2013: l’année politique du Serpent? (II)

Dans mon billet précédent, je jetais un coup d’oeil intéressé à ce qui nous attend en 2013 en politique québécoise – 2013 étant aussi la bien nommée année du Serpent selon l’horoscope chinois…

Voyons maintenant ce qui se pointe en politique fédérale, à la commission Charbonneau, au municipal, alouette.

Chacun cherche son chef (suite)

Justin Trudeau ou le syndrome du «sauveur»?

Comme au PLQ, le Parti libéral du Canada (PLC) se cherche, lui aussi – et encore à nouveau dans son cas (!) – un nouveau chef.

Depuis le départ de Jean Chrétien en 2003, ce parti aura «passé» pas moins de trois chefs – Paul Martin, Stéphane Dion et Michael Ignatieff -, ou quatre, si l’on y inclut Bob Rae, le chef intérimaire actuel.

Leur nouveau chef «permanent», les libéraux fédéraux le choisiront le 14 avril 2013. Parmi les sept candidats officiels à la chefferie, Justin Trudeau part avec plusieurs longueurs d’avance.

Parmi ces candidats, notons aussi la présence de Deborah Coyne, nulle autre que la mère de la demi-soeur de Justin – Sarah Elizabeth. Aujourd’hui âgée de 21 ans, Sarah Elizabeth Coyne est donc également la fille de Pierre Trudeau. Une véritable histoire de dynastie…

Or, au-delà de ce bizarre alignement de planètes dynastiques, la candidature de Justin Trudeau semble surtout tenir du syndrome du sauveur – un grand classique en politique.

Fort en grande partie, pour le moment, du nom de son illustre père – l’ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau -, mais aussi d’un coffre de guerre de 600 000$ amassé en trois mois seulement, le défi de Justin Trudeau d’ici avril devrait être de montrer de manière beaucoup plus convaincante qu’il n’est pas, justement, qu’un «nom».

Or, le problème est que ce défi, la force même de son «nom» semble le rendre pour ainsi dire inutile.

Si Justin Trudeau devient chef du PLC et que sa popularité venait à se maintenir au moins hors Québec d’ici la prochaine élection fédérale, c’est au NPD – devenu l’opposition officielle en 2011, que cela poserait le plus grand problème en divisant encore plus le vote non-conservateur.

Comment le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, fera face à ce défi en 2013, sera un des éléments les plus importants à suivre cette année en politique fédérale.

Quant au Bloc, réduit à une peau de chagrin à l’élection de mai 2011, son chef Daniel Paillé – lequel ne siège pas à la Chambre des communes -, réussira-t-il ou non à se pointer quelques fois au moins sur le radar politique des Québécois?

Le règne de Stephen 1er

Pendant ce temps, fort quant à lui de sa majorité obtenue en 2011 et des six années qu’il a déjà passées au pouvoir, le premier ministre conservateur Stephen Harper attend que cette même division du vote non-conservateur le favorise pendant plusieurs années à venir. À suivre…

Pour 2013, le mouvement «surprise» autochtone pancanadien «Idle No More» (l’apathie, c’est fini), lui pose son premier défi. Le premier ministre étant un apôtre fidèle des politiques de «division» – mieux connue en anglais sous le vocable de «wedge politics» -, il faudra surveiller de près son «plan de match» sur cette question complexe.

Stephen Harper cherchera-t-il à diviser ce mouvement en opposant les revendications de la «base» émanant d‘Idle No More de celles plus traditionnelles des chefs officiels de l’Assemblée des Premières nations? Ou tentera-t-il, pour une fois, de tenter de faire avancer les intérêts d’un segment de la population canadienne malgré qu’il ne vote pas beaucoup pour son parti?

Bref, LA question autochtone – déclinée sous plusieurs facettes – semble vouloir marquer le début de l’année pour le gouvernement Harper.

Comme quoi, si LA question du Québec attire autant d’attention au Canada qu’un moustique en été – bref, aucune -, celle des Autochtones donne l’impression, du moins, pour le moment, d’occuper le devant de la scène politique canadienne.

Un autre défi n’est pas tant celui du premier ministre que celui de milliers de chômeurs, dont les plus saisonniers, lesquels verront leurs conditions de vie, leurs revenus et l’accès aux prestations d’assurance-emploi amputées à divers degrés par la dernière «réforme» des conservateurs.

Avec leur slogan «On ne lâche pas!», les travailleurs et travailleuses qui s’y opposent réussiront-ils à conscientiser une partie importante de l’opinion publique quant aux dangers pour l’équité sociale et donc, pour l’économie elle-même, de cette offensive conservatrice contre l’assurance-emploi?

Charbonneau et les chefs

Les audiences de la commission Charbonneau reprenant, enfin, le 21 janvier, peut-on s’attendre à ce qu’une des «prophéties» de l’année du Serpent mentionnée au début de mon billet précédent s’y réalise aussi? Soit que 2013 se passerait «dans un climat propice aux intrigues et aux complots, des personnes influentes seront mises sous enquête, faisant parfois face à de lourdes accusations»…

Assistera-t-on à la déconstruction encore plus poussée du système de corruption et de collusion qui semble affliger  l’industrie de la construction?

Ce «système», s’y attaquera-t-on aussi dans d’autres domaines d’activité où des fonds publics vont au secteur privé et sont parfois aussi détournés pour garnir les coffres de certains partis politiques?

La commission devant justement braquer ses projecteurs en 2013 sur le financement des partis politiques, provinciaux et municipaux,  le PLQ a de bonnes chances de ne pas être le seul parti à avoir des squelettes dans son placard.

Petite question sous forme à peine voilée de suggestion : comme le scandale du CUSM semble également inclure des malversations possibles sur le plan de l’immobilier et de la construction, la juge Charbonneau prendra-t-elle l’initiative de l’ajouter à sa longue liste d’enquête?

Si oui, la commission ne pourrait-elle pas alors faire comparaître l’invisible ex-patron du CUSM, Arthur Porter, parti en «exil» dans les Bahamas dans la plus parfaite impunité.

Des maires et des mairesses, il en pleuvra… et il en pleurera…

Parlant de la commission Charbonneau et des têtes qu’elle a déjà fait tomber, même indirectement, dont les maires de Montréal et de Laval, encerclez sur votre calendrier la date du 3 novembre 2013 – celle des élections municipales à travers le Québec tout entier.

Les citoyens iront-ils ENFIN voter au-delà des taux de participation anémiques qui caractérisent les élections municipales ? Se mêleront-ils ENFIN de LEURS affaires municipales? Et Montréal, la malmenée dont les coffres publics sont saignés depuis des lustres, qui en sera la ou le prochain maire?

La métropole économique du Québec aura-t-elle droit comme candidats à la mairie à autre chose que des restants de dauphins d’anciens maires discrédités ou des libéraux fédéraux ou provinciaux qui semblent l’avoir adoptée comme si elle était devenue leur chasse gardée?

Commande spéciale

À mon collègue qui m’a demandé fort aimablement de prédire quelque chose «le fun» pour 2013 – juste au cas où j’aurais raison… j’avancerai ceci. Timidement, bien humblement, en me croisant les doigts, mais tout de même…

Je prédis qu’en 2013, les événements du printemps 2012 au Québec commenceront, lentement, à porter leurs fruits.

Comment? Avec de plus en plus de citoyens, jeunes ou moins jeunes, qui reprennent goût à s’occuper de leur société avant, pendant et après les élections.

Après tout, ne dit-on pas que la politique est une chose trop sérieuse pour la confier aux seuls politiciens?

Et sur une note plus légère, je prédis aussi qu’en 2013, il y aura du hockey dans nos télés et qu’il neigera beaucoup, beaucoup…

Au déplaisir, bien sûr, des pauvres Montréalais devenus chroniquement mal déneigés, mais aussi au grand bonheur des enfants, des sportifs d’hiver et des amants toutes catégories de la nature.

Bonne année du Serpent!

Souhaitons-nous tout de même la détermination d’éviter ceux qui les charment un peu trop facilement dans nos parlements et nos hôtels de ville…

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Si Justin personnifie pour certains le syndrome du sauveur, peut-être, en toute logique ressentira-t-il envers lui-même,le syndrome de l’imposteur. Ce serait là un juste retour des choses. Mais comme il fait parti de ces politiciens qui vendraient leur âme avec en prime leur mère pour le pouvoir, rien n’est moins certain que ça se passe.

Nous pourrions très bien observer qu’en 2013 Stephen 1 er ferra plus pour la souveraineté du Québec que tous les discours souverainistes, même ceux construits sur une logique imparable. Si Stephen 1 er continue sur sa lancé il serait fort possible qu’il fournisse lui-même la preuve que le ROC et le Québec sont de fait deux solitudes. Comme l’ensemble des fédéralistes n’ont rien de positif à offrir au Québec, et qu’il est de plus en plus évident que seuls les insultes et le mépris nourrissent leurs discours, les Québécois pourraient bien en 2013 enfin se rendre compte qu’il n’ont plus rien à gagner à rester dans la confédération et qu’on ne peut être mieux servi que par soi-même.

Je vois aujourd’hui apparaître une énigme surprenante liée notamment aux travaux de la Commission Charbonneau. Dû à toutes les révélations qu’on y voit, les coûts prohibitifs des travaux publics plombés par la corruption et la collusion devraient logiquement baisser significativement. Est-ce que ce phénomène se répercutera sur nos comptes de taxes ? Si, par exemple, Vaillancourt n’empoche plus des millions de dollars, les taxes des Lavallois diminueront-elles ? Bref, où ira l’argent qui ne sera plus versé aux amis mafieux ? Mystère et boule de gomme …

«Les gens sont trop bien élevés, les méchants peuvent s’en donner à coeur joie.»
[Dan Powell]

Si M. Trudeau gagne la chefferie du PLC, comme ça semble que ça va se concrétiser, M. Mulcair avec ses novices députés du NPD, vont mordre la poussière, après ceux du Bloc qui l’ont mordu, à la dernière élection générale fédérale.

Fait que, la séparation du Québec du Canada n’aura pas plus de chances avec M. Justin comme PM canadien qu’elle en a avec M. Stephan qui devrait enfin faire battre son Parti conservateur guerrier, pollueur et primaire.

Le PQ devra changer son option de simple souveraineté « la séparation du Québec du Canada » en autre chose de canadien du genre : Un Québec souverain canadien afin de finir à débloquer, constitutionnellement parlant.

Pour les Indiens ou Premières nations, la solution qui s’impose est de reprendre le bâton du pèlerin des années 1870, où l’on a pas hésité à négocier avec chaque bande un modus vivendi fait sur mesure.

Mais ça, ça serait trop logique et risquerait de mener trop loin au goût de certains.

Pour ce qui est des chômeurs, la politique du gouvernement est méprisante et dévastatrice pour les travailleurs saisonniers ou tout simplement malheureux : au mauvais endroit au mauvais moment. 🙁

Faire jusqu’à 100 miles de route, aller, quotidien nement, pour gagner son pain tout en risquant de gagner moins. Tout ça pour satisfaire une idéologie qui n’en a cure des valeurs humaines comme la compassion, la justice sociale. Non! Pas pour le parti, le gouvernement de M. Harper.

En forçant les gens à souffrir peut-être que les poisson, les arbres, les mines de dieu sait quoi deviendront spontanément et en masse plus abondants.

Quel parti sans coeur.

Pour eux, l’économie est uniquement une question de gros sous. Le facteur humain n’entre pas dans l’équation. Des humains! quosse ça donne?

Tous les fédéralistes sont, en principe, des sauveurs du Canada en un morceau de 10 provinces, incluant M. Justin Trudeau qui va devenir, sauf surprise, chef du PLC et prochain Premier-ministre du Canada, ce qui devrait faire souffrir quelques séparatistes qui croient, contrairement, à M. Lévesque de 1980, à la séparation du Québec du Canada, ce qui n’était pas son option…la souveraineté-association.

Si le Québec n’a rien à gagner dans l’actuelle confédération, est-ce que les Anglophones du West-Island et de Westmount pourraient dire la même chose au sujet du Québec : Rien à gagner à ne pas nous séparer du Québec pour joindre le Reste du Canada, avec une bonne partition du Québec, comme en Palestine, approuvée par nos fédéralistes, principalement, M. Harper, en personne.

Tandis que M. Bousquet rêve en couleur, une autre hypothèse où le NPD aura démontré qu’il n’est pas un parti d’amateurs et que le PLC n’est qu’un parti de forts-en gueules pourrait très bien s’avérer.

Les fans de Harper et du PC verront leurs opinions politiques rétrogrades trouver des appuis dans l’Ouest. Alors rien n’est joué.

Par exemple si M. Bousquet a raison sur l’amateurisme du NPD il n’est pas illogique de penser que les citoyens québécois se rendront compte de leur erreur néo-démocrate et qu’ils réhabiliteront alors le Bloc. Qui sait ? Peut-être qu’ils se diront qu’il se sont déjà fait passer un Trudeau et qu’il ne s’en feront pas passer un deuxième, le rejeton, la copie du premier en plus.

Où est la différence entre la simple souveraineté ou une souveraineté compliquée ? Peut-il seulement exister une souveraineté compliquée par opposition à la simple souveraineté. Une porte est ouverte ou fermée, dit-on.

Tant que les Québecois tergiverseront, ils resteront écrasés et dépendant. C’est certain que cette attitude fait bien l’affaire des Québécois fédéralistes qui parasitent les ressources fédérales canadiennes et qui sont complètement incapables de s’imaginer être en plein contrôle de leur destinée. Comme le disait Albert Memmi, le meilleur colonisé est celui qui est convaincu ne pas pouvoir se passer du maître.

«Je hais les cœurs pusillanimes qui, pour trop prévoir n’osent rien entreprendre»
[Molière]

@ Gilles Bousquet (# 2):

« Le PQ devra changer son option de simple souveraineté “la séparation du Québec du Canada” en autre chose de canadien du genre : Un Québec souverain canadien afin de finir à débloquer, constitutionnellement parlant. » (sic)

Ça commence à drôlement ressembler à la joke de Deschamps (un Québec fort et indépendant dans un Camada uni!!!) mais vous avez raison.

Les Québécois sont clairement très loin de vouloir s’enfermer dans la cage à homards des séparatistes péquistes ou même de penser y entrer. Ils ont des milliers d’autres problèmes bien concrets auxquels ils doivent faire face sans y ajouter cette chimère qui ressemble de plus en plus à une fable folklorique.

Bonjour,

En cette Année du Serpent en 2013, nous assisterons en rigolant à la pseudo souveraineté plus que rampante du Parti Québécois que même le serpent y perd la face en se faisant damer le pion par nos esprits passéistes et reptiliens que sont nos amis de la talle de péquistes devenus. Tout comme ce flamboyant essai de l’ami Jean Larose qui traitait à l’époque de cette souveraineté RAMPANTE ni plus ni moins. Et ce venant d’un ancien indépendantiste acharné qu’était Monsieur Jean Larose qui dans un interview au Devoir affirmait aigri et courroucé : Ne me parlez plus du Québec.

En effet, passons aux choses sérieuses pour cette année 2013 où la Trudeaumanie risque fort d’arriver ou plutôt de revenir au Québec avec l’arrivée du télégénique Monsieur Justin Trudeau, le digne Fils du Paternel mais surtout le Fils de sa mère soit Madame Margaret Sinclair. Car des trois fils de la famille et de loin, Monsieur Justin Trudeau demeure celui qui ressemble le plus à sa mère en ayant beaucoup plus d’affinité avec le côté culturel. Faut bien dire que celui ci fit un baccalauréat et une maîtrise dans le domaine théâtral tout en ayant enseigné cet « art qui est l’ART du politique avant tout ».

En outre, comme le Paternel était un génial homme de gauche, Monsieur Pierre Elliot Trudeau autant dans Cité Libre que dans sa vie politique tassa résolument le Québec et ses nationalistes à gauche toute. Ce grand ami de Fidel Castro ainsi que ce fier ami de Yasser Arafat ne plia jamais l’échine devant les coups de butoir des Yankees de droite, ces grands amis de nos amis les péquistes qui s’agenouillèrent Ti Poil devant pour concrétiser la mondialisation par l’Alena, soit le Libre Échange avec les Yankees en plus de vouloir prendre le dollar américain, ma chère.

Par ailleurs, tout ce préambule pour souligner que Monsieur Justin Trudeau doit porter le poids de l’immense grandiloquence du Paternel. Car n’oubliez pas vous Autres de la gang des péquistes que vous fîtes souvent mentir l’Histoire, gang de p’tits snoros et de p’tits vlimeux qui voulaient s’accaparer des symboles.

De plus, Monsieur Justin Trudeau doit chausser une large pointure ou simplement essayer. Car n’oublions jamais que Monsieur Pierre Elliot Trudeau, ce digne descendant des Patriotes de 1837-1838 paracheva la démarche de ces Fils de la Liberté en rapatriant la Constitution Canadienne de Londres en 1982. En coupant les derniers liens avec la Fière Albion tout en gardant l’association par le Commonwealth qui veut dire en français soit « Bien Commun et Socialisme ». Ainsi, nos amis les péquistes de bonne et de mauvaise volonté doivent savoir que les Patriotes de 1837-1838 en voulant plus d’équité, de justice sociale et de représentation citoyenne se métamorphosèrent en GRITS après l’Union du Haut et du Bas Canada pour devenir le Parti Libéral du Canada. Et bien oui, nos Patriotes devinrent les Grits pour devenir le Parti Libéral du Canada.

Finalement, tout ça pour dire haut et fort que Monsieur Justin Trudeau sera un autre personnage que son Paternel, ce gigantesque intellectuel, penseur et visionnaire tout à la fois. Car ici au Québec, l’intellectualisme n’est pas toléré par une grande frange des citoyens et encore moins maintenant. Les femmes québécoises n’étant pas très portées par les affres et les misères du nationalisme, imaginons toute la fureur qu’engendrera la nouvelle Trudeaumanie suite par exemple à un passage à TLMP, cette messe dominicale.

Je crois que nous sous-estimons les impacts que pourrait avoir, en 2013, la Commission Charbonneau. En effet j’estime plausible que de futurs témoignages indiquent clairement que les problèmes de collusion et de corruption que le Québec vit ne se sont arrêtés à nos frontières. Comme on le sait très bien, la criminalité, la mafia respectent très peu les frontières. A moins de se boucher les yeux et les oreilles, les journalistes du ROC seront sans doute aiguillonnés pour continuer hors Québec leurs recherches. L’exemple de l’entrepreneur québécois Gilles Filiatreault en Alberta est patent à cet égard.

«Fais preuve de gentillesse envers tous ceux que tu rencontres, leur combat est peut-être plus dur que le tien.»
[Platon]

M. Bull écrit : «Monsieur Pierre Elliot Trudeau, ce digne descendant des Patriotes de 1837-1838 paracheva la démarche de ces Fils de la Liberté en rapatriant la Constitution Canadienne de Londres en 1982. »

Je ne suis pas d’accord. Mme Spence a raison de demander la présence de notre Gouverneur-général pour protéger ses droits parce que, nous sommes encore une monarchie au Canada, même avec notre Constitution sortie de Londres en 1982 par M. Trudeau avec M. Chrétien comme complice.

Les terres canadiennes sont encore les TERRES DE LA COURONNE. La couronne à qui ? À Elizabeth II, reine sur terre, par la grâce de Dieu « selon elle ».

M. Harper n’est que le serviteur d’Élizabeth, son Premier-ministre, son valet. Il est tellement au courant que c’est son boss qu’il est à genoux devant ses portraits et il en place partout.

On peut dire qu’en pratique, c’est M. Harper qui gouverne mais, en principe, c’est la Reine, non ?

Mme Legault, en raison de ce que réserve la nouvelle année à la classe politique québécoise et rocanadian, effectivement il s’en versera des larmes de crocodiles chez les « sarpants » en 2013. Principalement chez tous les magouilleurs de carrière, larbins et laquais liberulls, (et par quel hasard donc ?) ausssi adeptes serviles de la domination politique rocanadian au Québec, des idolâtres sans vergogne du Veau d’Or, animés que par la sacro-sainte Loi du MARCHÉ, la marchandisation sauvage du tangible comme de l’intangible. Tout cela rime qu’avec CUPIDITÉ.

La gloutonnerie de tous ces serpents des coulisses du pouvoir gavée impunément depuis des lustres d’extras et enveloppes brunes sera sûrement modérée par la Commission Charbonneau…mais que le temps de crier ciseaux.

L’année 2013 s’annonce cruciale à bien des égards pour plusieurs partis libéraux (à Ottawa, en Ontario et au Québec). Pendant que M. Trudeau tâchera tant bien que mal de se « faire un prénom » (bonne chance!) et que l’électorat ontarien portera, à l’occasion d’élections, un jugement potentiellement impitoyable sur le règne libéral incarné par David McGuinty (qui a quitté ses fonctions l’automne dernier), le PLQ se choisira un nouveau dirigeant à la faveur d’une course à la chefferie, une première en 30 ans pour ce dernier parti.

S’agissant du PLQ, j’avance la prédiction suivante : si Philippe Couillard remporte la course à la chefferie, il parviendra également à renverser le PQ minoritaire et prendra le pouvoir. À l’inverse, si c’est Pierre Moreau ou Raymond Bachand qui devient le chef, le PQ (fût-il minoritaire) n’aura rien à craindre, l’un et l’autre étant d’une lamentable tiédeur.

Bonjour,

Sacrebleu ! Sommes nous en 2013 dans certains bouttes du Québec profond ? Les Terres Canadiennes sont encore des terres de la Couronne ? Et bien sûr selon le qualificatif dûment employé dans cette langue belle de Marianne et de Molière. Mais qu’en est il du symbole de la Fleur de Lys en filiation directe avec la Couronne Française, celle que nos cousins de l’Hexagone ont foulé aux pieds comme une Fleur du Mal et non pas cette fleur de Charles Baudelaire ? Péquistes de tout crin et de quelques p’tits poils qui restent, et bien : Dominez vous……. Bien à vous, John Bull.

2013 sera l’année du gouverneur général du Canada, le digne représentant de la reine au canada. Sa majesté par l’entremise de son représentant saura régler les problèmes qui affectent les relations entre les premières nations et les coloniaux qui n’ont pas respectés les traités signés par les anciens représentants de la royauté. La reine va remettre dans le droit chemin ces descendants des immigrés britanniques qui ne sont en réalité que des subordonnés qui ont fait honte a sa majesté en agissant avec mépris envers les nations qui ont signés de bonne foi des traités avec sa majesté. M.Harper, a déjà signifié son attachement a la couronne britannique et en bon sujet loyal il saura obéir aux désirs de sa souveraine.

M. Brodeur a tout compris. Félicitations !

Les commentateurs de nos médias ne peuvent pas en dire autant.

@ Gilles Bousquet #13

Avant de nous référer à Wikipedia vous auriez dû lire l’encadré au début de l’article « Cet article, ou cette section, doit être recyclé(e).»

Je vous suggère plutôt de lire l’article 109 de l’AANB 1867 : Toutes les terres, mines, minéraux et réserves royales appartenant aux différentes provinces du Canada, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick lors de l’union, et toutes les sommes d’argent alors dues ou payables pour ces terres, mines, minéraux et réserves royales, appartiendront aux différentes provinces d’Ontario, Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, dans lesquelles ils sont sis et situés, ou exigibles, restant toujours soumis aux charges dont ils sont grevés, ainsi qu’à tous intérêts autres que ceux que peut y avoir la province.

Confirmé par ce jugement: St. Catherine’s Milling and Lumber Co. v. The Queen (1888), 14 App. Cas. 46 (C.P.) aux pp. 57 et 58: [TRADUCTION] De l’avis de leurs Seigneuries, les dispositions de l’art. 109 suffisent à donner à chaque province, sous réserve de l’administration et du contrôle de sa propre législature, tous les droits de propriété de Sa Majesté sur les terres situées à l’intérieur de ses frontières, qui au moment de l’union étaient dévolus à Sa Majesté, à l’exception des terres qui sont devenues la propriété du Dominion en vertu de l’art. 108 ou de celles que le Dominion peut avoir prises pour les fins mentionnées à l’art. 117. Cet article a pour effet d’exclure des «droits et revenus» destinés au Dominion tous les revenus territoriaux ordinaires de Sa Majesté générés à l’intérieur des provinces.

http://www.canlii.org/fr/ca/legis/lois/30—31-victoria-c-3/derniere/30—31-victoria-c-3.html

M. Sauvageau, à mon avis, vous interprêtez mal cet article qui se lut comme suit : « Toutes les terres, mines, minéraux et réserves royales « appartenant aux différentes provinces du Canada, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick lors de l’union « , et toutes les sommes d’argent alors dues ou payables pour ces terres, mines, minéraux et réserves royales, appartiendront aux différentes provinces d’Ontario, Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, dans lesquelles ils sont sis et situés, ou exigibles, restant toujours soumis aux charges dont ils sont grevés, ainsi qu’à tous intérêts autres que ceux que peut y avoir la province. »

Les provinces continuaient à être propriétaires de ce qu’il leur appartenait déjà…pas de tout leur territoire. Autre réflexion : Pourquoi continuer de nommer ces terres : Terres de la Couronne si elles appartiennent aux provinces ?

En plus, M. Sauvageau, qui est l’autorité suprême au Canada, selon vous ? Le peuple canadien ? La Reine ? Qui peut démettre le gouvernement fédéral ? Invalider ses lois ? Refuser de les signer Qui ? C’est ça, le Gouverneur-général, au nom de la Reine d’Angleterre qui règne sur le…Canada qui lui…appartient.

Repeat after me : « Canada belongs to the English Queen…for God’s sake”

@ Gilles Bousquet

« C’est ça, le Gouverneur-général, au nom de la Reine d’Angleterre qui règne sur le…Canada qui lui…appartient. »

Petit cours de droit constitutionnel 101 :
« … une entité relativement plus concrète, la Couronne, qui «personnifie l’État» selon l’ex-pression de Griffith and Street, The Principles of Administrative Law, Sc éd. 1973, à la p. 246, mais ne jouit que du pouvoir exécutif: art. 9 de l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique, 1867. » (1)

« Bien que le rôle du monarque en qualité de chef d’État repose sur une tradition immémoriale en common law, il est maintenant consacré par l’article 9 de la Loi constitutionnelle de 1867 [30 & 31 Vict., ch. 3 (R.-U.) (mod. par la Loi de 1982 sur le Canada, 1982, ch. 11 (R.-U.), annexe de la Loi constitutionnelle de 1982, no 1) [L.R.C. (1985), appendice II, no 5]], qui prévoit ce qui suit en ce qui a trait au pouvoir exécutif: « À la Reine continueront d’être et sont par la présente attribués le gouvernement et le pouvoir exécutifs du Canada » et par l’article 17 qui traite du pouvoir législatif: « Il y aura, pour le Canada, un parlement qui sera composé de la Reine, d’une chambre haute appelée le Sénat, et de la Chambre des Communes. » Étant donné que le Canada est une monarchie constitutionnelle et non une monarchie absolue, la Reine ne dirige pas l’État personnellement, mais on peut plutôt dire qu’elle « règne » par convention constitutionnelle, sur avis des ministres choisis au sein du parti qui jouit d’une majorité réelle ou présumée à la Chambre des Communes » (2)

« L’exercice de la souveraineté sur chacune des fractions du territoire étatique s’effectue par l’exercice de la compétence législative; or, celle-ci n’équivaut pas au droit de propriété » (3)

1- Procureur Général du Québec c. Labrecque et autres, [1980] 2 RCS 1057— 1980-11-12 Cour suprême du Canada.
2- Roach c. Canada ( Ministre d’État au Multiculturalisme et à la Citoyenneté ), [1994] 2 CF 406 — 1994-01-20 Cour d’appel fédérale
3- http://www.caij.qc.ca/doctrine/wilson_et_lafleur/4/2/2/index.html

M. Sauvageau, après toutes ces savantes recherches, est-ce que ça va prendre, quand même, la permission de la Reine ou de son successeur pour autoriser le Canada à se soustraire à la monarchie, selon vous ?

Le sort de la monarchie semble être d’un grand intérêt pour vous, mais un peu moins pour moi. Le Canada possède dans sa constitution une procédure de modification et il pourrait, si le fédéral (les deux chambres) et les provinces s’entendent, se passer de sa gracieuse Majesté sans son consentement mais avec son sceau.

Correction :

Sans son sceau, on ferait quoi ? Nous avons déjà un sot à Ottawa mais il ne servirait pas pour ça.