1995 – Lendemains de Non au Oui

On ne peut passer au crible les comportements répréhensibles du camp du Non lors du référendum de 1995, comme on l’a fait dans le dernier billet, sans soulever la question des infractions reprochées à des scrutateurs du camp du Oui le jour de l’élection.  Elle est riche d’enseignements sur le comportement des uns et des autres. Il faut s’y pencher pour une seconde et plus importante raison encore : elle permet d’entrapercevoir ce qui se serait passé en cas de victoire serrée du Oui et montre, qu’à mon avis, la légitimation d’une courte victoire du Oui aurait posé un énorme problème politique.

15 ans déjà !
15 ans déjà !

(Fragments de 1995 – 15 ans déjà depuis le référendum du 30 octobre 1995. Pour éclairer cette période de forte intensité à laquelle je fus mêlé, je vous présente pendant quelques jours des fragments de cette période, des pistes pour comprendre et tirer des leçons, peut-être, pour la prochaine fois….)

Le 30 octobre 1995, sur 4,757,509 votes, les scrutateurs en ont rejeté 86,501 comme étant volontairement ou involontairement annulés par l’électeur. Volontairement : lorsque l’électeur barbouille son bulletin ou marque plus d’une croix.  Involontairement : lorsque l’électeur inscrit son « X » d’une façon jugée non conforme par les scrutateurs.

Ce taux de rejet de 1,82% était inférieur à celui enregistré lors du référendum sur Charlottetown en 1992, inférieur aussi à celui des deux élections québécoises précédentes.  Le taux de rejet présumé des bulletins fédéralistes dans ce référendum organisé par le gouvernement péquiste était également inférieur au taux de rejet présumé des bulletins du camp souverainiste lors du référendum de 1992 organisé par le gouvernement libéral.

Une question explosive

Cependant, l’enjeu, la courte marge de victoire du Non, a rendu cette question explosive. Dans trois circonscriptions, Chomedey, Marguerite-Bourgeois et Laurier-Dorion, les taux de rejets étaient nettement plus élevés (respectivement 11,6% 5,5% et 3,6%) et plus encore dans certains bureaux de scrutin spécifiques (56% dans le pire des cas à Chomedey).

Avant le réforme, les X pouvaient être contestés !
Avant le réforme, les X pouvaient être contestés!

Ces irrégularités ont rapidement été portées à la connaissance du public qui, comme l’autre de ces lignes, a immédiatement conclu à un excès de zèle, partisan et coupable, de la part de scrutateurs embauchés par le camp du Oui.

La réaction du gouvernement québécois et du Directeur général des élections fut rapide.  Premièrement, dans les semaines qui ont suivi le référendum, le gouvernement Parizeau, avec l’assentiment de l’opposition, a proposé de modifier le bulletin de vote pour faire en sorte de retirer aux scrutateurs presque toute latitude de jugement de la validité des votes.

Ce nouveau bulletin, où l’électeur n’a qu’à noircir un point blanc, est maintenant en vigueur au Québec et a déjà permis de réduire le nombre de bulletins rejetés.

Une forte présomption de culpabilité…

Puisque les irrégularités faisaient peser sur le camp du Oui des soupçons de conspiration pour « voler le référendum » — soupçons amplifiés par une vigoureuse campagne de presse de la Gazette, relayée dans plusieurs journaux du Canada anglais –, le Directeur général des élections (DGE), Pierre-F. Côté, nommé par l’Assemblée nationale sur recommandation de René Lévesque et reconduit ensuite dans ses fonctions par les libéraux, a confié à un juge éminent et respecté de la communauté juive anglophone de Montréal, M. Alan B. Gold, non suspect de filiation souverainiste, la responsabilité de mener une enquête.

Ce dernier a fait briser les scellés de toutes les sections de vote où le taux de rejet dépassait 10% et examiner tous les bulletins rejetés.  Il a retenu 29 cas où des poursuites devaient être prises.  Cependant il a constaté qu’une fois soustraites les trois circonscriptions où des accusations ont été portées, il n’y avait pas de corrélation entre les bulletins rejetés et le niveau de vote pour le Non, et a conclu comme suit : « je confirme que mon enquête ne donne aucune raison de croire qu’il y a eu une conspiration orchestrée à l’échelle nationale ».

Le DGE a procédé à 29 mises en infraction de scrutateurs et responsables du camp du Oui puis a choisi deux cas – les pires – pour établir des précédents judiciaires.  Les accusés ont été acquittés en première instance à la fin de 1997. Le Directeur général des élections a immédiatement porté ces causes en appel. En avril 1998 la Cour supérieure – dont les juges sont nommés par le gouvernement fédéral — a confirmé les acquittements.

… qui se heurte à des arguments imprévus

À sa grande surprise, le DGE s’est retrouvé devant des arguments imprévus : les faits et les précédents.  Ayant choisi la pire de toutes les irrégularités comme un de ses cas tests, il pensait la cause simple et limpide.

Or, selon le rappel des faits établi par le juge de la Cour supérieure, le jeune scrutateur de 18 ans qui a invalidé 56% des bulletins à Chomedey a pris la peine d’interrompre son travail pour signaler à son supérieur qu’il trouvait qu’il en annulait trop et appliquait trop strictement les consignes reçues lors des séances de formation données par la Direction générale des élections.

Le scrutateur a donc remis les bulletins dans la boîte, recommencé le décompte, réduisant cette fois de moitié son taux de rejet.  Mais entre-temps son supérieur, ayant lui-même parlé à son supérieur, est revenu le voir pour lui dire d’appliquer strictement la loi.  Le scrutateur a donc recommencé.  « Est-ce ainsi que quelqu’un qui veut frauder agit? » se demande le juge.

L’individu en question, qui avait été embauché par le Oui, comme c’est la norme, a témoigné n’avoir pas voté Oui au référendum. Il dit n’avoir pas voté du tout. Il était là « pour l’argent », a-t-il dit (la rémunération est de 280 $), sans que d’autres témoins puissent le contredire.

Il faut savoir aussi que tout ce processus s’est déroulé en présence de l’observateur délégué par le camp du Non, qui n’a signalé son objection au refus des bulletins que dans le tiers des cas.

Dans le second « cas test » de la DGE, la jeune femme scrutatrice a pu mettre en preuve qu’elle avait, pendant la journée, accompagné dans l’isoloir une dame qui, de toute évidence, tentait de voter Non, mais inscrivait sa marque de façon à ce que son vote soit annulé.  La scrutatrice a signalé l’erreur, détruit le bulletin sur le champ, et permis un nouveau vote, ce qui la disculpait d’intention malveillante.  Là, l’observateur du Non a furieusement contesté l’immense majorité des rejets de bulletins du Non, mais l’observateur du Oui a également contesté le fait que la scrutatrice a rejeté 60% des bulletins… pour le Oui, soit précisément 6 sur les seuls 10 votes favorables à la souveraineté dans ce bureau de scrutin.

Comme le note le juge, « un examen comparatif permet de conclure que cette sévérité a été appliquée de façon uniforme à l’égard des deux options ».  D’ailleurs, ni l’un ni l’autre des scrutateurs accusés n’était membre du Parti québécois ou de quelque autre formation politique.  Malheureusement pour le camp du Non, ces scrutateurs agissaient à Chomedey, où le Non est massivement majoritaire, plutôt qu’à Verchères, où c’eût été l’inverse.

De plus, les avocats des accusés ont démontré que des juges procédant à des recomptages judiciaires dans d’autres élections ont déjà rejeté la majorité des bulletins pour cause de non conformité, sans encourir pour autant d’accusation de fraude.  Ce sont d’ailleurs des précédents établis par un juge de Laval à la sévérité maladive qui ont servi de « modèle » à plusieurs des accusés de 1995 – ce qui contribue à démontrer le ridicule consommé de l’examen des « X », heureusement révolu.

La Cour supérieure en conclut que rien « ne permet de voir une conspiration quelconque du comité du Oui ou du comité du Non; C’est tout simplement l’histoire de deux jeunes gens sans expérience et qui ont fait leur travail de scrutateurs de façon peut-être trop rigoureuse, mais certainement sans intention malhonnête. »

En mai 1998, le DGE a demandé la permission d’en appeler une seconde fois.  Un banc de trois juges fédéraux de la Cour d’appel ont entendu la cause au début de 1999 et ont rendu leur décision le 17 décembre 1999, rejetant unanimement l’appel et confirmant les acquittements.

Tout ceci ne veut pas dire que, sur les 29 personnes soupçonnées de fraude, aucune n’a fait d’excès de zèle pour des motifs politiques – on signale cependant qu’un d’entre eux a invalidé plus de bulletins Oui que de bulletins Non. Mais cela veut dire qu’il faut vérifier chaque cas et que parfois, là où on pensait qu’il y avait le plus de feu, on n’a trouvé que de la fumée.

Un contraste accablant

En mars 1996, devant des représentants de la communauté anglophone au Centaur, Lucien Bouchard a évoqué franchement les inquiétudes suscitées par cet épisode, salué la nomination du juge Gold, a dénoncé le « nonsense » (idiotie) de la pratique voulant qu’on juge de la clarté des « X » et s’est engagé à éliminer à l’avenir ce qui pourrait mettre en cause l’intégrité du processus.  (Ok, d’accord, transparence totale: j’étais le scribe de ce discours.)

Tout ce qui a été fait depuis, y compris l’exigence de présentation de cartes d’identités lors du vote malgré l’opposition – démocratiquement inexplicable – des libéraux québécois, va dans ce sens.

Le contraste n’est-il pas accablant entre, d’une part,  la réaction du gouvernement péquiste et de l’instrument de l’Assemblée nationale qu’est le DGE face à des accusations d’infractions démocratiques et, d’autre part, la réaction du gouvernement fédéral face à des accusations semblables ?  D’un côté on trouve des démocrates québécois soucieux de faire la lumière, de corriger les irrégularités, de poursuivre les coupables, en appel s’il le faut, de remettre entre les mains d’un tiers neutre la recherche de la vérité et de reconnaître publiquement l’existence d’un problème à résoudre.  De l’autre on trouve des partisans canadiens fiers de leurs coups et promettant de recommencer.

Le talon d’Achille du Oui

Tout ce que je viens de décrire a pris du temps. Son importance relative est faible, car le Oui a perdu. Mais si le Oui avait gagné, ces accusations de fraude présumée contre le Oui auraient gravement pollué la période, cruciale, immédiatement post-référendaire.

Celui que a mis le doigt sur le bobo fut le politologue ontarien Robert Young, en 1998, dans la mise à jour de son livre The Secession of Quebec and the Future of Canada.  Dans cet ouvrage ambitieux, intelligent et rigoureux, Young explique posément comment ces accusations auraient été importantes au point, peut-être, d’empêcher la souveraineté:

Les enquêtes officielles ont pris du temps à être mises sur pied et à rendre leurs conclusions, mais les niveaux de rejet des bulletins furent publiés dans les journaux dès le 31 octobre et les irrégularités était indéniables.

Suivant la victoire du Non, il a fallu un peu de temps pour que l’indignation monte dans le Reste du Canada et dans les journaux.  Mais s’il y avait eu une victoire du Oui, la mise en cause du résultat aurait été immédiate.

Pour être précis, car en cas de victoire du Oui chaque jour aurait été déterminant, ces accusations n’apparaissent qu’en page 12 de la seconde section de la Gazette le lendemain du vote, mais en équilibre avec des accusations de fraude électorale portés contre le camp du Non à Lennoxville, là où des étudiants seront effectivement trouvés coupables d’avoir voté illégalement.

Le lendemain, premier novembre, l’affaire des bulletins rejetés monte en première section du quotidien, mais en page 12.  Le 2 novembre, les éditorialistes du quotidien anglophones commentent et condamnent mais il faut attendre le 8 novembre pour que l’affaire s’empare de la une du journal pour ne plus la lâcher.  À Toronto, le Globe and Mail n’en a fait état que le 9 novembre. En cas de victoire du Oui, on peut penser que ce processus aurait été nettement plus rapide, mais probablement similaire dans les premières 24 ou 48 heures.  Young poursuit :

Au vu de ces évidentes anomalies, chaque bulletin rejeté au Québec aurait été considéré comme un vote potentiellement perdu pour le Non et la légitimité du résultat aurait été lourdement contestée.

Il est vrai que des irrégularités ont été également trouvées du côté du Non, en lien avec le financement de la grande manifestation pro-canadienne de Montréal.  Et le citoyen moyen du Québec ou du Canada y aurait trouvé matière à débat.  Pas sur le rejet des bulletins.  De même, alors que ni les fédéralistes québécois ni la plupart des citoyens du reste du pays n’auraient appuyé un gouvernement fédéral refusant le verdict référendaire sous le prétexte obscur que la question n’était pas claire, on aurait au contraire crié au scandale s’il y avait soupçon que le vote avait été manipulé et que le Oui avait gagné par tromperie.

Cela signifie que, pour qu’une majorité de Oui ait eu une chance d’être considérée comme légitime, il aurait fallu qu’elle représente non seulement 50% des votes valides, mais également la totalité des bulletins rejetés, soit 51,85% du vote.  Même dans ce cas, une odeur de fraude aurait plané sur les résultats.  On se serait posé des questions sur la validité réelle des votes pour le Oui. (…)

Les souverainistes n’auraient pas été capables de consolider leur victoire – à moins que leur marge de victoire ait été très substantielle. »

En effet, comme lors du référendum de 1992 remporté à 57% par le Non au Québec, personne ne s’est vraiment intéressé à la question des bulletins rejetés.  Pour qu’un calme similaire règne sur cette question en 1995 dans les 48 ou 72 heures suivant le vote – et sachant que beaucoup de choses « irréversibles » auraient pu se produire dans ce délai — il aurait fallu une majorité de plus de 52%.

Car en octobre 1995, il fallait gagner le référendum, mais il fallait ensuite gagner la souveraineté. Comme l’écrit Young, « le gouvernement fédéral se serait saisi de la question des irrégularités pour justifier un refus de reconnaître le Oui ».  C’aurait été le « talon d’Achille des souverainistes».  Raison de plus pour être irréprochables à cet égard, la prochaine fois.

(Demain: Lendemains de Non au Non)

Ce texte est adapté de mon livre Sortie de secours — comment échapper au déclin du Québec (Boréal, 2000)

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Bonsoir,
Ayant en main l’essai: Dans l’oeil de l’Aigle plus le Tricheur et le Naufrageur, je n’ai point lu Sortie de Secours paru en 2000 car j’avais complètement tourné la page sur la politique québécoise, votant Vert depuis le départ de Monsieur Daniel Johnson que j’aimais bien en étant de loin plus intéressé au Real Politik et la politique Canadienne. Et comme sur le billet précédent, je réitère l’évidence que les nationalistes québécois ont un sérieux examen de conscience à faire. Mais j’en suis sceptique en confiant le tout à l’usure du temps où, un par un, les nationalistes québécois se rendent bien à l’évidence qu’ils ont pris un bateau qui prenait l’eau où si on veut, un train qui les mènera nulle part autre que dans la dérision….Pathétique est cet enfermement involontaire en essayant d’être compatissant car ils ne savent ce qu’ils font ! Au plaisir, John Bull.

Je déduis de votre billet – et de la saga judiciaire qu’il relate – que la Loi sur la clarté référendaire n’est pas une aussi grande calamité que certains veulent bien le croire. Une majorité claire à une question claire ne laisse planer aucun doute sur la volonté des électeurs et la légitimité des gagnants.

Sachant tout celà, Jean-François Lisée osera-t-il proposer que pour la paix sociale et la paix tout court, il faudrait que s’il y avait un jour un référendum sur la souveraineté, ou quelquechose comme, il faudrait que le camp du OUI établisse lui-même le niveau de 55 pour cent de votes favorables, avant de déclarer son référendum gagnant.

Un diplomate de la suède, à la blague, avait dit à Parizeau que son pays avait «accepté le premier l’indépendance des colonies (américaines)». Et que si le Québec avait besoin d’un coup de pouce…

Comme quoi toutes les règles nationales deviennent caduques assez rapidement devant la dynamique internationale. Loi sur la clarté? De la vidange, rien pour changer quoi que ce soit.

Mais d’abord faut-il un vote sans équivoque. 51%, c’était sufisant. Ça l’est encore. Pourquoi? Pour la raison honnie que Parizeau a malencontreusement dépeché: les francophones ont voté pour. Ils ont voté majoritairement voté pour, malgré l’importante minorité anglophone et nouvellement arrivée.

Je n’essaie pas de justifier Parizeau ici. Ce que j’essaie de dire, c’est que l’appui international était acquis. La majorité était accessoire, 51% ou 59%, du pareil au même. Il y a tellement longtemps que les observateurs étrangers trouvent singulière la position du Québec (un échappé de la période de la colonisation) qu’il est encore absurde que les Québécois ne soient pas déjà indépendants.

Cette singularité permet la victoire avec une marge infime. Toutes les nations du monde le savent, le Canada le sait et le Québec le sait.

Voilà pourquoi un hypothétique futur référendum devrait être observé par les bons offices d’un pays neutre.

Parce que le Québec a besoin d’une majorité forte devant le Canada et d’une majorité faible devant la communauté internationale. Et que la loi sur la clarté est une idiotie qui est enseignée à l’étranger comme un exemple de post-colonialisme.

J’ajouterai, pour les futurs fraudeurs: la communauté internationale ne prend pas en compte les minorités, les amalgames ou les discours dominateurs. Elle considère les unités nationales de fait, logiques, homogènes et économiques.

Le Québec est dans cette catégorie: son principal partenaire commercial (L’État de New New York) est sauf, il protège sa minorité (pérénnité de McGill et du réseau anglophone), il propose une alliance avec le Canada (qui ne peut s’en passer), et enfin se veut indépendantiste sans coupe de feu.

Bien sûr, je préfèrerais que le Québec soit un des peuples fondateurs, égal au anglophones. Mais cela n’est pas possible, surtout que l’apport électoral du Québec sera bientôt réduit. Et que le Québec entasse une plus grande marge de nouveaux arrivants, chaque fois destinés dans des obectifs nobles (nous voulons accueillir de nouveaux arrivants) mais qui servent à nous submerger, nous, le peuple qui est immigrant dans son propre pays.

Où est le réformisme des Libéraux? Qu’offrent-ils pour les Québécois? Je ne suis pas souverainiste. Je veux une alternative. Qu’offrent les libéraux? Le statu quo? N’ont-ils rien à dire? Sont-ils des corrompus qui s’appuient sur le vote anglophone? Qu’ont-ils à offrir? Les prommesses durant le référendum ne sont-elles que des crachat au visage?

À vous de juger. Mais pensez-y, 50% c’est suffisant.

Bonjour,
De toute évidence, après cette défaite flamboyante du Camp du Oui et de tout le nationalisme québécois qui trichait de toutes les façons possibles depuis 1968 avec le CONCEPT VASELINE de la souveraineté-association, il ne servait à rien de mettre du gros sel sur les plaies vives des nationalistes québécois car la victoire du NON était ÉCLATANTE en considérant avoir vaincu et les astuces, magouilles perverses et de tous les procédés douteux du Camp du OUI. Seulement les boites de scrutin dont le taux de rejet dépassait les 10 % dans trois circonscriptions furent ouvertes et déjà 29 scrutateurs péquistes à l’os de toute évidence étaient suspects et pour la forme, deux seulement afin de sauver les apparences ont comparu devant Monsieur le Juge Alan B. Gold qui les acquitta en bon prince soi-disant pour des erreurs de jeunesse afin de tourner la page et essayer un tant soit peu la communauté anglophone qui était aux abois. Mais quand est t’il de toutes les autres boites de scrutin dans toutes les autres circonscriptions du Québec qui a 99.9 % n’ont pas été vérifiées car le Parti Québécois qui avait engagé tous les scrutateurs dans tout le Québec a toujours refusé d’ouvrir TOUTES LES BOITES avec l’assentiment d’un péquiste notoire comme Monsieur Pierre F. Côté directeur nommé par nos amis les péquistes. De toute façon et de mémoire, je crois que le groupe d’Alliance Québec a porté le tout devant l’Organisation des Nations Unies à New-York et la cause n’est pas réglée.
En effet et ce, dès le début de la fondation du Mouvement Souveraineté-Association,la tricherie avait déjà commencée avec l’astuce de ce CONCEPT VASELINE afin de ne pas dire indépendance car les québécois en très grande majorité de 78 % ou 79 % ne veulent pas de l’indépendance et nous en avons la preuve aujourd’hui avec la Cause qui piétine dans la bouette même avec le concept de souveraineté-association. Mais à une question DURE portant sur l’indépendance, ils ne sont qu’à peu près 21 ou 22 % à lever le petit doigt en surveillant ses arrières au cas ou un autre péquiste leur entrerait un poignard dans le dos.
Par ailleurs, nous les Canadiens avons tourné la page depuis 1995 et ce n’est pas les cris d’orfraies poussés par un restant de péquistes qui va nous empêcher de dormir du sommeil du juste car ils ont triché et malgré tout, ils ont perdu. Et avec le Bill C-20, soit le Clarity Act, nous pouvons tous dormir sur nos deux oreilles. Jamais plus une telle arnaque se reproduira dans le futur car nous veillons au grain et toute la Communauté Internationale aussi.
De plus, s’il y a des nationalistes assez confus pour essayer de briser un pays du G-8 dans les années à venir avec une question frauduleuse et une insulte à l’intelligence comme celle de 1995, et bien il est évident qu’ils ne se parlent qu’entre péquistes car, sortez de votre bulle et vous verrez que les Hautes Instances internationales sont au parfum et grâce à vous les nationalistes québécois, le référendum visant à séparer la Serbie du Monténégro en 2006 fut tenu avec la Loi sur la Clarté de l’éminent Monsieur Stéphane Dion. Et dites vous bien, vous les péquistes encore restants que vous ne pourrez pas fonder un nouveau pays avec seulement la moitié de ses habitants plus une SEULE VOIX contre l’autre moitié qui n’en veut pas. Attachez les quelqu’un ! La plus basse majorité sur l’accession d’un nouveau pays à l’indépendance fut celle de plus de 55 % obtenue et EXIGÉE pour le référendum de 2006 au Monténégro.
Finalement, fonder un nouveau pays est un geste noble et avec toutes les entourloupettes passées, vous avez, vous les péquistes traîné dans la boue ce qui se devait d’être un GESTE NOBLE. Et D’ailleurs, un des plus grands thuriféraires de votre Cause Nationale soit Monsieur Doris Lussier qui était toujours présent avec les hautes instances péquistes a très bien élaboré vos stratégies fumeuses dans sa lettre au quotidien du Journal de Montréal citée sur l’autre billet, ce qui valide mes propos que la souveraineté et l’indépendance d’un peuple, ça ne se fait pas avec un concept fumeux bien badigeonné de VASELINE. Au plaisir, John Bull.

Ottawa n’aurait pas accepté une victoire du OUI à cause du trop grand nombre de bulletins rejetés (nombre inférieur à Charlottetown) mais Québec a accepté une victoire du NON en dépit des étudiants de Bishop qui ont voté ILLÉGALEMENT, des 80,000 immigrants canadianisés depuis l’élection du PQ et des millions dépensés illégalement?

« Le scrutateur a donc remis les bulletins dans la boîte, recommencé le décompte, réduisant cette fois de moitié son taux de rejet. Mais entre-temps son supérieur, ayant lui-même parlé à son supérieur, est revenu le voir pour lui dire d’appliquer strictement la loi. Le scrutateur a donc recommencé. « Est-ce ainsi que quelqu’un qui veut frauder agit? » se demande le juge. »

Réponse: c’est ainsi qu’un supérieur qui veut frauder agit, M. le juge. M. Lisée insiste pour dire que les scrutateurs n’avaient aucune allégeance politique douteuse, mais il ne dit rien sur les supérieurs des scrutateurs. C’était eux qu’il fallait viser. Il semble, sur la base du texte de M. Lisée, que le juge s’est concentré sur la paille dans l’oeil et a détourné le regard de la poutre (peut-être sous le prétexte que « personne n’a accusé le supérieur »).

Ces incidents confirment la sagesse de Stéphane Dion et de sa loi sur la clarté référendaire. La majorité doit être claire et au moins M. Lisée admet-il implicitement qu’une majorité qui est inférieure au taux de rejet n’est PAS claire.

… » Une chose est sur, c’est qu’il n’est plus nécessaire de faire prêter serment aux scrutateurs… »

La prochaine fois…

le gouvernement du Parti Québécois pourrait demander à la communauté internationale de suivre de près le déroulement de toute la démarche référendaire. Des observateurs provenant d’autres pays s’en chargeraient. Un rapport serait produit qui tiendrait compte de plusieurs aspects de cet exercice démocratique. Par exemple: la formulation de la question, le respect des règles relatives au financement, la tenue du scrutin, etc.

Advenant de trop nombreuses et graves irrégularités, il pourrait être décidé de reprendre le référendum dans les plus brefs délais.

En l’occurence, les observateurs, dans leur rapport devraient déterminer qui a enfreint les règles et de quelle façon. Ainsi, les citoyens seraient en mesure de faire un choix d’autant plus éclairé, lors de la reprise.

On dira que tout cela prendra du temps et de l’argent, beaucoup d’énergie.

Je vous dis que vous avez tout-à-fait raison.

Mais je crois que cette étape est nécessaire, incontournable. La question nationale doit être réglée, afin que nous puissions enfin nous concentrer sur la gestion des affaires.

Permettez-moi de suggérer d’utiliser comme formule, un choix entre deux propositions succinctes.

Par exemple:

Le Québec, pays souverain. ( )

Le Québec, province canadienne. ( )

Pas de oui ni de non, mais une profonde et sereine réflexion individuelle et collective. Mature, posée, dans un climat serein, en prenant conscience du caractère irrévocable de notre choix.

Le gouvernement du Parti Québécois au pouvoir, le Bloc Québécois, touts les militants/es pour « le Québec pays souverain » pourront faire valoir leurs arguments de façon respectueuse, responsable, dans le calme qui s’impose compte tenu de la dimension « Historique » de l’événement.

Quand tenir le prochain référendum?

Avant qu’il soit trop tard.

Oui mais quand?

Quand le Parti Québécois aura le pouvoir.

Nous aurons le pouvoir, et nous déciderons du moment opportun. C’est le peuple souverain du Québec qui décidera, Madame Marois fera ce que le peuple lui demandera parce qu’elle est une démocrate. Elle sait que démocratie veut dire « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

Elle veut qu’il y en ait un, elle veut réaliser le projet de notre nation. Elle y travaille constamment, ardemment, patiemment, sereinement. Le moment venu, elle donnera le signal.

Alors, le Québec pays volera de ses propres ailes ou il restera province assujetti au pouvoir d’Ottawa.

Province: Du latin, « provincia » qui signifie « pays vaincu » ou « pro victis » qui signifie « pour les vaincus ».

En France, le mot « province » est tombé en désuétude depuis la révolution.

Aux urnes citoyens!

Depuis belle lurette que je prétends que les péquistes défendent d’abord une culture, alors que les libéraux défendent d’abord des actifs.
Dans cet optique, il ne faut pas se surprendre que le camp du OUI se devait d’être plus catholique que le Pape alors que le camp du NON n’aurait même pas pu voir la poutre dans son oeil. Le scandale des commandites n’est qu’un témoignage parmi d’autres.
Ma surprise, c’est surtout de voir les comportements du DGE à l’époque. Cette personne étant sensée avoir une formation juridique qui lui permette de pouvoir bien renseigner les scrutateurs, puis être capable de bien juger des cas afin d’éviter de se faire débouter par la Cour supérieure.

En lien avec l’opportunité de tenir un référendum à court ou moyen terme après l’élection d’un gouvernement du PQ, voici la conférence intégrale de Joseph Facal, prononcée ce vendredi 29 octobre 2010 devant la Ligue d’Action Nationale:

http://www.josephfacal.org/

Le fait que le gouvernement péquiste à l’époque a confié l’enquête à une non-souverainiste a rendu l’enquête non-partisane et donc, crédible. Ce qui est tout à son honneur. Je ne pense pas que les libéraux et autres fédéralistes, par contre, feraient le même s’ils étaient dans leur place. On a seulement besoin de voir la nomination du juge Bastarache à la commission éponyme pour preuve.

Vous avez oublié Thomas Mulclair qui a rejeté les résultats de l’enquête et qui a exigé que le OUI soit être coupable sans procès.

@ J.F. Lisée

Conservez bien vos écrits surr le referendum de 1995. Vous pourrez les recycler lors des 25e t 50e anniversaire.

Notre compatriote Joseph Facal ne détient pas la vérité. Il porte la sienne courageusement.

Il est toujours en réflexion, tandis que nous sommes très nombreux dans l’action.

Joseph Facal, cessez donc de tourner en rond comme un « perro » qui court après sa queue! Nous avons besoin de votre matière grise parbleu!

Bonsoir,
N’ayant pas lu : SORTIE DE SECOURS, ce qui chicote et tarabuste ma jarnigoine depuis quelques jours avec cet essai qui n’a surtout pas l’air de chipoter avec les détails, c’est la lourdeur de son titre soit : Sortie de Secours. WOW ! Avec ce qu’implique une sortie de secours soit par les portes de côté ou carrément par la porte arrière car il y a péril en la demeure ou un danger imminent pour prendre une sortie de secours…..
De plus, avec toute la visibilité médiatique accordée à la sortie de l’essai : Dans l’oeil de l’Aigle en 1991 et encore plus au Tricheur et au Naufrageur un peu plus tard, comment se fait-il que Sortie de Secours n’ait pas eu le même impact au niveau médiatique sur le plan de la visibilité ?
Finalement, en essayant quand même d’esquisser un semblant de réponse, se pourrait-il que Sortie de Secours ait eu l’impact évident de déplaire à une certaine Chapelle ? Au plaisir, John Bull.

15 r.turcotte :
octobre 31, 2010 à 19:37
@ J.F. Lisée

Conservez bien vos écrits surr le referendum de 1995. Vous pourrez les recycler lors des 25e t 50e anniversaire
– – – – – – – – – –

Qu’en savez-vous ?

L’Histoire des Québécois ne s’arrêtera pas avec votre mort !

Voyons donc !

Bonsoir,
Ayant lu attentivement et intégralement le discours de Monsieur Joseph Facal devant l’Action Nationale, a vrai dire, je suis atteint de perplexité. Surtout en commençant sa diatribe par des excuses à Monsieur Yves Michaud face à un tel auditoire de nationalistes, la perception évidente est que Monsieur Joseph Facal voulait une écoute attentive de ses propos en achetant la complicité de son auditoire avec de tels propos en introduction et qu’il voulait éviter surtout de se faire garrocher des roches si ce n’est pas des poignards qui auraient volé bas. En admettant pas après qu’il n’a plus aucune carte de membre d’un parti politique, cela voulait TOUT DIRE à celui qui veut bien entendre……et pour calmer le tout, poursuivre avec des incantations et de beaux voeux pieux.
Finalement, quand un nationaliste québécois admet candidement qu’il pense et qu’il réfléchit,c’est qu’il vient de sortir de l’emprise que son nationalisme avait sur lui et qu’il s’en LIBÈRE afin de RETROUVER SA PROPRE LIBERTÉ D’ÊTRE. Et comme disait cet autre : Une fois que tu en sorti, tu n’y reviens plus JAMAIS en s’étant libéré de ses CHAÎNES ! Au plaisir, John Bull.

L’un des fraudeurs de Bishop était le fils du premier ministre de l’Ile du Prince Edward Joseph A. Ghiz.

Si je ne m’abuse il n’a jamais été poursuivi, et il est maintenant lui-même premier ministre de l’Ile du Prince Edward…

On l’a échappé belle, quand je pense que j’étais pour le oui, ce que je pouvais être con…

Vouloir faire l’indépendance avec (au moins) la moitié de la population qui ne supporte pas le projet n’est pas juste utopique, c’est suicidaire et stupide.

Que les souverainistes ne puissent pas comprendre ça et s’accrochent encore à cette idée démontre à quel point ces gens sont déconnectés de la réalité ou s’en foutent par simple égoïsme. Le Québec fera banqueroute, mais pas grave en autant qu’on ait le pays, belle mentalité!

@Pierre Brasseur
«Vouloir faire l’indépendance avec (au moins) la moitié de la population qui ne supporte pas le projet n’est pas juste utopique, c’est suicidaire et stupide.»

Quand les Américains ont déclaré leur indépendance, à peine le tiers des Américains étaient pour. Un tiers était contre et un tiers était indifférent. Comme au Québec.

Si les Patriotes avaient attendu d’avoir une large majorité, le plus puissant pays au monde n’aurait jamais existé.

@Médiamaniaque

J’ai fais le tour de tes posts sur le blogue. Hé bien il semble que tu te contredit tout le temps.

Tu veux que les libéraux changent, mais tu continue de voter pour eux. Quand on est pas d’accord avec un parti, il me semble qu’on arrête de voter pour, non?

Tu dis que l’idéal est de réformer le Canada, mais en même temps tu crois pas que ce soit possible. Tout en affirmant que tu n’es pas souverainiste?

En plus tu est contre un nouveau parti qui affirme… pratiquement les mêmes affaires!

Amicalement, je te souhaites la belle journée.

EJ.

@Luméor

Tu n’es pas sans savoir que la politique fourmille de problèmes complexes, auxquels les solutions sont parfois étranges.

D’abord, je n’ai pas voté de façon systématique pour un parti ou un autre. Tu t’en doutes sûrement, mais il n’y a rien que je trouve plus stupide en politique que la partisanerie aveugle et irréfléchie.

Tu dis:«Quand on est pas d’accord avec un parti, il me semble qu’on arrête de voter pour, non?»

C’est entièrement vrai, mais il faut nuancer. Toi-même qui a milité dans une aile jeunesse devrait savoir qu’un parti politique est le véhicule d’idées politiques, mais qu’il est aussi le parti de ses membres. À ce sujet, je serais grandement en faveur d’une plus grande démocratisation des partis politiques. Mais au final, c’est effectivement l’urne qui décide.

Tu dis aussi:«Tu dis que l’idéal est de réformer le Canada, mais en même temps tu crois pas que ce soit possible. Tout en affirmant que tu n’es pas souverainiste?»

Que les idées soient en apparence irréalisables, ou exigeant une tâche gigantesque, ne signifie pas de cesser d’y croire et de travailler dans le sens de nos idéaux. Tu as des idéaux qui t’appartiennent; le plus important, je crois, c’est de les paufiner – c’est pourquoi j’intervient, depuis un certain temps, sur une panoplie de blogues – car les échanges d’idées permettent de corriger à chaque fois dertains aspects de notre pensée.

Tu dis encore: «En plus tu est contre un nouveau parti qui affirme… pratiquement les mêmes affaires!».

C’est vrai et faux à la fois. Je t’ai dit plus tôt que parfois les réponses sont étranges. En tentant de répondre à ta question j’ai effectivement dû chercher longument une réponse. Je réalise ceci: la question constitutionnelle, dans l’état des choses, précède malheureusement toutes les autres. Pas que nous ne puissions pas gouverner sans elle; simplement, elle doit précéder le débat gauche-droite, entre autres.

C’est là justement le grand défaut de l’hypothétique parti de Legault (d’ailleurs, celui qu’il faut observer est Richard Legendre: s’il n’y adhère pas, tout s’écroulera).

Pourquoi pas un parti «réglons-la-question-nationale-une-fois-pour-toutes?»

Il pourrait y avoir un véritable retournement. Un parti semblable s’engagerait à faire un référendum dès le début de son mandat qui demanderait aux Québécois s’il les mandate pour exiger du Canada une réforme du fédéralisme, pour signer la constitution réformée… et en cas d’échec, il s’engage à tenir un référendum sur la souveraineté. Qu’en dis-tu?

Une dernière chose: je suis parfaitement en accord que toi et CJ participiez à différents forums. Il faut faire attention de ne pas créer uniquement des conversations entre nous: l’objectif est de brasser les idées avec tous les intervenants. D’ailleurs, nous pourrons en parler de façon plus approfondie à notre prochain souper, n’est-ce pas?

Amicalement, l’anonyme Mediamaniaque.