Politique

10 questions: Joseph Young

«Il y a deux Montréal, celui des patrons et celui des travailleurs.»

Joseph Young

Parti : Ligue communiste
Slogan : Votez pour l’alternative ouvrière ! Votez pour la Ligue Communiste à Montréal !
Site Web : www.themilitant.com
Âge : 66 ans
Statut civil : Célibataire
Enfants : Aucun
Animaux : Aucun
Lieu de résidence : Parc Extension, Montréal
Taxe foncière : Locataire
Lieu préféré à Montréal : La ligne de piquetage des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce en grève contre Salaison Lévesque, coin Beaumont et Querbes
Voiture personnelle : Toyota Corolla 1993
Dernier emploi : Aide générale de production en usine
Langues parlées : Anglais, français, espagnol
Membre de quel parti : Ligue communiste

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1. La corruption à Montréal peut-elle être éliminée dans un premier mandat ?

Non. Les classes possédantes et leurs politiciens sont, de tout temps, corrompus. Ils se sont toujours trompés et ont toujours utilisé le gouvernement pour s’enrichir. La différence, aujourd’hui, c’est que l’étendue de la crise économique et sociale rend plus difficile aux exploiteurs de le cacher. C’est par leur lutte que les travailleurs formeront des dirigeants qui ne s’achètent et ne se vendent pas.

C’est pour cela que la Ligue communiste fait campagne pour la libération des Cinq Cubains, des révolutionnaires victimes d’un coup monté et emprisonnés aux États-Unis depuis 1998 en raison de leur défense de la révolution cubaine. Ces cinq hommes sont de vrais dirigeants de la classe ouvrière. Ils ont refusé de négocier un arrangement pour revoir à la baisse les chefs d’inculpation et ont insisté sur leur droit à un procès. Les autorités n’ont pas réussi à les briser et ils continuent la lutte de l’intérieur de la prison. C’est la révolution cubaine qui les a forgés.

2. Y a-t-il trop d’élus à Montréal ?

Peu importe le nombre, le gouvernement fonctionnera dans l’intérêt des patrons. Ma campagne appelle à construire un mouvement de masse de la classe ouvrière, un mouvement indépendant des partis des capitalistes qui pourra prendre le pouvoir de leurs mains et établir un gouvernement des travailleurs et des agriculteurs. Cette question ne revêtira une importance que lorsque nous aurons remplacé les patrons au pouvoir.

3. Avez-vous voté lors des dernières élections municipales à Montréal ? Si oui, pour qui ?

J’ai voté pour Michel Prairie, de la Ligue communiste.

4. Montréal peut-elle redevenir la métropole économique du Canada ?

Il n’y a pas un « Montréal », ni un « Québec », ni un « Canada ». Il y en a deux : celui des patrons et celui des travailleurs. Je fais campagne pour aider à construire un mouvement des travailleurs capable d’utiliser la force des syndicats pour exiger un programme de travaux publics massifs qui créera des emplois à des salaires syndicaux, et pour exiger une augmentation substantielle du salaire minimum.

5. Le climat entrepreneurial est-il suffisamment accueillant à Montréal ?

Ma campagne se préoccupe du climat ouvrier. Le chômage est élevé, les salaires réels chutent et de plus en plus de travailleurs occupent des postes à temps partiel. Au travail, les cadences augmentent, de même que les accidents et les blessures. Les soins de santé et les autres services sont coupés.

Poussées par la soif de profits et la compétition pour les marchés et les ressources, les puissances impérialistes avancent vers de plus grands conflits et interventions militaires. La campagne de la Ligue communiste va de porte en porte dans les quartiers ouvriers pour discuter des réponses possibles à l’offensive des patrons. Nous participons aux lignes de piquetage et aux manifestations qui défendent les droits des travailleurs.

6. Le français est-il menacé à Montréal ?

Pour nous unifier contre l’offensive patronale, les travailleurs doivent s’opposer à toute forme de discrimination. Les travailleurs québécois ont mené une lutte contre l’oppression nationale et ont fait des pas de géant pour éliminer le statut de citoyen de deuxième zone qui leur était réservé depuis longtemps. J’appuie des parties de la Loi 101 qui y ont contribué. J’accueille l’arrivée massive de travailleuses et travailleurs immigrants qui renforceront notre unité et notre capacité de combat.

Avec sa Charte des valeurs québécoises, le gouvernement du Parti québécois attaque le droit de chacun de pratiquer sa religion et défend les intérêts d’une couche privilégiée. Les dirigeants capitalistes partout au Canada cherchent à diviser les travailleurs pour affaiblir notre résistance à la crise économique. Je m’oppose à la Charte des valeurs québécoises dans toutes ses formes parce qu’elle cherche à promouvoir la discrimination et la division entre les travailleurs.

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7. La qualité de vie pour les familles est-elle aussi bonne à Montréal qu’en banlieue ?

Pour se loger convenablement, bien des travailleurs et leurs familles doivent fuir Montréal puisque les profits passent avant les besoins des êtres humains. À Cuba, par exemple, le droit au logement a été établi par une lutte révolutionnaire. C’est par des luttes massives dirigées par les syndicats pour unir tous les travailleurs et nos alliés que nous obtiendrons des logements décents.

8. Malgré les scandales, les Montréalais ont-ils toujours raison d’être fiers de leur ville ?

Il y a le Montréal des patrons et le Montréal des travailleurs. Ces derniers ne sont pas responsables des scandales. Nous confrontons des problèmes bien plus importants. Le brouhaha sert de diversion. De plus, la commission Charbonneau s’en prend aux syndicats de la construction qui ont mené une grève importante au mois de juin. Ma campagne a participé à leurs lignes de piquetage et a aidé à construire la solidarité avec leur lutte.

9. Les nouvelles constructions à Montréal, sont-elles assez audacieuses ?

Les travailleurs ont besoin d’un programme audacieux de construction de logements, de garderies et de réparation de routes pour nous mettre au travail et nous offrir les services dont nous avons besoin. Aucun politicien capitaliste ne lancera un tel programme de son plein gré. Je fais campagne pour aider à construire un mouvement des travailleurs capable d’utiliser la force des syndicats pour exiger un programme de travaux publics massifs qui créera des emplois à des salaires syndicaux.

10. Montréal est-elle un modèle d’intégration ?

Je ne cherche pas l’« intégration » des immigrants. Je cherche l’unité des travailleurs dans la lutte contre les effets de la crise économique et sociale qui s’intensifie. Tandis qu’il y a six millions de réfugiés syriens, le Canada n’en a accueilli que quelques dizaines dans la dernière année. J’exige que le Canada ouvre ses portes aux réfugiés. Je fais campagne en solidarité avec les travailleurs et les agriculteurs de la Syrie contre le régime de Bachar al-Assad et je m’oppose à toute intervention américaine.

Le ministre Bernard Drainville accuse les musulmans, les juifs et, les sikhs d’être responsables des reculs récents sur les droits des femmes. C’est faux. Les luttes pour nos droits, les travailleuses et travailleurs, nous les avons toujours mené contre les gouvernements des patrons. Ce sont eux qui coupent systématiquement dans les services de santé, qui réduisent l’accès à l’avortement et qui maintiennent un salaire minimum minable. En restreignant l’accès aux emplois du secteur public aux travailleuses voilées et aux travailleurs portant le kippa ou un turban, le gouvernement du Québec cherche à nous diviser. C’est pour cela que je m’oppose à la Charte des valeurs québécoises.

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