PHOTOGRAPHIE / 25 expos en Gaspésie

L’été où je suis allé en Gaspésie, il faisait un temps exécrable, le homard coûtait la peau des fesses, les paysages me semblaient moins attrayants que sur les photos. Et plusieurs villages auraient eu besoin d’un petit regain d’orgueil (entre autres New Carlisle, où la maison dans laquelle avait grandi René Lévesque manquait franchement de fierté).

Vous dire combien il m’aurait plu, au moment de mon passage là-bas, de pouvoir profiter des Rencontres internationales de la photographie de Gaspésie. «Internationales», c’est vite dit. [Cette manie qu’ils ont tous de saupoudrer de l’international ici et là, histoire de se hausser du col.] Dans la liste des exposants, je note un Suisse, un Torontois et une Française établie depuis trois ans à Cap-Espoir…

De jeunes Palestiniens tentent de casser des caméras de surveillance blindées qui se trouvent sur le mur de séparation qui entoure le village de Qalqilya. Les forces armées Israeliennes se sont servies de jets d’eau tintée pour décourager les attaquants, et ceci créa un effet arc-en-ciel. Photo : Roger Lemoyne
De jeunes Palestiniens tentent de casser des caméras de surveillance blindées qui se trouvent sur le mur de séparation qui entoure le village de Qalqilya. / Photo : Roger Lemoyne

Ce commentaire fait, restent 25 expos, tenues dedans ou dehors, dans 11 municipalités – de Cap-Chat à Matapédia –, sur un thème assez flou, « Vivre ici… Vivre ailleurs », décliné par des photographes dont on suit et applaudit le travail: Benoît Aquin, Jean-François Bérubé, Gilbert Duclos, Marie-Reine Mattera et Emmanuel Joly, ainsi que Roger Lemoyne, lauréat de nombreux prix, qui va où les guerres éclatent et où les civils essaient de vivre malgré le désastre, et en rapporte des images qui ont l’autorité du documentaire et la force de l’émotion à vif.

Kisangani, Zaïre-Congo, avril 1997 - Cherchant désespérément à fuir leur camp infernal, des réfugiés non supervisés s’entassèrent dans des autorails à ce point bondés que quatre-vingt-onze d’entre eux moururent par asphyxie durant le trajet de trois heures séparant Kasese de Kisangani. / Photo : Roger Lemoyne
Kisangani, Zaïre-Congo, avril 1997 - Cherchant désespérément à fuir leur camp infernal, des réfugiés non supervisés s’entassèrent dans des autorails à ce point bondés que quatre-vingt-onze d’entre eux moururent par asphyxie durant le trajet de trois heures. / Photo : Roger Lemoyne

Exposées dans le parc du Souvenir, à Chandler, les photos du photojournaliste seront commentées, le vendredi 10 septembre à partir de 19 h 30, par Jocelyne Fournel, directrice artistique de L’actualité, qui dit (mais elle en dira bien plus encore sur place) : « Roger est un photographe humaniste. Pour lui, une maison transpercée d’un obus est plus éloquent que le char d’assaut qui tire cet obus. »

Une photo de gilbert Duclos dans le parc du Vieux-Quai, à Maria  (photo : Anick Loisel)
Une photo de Gilbert Duclos dans le parc du Vieux-Quai, à Maria (photo : Anick Loisel)

Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, jusqu’au 19 sept., 418 752-6818.

Les commentaires sont fermés.

Bonjour M. Ducharme,

Je comprends votre déception par rapport à la maison de René Lévesque, mais je ne crois pas que ce soit une question de manque d’orgueil, une attaque aux gens de New Carlisle assez gratuite, vous admettrez.

Le propriétaire de la maison a effectivement laissé les choses aller depuis plusieurs années et il n’est pas la bonne personne pour s’en occuper. Mais comme il est le propriétaire, la ville ne peut l’obliger à faire quoi que ce soit.

Par contre, les élus, une gang de vieux Gaspésiens orgueilleux, travaillent avec la Fondation René Lévesque pour choisir une autre résidence qui deviendra La Maison René Lévesque plutôt que La Maison de René Lévesque… et pour honorer la mémoire de cet illustre premier ministre.

Par ailleurs, la Gaspésie touristique de votre enfance que l’on voit sur les cartes postales a bien changé. C’est sûr que le gris dans le ciel gâche un peu le panorama, mais il existe aujourd’hui des tonnes d’activités qui se font beau temps mauvais temps.

Les Gaspésiens mangent aussi des tonnes d’autres choses que du homard… avez-vous goûté aux galettes de morue, aux tartes de la Ferme Bourdage, aux saucisses de la ferme Paquette, aux sushis de Maria, au Yak de St-Elzéar, au café de la Brûlerie du quai, à la Pit Caribou bière locale de l’Anse-à-Beaufils.

Pour les rencontres de la photographie…. là je suis pas mal d’accord avec vous.

La prochaine fois que vous venez… s’il pleut, je vous fais visiter notre station de radio CHNC New Carlisle (on a encore les micros utilisés par M. Lévesque au début de sa carrière journalistique chez-nous).

Bonne fin de semaine.

Benoit Trépanier
Journaliste, animateur
http://www.radiochnc.com

assez singulier comme commentaire. Les Gaspésiens sont des personnes fières. Vous avez passé vite en Gaspésie alors. Merci M. Trépanier de remettre les pendules à l’heure. La maison René Lévesque,il a vécu là. Son souvenir ne réside pas juste dans une maison. Les paysages moins attrayants? Le temps exécrable???? Bien sure, on a tous un pouvoir sur la température, chez vous aussi surement. Les paysages? Sortez de la route, vous en verrez.

C’est vraiment de l’insulte Gratuite!!! Il pas juste du homard ou du crabe pis mon père c’est pas un pêcheur….

pour ce qui est des paysages et la tk température , cet été ya fait beau tout l’Été donc … pis faut bien qu’il mouille une fois de temps en temps pis a Montreal aussi il mouille pis en plus ca pu le diable .. alors que chez nous, cher monsieur qui connait tout ca sent le frais et le calme..

pour ce qui est des paysages ben jpense ben que t’avais fumer un gros bat ou tu t’es pas coucher de la nuit parce que pour avoir les yeux dans le même trou comme je peux le constater. d’apres votre superbe description. Notre paysage est super beau.

Bien dommage que vous avez une mauvaise opinion de la plus belle région du Québec.

VÉronique Gaspésienne et faire de l’être ..

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