Spectaculaire installation en cire d’abeille

Œuvre in situ constituée de 8 000 tuiles en cire d’abeille modelée, Apian Screen recouvre entièrement les murs de la salle qu’elle occupe au Musée d’art de Joliette. On peut non seulement admirer l’intervention architecturale de Penelope Stewart, mais on peut aussi la toucher et la sentir, ce que ne se gênent pas de faire les enfants.

Regardé séparément, chaque carreau présente des formes géométriques abstraites, mais une fois associé à l’ensemble, il semble participer du « tracé d’une ville à plan circulaire ».

Le modèle social de la ruche – traité par Le Corbusier et Frank Lloyd Wright – exerce une fascination chez l’artiste née à Montréal, vivant désormais entre Toronto et Québec.

De Stewart, je me suis rappelé avoir vu, à Saint-Hyacinthe en 2001, une sculpture de tissu, Turning-Tourner. Se hissant à une hauteur de plus de 20 pieds, un rideau d’organdi blanc satiné, doté d’un mécanisme motorisé, s’ouvrait et se rétractait au niveau du sol pour créer une sorte de vague aspirante du plus hypnotique effet.

Apian Screen, jusqu’au 30 décembre, Musée d’art de Joliette, 145, rue du Père-Wilfrid-Corbeil, 450 756-0311.

 

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Au Musée d’art de Joliette, qui ne se prend pas pour un autre et qui accomplit franchement bien son travail muséal, on pourra voir à compter du 28 septembre (et jusqu’au 30 décembre) : Les faux-semblants, de Milutin Gubash. L’artiste d’origine serbe, établi à Montréal depuis 2005, utilise la photographie, la vidéo et la performance pour parler d’identité, d’histoire et d’environnement.

Chouette : le soir du vernissage (deux autres expositions commencent en même temps : quatre sculptures de l’Italien Andrea Sala et les œuvres sur le thème du paysage de quinze artistes lanaudois), le visiteur pourra s’attraper quelques bouchées, profiter de la prestation de La fanfare Pourpour et de DJs et bénéficier de la navette gratuite Montréal-Joliette-Montréal. Voilà une institution qui remplit son mandat d’éducation populaire !

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De Gubash, on peut aussi voir, jusqu’au 6 octobre, à la galerie Joyce Yahouda (372, rue Ste-Catherine Ouest, à Montréal, 514 875-2323), Consolation, exposition qui s’articule autour de quatre autoportraits, dont l’un de l’artiste en âne, et d’une projection vidéo présentant les six épisodes de son œuvre  Born Rich, Getting Poorer.

 

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