10 élections à surveiller dans le monde en 2019

De la Corée du Nord à l’Afghanistan en passant par l’Ukraine, bien des élections se dérouleront dans un climat tendu.

Photo : AP Photo / La Presse Canadienne

1. Cuba — février

Les Cubains s’exprimeront par référendum sur le projet de nouvelle Constitution, qui reconnaît le rôle du privé dans l’économie. Elle définit aussi à 60 ans l’âge maximum pour une première candidature présidentielle, avec un mandat renouvelable une fois, et ouvre la voie au mariage homosexuel.

2. Thaïlande — février

Le peuple thaïlandais connaîtra ses premières élections depuis le coup d’État de 2014, qui avait renversé la première ministre élue démocratiquement. L’actuel gouvernement, nommé par la junte militaire, n’a cessé de reporter ce scrutin, tout en instaurant une nouvelle Constitution lui assurant une certaine emprise sur le Parlement.

3. Ukraine — mars

Les Ukrainiens sont appelés aux urnes sur fond de tensions avec la Russie. La loi martiale impliquant contrôle et restriction des libertés, adoptée dans la foulée des heurts en mer d’Azov en novembre, pourrait toutefois interférer dans le calendrier électoral, à la faveur du président Porochenko, auquel les sondages attribuent 10 % des intentions de vote.

4. Indonésie — avril

La troisième démocratie du monde nommera son nouveau président. En toile de fond, des électeurs inquiets pour l’économie de leur pays, la montée du radicalisme religieux, mais aussi un air de déjà-vu : les deux candidats sont les mêmes qu’il y a cinq ans.

5. Afghanistan — avril

L’Afghanistan doit tenir ses élections présidentielles six mois après des législatives sous haute tension. Dysfonctionnements, suspicions de fraudes, pressions des talibans et de Daech ont entaché ce scrutin, qui servait de test pour les futures présidentielles.

6. Inde — printemps

Le premier ministre Narendra Modi et son parti nationaliste hindou BJP vont tenter de briguer un deuxième mandat, malgré une économie ralentie. Des électeurs s’inquiètent pour l’identité multiconfessionnelle du pays depuis que le BJP rebaptise des villes portant des noms musulmans ; d’autres y voient une tentative pour détourner l’attention de la crise.

7. Europe — mai

En pleine procédure du Brexit, les citoyens des États membres de l’Union européenne (UE) sont invités à désigner leurs représentants au Parlement européen. Durant la campagne, deux visions devraient s’opposer avec force : les électeurs qui croient toujours en l’UE et ceux qui, comme les partisans de Marine Le Pen, en France, ou de Viktor Orbán, en Hongrie, rejettent l’UE dans sa forme actuelle.

8. Afrique du Sud — mai 

Plus d’un an après la démission de Jacob Zuma, pris dans plusieurs scandales politiques et financiers, l’Afrique du Sud sera appelée à nommer son nouveau gouvernement. Le parti de Nelson Mandela, au pouvoir depuis 1994 et la fin de l’apartheid, pourrait se retrouver en position difficile.

9. Tunisie — fin de l’année

Ces élections pourraient redessiner le paysage politique du pays, en pleine crise sociale et économique. Le tout premier scrutin municipal démocratique, à l’été 2018, a donné vainqueur le mouvement islamiste d’Ennahda, devant le parti de l’actuel chef d’État. Par contre, selon les sondages, 68 % des Tunisiens ne savent toujours pas pour qui ils voteront.

10. Corée du Nord

Les Nord-Coréens devraient eux aussi être appelés aux urnes. Cependant, les électeurs n’auront comme « choix » qu’un seul candidat, désigné par le parti unique, dans chacune des 687 circonscriptions…

Dans la même catégorie
4 commentaires
Les commentaires sont fermés.

À quoi servent les élections en Corée du nord ? Sinon à voter pour un clown qui aurait été maquillé en bouffon !

Dans plusieurs de ces cas , les élections sont de la frime! Un semblant de démocratie pour se donner bonne impression ! Regarder le cas Maduro au Venezuella qui s’ est déclaré élu!

— J’aimerais apporter une petite correction au point (3) de cet article qui peut-être avait été rédigé fin décembre, ce qui expliquerait qu’il ne soit pas « à jour ».

La loi martiale promulguée par le président Ukrainien Petro Porochenko, a officiellement pris fin le 26 décembre dernier à 14 heures. Comme la loi ne s’appliquait que sur une très petite portion du territoire ukrainien (dix régions frontalières), elle n’a jamais remis en question le calendrier électoral, bien que cette nouvelle ait été largement diffusée sur de nombreux fils de presse.

Les évènements qui se sont produits en mer d’Azov ont été gonflés par les médias. Ils n’ont jamais vraiment mis en péril la sécurité intérieure de l’Ukraine. Plutôt, il semblerait probable que si les marins Ukrainiens avaient respecté les protocoles d’identification, leurs bâtiments n’auraient jamais été arraisonnés. Chaque jour des navires civils et militaires croisent dans le détroit de Kertch, dans le respect des règles de droit maritime international sans être jamais inquiétés.

Contrairement aussi à des nouvelles qui ont circulé, le président Porochenko (qui n’est effectivement pas très fort dans les sondages) n’a jamais prétendu se servir de la loi martiale pour court-circuiter le processus électoral.

Sauf « coup de théâtre » de dernière minute, les habitants de l’Ukraine seront appelés aux urnes régulièrement le 31 mars, ils devraient pouvoir se prononcer démocratiquement pour le candidat ou la candidate de leur choix.

— J’aimerais préciser au point (7) que la contestation a toujours fait partie des institutions européennes, c’est cette particularité qui lui a permis d’évoluer. La construction de le l’UE a toujours été un « work in progress » (un chantier en cours).

Ce qui est pour le moment problématique, c’est de savoir qu’est-ce qu’on va faire des députés britanniques, advenant que le « Brexit » ne soit pas ratifié d’ici la fin du mois de mars comme prévu. Leurs sièges (théoriquement vacants) ont déjà été répartis dans les divers pays toujours membres de l’Union. Le Royaume-Uni reste membre à part entière de l’UE et dispose des mêmes droits que les autres membres tant et aussi longtemps qu’il n’a pas officiellement quitté cette Union.

Beaucoup de discussions palpitantes possiblement… en perspectives.

Et l’élection complémentaire de Nanaimo (BC) le 30 janvier? Cela pourrait sceller la chute de l’alliance entre le BC-NDP et les Verts pour gouverner la CB… Ça aura un impact sur tout le pays, surtout sur l’Alberta qui compte sur un renversement du gouvernement NPD-Vert de CB pour voir son oléoduc construit. Ah oui, on préfère aller voir ailleurs que dans sa propre cour…