Les méfaits du tourisme

C’est ce dimanche qu’on souligne la Journée mondiale du tourisme, partout dans le monde. Lancé il y a 30 ans par l’OMT (Organisation mondiale du tourisme), cet événement annuel vise à mettre en valeur les nombreux avantages que procure l’industrie touristique.

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Bienvenue à la plage! - Gary Lawrence

L’une des raisons d’être de cette journée est aussi de sensibiliser les voyageurs à la protection du patrimoine culturel, de l’environnement et des droits humains. Car l’industrie du tourisme, première en importance sur la planète, n’engendre pas que du bon. Voici quelques-uns de ses effets néfastes.

Les 2 milliards de passagers qui empruntent annuellement l’un ou l’autre des 23 000 avions commerciaux du globe produisent à eux seuls plus de 2 % des émissions de CO2 d’origine fossile. De leur côté, les transports en général -incluant une bonne part de déplacements liés au tourisme – sont responsables de près du quart de toutes les émissions de CO2.

La sur-fréquentation de certains sites menace leur pérennité ou leur équilibre écologique. Victimes de leur popularité, certaines villes perdent même leur âme à mesure que des étrangers fortunés s’y procurent un appartement qu’ils laissent vacant 11 mois par année – comme c’est le cas à Venise.

Quand le tourisme devient de masse, il entraîne inévitablement la création de ghettos touristiques, où les vacanciers veulent retrouver ailleurs tout ce qui fait le confort de leur quotidien. Généralement, cette forme de tourisme profite peu aux communautés locales, l’essentiel des profits étant récolté par quelques privilégiés ou dirigé vers l’étranger – soit 80 % des bénéfices dans la zone Caraïbe, rapporte le Programme des Nations Unies pour le Développement.

Exploité à grande échelle, le tourisme engendre également la folklorisation des cultures, mais aussi un développement et une urbanisation pas toujours souhaitables. L’aménagement d’infrastructures a même entraîné le travail forcé de certaines populations.

Trop souvent, le développement touristique défigure des sites auparavant vierges, ou ne laisse que peu de place aux populations locales : à l’île Maurice, il ne reste plus que trois grandes plages publiques, toutes les autres étant désormais rattachées à un hôtel.

Dans certains cas, l’impact du tourisme est aussi brutal que passager : le tsunami de croisiéristes qui déferle sur un village n’est pas sans créer quelque bouleversement socio-culturel et environnemental. Et quand 2000 vacanciers enduits de crème solaire se baignent au même endroit, les coraux et la faune aquatique écopent.

Enfin, l’un des effets les plus pervers du tourisme, c’est la « démocratisation »  de la prostitution : s’il est plus que jamais facile de voyager loin, il est plus que jamais aisé d’aller loin pour s’adonner au tourisme sexuel. Puisque la demande augmente, l’offre suit, trop souvent au détriment de victimes – de plus en plus jeunes – d’un trafic humain croissant.

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Malgré ces bienfait ;il présente tout de même des effets néfastes qui sont : la grande quantités de co2 dégager par les déférent moyens de transport influent
Sur la pollution de l’environnement ;et donc la dégradation de la couche d’ozone .

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