1995 Versant Non: L’ombre de Stéphane Dion

On croit généralement que Stéphane Dion a fait son entrée sur la scène politique canadienne après le référendum de 1995, pour aller concocter à Ottawa la loi C-20 qui donnerait au Canada anglais un droit de veto sur l’avenir du Québec. C’est faux. Son influence est grande pendant la conception même de la campagne du Non.

15 ans déjà !
15 ans déjà !

(Fragments de 1995 – 15 ans déjà depuis le référendum du 30 octobre 1995. Pour éclairer cette période de forte intensité à laquelle je fus mêlé, je vous présente pendant quelques jours des fragments de cette période, des pistes pour comprendre et tirer des leçons, peut-être,
pour la prochaine fois….)

Fils de Léon Dion, le plus autonomiste des fédéralistes québécois, Stéphane Dion est l’intellectuel de choc du camp du Non en 1995. Le professeur d’université a donc à son actif d’être partiellement responsable de la stratégie qui conduit en octobre 1995 le camp du Non, et tout le Canada avec lui, au bord de l’échec.

Dans un des premiers textes qui a signalé son existence aux journalistes politiques, Stéphane Dion expliquait en 1992 aux américains de la Brookings Institution de Washington ce qu’il fallait penser de l’impact de la mort du lac Meech, vieille de moins de deux ans, puis ce qu’il faudrait proposer aux Québécois pour qu’ils se satisfassent enfin de leur place au sein du Canada.

Dans ce texte très fouillé, M. Dion explique qu’hormis l’importante question de la langue, les Québécois et les Canadiens anglophones vivent une période de grande convergence culturelle, où ce qui les distinguait, socialement et culturellement, s’est estompé au point qu’il ne subsiste tout au plus entre eux que de « subtiles différences ».

Une opinion détonante en cette époque où fait rage le débat sur le caractère distinct du Québec et au moment où le sondeur torontois Michael Adams, président d’Environics et spécialiste des comportements culturels et sociaux, déclare que « si vous prenez un francophone québécois au hasard, si vous lui posez une question sur l’Église, sur toutes sortes de choses dont les gens ordinaires discutent, sur les attitudes qu’ils adoptent pour organiser leur vie et pour comprendre le monde qui les entoure, vous trouverez une opinion différente de celle d’un Canadien anglais ».

Dion ne comprend rien à l’après Meech

Aveugle à ces différences, M. Dion ne voit par ailleurs aucun argument à l’appui de « la nécessité d’un transfert majeur de pouvoir du gouvernement fédéral vers le gouvernement du Québec », malgré ce qu’en disent alors la Commission Bélanger-Campeau, le rapport Allaire du Parti libéral du Québec et l’immense majorité de l’opinion québécoise.

« Que peut-on faire ?» demande-t-il en conclusion de son article. D’abord, inscrire dans la constitution canadienne une clause qui reconnaîtrait à l’Assemblée nationale québécoise le devoir de protéger le caractère francophone de la province. Ensuite, il serait bon d’enchâsser dans la constitution canadienne l’accord existant entre Québec et Ottawa sur l’immigration.  Finalement, le Québec devrait disposer d’un droit de veto – les autres provinces aussi.

Avec ce menu minceur, le professeur Stéphane Dion admet que « cette proposition est une revendication remarquablement modeste venant d’un politologue québécois ».  Cependant, ajoute-t-il avec assurance, « une majorité de Québécois pourraient l’approuver».

Six mois plus tard, en octobre 1992, l’accord de Charlottetown offrait aux Québécois les trois éléments imaginés par M. Dion, en plus de la reconnaissance de leur existence comme société distincte, en plus d’une garantie de détenir à jamais 25% des sièges à la Chambre des communes, en plus de ce que ses partisans appelaient en exagérant beaucoup les « 31 gains » du Québec, dont des pouvoirs sur la main-d’œuvre.

Les Québécois, à 57%, ont rejeté cette proposition.  Ils auraient donc été au moins aussi sévères envers la proposition, plus modeste encore, du professeur Dion.

Pourquoi ont-ils dit Non? La principale et plus importante étude d’opinion, effectuée par des universitaires canadiens après le vote, a démontré que « massivement, les Québécois étaient favorables à la reconnaissance de la société distincte, mais une majorité, même parmi les non souverainistes, jugeaient qu’elle n’allait pas assez loin ».

Quant à l’analyse interne du gouvernement fédéral produite après cet échec, elle affirme que « globalement parlant, les Québécois jugent qu’ils donnent plus au Canada anglais qu’ils ne reçoivent en retour.  Il incombait aux fédéralistes de faire la preuve que l’Accord aiderait à corriger cette injustice. Nous avions le fardeau de la preuve et nous avons échoué à relever ce défi. » Rien dans la proposition Dion n’aurait permis de le relever.

Dion s’engage dans la campagne de 1995

Bravo pour votre question, M. Parizeau !
Bravo pour votre question, M. Parizeau !

Ayant donc eu tout faux en 1992, et fort de cette pré-science stratégique, le fougueux professeur se met en tête, au début de 1995, de faire la leçon au Parti libéral du Québec et de lui dire comment gagner le prochain référendum sur la souveraineté.

D’abord, il étonne dans un texte publié en début de période pré-référendaire en décembre 1994. Le gouvernement Parizeau vient d’annoncer que sa question référendaire serait « Êtes-vous en faveur de la loi adoptée par l’Assemblée nationale déclarant la souveraineté du Québec? ». La question sera modifiée au printemps suivant.

Mais Dion donne son avis de fédéraliste sur une question qui emploi le mot « souveraineté » plutôt que « séparation » ou que des termes qu’il favorisera lui-même plus tard: « sécession » et « partition »:

« La question référendaire est suffisamment claire – M. Parizeau parle de « souveraineté », il en a le droit. L’insistance d’Ottawa pour qu’il utilise le terme « séparation » dans la question référendaire est dépourvue de fondement juridique.

Aux fédéralistes d’expliquer que les termes « souveraineté », « indépendance », « séparation » et « sécession » sont synonymes de sorte que, le jour du référendum, il n’y ait pas un seul opposant à la séparation qui vote pour la souveraineté.  Aux fédéralistes aussi de faire ressortir la fragilité des promesses péquistes d’association économique avec le Canada. »

En février 1995, dans une autre lettre ouverte au chef du camp du Non envoyée aux journaux, ce professeur reprenait exactement le même argument, ajoutant, en s’incluant dans le camp du Non : « Un slogan simple et efficace serait Non à la séparation. Ceux d’en face y répondront par quelque chose comme Oui à la souveraineté, et nous aurons à expliquer que souveraineté et séparation veulent dire la même chose. Le débat sera clarifié. »

Surtout: n’offrir aucun changement aux Québécois

Toutes affaires cessantes, il faut, dit-il, « déchirer la page Allaire » du grand livre libéral québécois, c’est-à-dire cesser de demander un quelconque statut particulier pour le Québec.  Au contraire, écrit-il dans une lettre ouverte au chef du camp du Non publiée en février 1995, les libéraux doivent éviter de se donner un programme de réforme constitutionnelle avant le référendum. Il leur faut reporter cette tâche au-delà de cette date, et ne se présenter devant l’opinion qu’avec le seul argument de la valeur intrinsèque du Canada et des dangers de la séparation.

« Votre parti doit se garder de promettre aux Québécois une réforme constitutionnelle majeure, écrit-il. Ce n’est pas ça qui les détournera du séparatisme. (…) Vous devez être en mesure d’expliquer que le Canada tel qu’il est, avec ses qualités et ses défauts, est de beaucoup préférable à l’aventure séparatiste. »

Les interventions du jeune professeur ont un effet bœuf sur le Parti libéral de Daniel Johnson, fragilisé par les contorsions de Meech, sonné par la défaite référendaire de Charlottetown, réticent à s’avancer sur le terrain constitutionnel pour s’y retrouver en contradiction avec le premier ministre canadien.

Ses conseils ont-ils été déterminants ? C’est en tous cas la stratégie qui fut suivie par le PLQ. Elle constituait un changement majeur par rapport à son positionnement antérieur, qui permettait aux libéraux du Québec de harnacher une partie de la volonté de changement des Québécois en la canalisant vers la promesse d’une réforme du fédéralisme.

En abandonnant le champ de l’espoir, comme le lui proposait M. Dion, le PLQ a laissé toute la place au Oui qui a ainsi pu devenir le seul « Camp du changement » et mobiliser la totalité des votes opposés au statu quo, y compris ceux des Québécois votant Oui pour obtenir une réforme de la constitution, le fameux « vote stratégique » dont on a parlé plus tôt.

L’arrogance et la certitude d’en arriver à une victoire facile ont contribué au succès de cette thèse, qui a prévalu même après que le camp du Oui eut fait son unité en juin 1995, signant une entente qui allait lui donner une majorité d’intentions de vote dans les sondages de l’été. Il a fallu attendre la seconde remontée souverainiste, à mi-campagne, pour que le camp du Non réalise l’absolue nécessité d’offrir un peu d’espoir et d’enfourcher, lui aussi, le cheval du changement.

Ces manœuvres effectuées en catastrophe in extremis ont  mis en évidence les contradictions inhérentes au camp du Non et n’ont produit qu’une bien maigre pitance.

Mais écoutons là-dessus un des sondeurs et conseillers du camp du Non, Maurice Pinard :

En se maintenant bien près du statu quo, même après le virage souverainiste, le camp fédéraliste risquait fort la défaite, qu’il frôla effectivement de très près. Inversement, la présentation d’un projet de réforme constitutionnel substantiel, mais ayant fait consensus au sein des forces fédéralistes – un positionnement de fédéralisme renouvelé – aurait sans doute élargi, malgré le problème de stratégie (ndlr : de conciliation entre le PLQ et Chrétien), l’écart séparant le Oui du Non au soir du référendum.

L’axe Chrétien-Dion

Ayant donc eu tout faux en 1995, M. Dion reçoit, 25 jours après le référendum, un appel important. Jean Chrétien veut de lui pour les batailles à venir contre les séparatistes.

Un couple détonnant !
Un couple détonnant !

Il faut admirer ici la logique du premier ministre Chrétien.  C’est parce que Stéphane Dion a démontré sa déconnexion de la réalité québécoise qu’il est choisi comme ministre responsable d’empêcher le Québec de se séparer.

Expliquant la raison de son choix aux journalistes Edward Greenspon et Anthony Wilson-Smith, auteurs en 1996 du livre Double Vision, Chrétien dit avoir remarqué Dion lors de ses interventions médiatiques : « Vous savez, il défendait le Canada très bien et il n’y avait pas cette ambiguïté que l’on trouve chez tellement de gens au Québec.  Elle n’existait pas chez lui. »

Excellent diagnostic :  Stéphane Dion est en rupture totale avec le caractère intrinsèquement ambigu du peuple québécois, il ne comprend ni ne reflète en rien les ambivalences dont est faite la politique québécoise et que son père, le professeur Léon Dion, incarnait jusqu’au paroxysme.

Dion fils n’étant donc pas un Québécois comme les autres – mais un Québécois comme Chrétien – avec qui il partage mieux que quiconque cette aversion pour la complexité de l’opinion québécoise —  ils forment une incomparable paire.  Chrétien, comme Dion, n’a jamais compris ce que voulaient les Québécois.  En 1990, il prédisait que la mort de l’accord du Lac Meech n’aurait aucune importance.  En 1995, il pensait que le Oui terminerait la campagne au tapis, knock-out.

Chrétien et Dion sont les Dupont et Dupond de la politique québécoise.  Ils ont beau faire enquête, ils ne comprennent jamais ce qui se trame chez leurs compatriotes. Leur capacité d’analyse, leur capacité prédictive, est défaillante.  Malgré cela, et peut-être à cause de cela, ils feront, après 1995,  énormément de dégâts. Mais c’est une autre histoire.

(Demain: Les 15 ans du grand mensonge)

Ce texte est adapté de mon livre Sortie de secours — comment échapper au déclin du Québec (Boréal, 2000)

J’ajoute que je donnerai la conférence d’ouverture: Comment gagner le dernier et le prochain référendum, à 9h30 ce samedi, au colloque de l’IREQ : 15 ans plus tard, à l’hôtel Delta Centre-Ville à Montréal

Laisser un commentaire

Bonsoir,
Et dire que cet éminent et brillant professeur que fut Monsieur Stéphane Dion en faisant sa maîtrise et après son doctorat était et s’affichait nationaliste et a même voté pour le Parti Québécois dans sa prime jeunesse, tout cela en se convainquant lui-même afin de confronter son père Monsieur Léon Dion. Et c’est ce dernier qui a convaincu son fils Stéphane qu’il errait carrément en étant du camp du Parti Québécois en ayant aucun argument valable sur le fond pour justifier son pari de faire l’indépendance du Québec. Et constatant avec humilité qu’il n’avait pas d’arguments assez solides sur le fond pour essayer de confronter le paternel avec les arguments péquistes, Monsieur Stéphane Dion comprit assez vite qu’un débatteur comme lui se devait de plier l’échine en essayant de valider des arguments sans aucune consistance comme ceux invoqués par le nationalisme québécois. Et c’est ainsi qu’il a compris qu’il valait mieux être Canadien pour avoir du poids dans l’argument que de débattre avec du VENT. Au plaisir, John Bull.

Dion est l’exemple parfait du colonisé au service de son colonisateur. Intelligent mais affreusement bête et déconnecté de la réalité sociale du Québec. Il est embourbé dans des ornières et ses œillères l’obligent à ne voir qu’une petite partie, extrêmement réduite du paysage. Triste individu que je considère comme un traître, un Judas.

«Les ruses et les machinations ténébreuses ont été imaginées par les hommes pour venir en aide à leur lâcheté.» [Euripide]

Canadiens.. Canadiennes.. unissons nous.. ensemble, débarrassons nous des fédérastes.. Référendum pan-Canadien: Pour ou contre le modèle Européen ? L’Ontario deviendrait l’Angleterre, la Colombie Britanique serait Scandinave,l’Albeta Allemande… le Québec.. une bulle de France … et les Francais, enfin, deviendraient des Indiens..

J’imagine que Jean-François Lisée osera proposer une date pour la tenue éventuelle d’un évanescent prochain référendum sur l’indépendance du Québec.

À mon avis, il faudra qu’il propose une date, car une stratégie, portant sur un prochain référendum, doit absolument tenir compte du chef qui en prendra la barre. Il faut donc supposer qu’une stratégie, élaborée en 2010 implique forcément le chef actuel des forces séparatistes. Or Pauline Marois ne promet pas, ou plutôt exclut, un référendum dans un prochain mandant. Or, un prochain mandat pour le PQ ne peut survenir avant 2012, date de la prochaine élection générale au québec. Et le madat suivant commencerait en 2016-2017. Tout celà, bien sûr dans l’hypothèse très très optimiste d’une victoire du PQ en 2012, ce que personne, absolument personne, n’ose prédire dans les circonstances actuelles de rumeurs de fondation d’un nouveau parti par d’anciens ténors du PQ, qui diviserait le vote indépendantiste. Et en plus, il faudrait imaginer une deuxième victoire du PQ, en 2017. En toute science, et surtout en science politique, une telle prédiction tient de l’incantation.

Résumons. Dans la plus optimiste des hypothèses, un prochain référendum sur l’indépendance du Québec ne peut pas avoir lieu avant 2018-2020.

Or à cette Date, Pauline Marois aura environ 71 ans, et François Legault, à 63 ans, sera proche de la retraite. Il faut donc que Jean-François Lisée structure son hypothèse, en se fondant sur de nouveaux leaders opérant dans une nouvelle génération de citoyens et de chefs d’États à travers le Monde.

Il me semble donc, qu’avant de présenter son hypothétique stratégie pour gagner un prochain référendum, M. Lisée devrait imaginer dans quel contexte il pourrait se produire. Il devrait également imaginer quelles seront les priorités des citoyens, à cette époque. La diminution de la pollution, le poids des politiques sociales, le contrôle de l’immigration, les accommodements plus ou moins raisonnables, la situation des services de santé et la santé des citoyens en général, vue l’épidémie annoncée d’obésité, d’oisiveté et de mobilité réduite, sans parler de la gestion de la dette nationale. Toutes choses qui, étant de juridiction provinciale,devraient accaparer, à temps plein, un gouvernement québécois responsable et les meilleurs leaders qui auront émergé à cette époque.

NON À LA SÉPARATION

C’était effectivement sur tous les poteaux du Québec. Pourtant, dès le lendemain du référendum, Dion et cie soutenaient qu’un tiers des électeurs du OUI n’avaient pas compris la question.

Au sujet de 25%, si la réforme actuelle est adoptée, le Québec va tomber à 22% dans la prochaine chambre. Boubou doit sourire au ciel

Je ne sais plus exactement si c’est après Meech, mais je conserverai toujours en mémoire la fois que Chrétien avait donné pour mandat à Dion, fraîchement débarqué à Ottawa, de partir faire le tour du Canada anglais afin de faire accepter le concept de société distincte au ROC. Eh bien, que croyez-vous qu’il est arrivé ? Notre petit Québécois de service est revenu Gros-Jean comme devant de sa tournée, sa valise complètement vide. Ne connaissant pas l’énergumène à cette époque, je m’étais dit : ça y est, il va les planter là et faire quelque chose comme démissionner et retourner dans ses terres. Mais non, cet entêté s’est plutôt retourné contre nous : nous ne sommes pas distincts, voyons donc; seuls les méchants séparatistes veulent le faire croire afin de détruire ce plus meilleur pays au monde.

Et malgré toutes les gifles qu’il a reçues depuis ce temps, il continue de transporter servilement sa petite valise à Ottawa.

L' »ombre » de Stéphane Dion est plus lumineuse que toute une équipe d’intellectuels séparatistes. C’est pourquoi il n’hésitait jamais face à la possibilité de débattre contre toute une équipe d’intellectuels indépendantistes. La plupart se désistaient, sachant qu’ils ne faisaient pas le poids et qu’ils se ridiculiseraient.

Se distingue-t-il plus de la masse qu’une équipe d’intellectuels indépendantistes? Oui, bien sûr. C’est la rançon de l’intelligence et de la culture: cela distingue, et sépare à un certain titre, de la masse.

Les moins intelligents chercheront alors à regagner leur estime de soi amochée en prétendant que Dion était « déconnecté de la réalité québécoise ». Bien sûr qu’il l’était d’une manière : il était déconnecté de la superficialité culturelle québécoise et de l’intelligence moyenne québécoise entre autres. Dans le Québec confrérique de la pensée unique, du tout le monde pense pareil, puis en parle le dimanche soir, c’est une entorse majeure…

Honni au Québec pour sa trahison on le transforma en rat, il devint un héros dans le r.o.c.et fût élu chef du PLC dans l’enthousiasme.

Il serait tant que l’on fasse l’indépendance…

Mon cher petit … (pardons j’allais dire Erwan) John. Est-ce votre suffisance ou votre propre limitation qui vous permet d’avoir des raisonnements aussi profonds. À quoi tient votre entêtement à utiliser des arguments si peu convaincants. Peut-être n’espérez-vous convaincre personne. Mais vous semblez bien connaître cette famille pour nous en parler d’une telle façon. En fait vous semblez même lire dans leur esprit. Bravo.

Quand vous dites, mon petit John : «Stéphane Dion comprit assez vite qu’un débatteur comme lui se devait de plier l’échine en essayant de valider des arguments sans aucune consistance», évoquez-vous sa propre faiblesse à convaincre ou la propension de son échine à facilement plier. Quant à moi je ne serais pas surpris que la deuxième hypothèses soit la bonne. Mon choix s’appuie sur l’essence même de certains colonisés, qui comme votre amis Stéphane Dion, ont plus le réflexe de s’écraser que de se révolter face au colonisateur.

En terminant, mon petit John, si je puis vous donner un conseil, essayez d’utiliser à l’avenir une autre image que le vent. Cet élément est de plus en plus utiliser aujourd’hui. On se fie même sur lui pour plein de choses. Le vent est maintenant considéré comme une richesse à qui sait le harnacher. Vous ne souhaitez tout de même pas devenir ringard, mon petit John …

«L’honneur est comme les allumettes : ça ne sert qu’une fois.»
[Marcel Pagnol

Dion avait deux passeports: un français et un canadien. Pourtant, il n’arrêtait pas de nous dire qu’on allait perdre notre passeport canadien le lendemain d’un OUI.

Bien sûr qu’un Québec libre aurait offert des passeports québécois à ses citoyens. Mais nos colonisés, qui voulaient garder leur citoyenneté canadienne et leur passeport, auraient pu les garder exactement comme Dion a pu garder sa citoyenneté française.

Bonsoir à tous,
Ah ! Que je vous comprends, Monsieur Drouin qu’essayant d’argumenter avec peu de consistance, pour donner un peu de tonus à vos propos souvent vides, vous vous sentez obligé d’aller sur Google et de trouver l’aphorisme ou le proverbe approprié pour essayer un tant soit peu d’avoir de la consistance. Vous savez bien pourtant que mes propos sont une opinion exprimée sur les 7,500,000 autres opinions que peut fort bien avoir les citoyens habitant la Belle Province. Mes opinions et mes propos n’ont d’importance que celle que vous leur accordez et rien de plus. En leur donnant l’importance quelle n’ont pas, vous devriez cesser de faire le gamin en cessant de riposter et de pester contre toutes opinions qui ne sont pas les vôtres en vous ridiculisant de leur apporter une telle importance…… Et si vous êtes frustré, au moins soyez poli si votre Cause vous possède à ce point….. Au plaisir, John Bull.

Autant j’aimais et j’aime toujours les vues de Léon Dion, autant je n’aime pas celles de son professeur d’université de fils Stéphane, ni son attitude : à la fois servile envers les puissants et »en vue » de ce monde, dont Jean Chrétien, et indifférente envers les gens ordinaires. Il est, étonnamment, sur plusieurs points, tout le contraire de son père.

Sachant que toute possibilité d’entente Québec-Canada dépend pour l’essentiel de la nature et des affinités des premiers ministres en poste à Québec et à Ottawa à un moment donné,

il s’agit donc de favoriser la venue au pouvoir des bons premiers ministres de part et d’autre de l’échiquier avant d’amorcer tout processus de changement le moindrement important.

À la fin, il faut que les deux se sentent gagnants et heureux du dénouement des échanges.

Ajout à mon commentaire précédent,

après : … dépend de la nature … ajouter : ,,, de la personnalité …