2010: l’anniversaire du grand échec

Les grands dossiers de 2010 (1)

L’année 2010 sera, entre mille autres choses, marquée par le 20e anniversaire de la mort de l’accord du lac Meech.

Manif du 24 juin 1990, lendemain de la mort de Meech. Vous y étiez ? (Photo: origine inconnue)
Manif du 24 juin 1990, lendemain de la mort de Meech. Vous y étiez ? (Photo: origine inconnue)

Pour les jeunes internautes: c’était une tentative de faire en sorte que le Québec rejoigne, à sa satisfaction, la constitution canadienne, qui lui a été imposée en 1982.

Deux citations récentes me frappent comme étant d’excellentes analyses des rapports Québec-Canada, 20 ans après cet échec historique.

Le premier a surgi en décembre, dans le National Post. Depuis la geôle américaine où il purge sa peine pour fraude, l’ex-magnat de la presse mondiale et ex-biographe de Duplessis, Conrad Black, donne la température canadienne:

There is no significant ill-will to Quebec in English-Canada, but the province’s ability to frighten or perplex the country, or even arouse its curiosity, is past. Quebec is a bore.

Je traduis:  Il n’y a pas de mauvaise volonté envers le Québec dans le Canada-anglais, du moins pas à un niveau significatif. Mais la capacité de la belle province de faire peur ou de rendre le pays perplexe, et même à susciter sa curiosité, est chose du passée. Le Québec ennuie.

La seconde citation vient de Gilles Duceppe, lors de son discours aux Intellectuels pour la souveraineté, fin-novembre. Elle complète la précédente:

Cette absence de volonté politique [de réinsérer le Québec dans la constitution] dure depuis 20 ans maintenant et un constat s’impose: une offre constitutionnelle du Canada répondant aux besoins du Québec ne viendra jamais.

Cette phrase m’a frappé, moi et mon camarade Stéphane Gobeil, qui n’avait que 22 ans à l’époque, car elle dit une évidence qui était, auparavant, supposée, mais non dite. Vingt ans après Meech et 18 ans après la dernière tentative de réconciliation, celle de Charlottetown, le temps semble effectivement venu de constater qu’aucune combinaison politique ne peut plus, à vue d’homme, permettre au Québec de redevenir un membre à part entière du pays canadien.

L’anniversaire du grand échec de Meech, en juin prochain, pourrait être le moment de ce deuil collectif.

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31 commentaires
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Je relis Le Tricheur de J.F.Lisée et je suis émerveillé de ce que l’histoire peut nous enseigner et nous rappeller . Toute cette épisode de 1990-1991 , Meech , Bélanger-Campeau , le rapport Allaire et les innéfables patinages de Robert Bourassa qui a eu toutes les opportunités de faire la souveraineté mais qui a fait dans son pantalon !
Pour le crédules qui croient que encore que le fédéralisme est réformable , ce rappel historique de J.F.L. est un devoir de lecture et je le conseille a tous . Quel temps perdons nous a nous faire accroire qu’il reste l’ombre d’une ouverture dans le ROC pour une concession au Québec si minime soit-elle ! Pensons seulement aux 19 pouvoirs que l’ADQ préconisait de rapatrier dans son programme pour ne jamais en reparler lorsqu’il sont devenu l’opposition officielle ….Quel perte de temps et ces années perdues a cause de zoufs qui disaient n’importe quoi ! Nous vivont une répétition de l’histoire et tous aurait intérêt a mieux la connaitre …..

Bonjour M. Lisée, le deuil collectif a eue lieu lorsque que l’ineffable Stéphane Dion nous a fais avalé sa loi sur la clarté qui cadenasse le droit inaliénable des peuples de disposé de son destin sans ingérence de l’extérieur.

Depuis, nous avons occulté de nos mémoires ce pan de l’histoire récente du Québec au profit du mercantilisme et de nos trivialités quotidiennes.

Bonne année 2010!

Mais fiez vous sur Charest l’éteignoir pour éviter la question . A prôpos de Conrad Black et Duceppe , ça me fait penser à un vieux couples qui ne se parle plus ,qui s’endure pour règler les factures ,le Canada est trop borné pour faire des concessions et le Québec est trop peureux pour quitter .CA fait de belles soirées d’hiver.

La trahison de Meech Moins Charest contre le Québec est irréparable car les Canadians ont dit non au Québec en votant non à moins que rien . Et le Québec à dit non pour des raisons inverses à ce moins que rien .
Et en plus la réaction indépendantiste de près de 70% des citoyens du Québec fut enterrée par les forces terrorristes de Propagande Canada qui permirent aussitôt la longue crise d’Oka pour faire peur aux Québecois .
De toutes façons ce n’est que partie remise car il y a de plus en plus de Québecois et de québecoises décolonisés et impossible à recoloniser et ce n’est pas la loi totalitaire C20 des Fédéralistes qui nous empèchera d’en finir avec les royalistes , avec le faux système de la fausse confédération et qui réussira longtemps à nous fermer le monde comme pays francophone.
Vive la nation Québecoise

Le Canada n’est pas UN vrai pays, il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle.
Ce n’est pas UN pays paralysé, c’est DEUX pays paralysés.

Le Canada sclérosé dans sa Constitution-camisole-de-force, qui réunit deux peuples ( le ROC et le Québec) aux aspirations différentes sinon divergentes; et le Québec enserré et étouffé dans les griffes de ce Canada qui nous aime tant …

Deux langues, deux mentalités, deux pays.

Vive le Québec souverain!

Une des raisons pour lesquelles monsieur Duceppe a raison lorsqu’il affirme « [qu’]une offre constitutionnelle du Canada répondant aux besoins du Québec ne viendra jamais » est que le Canada anglais adhère aux principe de l’égalité de droits des individus (une société juste en est une où tous les individus ont les mêmes droits) et de l’égalité des provinces canadiennes. Le premier principe permet de comprendre pourquoi il estime illégitime la loi 101 alors que le second éclaire son refus d’accorder un statut particulier à la province de Québec. Qu’on en tire les conséquences.

Le jour que le Québec deviendra souverain,tout viendra de la constitution imposée au Québec et du coup la trahison faite à Lévesque.La seconde étape est Meach.La troisième et fort possible étape viendra du rejet du multi- culturalisme à la Trudeau imposé par la chartre des droits.

M. Bourassa avait choisi son épouse et sa belle-famille « les Simard » fédéralistes, à la place de choisir les Québécois. L’amour et la famille avant la politique et la souveraineté du Québec.

Pour la suite des choses, le ROC va attendre d’avoir une solide demande du Québec avant de bouger vu que les sondages indiquent que la souveraineté est encore légèrement minoritaire

Pourquoi est-ce que des politiciens, majoritaires dans le ROC, se presseraient à accorder un « statut » spécial au Québec quand le Québec ne sait pas trop, majoritairement, ce qu’il veut et que le ROC ne voit pas où le problème. Il va attendre le danger d’une majorité solide au Québec. Sur des changements constitutionnels, avant de bouger sur quoi que ce soit afin de ne pas se faire refuser une offre de sa part.

M. Charest, « premier » de notre cher gouvernement très provincial du PLQ, déclare bien que le fruit du changement constitutionnel pour le Québec « dans l’honneur », comme le disait M. Mulroney, n’est pas encore mûr.

Est-ce qu’il faudra développer une solution du genre de celle de M. Deschamps : Un Québec souverain dans un Canada uni ? Un genre de vraie confédération canadienne formée d’États souverains ?

Le ROC n’a jamais eu l’intention de satisfaire les demandes légitimes du Québec et ne l’aura jamais. La loi sur la clarté de Dion donne au ROC la justification d’exercer un veto excessif. La présence des forces armées canadiennes en Afghanistan donne au Canada l’expérience nécessaire d’intervenir militairement au Québec si, un jour ou l’autre, les choses n’allaient pas au goût du ROC pour qui la démocratie s’évalue à l’aune de sa propre vision d’un Canada homogène d’un océan à l’autre.

À un autre niveau, le Québec, plus que partout au Canada, est sensible aux valeurs sociales et communautaires qui sont mises de l’avant notamment à l’intérieur d’une vie coopérative plus vigoureuse qu’ailleurs. Si de plus en plus de Québécois et Québécoises rejettent le capitalisme sauvage déifié principalement par les États-Unies et les Anglais, il ne serait pas surprenant de voir le ROC souhaiter carrément l’exclusion du Québec de leur ancien «plus meilleurs pays du monde».

Le Roc n`est plus le même depuis Meech. Il est devenu sclérosé. C`est bien plutôt le ROC qui est devenu « boring » et ce à l`échelle internationale. Harper en est le prototype. So what!

Tout le monde se souvient du discours de Trudeau à Verdun annonçant des changements (« nous mettons nos sièges en jeu ») mais personne ne se souvient du discours de Mulroney à Sherbrooke.
Face à des sondages qui annonçaient la défaite du OUI au référendum de Charlottetown, Mulroney avait déchiré l’entente et dit que si on votait NON ce serait la fin du Canada.
Alors que la télé nous a montré le premier ad nauseam elle ne nous a jamais remontré le second.

Vous auriez pu mentionner qu’une deuxième tentative avait était faite – l’Accord de Charlottetown, défendu par le PLC et le PPC mais combattu vigoureusement par Parizeau et Bouchard. De toute évidence, peu importe les offres du Canada au Québec, les indépendantistes québécois les rejetteront.

Quant à la Loi sur la Clarté, elle indique bien qu’une province canadienne a le droit de se retirer de la fédération et trace le chemin pour le faire. De mémoire, il y a même eu un pays européen qui s’en est servi comme modèle pour accéde à son indépendance !

Wow, quelle folie que d’écrire que de sa prison américaine Conrad Black donne la température canadienne. Vous radottez, Monsieur Lisée.

Je réentends de très loin le discours de B. Mulroney…… »Afin que le Québec réintègre la constitution canadienne dans l’honneur et dans l’enthousiasme… » on connaît la suite.
Puis suivi le référendum de 95 où un petit homme enrobé et frisé monta sur l’estrade et qui s’époumonna en sortant de la poche de son veston un petit carnet qu’il porta au-dessus de sa tête et joignant la parole au geste « Je veux pas perdre mon passeport canadien » … »Bin y’avait juste à déménager ». Non le petit monsieur frisé et enrobé dirige maintenant l’État du Québec.
Heureusement qu’il y a un parti propre au Québec, le seul parti qui se lève en chambre pour défendre les intérêts du Québec et c’est le Bloc.
Longue vie au Bloc qui a fait débloquer les dossiers importants dont le déséquilibre fiscal.

Prendre la mer…

Il est impossible de considérer l’opinion d’un Conrad Black, homme simpliste et enfantin. S’il fallait s’en remettre à des idées de la sorte, nous serions encore au fond des cavernes (peut-être le sommes-nous encore!).
Cela dit, le principe de souveraineté s’associe à l’état de nature, sauvage et capitaliste. Les Canadiens anglais ne possèdent pas même un pays, le Canada n’étant qu’un ramassis d’immigrants et d’autochtones. Si un personnage (de fiction, et depuis quand accorde-t-on de l’importance aux « characters » de bandes dessinées!) comme Conrad Black attire l’attention, c’est que les Québécois n’ont rien de mieux à faire que d’écouter l’écho du « grand Anglais » endormi plutôt que de défaire ce capitalisme stupide et d’ériger une vraie culture, non un culte de la secte.
Il faut du courage pour quitter le port et prendre le grand large, disait Nietzsche. Mais combien de Québécois le lisent? Combien de Québécois lisent!

J’ai lu avidement le tricheur et le naufrageur à l’époque de leur publication et effectivement je ne vois pas comment dans le moment présent la situation aurait évoluée depuis de façon à ce que soient créées les conditions permettant une certaine réconciliation.

J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt (ré- écoutée en fait) la série radio consacrée à la Révolution tranquille pendant les fêtes. Et un détail m’a frappé. Pendant toutes ces années, tous les hommes politique et tous les acteurs de cette époque, sans exception (sauf Trudeau bien entendu), se définissaient essentiellement comme québécois.

Tous leurs gestes visaient à assurer le développement du québec et son évolution, en tant que société, et des québécois comme peuple. Tous.

Nous aurons des amis (!?) à Ottawa disait Daniel Johnson père, mais jamais nous n’y aurons de maître.

Quand je vois Jean Charest naviguer dans sa patente, le «Conseil de la fédération», et dans les relations quen tant que premier ministre du québec il entretient avec le fédéral en général, on ne sent rien de comparable dans ses déclarations et dans ses gestes qui s’approche lemoindrement de ce qu’exprimaient les politiques qui l’ont précédé.

Bourassa était un menteur, qui avait l’air de mettre le développement et l’évolution du québec au sommet de ses priorités. C’était un menteur un tricheur et ce fut un aufrageur. Mais il avait au moins l’air d’être sincère. Tandis que Charest aujourd’hui n’est même pas capable de donner le change avec un minimum de crédibilité.

Je ne vos pas ce qui a retenu votre attention Jean-François dans les propos de Conrad Black. À mon avis, de toute évidence il est complètement déconnecté de la réalité.

Il y a fort à parier que dans vingt ans nous serons encore à faire les mêmes constats. Après Trudeau le Bloc est devenu le rampart confortable de la population québécoise. En ce sens nous devenons de plus en plus ennuyeux.

Bonne année !

En suivi à Normand Carrier, et pendant ce temps, les années passent et le poid démographique du Québec dans le Canada ne cesse de diminuer.

Dois-je conclure en lisant le commentaire de Pier-Luc Lampron que le Québec serait un pays qui ne reconnaitrait pas l’égalité des individus et que certains individus seront jugés comme étant supérieurs/inférieurs à d’autres en raison de leur race, religion, etc.?

Quelle race sera inférieure? Quelle religion sera opprimée? Quel groupe sera victime de discrimination légale par l’état?

M. Lisée:

1) Pour que le Québec reçoive une offre constitutionnelle d’Ottawa, il faudrait que le gouvernement fédéral soit majoritaire, une condition difficile à remplir si le Bloc Québécois remporte un nombre significatif de sièges. La déclaration de M. Duceppe est donc à la fois tronquée et cynique.

2) « Frappé » dans l’avant-dernier paragraphe de cette excellente chronique ne devrait pas être au féminin.

Bon anné! 😉

Bonjour.
M.Lisée on ne vend pas une constitution comme un vendeur automobile (1995 former un pays sans constitution,resemble plus à une cage à homard) une covnstitution est l’évolution même d’une nation d’un peuple.

M.Lisée, oui à une constitution québécoise voter par la population et ensuite ratifier par les partis politiques à l’assemblée nationale pour être présenté au gouvernement fédéral comme entente constitutionnelle Québec Canada et qui va respecté les spécificités du Québec comme État avec une souveraineté administrtive et territoriale et pour la défense une souveraineté nationale et gestion de crise mais selon nos moyens.

M.Lisée il faut faire une différence entre les personnages politiques ,les partis politiques.les idées de partis ,les idées partisanes ,et mettre toute nos forces dans une constitution qui va respecté les spécificités du Québec et de la nation québécoise comme un État autonome .

M.Lisée un vote sur la constitution et un vote pour la gouvernance sur le même bulletin de vote voilà l’avenir du Québec et du Canada car il faut faire une différence entre les terres du Canada,le politique,les idées de partis,et une constitution pour un peuple et quand une constitution ne reconnaît pas les nations fondatrices et qui ont défendus les terres alors le tout demande d’être corigé et les Améridiens et la nation Québécoise font parties des deux premières nations fondatrices de ce pays .

La nation Québécoise à pris naissance lorsque la France en guerre en Europe à perdue et à laisser le Canada à l’Angleterre le 10-février 1763 par le traité de Paris.

La nation Québécoise se bas encore pour la reconnaissance de ses spécificités depuis l’apparition de la première constitution le 7-octobre 1763,le rapatriement de 1982,du lac Meech 1987-1990,Charlottetown 1992, sur les terres du Canada ,le politique est une chose mais l’épanouissement d’une nation est une autre chose et lui appartient à lui seul.

M.Lisée il faut une entente constitutionelle sur nos terres pour respecter nos ancêtres nos pères et mères et nos grands-pères et grands-mères qui ont défendus les terres et comme nation fondatrice de ce pays.

M.Lisée si l’entente présenter de bonne foi alors est refusé bien la semaine qui suit il y aura un référendum pour faire sécession avec le gouvernement fédéral et former un autre pays et comme le traité de Paris le gouvernement fédéral laissera tombé la nation Québécoise.

M.Lisée la négociation d’une entente constitutionnelle avec le gouvernement fédéral représente 70% de la population au Québec alors que 30% pour la sécession alors il faut avoir des textes qui va représenté 100% de la population du Québec pour définir notre avenir comme État autonome ou comme un pays.

La version Black de l’époque de Duplessis dont il fut un admirateur sans partage, qui diffère radicalement des historiens d’aujourd’hui. Black attribue à Duplessis, ce qui n’est pas complètement faux, le premier élan du Québec vers une modernisation de sa société plutot rurale qu’urbaine à cette époque que j’ai par ailleurs connu. C’est Trudeau et ses amis qui ont créé en bonne partie l’expression> la grande noirceur< qui fut reprise par la suite sans discernement par les nationalistes de tout poil.
J'ai lu l'article de Black in extenso dans le G & M et les commentaires très anti Québec qui y font suite.
Voici la pensée de Black sur l'époque duplessiste.

On the 50th anniversary of his death, in September, Maurice Duplessis was largely remembered as a tenebrous and primitive retardant to Quebec’s progress. In fact, he was the saviour of Quebec’s jurisdiction and the physical modernizer of the province. He recouped Quebec’s forfeited right to collect income taxes, and reasserted the provinces’ constitutionally guaranteed concurrent right to direct taxation. His government built 3,000 schools, all the universities except McGill, the autoroutes, extended electricity to 97% of rural Quebec, made Quebec Canada’s leader in disability pensions and day-care access, attracted huge investments in the mining, manufacturing, and forest products industries, while reducing taxes and eliminating debt. Quebec’s per capita income gained on English Canada’s for the only time in the country’s history.

Read more: http://network.nationalpost.com/np/blogs/fullcomment/archive/2009/12/19/conrad-black-quot-quebec-is-a-bore-quot.aspx#comments#ixzz0bgAhkWPl
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une visite à Toronto, une autre à Hamilton, une trosième à St.Paul, Minn. USA .
Dans les trois cas, je me sens aux USA, avec une seule différence:
À St.Paul, on me dit :
Darling, what a beautiful french accent…

Permettez-moi de répondre à Lorainne King.

Dois-je vous rappeler que la loi 101 en est une qui distribue de façon non-identique les droits linguistiques des Québécois en fonction de leur groupe linguistique. Pendant que les anglophones peuvent envoyer leurs enfants à l’école de leur choix qu’elle soit française ou anglaise, les allophones et les francophones ne peuvent en faire autant et doivent envoyer leurs enfants à l’école anglaise. En ce sens, sur ce point précis, les anglophones ont plus de droits que les allophones et les francophones. Il s’agit donc d’une loi qui contrevient au principe canadien de l’égalité de droit des indivivus.

Cependant, cela signifie-t-il qu’un Québec indépendant se permettrait de considérer certains individus comme étant supérieurs et d’autres inférieurs ? Pour vous répondre, sachez qu’on peut user d’imagination comme bon nous semble, surtout si cela nous permet de ternir l’image d’une option politique qui nous plait guère et pour enfin mieux nous convaincre que celle-ci est illégitime et immorale. Mais, je crois que vous connaissez déjà très bien cette possibilité infinie que nous livre la puissance de notre entendement. 😉

Bien à vous.

Madame King, une fois de plus, oui une fois de plus vous faites preuve de mauvaise foi.

Arrêtez de farfiner avec des raisonnements abscons Loraine vous savez très bien ce qui est à la base du choix collectif des Québécois face à la langue Nationale du québec qui est le français.

Si nous n’étions pas emprisonnnés dans la Constitution et la charte à Trudeau, le problème pourrait être résolu facilement. Une langue pour tous et la même pour tous. Et tout le monde est égal.

Vous êtes bien le même Monsieur Lampron qui écrivait le 3 janvier à 15:53 que le fait que le “Canada anglais adhère aux principe de l’égalité de droits des individus (une société juste en est une où tous les individus ont les mêmes droits” donnait ainsi raison à l’affirmation de Gilles Duceppe que le Canada ne fera jamais d’offre puissant répondre aux besoins du Québec ?

Permettez-moi de vous rappeler que la Charte des droits et libertés contient une disposition dite dérogatoire (article 33) permettant au Parlement ou à une assemblée législative provinciale d’adopter une loi dérogeant à l’article 2 de la Charte, donc à la liberté d’expression, de conscience, de reunion pacifique, d’association, et aux article 7 à 15 traitant du droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne, du droit à la protection contre les fouilles, etc., et du droit à l’égalité.

Permettez-moi aussi de vous rappeler que la clause dite dérogatoire a été incluse suite aux pressions de provinces autres que le Québec (Kitchen Accord). Contrairement à ce que vous écriviez le 3 janvier à 15:53, le Canada anglais adhère au principe bien anglais de la suprématie du parlement.

Est-ce que « lord » Black de sa prison, s’ennuie à la pensée du Québec ou est-ce qu’il pense au Québec parce qu’il s’ennuie?…

À mon avis, tout comme Black, le système fédéral canadian est mort, mais pas encore enterré tout comme sa chambre vide, désertée…tandis que le Canada est immortel surtout lorsque constitué d’États matures et souverains.

réponse a p.l.lampron

la loi 101 force les allophones et les francophones a apprendre le français et
non l,anglais comme vous l,écrivez dans votre
commentaire,surement un lapsus,quand au national
post si le québec est si ennuyant qu,il nous laisse en paix lors du prochain référendum dans
5 ans.

Tant la volonté du Canada d’accommoder la Belle Province que la capacité d’indignation des Québécois semblent éteintes. En fait ils se sont nourris l’une de l’autre durant longtemps.

Black a le mot juste: le Québec ne fait plus peur au reste du Canada. La « menace séparatiste », qui n’aura finalement servi qu’à faire avaler au Canadiens anglais le bilinguisme au niveau fédéral et les écoles françaises au niveau provincial, leur paraît maintenant bien lointaine.

Nous nous complaisons maintenant dans une fausse sécurité linguistique et culturelle, et surtout, dans un individualisme et un matérialisme qui corrodent l’idée nationale.

Il y a 30 ans, près de 50% des Québécois francophones ont opté pour la souveraineté lors du premier référendum. Ils étaient 60% il y a quinze ans. Quand le Parti Québécois aura la détermination de les amener au troisième et dernier rendez-vous, ils seront plus de 60% et le référendum sera gagné par les souverainistes.

Alors, le ROC et Conrad Black regretteront leur arrogance et leur mauvaise foi, et ils ne trouveront plus le Québec ennuyant. Et ils ne nous ennuieront plus.

3 janvier 2010

2010: l’anniversaire du grand échec
L’année 2010 sera, entre mille autres choses, marquée par le 20e anniversaire de la mort de l’accord du lac Meech.

Cher monsieur Lisée,

Comment allez-vous ?

L’approche tactique et stratégique du Bloc et du Parti québécois depuis plus de 30 ans se reflète bien dans cette citation de Gilles Duceppe, lors de son discours aux Intellectuels pour la souveraineté, fin-novembre. C’est l’approche qui tente depuis deux générations, plus de 30 ans, d’amener les Québécois à la souveraineté en leur faisant valoir qu’une réforme du fédéralisme n’est pas possible : une réforme du fédéralisme qui réponde à la fois aux attentes du Canada-Anglais et du Québec est impossible. Donc il faut aller vers la Souveraineté

Cette absence de volonté politique [de réinsérer le Québec dans la constitution] dure depuis 20 ans maintenant et un constat s’impose: une offre constitutionnelle du Canada répondant aux besoins du Québec ne viendra jamais.

Or l’échec de cette approche n’est jamais venue à l’esprit de tacticiens et stratèges ne leur vient jamais à l’esprit. Aujourd’hui, après toutes ces années où l’on a martelé ce mantra, et fait toutes ces démonstratiopns, plus de 60 % des Québécois préfèreraient une réforme du fédéralisme.

Pourquoi n’arrivent-ils à voir et comprendre que cette approche maintient, et entretient, une attente de fédéralime plus qu’un désir de souveraineté ? Voilà le plus grand des mystères.

L’anniversaire de l’échec de Meech, en juin prochain, pourrait être le moment du deuil collectif des tacticiens et stratèges péquisto-bloquistes de cette approche qui ne donne aucun des fruits escomptés dans la population québécoise.

Elle entretient des attentes fédéralistes, un jour viendra où peut-être des hommes et des femmes de bonne volonté arriveront à s’entendre, etc.

On ne veut pas devenir un pays parce qu’on ne peut pas pour le moment réformer le Canada-Anglais. On devient un pays, parce que, indépendamment de toute réfome ou non réforme, parce qu’on veut et désire se développer, s’enrichir, s’épanouir soi-même, tant à l’intérieur (autonomie interne) qu’à l’extérieur (autonomie externe), et dans ce dernier cas, l’autonomie externe, sans aucun autre pouvoir interposé.

Salutations respectueuses, cher monsieur Lisée,

John M.