2e face-à-face: avantage Charest, mais…

Ceux qui pensaient que Jean Charest allait tranquillement rentrer chez lui sans se battre jusqu’à la fin ne connaissent pas l’homme. Une bête politique. On a souvent écrit sa chronique nécrologique, annoncé son départ… Il est encore là.

De tous les candidats au poste de premier ministre dans cette élection, il est le seul vrai «débatteur». Un communicateur naturel, expérimenté, qui ne recule devant aucune tactique pour marquer des points.

Il fallait l’entendre hier soir accuser François Legault de vouloir couper les médicaments aux personnes âgées ou encore d’avoir forcé la retraite de milliers de médecins et d’infirmières dans le gouvernement Bouchard (alors que Legault n’était pas encore en politique), pour mesurer sa détermination à sortir gagnant des débats, coûte que coûte. Deux faussetés dans la catégorie du «gros n’importe quoi», mais que le chef libéral n’a pas hésité à utiliser.

(D’ailleurs, il est amusant de voir à quel point Jean Charest récupère avec joie le travail de Radio-Canada, avec des sources anonymes, sur le cas de Jacques Duchesneau. Soudainement, «l’éthique» des journalistes de Radio-Canada n’est plus en cause… Ça change vite en politique!)

Le plus redoutable «débatteur» a donc bien performé dans ses trois débats. Sa seule chance, cette fois, de rester politiquement en vie. Il ne pouvait pas les perdre. Mais il n’a pas passé de K.O.. Notamment parce qu’il a eu de la difficulté à contrer deux défauts: lundi, contre Marois, son agressivité a été un handicap. Hier, contre Legault, son arrogance a pris le dessus.

Mais dans l’ensemble, de solides performances. Est-ce que ce sera suffisant pour renverser la tendance lourde de la campagne? C’est mon premier «mais…» du billet, un bémol sur les répercussions des débats.

Remonter la pente des intentions de vote francophone, où il est lointain troisième, ne sera pas facile. Inverser un courant de fond avec les débats des chefs est très rare. Est-ce que ce sera différent?

Autre constat: même après trois débats, les électeurs ne savent pas davantage ce que le PLQ propose dans cette élection. Qu’est-ce qu’il offre aux citoyens pour mériter un nouveau mandat? Bien sûr, Jean Charest a pris des engagements depuis le début de la campagne, mais il n’a visiblement pas souhaité en parler lors des rendez-vous télévisés les plus importants. Dimanche, malgré la bonne performance de Françoise David, ce sont les thèmes de la CAQ qui ont dominé. Lundi, dans le 1er face à face, Pauline Marois a réussi, malgré la cacophonie, a expliquer certaines de ses propositions. Hier, Charest a encore été à l’offensive, mais ce sont les idées de la CAQ qui ont alimenté le débat. Étrange. C’est mon 2e «mais…» du billet.

Si on revient au débat Charest-Legault d’hier soir, qui a tourné à l’avantage de Jean Charest grâce à son aisance et à sa rapidité dans les contre-attaques, on peut dire que les deux hommes ont montré plus de respect dans leurs échanges que le face à face de la veille avec Pauline Marois.

Charest a dominé la portions sur la gouvernance en raison des allégations contre Duchesneau, même si la réplique de François Legault sur «la négligence» de Charest envers ses ministres, notamment dans le cas de Nathalie Normandeau, valait le détour. Mais que Jean Charest remporte une manche sur le thème de la gouvernance est en soit un exploit.

Le chef libéral a aussi bien performé sur la portion de l’économie, alors que la santé a donné un match nul. François Legault a été très efficace avec ses propositions en éducation pour contrer le décrochage scolaire et dans la portion sur l’identité québécoise. Sa défense de la nation a fait mouche. Deux sujets qui touchent une corde sensible chez le chef de la CAQ et c’était flagrant en débat. Il a haussé son niveau de jeu d’un cran. Renvoyer à Jean Charest que c’est lui «qui n’est pas fiable» parce qu’il ne tient pas ses promesses depuis 2003 était une belle trouvaille.

Le dernier sondage Léger Marketing (3300 répondants), montrait que chez les francophones, le PQ domine avec 40 % des intentions de vote, contre 29 % pour la CAQ et 19 % pour le PLQ. Il y a encore plusieurs indécis. Dans plusieurs régions du Québec, la lutte oppose le PQ et la CAQ.

Pour Pauline Marois et François Legault, c’est le débat de ce soir le plus important de la campagne.

 

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Charest excellent débatteur, vite sur la gachette comme vous dites. Legault excellent aussi comme débutant. Mais… les Libéraux qu’ont-ils a offrir les champions de l’économie et de la vertue.

Reste que Charest est fini et que la souveraineté n’est pas aussi forte que les partisans indépendantistes peuvent croirent encore.

Plusieurs se sont tournés vers Legault et j’approuve à 100%

Jean Charest était rapide sur la gâchette mais la qualité de ses accusations laissait a désirer. Il avait lui-même au début du débat dit que faire des ouï-dire c’est inacceptable mais cela ne la pas empêcher d’en faire lui-même.

Dans le cas Charest, un bon « debater » est un menteur.
Il n’y a pas d’autres façons de le dire.

Il est facile de se rendre compte que M. John James Charest, son véritable nom de baptême, méprise ouvertement tous ses adversaires : Tous des girouettes nationales, des pas fiables, des complices de révolutionnaires etc., sauf pour Mme David, qu’il apprécie bien, parce qu’elle divise les vote des « séparatisssssss ».

Dur de trouver, dans l’histoire, un autre Premier-ministre aussi hautain, exécrable et haïssable. Une face à claques pressée. Que le ciel nous en débarrasse au plus vite pour l’Australie où il pourrait aller porter ses talents de chefs de corrompus inconscients !

quousque tandem abutere patientia nostra…

Des adultes vascinés qui discutent comme des ados qui veulent impressionner la tite blonde aux gros seins…
De la rigueur ?
bull shit

Tactique de J.Charest: stopper les élans de F.Legault sous l’insigne du « respect » et ainsi garder la parole. Ce qu’il n’aurait pu faire avec P.Marois trop expérimentée elle aussi.

Pour ce deuxième débat, M.Charest a fait face à un politicien qui n’avait pas peur de monter de le ton. L’arrogance de M.Charest versus le ton de M.Legault.

Quant au fond, mettons que M.Charest a surtout éviter d’en parler.Il a surtout voulu discréditer les promesses de M.Legault et s’attaquer à la faisabilité de ses réformes.

M.Legault a surtout martelé qu’il a la crédibilité pour mettre de l’avant ce qu’il veut faire alors que M.Charest n’avait rien à dire autre que d’attaquer l’image.

Je pense que ce soir Mme Marois tentera elle aussi de douter de la faisabilité des promesses de la CAQ et jouera aussi la carte du chaos social. Elle voudra se donner de la stature et indiquer qu’elle va faire des changements dans la douceur et l’harmonie..

Je pensait que cette formule de débat face a face nous donnerait la chance de connaître un peu plus le contenu des partis. En réalité, on ne fait que prolonger le débat de la SRC.

Si être un bon débatteur est de te mentir en pleine face sans cligner de l’oeil, je veux bien, toutefois ça n’en fait pas une personne digne de notre confiance.

Nous avons vu un premier ministre en très grande forme lors de ce face-à-face. À plusieurs reprise, François Legault semblait déstabilisé et il n’avait rien d’autre à offrir que des clips faciles et épuisés.

Vous êtes bien gentil avec Mm Charest Mm Castonguay. La vraie nature de J.Charest a transpirée dans les trois débats, les différences dans le ton et dans son argumentation étaient minimes

J.Charest peut donner à ceux qui aiment le spectaculaire l’impression qu’il est le plus fort, le plus brillant, le plus efficace, celui qui a une vraie stature de chef, etc… Mais depuis qu’ils le regardent aller il y a de moins en moins de gens qui se laissent leurrer par lui lorsqu’ils analysent le moindrement ce qu’il y a sous cette fausse image de gagnant.

J.Charest est un pro de la parole et imbattable pour reprendre au vol un argument de son adversaire et tenter de le revirer à son avantage. Le HIC c’est MM. Charest est en même temps le pro des coups bats, le pro des arguments tordus (parfait manipulateur de sophismes), parfait aussi dans l’utilisation des demie vérités et s’il le faut fausser la vérité ne semble pas le déranger il est capable de le faire sans rire tout en vous regardant droit dans les yeux, ce n’est pas son sens de l’étique qui va lui sonner une alarme son seuil de tolérance est trop haut s’il en a un.

À plusieurs reprises depuis le début de la campagne électorale Radio-Canada dans sa chronique « La vérité des faits » a fait la démonstration de ce que j’avance. MM. Charest le manipulateur n’est pas franc, il déforme la réalité, on ne peut donc s’y fier.

Mais il y a pire que ça encore, lorsqu’on analyse bien « les gestes qu’il a posés » (il aime bien cette expression) depuis qu’il est au volant du Québec (lorsqu’on analyse son bilan) et qu’on considère ce qu’il nous propose comme vision pour l’avenir, on ne peut arriver à une autre conclusion que notre champion est une coquille vide, il est capable de se battre comme un diable dans l’eau bénite (ou comme un chat de ruelle) et gagner si les idées n’ont pas d’importance, mais lorsque les idées comptent notre champion s’écroule, son bilan nous le démontre il s’est systématiquement écroulé devant les lobbys qui font pression sur lui, en adoptant leurs visions du développement du Québec et ça à plusieurs points de vue, plutôt que d’opter pour celles qui iraient vraiment dans l’intérêt des québécois.

« El Terminator » est sur le point d’être mis sur la voie d’évitement, ses amis fédéralistes (ceux qui étaient à coté de lui sur la tribune du NON en 1995) vont certainement lui faire une grande fête et lui dire : Mission accomplie John James, tu as suffisamment affaibli le Québec à notre goût. Mais c’est sous estimer les québécois et leur capacité de rebondir.

La formule des débats TVA offrent vraiment peu que la formule SRC/TQ n’offrait déjà. Le seul intérêt est dans le contexte de la lutte, se faire une idée si et comment ça va influencer la campagne. Pour se renseigner, on repassera.

À mon avis, les débats sont surestimés, et à l’époque des spins doctors, possiblement carrément dépassés comme formule.

Ça finit par ressembler plus à de la télé-réalité à la Survivor qu’à un débat d’idées. Tout est stratégie… on se bat pour réussir à placer ses idées réduites à des formules simplistes, on esquive les questions, on fait dériver le sujet, on se prépare des phrases punchs à placer à la première occasion, on fait semblant de mal interpréter où on camoufle le fait que sur certains enjeux on présente la même chose, on nous balance des chiffres sans jamais que soit spécifié l’école d’interprétation (la droite et la gauche trouvent souvent à peindre des portraits contradictoires avec les mêmes chiffres – c’est à qui va répéter le plus souvent et faire passer son interprétation comme la vérité.. sans expliquer) … Prffttt… quel ennui. Comme source d’information, c’est franchement nul.

Tant qu’à y consacrer autant de temps d’antenne aux chefs (TVA y a donné quoi, 9 heures au total?), j’aimerais drôlement mieux trois soirées d’entrevues de fond sur des enjeux, avec un panel réduit de journalistes/analystes/spécialistes et quelques citoyens, ou chaque chef pourrait expliquer son programme et le voir confronté par le panel, pré-enregistrées de sorte que chaque chef n’ait aucune idée de l’entrevue de ses opposants. On garde les entrevues entières, sans montage, tout au plus on fait des segments par thème, l’ordre de présentation du segment de chaque chef étant tiré au sort. 20 minutes avec Marois, Charest, David, Legault cuisiné par un panel sur la crise étudiante, l’économie, la corruption, la gouvernance, la question nationale etc. J’aimerais bien mieux voir les Alec Castonguay, Josée Legault, Chantal Hébert confronter les chefs que de les voir jouer à qui est le meilleur débatteur…

Je crois que Marois serait bonne pour rester dans son château, elle n’a pas le potentiel d’une première ministre. Donnez-nous un vrai ou une vraie représentante si vous voulez que l’on fasse un pays.

Jean charest est un vrai pro des débats, impressionnant! Le problème, c’est qu’il contre- attaque malsainement en faisant changer le principal sujet. Ceux qui constate les tactiques sanguinaire de Jean charest ne le déteste que d’avantage!

Je ne suis pas d’accord avec vous. Votre jugement me semble trop superficielle. C’est comme si les seules choses qui comptent, se sont les coups de gueule.

Charest a continué à m’apparaître comme un boxeur ayant le dos dans les câbles et qui attend anxieusement le son de la cloche pour aller s’assoir dans son coin. Charest est en train de livrer le dernier round d’un combat qu’il sait avoir déjà perdu. Il n’a plus la capacité de marquer des points. Son seul espoir est le KO.

«Ce n’est que quand il fait nuit que les étoiles brillent.» [Winston Churchill ]

Extrait de l’article : « De tous les candidats au poste de premier ministre dans cette élection, il est le seul vrai «débatteur». »

Désolé mais la réputation de Charest comme débatteur est clairement surfaite. J’ai écouté tous les débats depuis dimanche, et il est celui des trois qui a le moins à dire. Il passe son temps à lancer des accusations envers les autres, plutôt que de prendre sa part de responsabilité pour ce qui s’est passé sous son gouvernement et il ne répond jamais aux questions. D’un point de vue plsu superficielle, je dirais aussi qu’il est de loin le plus arrogant des trois.

Bref, si être bon débateeur c’est passé son temps à couper les autres et à réciter la même cassette (comme le fait de ne pas être fiable), je vous donne raison, M. Charest est un bon débatteur. Cela dit, je ne pense pas que ce soit ça être un bon débatteur. Je n’aime pas particulièrement Legault, mais j’ai trouvé que dans le contexte actuel, il a eu le dessus sur Charest hier.

Je suis un peu déçu par la performance de Jean Charest. Pourquoi ? Parce que le cadre financier et le « timing » de la CAQ, notamment avec ses 100 jours (comme pour le retour de Napoléon Bonaparte) et ses 94 propositions. Tout cela gagnerait à être démoli. Je ne comprends pas que nos concitoyens puissent embarquer dans un tel catalogue de propositions qui (un peu comme l’enfer) est pavé de bonnes intentions. À ce titre ce serait même « merveilleux » de voir la CAQ prendre le pouvoir le 4 septembre prochain, car c’est au pied du mur qu’on s’apercevrait qu’il n’y a pas un seul maçon.

Je pense que le prix de la soi-disant « prospérité caquiste » risque d’être assez cher à payer. Demandez déjà aux familles des classes les moins favorisées et des classes moyennes ce qu’ils ont dans certaines comminions scolaires à acquitter comme frais additionnels pour le transport scolaire et les frais de surveillance afférents !

Même en abolissant les commissions scolaires monsieur Legault va décupler ces frais déjà très élevés qui sont à la charge des parents. Si vous analysez chaque proposition dans le détail, les économies d’échelle escomptées par cette formation politique vont s’étaler sur au moins cinq ans et ne sont pas garanties. Même une personne employées dans la fonction publique qui prend sa retraite a un coût. Simplement au niveau de l’enveloppe budgétaire et comptable on se livre uniquement à un jeu de vases communicants ce qui permet de sortir certaines dépenses du cadre budgétaire. Voilà tout !

Il serait bénéfique et heureux ce soir que madame Marois contribue dans ce débat à donner l’heure juste à la population qui me semble-t-il y a droit.

– Nota : Je trouve les suggestions de Dominic Audy (#14) pertinentes.

J’aime bien ce que Diane Veilleux écrit : «Si être un bon débatteur est de te mentir en pleine face sans cligner de l’oeil, je veux bien, toutefois ça n’en fait pas une personne digne de notre confiance.»

Avons-nous besoin d’un premier ministre capable de faire des gros yeux, de pointer du doigt et d’avoir le trémolo facile ou d’une personne honnête qui a à cœur le plus grand bien des citoyens ?

Charest me fait penser à ces participants de concours d’art oratoire capable de les gagner à partir de n’importe quel sujet et son contraire. Si nous ne le savions pas, Charest serait capable de nous convaincre que c’est le Soleil qui tourne autour de la Terre. Est-ce cela être un bon débatteur ? Sans doute. Mais ce n’est pas de cela que le Québec a besoin.

Les citoyens et les citoyennes du Québec sont-ils assez intelligents pour saisir cette différence ? J’en suis persuadé.

«Il y a certains chefs qu’on suit d’autant plus aveuglément qu’il faut être aveugle pour les suivre.»
[Gérard de Rohan Chabot]

Donc si on se résume, notre pro comme « débatteur » (J.Charest) est dans les câbles malgré ce talent qu’il a, il n’a pas tenté fort de présenter et de défendre son bilan, plutôt cherché à éviter d’en parler en faisant diversion lorsque ses adversaires l’amenaient sur ce terrain là, la réalité est que ce bilan est très négatif lorsqu’on regarde les résultats avec des yeux qui cherchent où sont les vrais PLUS de ses actions pour les québécois.

J.Charest a terminé le débat d’hier en essayant de faire croire aux électeurs qu’il représentait toujours la meilleure option pour les québécois le 4 septembre pour deux raisons:  1) il allait se tenir debout lui devant la rue (les étudiants) et qu’il était le seul à avoir l’économie du Québec comme priorité et un plan (le plan nord) pour atteindre ses objectifs (création de 250000 emplois et création de richesse). Il faut juste le croire et voter pour lui, les retombées finiront bien par arriver.

Mais il y a des alternatives beaucoup plus intéressantes pour le Québec économiquement que la façon qu’il a retenue pour tirer profit des ressources minières du nord du Québec plusieurs économistes sont arrivés à la même conclusion au mieux au même doute, il n’a aucun contrôle sur le nombre d’emplois qu’ils promet se sont les minières qui les créeront ni quand elles les créeront, puis il y a d’autres façons de combler les besoins financiers en éducation que de majorer les frais de scolarité. 

Si ce sont les deux seules cartes qui lui reste dans son jeu : « économie avec son plan nord et se tenir debout face aux étudiants » J. Charest est déjà mort.

Les imposteurs finissent toujours par être démasqués, ça prend beaucoup plus de temps avec les plus ratoureurs / les plus manipulateurs mais ils finissent toujours par être mis hors jeu. Bien curieux les résultats des sondages des dernières années qui rapportaient une monté constante du taux d’insatisfaction du gouvernement Charest et en même temps que J.Charest était perçu comme étant le meilleur chef, maintenant que les québécois ont découvert à travers ces débats qui il était vraiment pas certain que son score sera bien élevé au prochain sondage et comme c’est lui qui fait le parti et qu’il n’a pas vraiment de relève, les chances sont fortes qu’au 4 septembre il arrive au PLQ la même chose qui est arrivé au parti Libéral fédéral.

Vraiment! Un débatteur efficace Charest qui diabolise au summum ses adversaires sans programme à défendre cela marche avec la portion de la population qui ne s’intéresse pas à l’actualité politique. Le Québec en principe est mieux outillé intellectuellement qu’en 1960 quoique nous n’avons pas rejoint le niveau culturel de la France depuis le retard issu du Québec conservateur et catholique.

Alors si les libéraux sont réélus et il y a ce sondage Forum dans l’air malgré sa fiabilité incertaine cela en dira long sur l’état du Québec.
Il nous en faudra des Léo Bureau Blouin et des G.N.Dubois ( ils n’ont que 20 ans) pour que le Québec sorte de son impasse digne des décennies de gouvernement de Lomer Gouin et Louis Alexandre Taschereau!

J’exagère à peine d’une façon considérant le manque de perspectives du programme caquiste et la vacuité du gouvernement usé de J.Charest.

On dit du programme péquiste qu’il ne parle pas suffisamment de souveraineté. La politique du grand soir ne peut marcher dans le cadre actuel et après les échecs référendaires. La politique à la pièce sur le plan constitutionnel semble incontournable tant qu’un parti veut la faire tout en s’occupant de la société et de son économie c’est le cadre du PQ qui est dans une voie de croisement pas dans une politique de ligne droite dénué de tout pragmatisme comme pour O.N.

P.Marois a intérêt a se surpasser, surpasser l’handicap de son sexe. Parce que soyons francs, Pauline Marois par un sexisme insidieux dans des milliers de têtes doit performer aussi absurdement en tenant compte de sa féminité en tant que chef de parti.

C’est aussi une partie de la réalité que la majorité des chroniqueurs évacue par un faux égalitarisme prescrit entre les hommes et les femmes en politique. Dans le Face à face Marois-Charest, P.Marois ne pouvait se permettre l’agressivité du chef libéral et elle à bien fait malgré les obstacles des préjugés et des impressions décrites préalablement.

Dans le feu de l’action, tous les chefs de parti ont échappé de « gros n’importe quoi » au cours des derniers jours ! Le niveau de stress étant, difficile de leur en tenir rigueur selon moi. J’ai plus de difficulté à pardonner les solutions simplistes avancées par certains ténors. Ma palme d’or va au Dr Barrette qui, du même souffle, annonce qu’il va régler les problèmes en santé en une seule année et insulte les médecins omnipraticiens qui sont la clé de voûte de sa solution.

Le Dr Barrette devra peut-être peaufiner quelque peu ses méthodes de négociation car celles qu’il utilisait comme président de la FMSQ risquent d’avoir peu de succès et son échéancier est serré. Sa diplomatie risque d’être mise à rude épreuve…

Je ne peut croire qu’un francophone peut voter pour cet hypocrite qu’est jean Charest.tellement menteur et mal- honnête qu’il ce croit tout permis et je suis sur qu’il croit ces propre mensonge.