Politique

Votez animal!

Un parti français propose d’adopter une charte pour la protection des animaux.

(Photo: iStock)
(iStockphoto)

À l’occasion des élections législatives françaises, en juin prochain, un tout nouveau parti sollicitera les faveurs de l’électorat français : le Parti animaliste, fondé il y a quelques semaines à peine.

Ce parti propose d’adopter une charte de la protection animale, de créer un ministère de la Protection animale et d’alourdir les peines pour maltraitance. S’il ne prône pas le végétarisme, il entend toutefois « fixer un objectif national de réduction de la consommation de produits animaux de 25 % en 2025 par rapport à 2015 ».

La cofondatrice du parti animiste, Isabelle Dudouet-Bercegeay. (Photo: Parti animaliste)
La cofondatrice du parti animiste, Isabelle Dudouet-Bercegeay. (Photo: Parti animaliste)

Pour la cofondatrice Isabelle Dudouet-Bercegeay, « la situation [des animaux] empire d’année en année » en France, et l’émergence d’un tel mouvement était donc impérative. Au cours des derniers mois, le pays a été secoué par plusieurs scandales de maltraitance dans les abattoirs.

Le Parti animaliste tentera d’imiter son alter ego néerlandais, qui, depuis 10 ans, a obtenu une cinquantaine de sièges aux diverses élections municipales et législatives. Le Portugal et l’Allemagne comptent chacun un député animaliste.

De l’autre côté du globe, les électeurs australiens ont aussi élu un député de ce parti. L’Australie compte d’ailleurs plusieurs formations politiques défendant des champs d’intérêt très précis, comme le Parti des cyclistes, le Parti des amateurs de moteurs et le Parti des droits des fumeurs.

Au Canada, l’Animal Protection Party a aligné huit candidats lors de l’élection fédérale de 2015, mais aucun au Québec.


À lire aussi:

France: la gauche cherche son sauveur