive vers ce secteur stérile mais on l’a fait en endettant les populations comme jamais auparavant et encourageant la consommation et l’immobilier.

Les gouvernements et leur banques centrales qui impriment l’argent (confetti) et injectent ces capitaux avec des taux d’intérêt ridicules (sans parler des autres mesures pour encourager les emprunts) sont les premiers responsables de ce fiasco.

Dans ce contexte les banques ne font que jouer le jeu que VEULENT les gouvernements (d’ailleurs observez l’actualité, quand elles ne prêtent pas assez elles se font critiquer).
Regardez ce qui s’est passé tout récemment, la Banque du Canada a baissé ses taux et quand les banques n’ont pas immédiatement suivi en refilant la baisse aux consommateurs tout le monde s’est mis à critiquer… Si les banques centrales offrent du crédit facile c’est parce qu’elles VEULENT que les banques emboitent le pas, en plus les politiciens au Canada et aux USA ont mis en place beaucoup de mesures pour inciter à recourir au crédit facile, il sont bien hypocrites de maintenant se plaindre que ces mesures aient fonctionné au delà de leur espérances!

« Non seulement les prix des maisons ça baisse mais c’est aussi un “placement” » (pierre Brasseur)

Une maison n’est pas un placement mais une dépense qui garde une partie de la valeur qu’elle a coûtée, donc de cette dépense. C’est comme un char au bout de 2 ans, mais sur une plus longue période. Un bungalow ordinaire ça vaut quoi quand il a 75 ans avec un entretien normal?

Cette maison est comme un cinéma-maison. Le cinéma-maison ne vaut plus rien passé 3 ans alors que la maison a gardé une bonne partie de sa valeur.

Investissez 250K dans une maison ordinaire, et après avoir comptabilisé les taxes, l’entretient normal, les assurances et les intérêts annuellement, etc, le tout à intérêts composé, faites donc un pro format pour voir quels seront vos profits en bout de ligne.

C’est ça!

Si tout va mal, c’est la faute de l’État, des gouvernements!

La preuve des néocons: Si l’État n’était pas là, ce serait le paradis sur terre!.

Raisonnement inattaquable!

M. Campagna, êtes-vous sûr que vous ne vouliez pas écrire résonnement?

Vous savez, comme synonyme de ding et dong.

Sarah Palin, la socialiste.

« For her part, Sarah Palin, who has lately taken to calling Obama “Barack the Wealth Spreader,” seems to be something of a suspect character herself. She is, at the very least, a fellow-traveller of what might be called socialism with an Alaskan face. The state that she governs has no income or sales tax. Instead, it imposes huge levies on the oil companies that lease its oil fields. The proceeds finance the government’s activities and enable it to issue a four-figure annual check to every man, woman, and child in the state. One of the reasons Palin has been a popular governor is that she added an extra twelve hundred dollars to this year’s check, bringing the per-person total to $3,269. A few weeks before she was nominated for Vice-President, she told a visiting journalist—Philip Gourevitch, of this magazine—that “we’re set up, unlike other states in the union, where it’s collectively Alaskans own the resources. So we share in the wealth when the development of these resources occurs.” Perhaps there is some meaningful distinction between spreading the wealth and sharing it (“collectively,” no less), but finding it would require the analytic skills of Karl the Marxist. »

http://www.newyorker.com/talk/comment/2008/11/03/081103taco_talk_hertzberg

@ Raymond Campagna:

Chose certaines, si l’état n’était pas intervenu dans le marché hypothécaires, on serait bien mieux aujourd’hui.

@ Yvon Fleurent:

Tu affirmes sérieusement que normalement une maison perd de sa valeurs ?

Wow…

Maudit Bush et ses républicains néocons!

S’il n’était pas intervenu en déréglementant, on serait bien mieux aujourd’hui.

Grand Gagnon vous êtes un expert en finances.

Alors faite l’exercice pro format du # 8 et donnez nous en des nouvelles.

@ Raymond Campagna:

Bush a été un réglementeur:

Quand Bush est arrivé au pouvoir, l’indice de liberté économique des États-Unis était de 8,6/10. Ce score faisait de ce pays le 2e plus libre de la planète.

Sous la gouvernance de Bush, l’indice de liberté économique a chuté à 8,0/10 et les États-Unis doivent désormais se contenter du 8e rang.

Bush n’a pas été un dérégulateur, mais un régulateur.

« Quand Bush est arrivé au pouvoir, l’indice de liberté économique des États-Unis était de 8,6/10. Ce score faisait de ce pays le 2e plus libre de la planète. » >dgagnon

Donc, le républicain conservateur Bush a détruit l’excellente
économie léguée par le démocrate Clinton.

« Donc, le républicain conservateur Bush a détruit l’excellente
économie léguée par le démocrate Clinton. »

Bofff pas loin, faut juste effacer « léguée par… ». Bush était un régulateur, il a augmenté la taille de l’état pendant ses 2 mandats, boosté les dépenses et complètement changé les incitatifs sur les marchés financiers. C’est loin d’être quelqu’un qui a déréglementé. Je vous invite à lire les textes de M. Masse, Brasseur et Mme Elgrably au sujet de la crise.

Et McCain, le candidat de Gagnon, il va réglementer ou dérèglementer lorsqu’il promet de faire le ménage et de mettre au pas « les gamblers de Wall Street »? Genre…

@ Raymond Campagna

Si McCain avait eu des couille, il aurait voté contre le bailout. Il faut que ce soit clair.

Et quand McCain parle de Wall Street, il faut preuve de populisme et d’ignorance crasse.

Mais que veux-tu, entre Obama et McCain, McCain est le moins populiste et ignorant.

Et d’un point de vue canadien, McCain est le seul qui ne va pas nous poignarder avec des mesures protectionnistes.

Entre 2 maux, on choisit le moindre.

« Si McCain avait eu des couille, il aurait voté contre le bailout. Il faut que ce soit clair. » > dgagnon

La droite? Des couilles?

« Entre 2 maux, on choisit le moindre. » >dgagnon

On retiendra que le dogmatique Gagnon se bouche le nez de la raison, marche sur ses principes pour se laisser guider …par son émotion.

Crédibilité…

@ Raymond Campagna:

Une bonne parti de congressmen républicain ont voté contre le bailout. Dont un type que j’admire beaucoup: Jeff Flake:

http://www.antagoniste.net/?p=4157

Choisir le moindre des 2 maux c’est justement refuser de se laisser guider par les émotion pour faire preuve de réalisme, de pragmatisme.

Ceux qui se laissent guider par les émotions ce sont les canadiens qui supportent Obama malgré que ce candidat soit un protectionniste.

Agir de la sorte c’est choisir le pire des 2 maux pour des raison strictement idéologiques.

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