2- Encadrer la corporation, nationale et internationale

(Maintenant que vous êtes de retour de vacances, je vous propose, en feuilleton, des extraits du livre Imaginer l’après-crise, légèrement retouchés,
pendant quelques jours.)

La chose semblera paradoxale, cependant il est plus aisé d’imposer des obligations éthiques et environnementales aux entreprises multinationales, et aux corporations capitalistes nationales, qu’au reste des producteurs de richesse.

En effet, les petits fournisseurs sont innombrables, insaisissables, mouvants. La grande entreprise, malgré ses armadas de comptables et d’avocats et sa volonté de camoufler ses opérations dans des paradis fiscaux, est comme un éléphant dans le magasin de porcelaine. Elle est tout sauf invisible.

Son ressort, on l’a vu, est la recherche du profit. Si elle peut contourner les règles, elle le fera. Si elle ne le peut, elle intègrera les règles, passera les coûts nouveaux aux consommateurs (et à ses salariés en augmentation plus faible des salaires) et prendra son profit, si tant est que les consommateurs sont toujours disposés à payer le nouveau prix. Sinon, elle fera faillite – le marché lui aura indiqué qu’à ce nouveau prix, son produit n’en vaut pas la peine – ou elle fera autre chose. C’est la grande adaptabilité du capitalisme.

La « personne morale », la corporation impersonnelle, et encore plus sa forme actionnariale se prêtent donc, pour peu qu’on en ait la volonté politique nationale ou internationale et la capacité de mise en œuvre, à un encadrement fort. Roosevelt avait déployé un effort colossal en ce sens dans les années 30, effort progressivement amoindri par les néolibéraux depuis l’ère Reagan-Thatcher des années 1980. Il doit être question ici, non de refaire le travail du New Deal, ou plutôt non seulement, mais d’aller qualitativement plus loin.

i. Reconnaître les limites de la Responsabilité sociale des entreprises

Le mouvement pour la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) est le frère jumeau de la mondialisation moderne. Il prend son essor avec lui, au début des années 1990. Il surgit au confluent de :

1) la mobilisation de consommateurs européens et américains mécontents que leurs produits (jouets, chaussures, T-shirts) soient fabriqués en Asie ou en Amérique latine dans des conditions de travail exécrables et réclamant que les grandes entreprises (Gap, Nike, Benetton) se plient à des exigences éthiques en ce qui concerne les droits des salariés et de l’environnement ;

2) la prise de conscience par les groupes charitables, religieux et les fonds de pension universitaires et syndicaux de leur capacité d’influer sur les décisions des corporations dont elles sont collectivement actionnaires, pour les forcer à modifier leur comportement ;

3) la volonté des entreprises d’être ou de paraître respectueuses de ces principes afin de ne pas perdre des parts de marché ou encore d’attirer la frange, minoritaire de consommateurs pour lesquels une attitude éthique ou verte guide ses décisions d’achat.  Mais sur le marché chaque acheteur compte.

Plusieurs étapes ont été franchies dans ce processus, des simples déclarations d’intention émises par les transnationales sous la pression des ONG, puis de l’ONU et de l’OCDE, à l’acceptation par certaines d’entre elles d’effectuer des audits internes pour vérifier l’adéquation entre leurs discours et leurs actes, puis à l’acceptation d’audits effectués par des firmes externes, dont des ONG. L’importance de l’application des codes d’éthique, notamment des normes minimales de travail, dans la chaine des fournisseurs locaux (chinois, pakistanais, honduriens) des grandes marques est au cœur du problème.

Fut développé le principe de la triple reddition de compte : économique, environnementale et sociale. Selon ce principe, l’entreprise capitaliste doit faire dans son rapport annuel un relevé

a) de son activité économique, donc de son rendement et de son profit ;
b) de son activité sociale, donc de son respect des traités internationaux du travail dans ses opérations et dans celles de ses fournisseurs, et
c) de son impact environnemental, donc de son empreinte écologique et de ses tentatives pour en réduire l’ampleur.

La France et plusieurs pays européens obligent les entreprises à publier ces trois volets dans leurs rapports annuels, sans toutefois exiger autre chose qu’un compte rendu. Mais dans certains cas exemplaires, comme celui de Danone, le salaire des cadres supérieurs sont, depuis le 1er janvier 2008, liés non seulement à la performance économique du groupe, mais à la performance environnementale et sociale.

De même, l’importance relative de l’Investissement Responsable, donc de la portion du capital qui ne sera investi que dans des corporations qui se plient à telle ou telle exigence sociale ou écologique, a cru. En 2006, elle a atteint 11% de l’investissement aux États-Unis, 17% en Europe. Sa progression dans le temps impressionne. Elle a plus que triplé aux États-Unis entre 1995 et 2006, a été multiplié par huit au Canada entre 2004 et 2006, et a cru de 36% en Europe entre 2003 et 2006. Au total, 4000 milliards de dollars sont désormais gérés par des fonds qui appliquent des directives, ou « filtres », éthiques dans leur choix d’investissement.

L’effet devrait donc être structurel. Une entreprise non-éthique qui n’a accès qu’à 89% des capitaux (sur le marché américain) aura plus de difficulté à se financer qu’une entreprise éthique qui a accès à 100% du marché. Un point de bascule devrait être atteint, où l’intérêt économique dictera le comportement éthique. Ah, la magie des marchés !

Malheureusement, le marché des capitaux n’est pas national, il est mondial. Et si la somme de 4000 milliard est significative, elle ne représente que 3% des marchés mondiaux du capital. On est loin du point de bascule. D’autant que le rendement des investissements éthiques reste incertain. Telle étude  produite par Goldman Sachs (!) pour l’ONU en 2007  démontre que les investissements éthiques ont dépassé de 25% les rendements généraux. Telle autre, produite par des chercheurs britanniques en 2006 chiffrent plutôt une sous-performance de 24%. Pas de quoi attirer de façon systémique les investisseurs non-éthiques et certainement pas les spéculateurs qui tournent le dos à ces actions dont la croissance se réalise sur le moyen et le long terme, leur préférant des titres plus volatils. (Il existe même des fonds spécifiquement non-éthiques, investissant dans l’armement, le tabac, le pétrole, le charbon et l’alcool et qui surperforment régulièrement face aux indices généraux.)

Les auteurs du livre 20 propositions soulèvent ainsi le « problème majeur : la pression des actionnaires qui exigent un retour sur investissement le plus élevé possible. Le cas de Costco, concurrent de WalMart, est à cet égard emblématique : la performance sociale de l’entreprise – en matière de salaires, de politique santé et de plans de retraite – s’est accompagnée d’une dévalorisation de son cours en bourse, en 2004. »

Bref s’il est vrai, comme le notent Benoît Lévesque et Gilles L. Bourque dans la Revue Vie Économique que les initiatives, marginales, de RSE « constituent néanmoins autant de lieux de contamination, au sein même des entreprises, pour repenser la manière de faire des affaires », reste que le changement radical espéré ne pointe pas à l’horizon.

Dans la même revue, la spécialiste québécoise en la matière, Corrine Gendron, titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l’UQAM, vise la cible essentielle :

« À la question de savoir si la responsabilité sociale telle que définie aujourd’hui suffit pour répondre à des revendications sociales qui traduisent les nouveaux impératifs d’un développement durable, nous n’hésitons pas à répondre non. »

La structure même de l’entreprise, sa raison d’être, ne lui permet qu’à la marge d’être charmée par les vertus des impératifs éthiques. Les tentatives de modifier son comportement de l’intérieur, par l’introduction de codes, la pression des consommateurs, l’implication dans l’actionnariat, ne sont pas vains et ont produit des résultats tangibles. Il ne faut cependant pas compter sur eux pour modifier intrinsèquement le comportement de la corporation, et certainement pas de la plupart des corporations.

« Les compagnies qui croient fermement qu’il y a une logique d’affaire à intégrer le développement durable au cœur de leur fonctionnement, écrit David Runnals, président de l’International Institute for Sustainable Development, ne sont que le petit pourcentage du petit pourcentage des entreprises qui se disent favorables à ces idées. Et il s’agit de grandes corporations qui disposent de ressources financières et intellectuelles considérables. La majorité des emplois dans le monde se trouvent dans des petites et moyennes entreprises pour lesquels ces concepts sont complètement étrangers. »

Que faire ? Toutes sortes d’idées circulent. Le président du Forum de Davos, hôte des puissants, proposait au plus fort de la crise en novembre 2008 de « créer un équivalent du serment d’Hippocrate des médecins dans le domaine du management», afin d’introduire une philosophie d’entreprise basée sur une éthique professionnelle « et non sur la recherche du profit maximum ». Allez dire ça aux actionnaires et aux traders. D’autres veulent inciter les multinationales à « soutenir le développement des populations pauvres, au moyen d’une activité économique rentable financée par des investisseurs ne cherchant aucun retour sur investissement financier ou un retour minimal ».

Il y a un moment où on doit se rendre aux évidences assénées par l’économiste de droite Milton Friedman, un des pères du néo-libéralisme et prix Nobel. Si un dirigeant d’entreprise, dont la tâche centrale est de maximiser le profit de ses employeurs – les actionnaires – selon les directives qui lui ont été données devait aller au-delà de ce mandat et décider de consacrer une partie des profits de l’entreprise à un objectif social, éthique ou écologique supplémentaire, il imposerait l’équivalent d’une taxe à son entreprise.

« Alors le dirigeant d’entreprise – entrepreneur ou désigné par les actionnaires – devrait être simultanément législateur, PDG et juriste, écrit Friedman. Il doit décider qui taxer, de combien et pourquoi, et dépenser la somme, guidé seulement par des appels généraux de restreindre l’inflation, améliorer l’environnement, lutter contre la pauvreté et tout le reste. »

Le dédain de Friedman pour ces causes est palpable, cependant il a raison de noter qu’il appartient au système politique, aux autorités élues sur des programmes, de décider de la taxation et de la réglementation, non aux entreprises, leurs dirigeants et leurs actionnaires, si militants soient-ils. La mobilisation éthique a emprunté avec raison tous les points d’entrée possible pour faire avancer sa cause. Mais l’étape suivante, impossible sans les précédentes, est de renvoyer l’enjeu sur le plan politique, national et international.

 

ii. Donner force de loi à la triple reddition de comptes

« Recourir à l’incitation permet de favoriser une inventivité par secteur industriel », écrivent les auteurs des 20 Propositions. « La contrainte, quant à elle, est nécessaire afin d’harmoniser les règles du jeu, de poursuivre civilement et pénalement les entreprises et d’intégrer l’activité économique dans des projets politiques coordonnés à l’échelle internationale. » Ils font le pari, plausible, qu’un grand nombre de corporations « trouvent un intérêt dans une législation contraignante » qui impose les mêmes règles à tous.

Ils proposent donc de donner force de loi au Pacte mondial de l’ONU – un code d’éthique actuellement incitatif et qui impose la fin du travail forcé et du travail des enfants, le droit d’association et le principe de précaution en environnement. En 2007, 3000 entreprises employant 10 millions de salariés adhéraient au pacte. Au moins 70 000 corporations transnationales ne l’avaient cependant pas fait. Les entreprises américaines sont particulièrement absentes. Ce serait un progrès considérable, si une organisation internationale (ou un traité) donnait force de loi à ces principes, obligeant les États signataires à les traduire dans leurs législations nationales.

Mais personnellement je ne vois pas, compte tenu des dangers environnementaux qui nous guettent, pourquoi utiliser un barème aussi général. Pour un coup de barre réel, rapide et vérifiable, il faudrait instaurer comme obligatoire la triple reddition de comptes, préciser les objectifs de projets minimaux dans le temps – application immédiate des droits du travail, réduction progressive mais obligatoire de l’empreinte écologique – assortir d’amendes et de sanctions les contrevenants. Pour un impact structurel, il faudrait suivre l’exemple de Danone et introduire l’atteinte (ou le dépassement) des objectifs sociaux et environnementaux dans le calcul des rémunérations des cadres supérieurs de l’entreprise. Appelons cette hypothèse le « Nouveau Pacte Mondial ».

L’application, contraignante, de ces codes auraient un effet d’entraînement important du fait que la corporation multinationale doit être tenue pour responsable de l’application des règles éthiques par ses fournisseurs – donc les centaines de milliers de shops privés à qui elles sous-traitent la production. Cela ne permettra pas une couverture complète de l’activité économique, mais en affectera la colonne vertébrale.

Ces principes seraient applicables à toutes les entreprises (à partir d’un certain seuil de chiffres d’affaires ou d’emploi), donc aux grandes entreprises publiques, y compris chinoises et russes, et aux entreprises d’économie sociale et solidaire. On verra plus loin comment les tarifs à l’importation pourront pénaliser les pays refusant s’adhérer à ces règles.

L’organisme responsable de ce traité pourrait se trouver à l’ONU, et les services du Pacte Mondial actuel pourraient en être le secrétariat. Cependant l’impulsion politique doit provenir d’une instance politique mondiale décisionnelle, le G20, (j’y reviendrai).


iii. Établir un régime juridique extraterritorial

Les corporations font des profits dans le respect (pour l’essentiel) des règles qu’on leur impose. L’application de la triple reddition de compte et son lien avec la rémunération des dirigeants deviendraient, comme les autres, contraignantes, vérifiables et les infractions seraient punies civilement et pénalement, selon la gravité des actes.

On vient d’utiliser le terme « pénalement », qui implique qu’une personne physique – un cadre ou dirigeant d’entreprise – puisse être incarcérée pour une infraction assimilable à une infraction criminelle (vol, atteinte à la vie, à la sécurité d’autrui). L’évolution est récente mais réelle, y compris dans le cas de scandales financiers et de fraude, de tenir personnellement responsable les officiers d’une corporation, donc de percer le voile de l’impunité. L’efficacité de cette innovation est capitale.

Comme l’indique Corrine Gendron, le compas se déplace ainsi du champ éthique au champ juridique et judiciaire, y compris pour les questions de droit du travail et d’écologie : « la production de gaz à effet de serre se traduira d’ici quelques décennies par d’importantes pénalités économiques et les scandales financiers pourraient être relégués au second plan face aux éventuels ‘délits carbone’ des entreprises retardataires ».

Comment punir une entreprise américaine qui pollue au Nigeria ou contrevient au droit du travail au Bangladesh, là où les États n’ont pas la capacité de réagir, si tant est qu’ils en aient la volonté ? Un principe, émergent, doit émerger : l’extraterritorialité. En clair : lorsque les États nationaux sont incapables ou refusent de sévir, il faut que l’on puisse poursuivre, dans le pays de son siège social ou dans un pays où son activité économique est significative, toute corporation pour une infraction commise ailleurs. Des lois permettent déjà cet effet de billard aux États-Unis et en France. L’américaine Unocal fut condamnée en 2003 aux États-Unis pour son comportement lors de la construction d’un gazoduc en Birmanie.

L’autre voix est la constitution d’une Cour économique internationale. Déjà, la Cour Pénale Internationale, mise sur pied pour sanctionner les crimes de guerre, accepte de condamner les responsables de crimes contre l’environnement, si ceux-ci ont effectué leurs destructions dans le but d’en arriver, indirectement, à un génocide, ou s’ils ont détruit plus qu’il n’était nécessaire pour atteindre l’objectif militaire attendu ! On voit l’étroitesse du progrès. Mais, pour un juriste, une porte est ouverte.

Dans la mesure où un traité international ratifierait le caractère contraignant de la triple reddition de comptes, établirait un tribunal sur le modèle du CPI, le principe d’extraterritorialité des poursuites devrait également être introduit. Il aurait un effet d’application important du traité.

Ces traités ont toujours le défaut de ne s’appliquer que pour les pays signataires. Cependant l’intérêt de celui-ci tiendrait au fait que les corporations sont tenues d’en appliquer les règles dans les pays où elles ont des activités, même si ce pays n’est pas signataire. Le critère de déclenchement de leur obligation pourrait venir du lieu de leur siège social – qui peut être déplacé – ou d’un des lieux où leur activité dépasse un certain seuil, ce qui les rendrait contraints dans un très grand nombre de pays. Dans l’hypothèse où les États-Unis (ce qui est hautement probable), la Chine ou la Russie refusaient de ratifier un tel traité, la plupart de leurs transnationales en seraient affectées (y compris pour leurs activités dans leur pays d’origine). Un élément à considérer, compte tenue de l’ascension rapide des grands groupes chinois et russes.

Dans un autre contexte; les auteurs des 20 Propositions ajoutent l’idée d’établir, sur le modèle des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique, « un corps de contrôleurs internationaux ». Ils veilleraient, dans leur hypothèse, au bon fonctionnement des cabinets d’audit et d’agences de notation qui ont complètement failli à leur tâche dans la crise financière. Mais on peut ajouter ici qu’ils devraient également procéder à l’encadrement de la vérification nationale lorsque nécessaire ou à la vérification directe de l’application par les multinationales des dispositions du traité sur la triple reddition de comptes.

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Un nouveau pacte mondial comprenant:

1) triple réddition de comptes

2) un régime juridique extraterritorial

et

3) un corps de contrôleurs internationaux.

Bon. Eh bien essayons dans cette direction.

All right, let’s go! ONU, OCDE here we come!!

Trajet Montréal-New-York en autobus (Round trip): 195$.

« C’est la grande adaptabilité du capitalisme. »

La main visible du gouvernement n’EST PAS du capitalisme

« Reconnaître les limites de la Responsabilité sociale des entreprises »

les entreprises qui ne satisfont pas leurs clients (comportement environnemental douteux, corruption, etc.) ne font pas long feu. Un enfant de 6 ans comprendrait ça

« Ah, la magie des marchés ! »

hein? Depuis quand des règlements font aprti des marchés?

bref, encore du réchauffé socialiste qui ne ferait que nous enfoncer encore plus dans la misère

Un souverainiste qui veut un gouvernement mondial…

Cette contradiction me fera toujours sourire.

@ Jean François Lisée,

À l’image de vos excellentes et fort intéressantes émissions Planète Terre, vos présents exposés 1 et 2 vont au coeur des sujets traités et s’adressent à tous.

Un grand merci pour votre importante contribution à la vulgarisation des enjeux économiques et sociaux du temps présent et à l’élaboration de pistes de solutions facilement implantables,

pour peu que la population en soit informée et que la volonté politique y soit,

et parfaitement viables, à court, moyen et long terme, ici au Québec et partout à travers le monde.

Encadrer, réglementer, contingenter, normaliser, systématiser… et le tout bien sûr administré et régenté par un troupeau de fonctionnaires ronds-de-cuir ultra-syndicalisés surpayés, privilégiés et protégés mur-à-mur!

Quelle bonne idée non? Mais Karl Marx y avait pensé avant vous Monsieur Lisée… Too bad!!!

@moutongris – « Depuis quand des règlements font aprti des marchés »

Depuis que les marchés existent, et certainement que j’ai lu dans l’histoire des marchés boursiers des interventions gouvernementales pour la règlementation des échanges à Anvers et Venise au 13e et 14e siècle, etc.

On peut être d’accord ou pas avec le propos de monsieur Lisée. Mais il faut reconnaître que celui-ci est documenté, articulé et intellectuellement stimulant.

Quand pourra-t-on lire un commentaire d’objection
de qualité équivalente ou tout au moins approchante? Ce blogue mérite bien ça. Mais pour l’instant, nous en sommes encore très loin.

« Depuis que les marchés existent, et certainement que j’ai lu dans l’histoire des marchés boursiers des interventions gouvernementales pour la règlementation des échanges à Anvers et Venise au 13e et 14e siècle, »

je reformule ma question : depuis quand l’intervention des gouvernements est-elle nécessaire au fonctionnement des marchés? Avant 1840, le emrcantilisme régnait en roi, empêchant le commerce international. Depuis lors, le commerce se libéralise, mais la main visible du gouvernement continue de frapper et de nuire au commerce, et donc aux gens

Les chantres du libéralisme économique (genre loi de la jungle) chantent de plus en plus faux. C’est pathétique de les voir souhaiter le maintien de la loi du « farwest ».

Ils ont une remarquable aptitude à se boucher les yeux, les oreilles et le nez (car les relents pestilentiels sont de plus en plus discernables dans notre bel univers financier et économique).

«Il est plus difficile de prouver à quelqu’un sa bêtise que sa misère.»
[Jean d’Ormesson]

C’est évident que le système actuel ne pourra pas continuer sur sa lancée. Le déclin de l’empire américain est bien amorcé. La Chine est comme un porte-avion qui lance ses moteurs à plein régime. C’est long à partir mais ce n’est plus « arrêtable ».

Si la société occidentale continue sur sa lancée et continue à enrichir les plus riches, des révolutions émergeront sous peu. À un moment donné, le monde ordinaire en aura plein le dos. J’espère qu’il y en a qui voit ça venir …

C’est très intéressant et très étourdissant à la fois ! Il faut revenir à la base, le moteur, les composantes de base. Une industrie basée sur le pétrole au lieu de l’énergie libre ne peut pas être bénéfique pour ses citoyens. Le commerce est un échange équitable et nécessite le consentement éclairé.

Je vois que beaucoup de drettistes ‘libertariens’ confondent règlementation et intervention gouvernementale. Même les hedge funds, milieu dans lequel je travaille, sont hautement règlementés : de la règlementation interne c’est de la règlementation. Si je transgresse un règlement de la compagnie on pourra non seulement me congédier mais aussi me poursuivre pour bris de contrat. Les traders, du 13e siècle à nos jours, ont toujours été règlementés soit par les gouvernements ou les bourses ou les compagnies qu’ils représentent. Ou même un contrat entre un trader et un client – un contrat établit des règles !

Tous vos idées sont excellentes, notamment la triple réédition des comptes.

Cependant, j’irais plus loin en supprimant l’idée de « personnes morales ». Principe assurant aux actionnaires ne pas être puni pour leurs actes immoraux. Chaque actionnaire devrait être individuellement coupable des agissements de la compagnie.

@François 1

« Un souverainiste qui veut un gouvernement mondial…

Cette contradiction me fera toujours sourire. »

Et un libertarien qui souhaite garder un palier gouvernemental de plus et qui ne veut pas perdre la précieuse aide du fédéral est une aberration.

Et où est-il question de gouvernement mondial dans ce texte?

Vous faites encore preuve d’étroitesse d’esprit, typique des dogmatiques.

@loraine King

Expliquez-moi ce que les traders et les hedge funds apportent de concret à l’économie réelle si ce n’est d’accroître les poussées inflationnistes.

Où vont les milliards qui transitent ? Dans les poches des traders et des présidents qui se font des fortunes sur le dos des petits actionnaires qui ne font que regarder passer la parade. Tous les acteurs (décideurs) de ce système ne sont que des sangsues et des vampires. L’auto règlementation c’est une farce sous le contrôle de ceux qui se font contrôler.

La preuve de la mauvaise volonté c’est qu’ils refusent obstinément de se faire contrôler par d’autres qu’eux-mêmes.

Alors Mme King, si on demandait à la mafia de se règlementer elle-même ? N’est-ce pas ce qu’elle fait d’ailleurs ? Les Cotroni ET LES Rizzuto ont transgresser des règles et se sont fait sanctionner. Ils ont même fait l’objet de nombreux contrats fort bien menés à terme.

Revenez sur terre madame et regardez plus loin que votre écran …

«Entre le riche et le pauvre, entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit »[Lacordaire]

@ libertariens de ce blogue (exemple: Mouton Gris, David ou François 1er, dit le modeste)

Vous semblez y aller d’une charge idéologique systématique sans jamais étoffer véritablement vos pensées. Vous tenez pour des évidences un certain nombre de postulats qui forment en fait la base idéologique d’une pseudo-vérité.

En fait, ce qui m’étonne le plus, c’est l’aspect de «pureté» que vous donnez au marché, alors que ces théories n’ont plus grand chose de scientifique de nos jours, surtout lorsque que vous mêlez politique et économie.

Je vais m’attaquer à votre argument le plus redondant: celui que l’intervention étatique est source de tous les maux.

Admettons que vous ayez raison. Le marché s’autorégule de lui-même par l’offre et la demande, et que la main invisible de l’économie redistribue de façon équitable (et selon le mérite)la richesse. C’est évidemment la théorie exposée par Adam Smith; que vous devriez relire (si jamais vous l’avez lu) car lui-même admettait certaines limites à ce postulat. On dirait que vous ne retenez que les trois premiers chapitres et le dernier de son ouvrage, The Wealth of Nations.

1- Premièrement, les moyens économiques ne sont pas égaux, ni les moyens qu’ils fournissent. La réalité en est simple: la majorité de la richesse n’est pas gagnée par un marché régulateur basé sur le mérite et le travail, mais bien par héritage. La possession de moyens économiques plus grands ne permet pas une compétition égale, tout comme une richesse plus grande permet un rapport de force plus grand (notamment en fait de qualifications et d’éducation). Comme quoi il est plus facile de gagner de l’argent si on a une longueur d’avance.

2- La règlementation. L’abolition de toute intervention ou toute reglementation (dans une logique de marché «pur») signifie l’abolition de la législation elle-même, et par le fait même des États. Admettons que ce soit réaliste une seconde (en rêvant profondément). Dans ce cas hautement hypothétique, il resterait encore des besoins qui sont plus rentables collectivement, mais qui sont pratiquement toujours plus coûteux individuellement. Dans un marché rationnel et parfait, les acteurs vont naturellement s’allier pour partager des services. Or, que faut-il pour que cela se produise? Des règles. Vous direz que l’entent peut être révoquée n’importe quand; pourtant, la règle première de ces ententes est justement de supporter autrui pendant que nous n’en avons pas besoin, et vice-versa. Aucune entente ne peut logiquement fonctionner aussitôt que celui qui a un avantage est largué. Et je ne parle pas encore de services visant à légiférer la criminalité; même une police privatisée serait aux abois de ses financiers.

3-Les ressorts. Un marché «pur» implique une rationalité parfaite des acteurs (ce qui reste à prouver). Mais encore une fois, admettons que ce soit possible. Reste encore la mobilité et le savoir. Comment un acteur rationnel parfait peut-il savoir exactement l’endroit où se trouve le bien dont il a besoin au meilleur prix? Comment peut-il exiger le montant réel en tout temps? Comment peut-il bouger constamment vers la meilleure offre (d’emploi, par exemple?). Évidemment, cela implique une formidable divination, et une formidable logistique.

4- Mais revenons au réel. Si effectivement l’interventionnisme politique est nuisible à l’économie, il faut comprendre que, justement, le marché est grandement tourné vers l’interventionnisme lui-même. Les sommes que les mieux nantis du capitalisme versent en lobbying, en dons aux partis ou encore en pots-de-vins (légaux ou non) indique que clairement, il n’y a rien de tel qu’un marché qui fonctionne sans réfléchir. Il est constitué d’hommes et de femmes plus ou moins rationnels, qui sont capables de savoir qu’avec l’argent il est possible d’intervenir dans le marché. Quoi? Vous ne croyez pas quand même que le marché s’en empêcherait au nom de louables idéologies de la main invisible? Ils s’en fichent. Leur nature, c’est de faire de l’argent. L’interventionnisme privé (dont vous êtes les plus beaux instruments) s’attaque aussi aux idées, à l’État, aux fondements même du marché utopique auxquel vous faites allusion constamment.

Bien à vous,

Médiamaniaque.

@ mediamaniaque

Va sur mon blogue, tout est développé là.

Mais tout peut se résumer assez simplement: dans une société ou les connaissances sont dispersé, il est suicidaire de vouloir centraliser les prises de décisions.

En passant l’économie n’est pas une science.

Je te cite une parti du discours de Hayek prononcé lorsqu’il a reçu son prix Nobel:

« It seems to me that this failure of the economists to guide policy more successfully is closely connected with their propensity to imitate as closely as possible the procedures of the brilliantly successful physical sciences – an attempt which in our field may lead to outright error. It is an approach which has come to be described as the ‘scientistic’ attitude – an attitude which, as I defined it some thirty years ago, is decidedly unscientific in the true sense of the word, since it involves a mechanical and uncritical application of habits of thought to fields different from those in which they have been formed. […]

Unlike the position that exists in the physical sciences, in economics and other disciplines that deal with essentially complex phenomena, the aspects of the events to be accounted for about which we can get quantitative data are necessarily limited and may not include the important ones. While in the physical sciences it is generally assumed, probably with good reason, that any important factor which determines the observed events will itself be directly observable and measurable, in the study of such complex phenomena as the market, which depend on the actions of many individuals, all the circumstances which will determine the outcome of a process will hardly ever be fully known or measurable. »

Les grands défendeurs du libre marché sont les premiers à intervenir auprès des législateurs pour faire adopter des lois qui les favoriseront eux, mais pas la population en général.

«Hayek n’a pas, comme Keynes, donné son nom à un mouvement, mais il est souvent considéré comme l’un des maîtres à penser de ce qu’on appelle le « néolibéralisme ». Comme pour le keynésianisme, le contenu théorique et politique du néolibéralisme est à bien des égards différent de la pensée de Hayek, qui s’inscrit d’ailleurs en faux contre les libertariens qui se réclament de lui. Cela dit, « la Constitution de la liberté », qu’il publie en 1960, contient plusieurs éléments des nouveaux programmes économiques, privilégiant la déréglementation, la flexibilisation du marché du travail, la limitation du pouvoir syndical, l’érosion de la Sécurité sociale, qui seront mis en œuvre, entre autres, par les gouvernements de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher, grande admiratrice de Hayek.

Cette inflexion majeure dans les politiques économiques, à partir des années 80, est l’une des sources de la crise actuelle et rend nécessaire le retour aux politiques interventionnistes prônées par Keynes, mais aussi par plusieurs autres penseurs de l’économie dans l’histoire. Le débat entre Keynes et Hayek est un débat constamment repris depuis les origines de la réflexion économique.»

Gilles Dostaler, professeur, département des sciences économiques (université du Québec à Montréal) in : [http://www.latribune.fr/opinions/20090115trib000331860/le-debat-keynes-hayek-a-la-lumiere-de-la-crise.html]

«Acheter est bien plus américain que penser.»
[ Andy Warhol ]

Une petite erreur typographique, je crois, M. Lisée : « L’autre voix est la constitution d’une Cour économique internationale ». Vous voulez sans doute écrire « voie ».

Par ailleurs, votre réflexion est (comme d’habitude) fort intéressante et bien étoffée. J’ai depuis longtemps conclu à la nécessité de réviser le cadre juridique de l’entreprise privée, qui dans bien des cas est obligée de par sa charte de privilégier le profit immédiat à la responsabilité sociale.

Plus que la simple responsabilité sociale cependant, je pense qu’il est nécessaire de revoir la logique de croissance pour la croissance qui pervertit l’ensemble de notre système économique. La recherche de modèles économiques alternatifs me semble souhaitable, et malheureusement pas très populaire. Le modèle coopératif, par exemple, me semble avoir un fort potentiel. Il tient compte de la recherche de l’intérêt personnel, puisque les utilisateurs sont directement bénéficiaires de la performance de la coopérative; il peut conserver les bienfaits de la logique de marché, puisque des coopératives concurrentes peuvent proposer les mêmes services; il offre un équilibre entre la participation des membres et la direction efficace grâce à la logique démocratique de l’élection des dirigeants; il évite les problèmes de la centralisation communiste ou socialiste où les dirigeants doivent planifier l’ensemble de l’économie sans en subir les conséquences.. Bref, j’ai de la difficulté à comprendre comment il se fait que les coopératives d’envergure restent si rares…

@mediamaniaque

Wow, toute une réponse. Toute une synthèse.

Vous venez de détruire complètement l’argumentation libertarienne.

Votre petit texte est maintenant une référence.

« Cette inflexion majeure dans les politiques économiques, à partir des années 80, est l’une des sources de la crise actuelle et rend nécessaire le retour aux politiques interventionnistes prônées par Keynes »

Professeur, économie, UQAM. ‘Nuff said

AUCUNE déréglementation ne peut causer de crise économique. L’indexation de Social Security l’a rendu un trou sans fond et une arnaque pyramidale légale.

« Les grands défendeurs du libre marché sont les premiers à intervenir auprès des législateurs pour faire adopter des lois qui les favoriseront eux, mais pas la population en général. »

c’est sûr que les syndicalistes et les politiciens détestent ces politiques; ça les rend inutiles

@le moutongris

« Professeur, économie, UQAM. ‘Nuff said »

Mais comme vous êtes plein de préjugés! Les professeurs d’économie à l’UQÀM sont en majorité très à droite, tout comme leurs étudiants.

« AUCUNE déréglementation ne peut causer de crise économique. »

Mais vous êtes complètement aveuglés par votre idéologie. La Terre entière s’entend pour dire que la déréglementation a causé cette crise.

Vous êtes tellement dogmatique que vous discréditez automatiquement les professeurs selon leur école. C’est un grave problème que vous avez.

« La Terre entière s’entend pour dire que la déréglementation a causé cette crise. »

Alors tu vis sur une autre planète. J’attends toujours mes preuves montrant que la déréglementation a causé la crise.

Dire que la déréglementation a causé la crise est comme dire que la Bibke/la Torah/le Coran (peu importe) est LA preuve que Dieu existe et que tous les autres ont tort : on a beau y croire dur comme fer, ça demeure une fantaisie

@ Kevin

Pour affirmer « La Terre entière s’entend pour dire que la déréglementation a causé cette crise. » il faut avoir la foi aveugle…

David :
août 19, 2011 à 0:40

L’un ne mène-t-il pas à l’autre ?

La ploutocratie qui, aujourd’hui, est particulièrement présente aux USA, n’est pas l’effet d’un vague principe de génération spontanée. D’où croit-on tire-t-elle son origine ?

@David et lemoutongris

Même les médias les plus néolibéraux affirment que les déréglementations ont causé la crise, que les grands financiers de Wall Street ont fait de l’économie mondiale un grand casino, que les banques ont prêté leur argent à n’importe qui.

Au lieu d’attendre des preuves M. lemoutongris, toi, prouve-nous que la déréglementation n’a pas causé la crise.

Présentement, c’est vous qui avez une foi aveugle envers une idéologie. Vous vous ridiculisez, être dogmatique n’est pas une qualité.

« prouve-nous que la déréglementation n’a pas causé la crise. »

comment prouver ce qui n’existe pas?

« Même les médias les plus néolibéraux affirment que les déréglementations ont causé la crise »

lesquels?

@ Denis Drouin

L’un mène à l’autre quand le gouvernement devient gauchistes et interventionniste.

Simple à comprendre.

« comment prouver ce qui n’existe pas? »

Quoi, vous dites qu’il n’y a pas de crise ou qu’il n’y a pas de déréglementation?

Prouvez-moi qu’aucun des deux n’existe pas. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

« lesquels »

Lisez-vous les journaux et regardez-vous les infos à la télé?

À part certains hurluberlus de chez Fox et de chez Sun Media/Québécor, il n’existe pas grand monde qui croit que la crise n’a pas été causé par Wall Street et les banques.

Ouvrez-les yeux.

« il n’existe pas grand monde qui croit que la crise n’a pas été causé par Wall Street et les banques. »

1G de personnes croient qu’un homme est né d’une vierge et est ressucité

1G de personnes croient qu’un homme a reçu une révélation de Dieu et est descendu du ciel sur un cheval ailé

Plusieurs M de personnes croient qu’un homme a reçu une révélation de Dieu aux ÉU et que les Amérindiens sont des descendants des Juifs.

Qui a raison? Un d’eux, ou aucun?

Même chose pour l’actuelle crise : c’est pas parce que « la majorité » l’affirme sur tous les toits que c’est vrai

« Prouvez-moi qu’aucun des deux n’existe pas. Ce n’est pourtant pas si compliqué. »

j’ai prouvé de nombreuses fois que les RÈGLEMENTS du gouvernement ont causé la crise. Je t’emmènerais dans l’espace que tu douterais que la Terre est ronde.

@lemoutongris

« 1G de personnes croient qu’un homme est né d’une vierge et est ressucité. » Et bla bla bla

Vous avez le don de tout mettre à l’extrême. La démagogie, c’est pas beau.

« j’ai prouvé de nombreuses fois que les RÈGLEMENTS du gouvernement ont causé la crise. »

Désolé, mais vous n’avez jamais rien réussi à prouver. Le peu de fois que vous avez amené un argument tentant de prouver ce que vous avancez, votre argument a été charcuté en petits morceaux par les différents intervenants sur ce blogue.

Vous avez le fardeau de la preuve étant donné que vous croyez que tout le monde a tort sauf vous.

« j’ai prouvé de nombreuses fois que les RÈGLEMENTS du gouvernement ont causé la crise. Je t’emmènerais dans l’espace que tu douterais que la Terre est ronde. »

Vous, lemoutongris, vous n’avez jamais apporté la moindre preuve de quoi que ce soit.

Vous n’avez que fait des affirmations gratuites et sans fondements.

« Le peu de fois que vous avez amené un argument tentant de prouver ce que vous avancez, votre argument a été charcuté en petits morceaux par les différents intervenants sur ce blogue. »

Charcuté comment? Les sophismes et les attaques personnelles n’amènent rien au débat
Si les preuve que j’amène ne te satisfont pas, ce n’est pas mon problème.

Aucun résultat tangible n’est possible sans la responsabilisation de tous face aux problèmes de l’humanité. En dépit de la réprobation mondiale de la religion; le «aimez-vous les uns les autres» de Jésus-Christ, est la seule solution possible. En devenant responsables du bien-être de tous dans le monde nous serons prêt à partager; et au lieu de s’enrichir à tout prix sur le dos du pauvre et du malheureux nous pourrions voir à une modeste subsistance pour tous, tel que le Créateur l’a voulu. N’oublions pas que nous sommes tous mortels et qu’un jour, plus ou moins rapproché, nous devrons répondre du bien-être de chacun partout dans le monde qui doit subvenir à la subsistance de chacun. Autant ces affirmations sont utopistes, autant toute les lois et règlements, le sont, si la mentalité qui veut que toute loi est faite pour être violée, persistera.