Les vaches d’Éloïse Brodeur

« Un air de parenté »

Avec son air imperturbable, ses yeux tristes, sa grâce obèse, c’est si beau une vache qu’on l’inviterait à danser. Éloïse Brodeur en a fait le motif de l’exposition Où le regard se perd. Pour la peintre, « le vrai sujet n’a jamais été la vache, mais plutôt notre réaction à celle-ci. » Bien sûr, l’artiste interroge notre agitation, nos manières de vivre, nos habitudes de consommation. Employant une palette presque monochromatique, elle arrache la bête de son contexte naturel, la pose au milieu du vide que le spectateur remplit à sa guise. À regarder la femelle bovine, qu’elle s’appelle Abraham ou Bernie, qu’elle soit seule ou en troupeau, on se sent soudain devenir calme.

« Au retour de Paris »

Musée des beaux-arts de Sherbrooke, du 9 juin au 30 septembre, 819 821-2115.

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