Le G7 ne changera pas le monde. Les femmes, oui !

Le G7 ne changera pas le monde. Les femmes, oui !

Du sommet du G7 de Charlevoix, l’histoire ne retiendra que la volte-face de Donald Trump. Mais l’essentiel s’est pourtant joué ailleurs. Et ce sont les femmes — plus précisément 20 femmes et un homme — qui pourraient incarner le changement. De Québec à La Malbaie, un reportage de Mathieu Carbasse.

Soudain, les doigts sur les claviers se sont remis à danser, les téléphones à sonner, les tweets et dépêches d’agence à voler dans tous les sens. Les journalistes encore présents au Centre des congrès de Québec, exténués par deux journées interminables, n’en croyaient pas leurs yeux, pensaient à une mauvaise plaisanterie, de celles que l’on se fait au bout d’un marathon entamé pour une bonne partie d’entre eux à 3 h du matin. Puis, tous se sont remis à écrire. Ceux qui étaient sortis chercher de quoi manger s’étaient rassis, une main sur leur clavier, l’autre au téléphone avec leur rédaction. Donald Trump avait décidé de leur donner encore un peu de travail. Surtout, Donald Trump venait de faire voler en éclats un accord qui avait pourtant mis du temps à se dessiner.

Il était 19 h 03 samedi. Quelque part dans le ciel au-dessus du Québec, le président des États-Unis a saisi son téléphone pour publier un tweet à l’effet dévastateur. Une bombe qui, ironie de l’histoire, a été lâchée à seulement trois jours de sa rencontre historique avec l’artificier en chef de la Corée du Nord, Kim Jong-un.

Deux jours de négociations et des mois et des mois de préparation venaient d’être anéantis par l’occupant de la Maison-Blanche. La cause de ce revirement de dernière minute ? Les tarifs douaniers, encore et toujours. Et la sensation côté américain d’avoir été « poignardés dans le dos », pour reprendre les mots du principal conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow. « (Justin Trudeau) a tenu une conférence de presse et dit que les États-Unis étaient insultants », s’est défendu sur CNN le même Kudlow, estimant que les déclarations de Trudeau constituaient « une trahison ».

Il est vrai que le premier ministre du Canada avait affirmé plus tôt dans la journée que les nouveaux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium étaient « insultants » au regard de l’histoire entre les deux pays. Il avait confirmé les mesures de représailles mises en place le 1er juillet prochain, qui pourraient atteindre 16,6 milliards de dollars, soit l’équivalent de la valeur des exportations canadiennes d’acier et d’aluminium vers les États-Unis.

On croyait que cette épreuve de force, amorcée par Trump il y a quelques semaines et devant laquelle Trudeau avait su se montrer ferme, regagnant au passage un large ascendant aux yeux des Canadiens et confortant son leadership mondial aux côtés de Macron et de Merkel, était sur le point de prendre fin. On croyait que le tweet incendiaire de Trump, dégainé la veille du sommet et dans lequel il accusait Justin Trudeau de jouer à « l’indigné », représentait une dernière opération d’intimidation avant le début des discussions. On croyait aussi que l’attitude du premier ministre canadien à l’égard de la provocation avait finalement eu raison de l’entêtement de Donald Trump, juste avant l’arrivée de ce dernier à La Malbaie. On croyait surtout que les sourires et la bonne humeur apparente que l’on voit ici, dans cette vidéo, constituaient un pas dans la bonne direction, invitant à l’optimisme dans l’optique du communiqué commun qui allait venir clore ce G7 avec succès.

Toujours se méfier des apparences. (Vidéo : Mathieu Carbasse)

Comme souvent avec le président des États-Unis, il ne fallait rien croire, rien attendre. C’est même Justin Trudeau qui nous avait prévenus. Il nous avait dit que, quelles que soient les négociations à venir, Donald Trump allait « continuer de dire ce qu’il dit », que « ceux qui pensaient que nous réussirions à faire changer l’approche du président [américain] sur le commerce et le monde, ces personnes avaient probablement des attentes trop hautes ». Il nous avait en fait déjà tout dit.

Les visées protectionnistes de notre voisin du Sud allaient avoir raison du travail de tous, Donald Trump retirant brusquement son soutien au communiqué final du sommet de deux jours à La Malbaie, malgré le compromis qui avait été forgé de haute lutte sur les questions commerciales. Avec, au passage, pour Justin Trudeau, des mots que l’on réserve normalement à ses ennemis, sinon aux gens que l’on méprise : « malhonnête » et « faible ».

Aujourd’hui, une fois passée l’onde de choc du revirement américain, les médias du monde entier rivalisent dans l’exploration du champ lexical de l’échec, du fiasco, pour évoquer le résultat du G7 de Charlevoix. Bien sûr, les spécialistes des relations internationales ne manqueront pas de se tourner vers Washington pour justifier une telle déconfiture. Et à juste titre.

Un grand gaspillage

Mais au-delà du cas Trump et de ses facéties, c’est sur l’utilité même d’un sommet comme celui du G7 qu’on doit s’interroger. Au XXIe siècle, à l’heure du tout technologique et de l’intelligence numérique qui n’a plus rien d’artificielle, un tel rendez-vous entre les leaders du monde apparaît de plus en plus comme une dépense d’argent qui ne se justifie pas.

On parle quand même d’une facture de plus de 600 millions de dollars pour ce G7 — 100 millions par invité — et d’une empreinte carbone démentielle, nourrie par le ballet incessant des VUS et autres véhicules blindés, par des hélicoptères qui tournent en boucle dans le ciel pendant trois jours, par des patrouilles maritimes tout autour du Manoir Richelieu, par le transport des dignitaires et des journalistes… Le tout, en totale inadéquation avec les discours des dirigeants mondiaux en matière d’environnement — à l’exception de quelques-uns. D’ailleurs, l’un des thèmes de la présidence canadienne de ce sommet était de « travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre ». Faites ce que je dis…

La ronde des autos


Si l’on s’interroge sur la véritable utilité du G7, c’est aussi et surtout parce qu’on se doute bien qu’il ne changera pas grand-chose à la destinée du monde. Ou en tout cas, pas aussi vite qu’un tweet de Donald Trump peut le faire. Et pas avec la même intensité.

Car, au final, même si l’on a parlé de croissance économique, des emplois de l’avenir, des changements climatiques et des océans, de paix et d’égalité des sexes, les chefs des pays les plus riches de la planète auront surtout parlé de tarifications douanières, de renégociation de l’ALENA, des relations avec la Russie, de la Corée du Nord ou encore des ambitions nucléaires iraniennes. Et par rapport aux médias, ils n’ont eu de cesse d’éteindre les feux allumés par Donald Trump, ces derniers nourrissant les questions des journalistes, qui, eux aussi, n’avaient d’autre choix que de poser des questions bien éloignées du contenu supposé des discussions du sommet.

Du journalisme de façade

Couvrir ce genre de sommet pour les journalistes n’est pas une mince affaire. Il faut suivre un emploi du temps chaotique — se lever à l’aurore, prendre un bus pendant 3 h pour rallier La Malbaie depuis Québec, enchaîner les entrevues et les contrôles de sécurité, produire des textes pour l’édition du lendemain ou des directs pour la radio ou la télévision dans l’urgence. Dans ces conditions, il est très difficile d’obtenir des informations fiables, autres que celles que les différents services de presse veulent bien nous donner.

Des avantages de se lever tôt : les journalistes profitent des couleurs du matin. (Photo : Mathieu Carbasse)

Parmi les discussions des journalistes québécois qui suivent le premier ministre, c’est ce constat qui dominait au moment où était organisée une rencontre éclair entre 11 journalistes canadiens et quelques-uns de leurs homologues américains d’un côté, Trudeau et Trump de l’autre. Avant de rentrer dans une minuscule salle du Manoir Richelieu pour assister au show, une journaliste du Devoir, en grande discussion avec sa consœur de La Presse Canadienne, s’interrogeait à juste titre sur le bien-fondé de ce genre de mise en scène et de la couverture que les médias allaient en faire.

Des journalistes venus de tous les pays multiplient les directs. (Photo : Mathieu Carbasse)

Car il faut bien le dire, les journalistes n’ont pas accès, sauf exception, aux rencontres bilatérales lors d’un G7. Les informations glanées le sont par l’intermédiaire de sources anonymes, les fameux « hauts responsables » et « sources gouvernementales », comme l’expliquent d’ailleurs très bien Philippe-Vincent Foisy et Raphaël Bouvier-Auclair, tous deux correspondants parlementaires à Ottawa pour Radio-Canada. Et sachant que les conseillers changent au rythme des élections et des nouveaux gouvernements, difficile pour les journalistes de présenter autre chose que ce qui leur est montré.

Lors de la rencontre entre Trump et Trudeau à laquelle nous avons eu accès, nous savions qu’il s’agissait d’une mise en scène, que les sourires affichés n’étaient que de façade. Mais comment le dire quand les images montrent le contraire ? (Revoyez la vidéo plus haut.) C’est un véritable exercice de funambule, entre des faits et leur interprétation, entre ce qui est montré et ce que nous savons concernant ce qui se trame en arrière, mais qui ne transpire nulle part dans ce qui est montré. Et dans une situation d’urgence médiatique, les journalistes ont toutes les peines du monde à creuser un peu plus profondément que le trou qu’ils ont en face d’eux.

L’ambiance ne semblait pas des plus radieuses entre Donald Trump et Justin Trudeau avant le début de leur allocution commune devant les médias canadiens et américains. (Photo : Mathieu Carbasse)

Alors que reste-t-il une fois que chacun est retourné dans son pays ou que son avion s’est posé à Singapour pour un autre sommet à suspense ? Un communiqué commun et quelques engagements, même si, encore une fois, le recul de Donald Trump a porté un coup sérieux aux avancées annoncées. Et ouvre une ère d’incertitudes maximales à tous les étages, de la politique à l’économie en passant par l’environnement ou la paix.

Parmi les bonnes nouvelles, on retiendra certes la bonne volonté dont a fait preuve Justin Trudeau, qui a avoué, fataliste, que le sommet du G7 de Charlevoix n’aura pas permis de régler « tous les problèmes de la planète ». Plusieurs positions communes avaient cependant été trouvées concernant certains dossiers, mais d’autres thèmes n’ont pas réussi à générer un consensus.

Ainsi, seuls cinq pays sur sept se sont entendus pour établir une « Charte du plastique », afin de protéger les océans. Rien n’a été réglé sur les tarifs douaniers ou sur les négociations de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). La réforme de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) qui avait été actée doit désormais être reconsidérée… Même l’enveloppe de 3,8 milliards promis pour l’éducation des femmes et des filles dans le monde, une des rares questions à avoir fait consensus, ne verra pas les États-Unis mettre la main au portefeuille. Bref, le G7 ne changera pas le monde, on le savait déjà. On en est aujourd’hui convaincus.

Place aux femmes

Malgré les incertitudes, les claquages de porte et un communiqué final qui tombe à l’eau, le G7 de Charlevoix pourrait ouvrir une nouvelle voie pour l’avenir. Pour la première fois, en effet, dans l’histoire de ce sommet créé en 1975, le G7 a ouvert son ordre du jour et l’ensemble de ses discussions. Et il ne l’a pas ouvert à un pays extérieur ou à une organisation internationale, non, il l’a ouvert aux femmes.

Le Conseil consultatif sur l’égalité des sexes. (Fabien Durand / Équipe Photo G7)

La présidence canadienne avait en effet choisi de mettre sur pied un Conseil consultatif sur l’égalité des sexes afin de répondre à un besoin essentiel d’amplifier la voix et le leadership des femmes. Réunissant 20 femmes et un homme sous la présidence d’Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada en France, et Melinda Gates, coprésidente de la Fondation Bill et Melinda Gates, le Conseil consultatif sur l’égalité des sexes a pu constamment appuyer les dirigeants et dirigeantes afin que l’égalité des sexes et l’analyse comparative entre les sexes soient intégrées dans l’ensemble des thèmes, des activités et des résultats de la présidence canadienne du G7.

« On a pu assister à toutes les réunions, en donnant chaque fois un réel input à l’ordre du jour du G7, me confiait en entrevue Winnie Byanyima, la directrice générale d’Oxfam International. Mon attente désormais est que cette expérience continue, qu’elle soit institutionnalisée pour que chaque fois que le G7 se réunira, la question des femmes et de l’égalité des genres sera au cœur des discussions. Le président Macron a d’ailleurs décidé de continuer avec la même approche pour le prochain G7, qui aura lieu en France en 2019. »

Certes, Emmanuel Macron et la prochaine présidence française du G7 choisiront peut-être une autre forme, mais l’idée est là, qui a germé comme une graine et pourra continuer à pousser lors des prochains sommets.

Winnie Byanyima et son sourire, une façon de défier à sa façon Trump en arrière-plan. (Photo : Mathieu Carbasse)

Composé d’un ensemble d’actions qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays du monde, le rapport du Conseil consultatif sur l’égalité des sexes réunit ainsi une centaine de recommandations qui sont faisables tout de suite, et surtout, qui peuvent être menées à terme.

Pour Maya Roy, directrice générale de YWCA Canada et membre du Conseil consultatif, « ne pas avoir au bout du compte de solutions concrètes n’était pas une option, les 400 millions pour l’éducation de la part du Canada [3,8 milliards au total] sont un début de réponse ». Entre deux réunions, elle communiquait ainsi son enthousiasme quant à cette grande première : « C’est quand même la première fois que le G7 parle de garderie, de congé parental ou de droit à l’égalité pour les LGBTQ. »

Parmi les recommandations du Conseil, on trouve notamment une aide pour les pays en développement et les pays touchés par des conflits, afin d’améliorer l’accès à un minimum de 12 années d’éducation gratuite, le financement de groupes de défense des droits des femmes, ou encore la conception de mécanismes pour obliger les entreprises et les employeurs du secteur public des pays du G7 à augmenter le nombre de femmes dans les conseils d’administration, dans le but d’atteindre la parité des sexes d’ici 2030. Et 2030, c’est déjà demain.

« Pour les hommes eux-mêmes ! »

« On pense souvent que ce sont des questions qui ne concernent que les femmes elles-mêmes, ce qui est faux. Et même si c’était vrai, c’est quand même la moitié de la population mondiale ! » Michael Kaufman, qui a notamment lancé la Campagne du ruban blanc, n’en démord pas : une société pacifiste et prospère repose avant tout sur une égalité entre les sexes, et entre les genres. Sur la question d’inégalité des salaires, par exemple, il propose de s’attaquer directement à la racine du problème.

« Quelle est la cause de cette inégalité des salaires ? C’est que les femmes assument plus de responsabilités en matière de garde d’enfants ou de tâches domestiques. Elles ne peuvent pas avoir les mêmes carrières que les hommes. Ceci figure dans notre rapport : si les hommes font la moitié de la garde d’enfants ou des tâches domestiques, et il y a de vrais progrès dans ce sens, cela créera d’énormes possibilités pour les femmes. Et ce sera bon pour les femmes, pour les enfants. Et pour les hommes eux-mêmes ! »

Le Conseil suggère ainsi aux pays du G7 de reconnaître, réduire et redistribuer les tâches domestiques et de garde non rémunérées. Il veut aussi instituer ou améliorer des programmes de congés parentaux payés afin de soutenir toutes les familles admissibles. Bref, il s’agit là d’un langage et d’une approche totalement nouveaux pour un sommet de cette envergure.

Isabelle Hudon au centre des débats. (Photo : Fabien Durand)

En matière de violence faite aux femmes, le Conseil propose également de nombreuses propositions qui viennent apporter un nouvel écho au mouvement #Moiaussi. De quoi réjouir Farrah Khan, directrice du Bureau de soutien et d’éducation sur la violence sexuelle à l’Université Ryerson, à Toronto. « Nous avons eu l’occasion d’amener à la table des discussions les questions d’agression sexuelle, expliquait Mme Khan dans un entretien téléphonique entre Québec et La Malbaie. #Moiaussi a été comme une alarme. Les gens savaient qu’il y avait des agressions sexuelles, que ça existait. Mais #Moiaussi a été une occasion pour les victimes de dire que ce genre d’agression arrive tous les jours, chaque jour. Aujourd’hui, nous demandons aux leaders de ce monde de prendre des actions. »

Beaucoup à faire avec les Premières Nations

À l’heure de faire un premier bilan relativement à leur présence au G7, les 21 membres du Conseil consultatif sur l’égalité des sexes qui se sont entretenus avec L’actualité ont tous mis en avant le leadership canadien sur la question, ainsi que la véritable volonté exprimée par le premier ministre Justin Trudeau de faire bouger les choses. Mais, même montré en exemple par de nombreux pays, le Canada a encore un long chemin à parcourir en ce qui concerne l’égalité des sexes et des genres.

Roberta Jamieson est la présidente et directrice générale d’Indspire, un organisme qui appuie l’éducation des populations autochtones au Canada. De son point de vue, si le Canada est plus avancé que certains pays en matière d’égalité hommes-femmes, il reste encore beaucoup à faire, particulièrement avec les Premières Nations.

« Seulement 3 jeunes sur 10 issus des Premières Nations finissent leur secondaire, tandis que cette proportion est de 9 sur 10 pour les élèves en général, expliquait-elle au téléphone quelques minutes avant de s’envoler de l’aéroport de Bagotville. Ça nous montre qu’il y a encore à faire en la matière. Mais le Canada n’est pas seul, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou les États-Unis doivent aussi affronter cette réalité. Au Canada, les populations indigènes sont à la marge, et vivent pour certaines comme les populations des pays du tiers-monde. »

Katja Iversen au côté de la ministre de la Condition féminine, Maryam Monsef. (Photo : Fabien Durand / Équipe Photo G7)

Si le Canada peut faire mieux, Katja Iversen, elle aussi membre du Conseil consultatif, pense qu’il doit prendre ce qu’il y a de meilleur dans d’autres pays. Et le fait que le Conseil soit assis à la table des discussions peut l’aider en ce sens.

« Aucun pays ne peut faire valoir une réelle égalité des sexes, mais plusieurs d’entre eux font de bonnes choses », explique celle qui est présidente et directrice générale de Women Deliver, la plus grande conférence sur l’égalité des genres, dont la prochaine rencontre se tiendra dans un an à Vancouver, et qui réunira plus de 6 000 participants, parmi lesquels des chefs d’État, activistes, agences de l’ONU, membres associatifs, journalistes, avocats, etc. « Si on parle d’implication de la classe politique et d’égalité des genres dans l’économie, l’Islande fait du bon travail. Si on regarde la place des femmes au Parlement, on peut regarder du côté du Rwanda. »

Quant à savoir si la question de l’égalité des sexes peut s’imposer dans toutes les discussions, dans tous les pays, même sans le leadership de la première puissance mondiale, Katja Iversen a une réponse encourageante. « Les changements viennent de partout. Oui, avoir le G7 ou les Nations unies avec nous, c’est mieux. Mais on peut y arriver sans eux, et sans les États-Unis. L’égalité des genres est un choix. Ne soyons pas paralysés parce que quelqu’un ne veut pas avancer avec nous. »