3- Rendre la corporation (partiellement) redevable aux salariés

(Maintenant que vous êtes de retour de vacances, je vous propose, en feuilleton, des extraits du livre Imaginer l’après-crise, légèrement retouchés,
pendant quelques jours.)

Le Conference Board du Canada a publié en novembre 2008 un rapport sur la confiance. Vendu aux entreprises pour 160$, le rapport de 28 pages indique que « la confiance est maintenant la valeur clé ». Une entreprise qui n’a pas la confiance de ses salariés, de ses clients, de ses fournisseurs et de la communauté dans laquelle elle agit sera moins efficace et moins profitable. Le lecteur cherchera en vain, cependant, les mécanismes proposés par l’organisation pro-patronale pour enchâsser concrètement dans la corporation des mécanismes suscitant la confiance. Rien pour la représentation de tous ces acteurs dont la confiance est essentielle. La confiance, dans ce contexte, n’est qu’une bonne pratique d’affaires, un fait du prince.

La communauté où s’implante l’activité économique peut avoir une prise sur la vie de l’entreprise. D’abord en rendant ses aides – subventions, aides publiques – conditionnelles à la poursuite de l’activité, donc remboursables en cas de délocalisation. Ensuite en donnant à la communauté le droit de racheter les équipements en cas de départ ou de faillite et de proposer avec les ex-salariés une reconversion sous forme d’entreprise d’économie sociale.

Il existe une façon simple et directe, dans le train de réforme que nous envisageons, de transformer encore, cette fois-ci de l’intérieur, la corporation et la moyenne entreprise. Il s’agit d’y établir légalement un rôle, minoritaire mais réel, pour les salariés.

Calvin Coolidge, le président Républicain en poste au moment de la crise de 1929, a eu cette phrase: « l’entreprise est un temple où les travailleurs vont pour prier ». Dans cette conception, l’entrepreneur – le capitaliste – est Dieu. Les salariés sont les fidèles qui lui doivent obéissance (non, dévotion), se soumettent aux commandements et aux rites.

Une réaction d’une partie de la gauche est de rejeter l’entreprise, surtout la corporation, comme un lieu de confrontation pure entre patrons et salariés. C’est la révolte permanente des ouailles contre le clergé.

Rien ne changera pourtant la réalité : la majorité des citoyens passent davantage de temps de veille à l’entreprise qu’à la maison. Une grande partie de leur qualité de vie dépend de leur participation à une expérience de travail intéressante et valorisante ou alors à une expérience dévalorisante et frustrante. Ils ont donc intérêt à ce que leur temps dans la corporation participe de leur épanouissement. Pour les patrons, la science économique démontre que la moitié des innovations générées à l’interne proviennent des salariés et que, pour susciter ces innovations, la mobilisation des salariés, leur intégration dans le processus de développement de l’entreprise est essentielle. Le rapport québécois du Groupe de travail sur l’investissement en entreprise a d’ailleurs identifié la « gestion participative qui implique les employés et les réseaux externes» comme un des sept facteurs essentiels qui augmentent le rendement de l’investissement.

Il y a donc lieu d’affirmer que l’entreprise, même privée, est un lieu social essentiel de la vie collective et de ses participants : les actionnaires et entrepreneurs, certes, mais aussi les salariés et les cadres. Cela signifie que la société doit voir l’entreprise non seulement comme une froide machine à richesse qui transforme ses salariés en intrants comme les autres, mais comme un lieu de vie, d’échange et de croissance personnelle pour ceux qui la font fonctionner et qui participent à sa réussite.

Pour que la participation des salariés ne reste pas lettre morte, il faudrait d’abord introduire dans les entreprises moyennes et grandes des « comités d’entreprises », comme il en existe en Europe, sur lesquels siègent les représentants de la direction et des salariés de la production, du soutien et des cadres. Le comité, existant sur chaque lieu de travail et au siège social par délégation, doit être régulièrement informé et consulté par la direction  pour le développement de l’entreprise. Il ne s’agit pas, là, de cogestion, mais de dialogue participatif.

Lorsque l’entreprise grandit et fait le bond qualitatif de se transformer en corporation, elle lance une Offre publique d’achat, elle ouvre donc son capital à l’actionnariat externe. Une réforme majeure serait de prévoir qu’au moment de cette ouverture de capital, une proportion fixe des nouvelles actions (2%, 5%, 15% ?) soient remises, sans frais – ce qui est possible à cette étape – aux salariés de l’entreprise. Ils deviendraient donc, collectivement et automatiquement, les porteurs d’un des blocs les plus importants d’actions et devraient détenir pas moins de 10% des sièges au Conseil d’administration de l’entreprise.  Ils pourraient voir, là, au respect des normes du travail et des normes éthiques et seraient bien sur associés au succès de l’entreprise.

Cette participation des salariés au capital de l’entreprise n’altère en rien l’utilité de l’action syndicale. La question de la répartition du rendement de l’entreprise entre profit aux actionnaires et augmentations salariales (ou de congés supplémentaires) est toujours sujet à conflits entre patrons et salariés et la réponse tient souvent des rapports de force entre les uns et les autres. Mais les comités d’entreprises et la participation de salariés comme actionnaires majeurs forcera la transparence sur la situation réelle de la corporation et évitera les conflits fondés sur de fausses évaluations de la situation, de part et d’autre. Ils écarteront la pratique des mises à pied effectuées pour de strictes raisons boursières, la fermeture sans préavis de lieux de travail et l’absence d’offre de reconversion et de replacement en cas de fermeture. Une présence renforcée de représentants des salariés dans la structure de l’entreprise permettra également d’instaurer les programmes de formation continus que les gouvernements éclairés (Royaume-Uni, France) introduisent avec succès depuis quelques années et qui contribuent à faire sortir des centaines de milliers de travailleurs de l’analphabétisme, augmentent leur compétence et leur productivité[1].

Les chercheurs français auteur du livre 20 Propositions ont une autre idée, fort inventive, qui pourrait s’appliquer ici. Ils proposent que les salariés puissent choisir de recevoir une fraction de leur revenu, soit sous forme de salaire, soit sous forme d’actions de la corporation. En rendant public chaque année la répartition entre paiement et actions gratuites résultant de ces choix, la corporation serait forcée de « fournir aux investisseurs un indicateur fiable et régulier de la confiance accordée à la pérennité de son entreprise par le « capital humain » qui la fait vivre » indiquent-ils. Autrement dit, si 0% des salariés ne veulent prendre d’actions de l’entreprise, c’est très mauvais signe. La corporation aurait donc une incitation continue à faire en sorte que ses salariés, associés au succès de l’entreprise, fassent le choix d’investir une portion plus grande de leur épargne dans la « communauté de destin » que serait devenu leur lieu de travail.

 


[1] Chaque britannique intéressé détient son Skills Account qui lui permet de déterminer le niveau de formation, d’aide monétaire, de soutien indirect (par exemple, garde et transport pour les mères seules) dont il a besoin pour (ré)apprendre à lire, passer le niveau technique ou viser le niveau professionnel. Depuis le lancement du programme en 2001, deux millions d’adultes sont sortis de l’analphabétisme et 1,8 million a complété une étape de formation technique. Près de 50 000 employeurs participent activement au régime. En France, le gouvernement a lancé en 2004 le « droit individuel à la formation » par lequel chaque salarié a droit à 20 heures de formation par an.

La formation peut se dérouler sur les heures de travail, et alors le salarié est rémunéré (la formation en entreprise est la plus utile pour l’avenir du salarié et la plus bénéfique pour la productivité et l’innovation parce que plus proche des besoins immédiats). Elle peut également se dérouler à l’extérieur de l’entreprise, et alors l’employeur verse 50% du salaire horaire pendant la période de la formation. Un an et demi après l’implantation du programme, 90% des employeurs affirmaient avoir reçu des demandes de formation, 50% de la part des ouvriers, 37% de la part des cadres. La formation s’était faite pour moitié en temps de travail et pour moitié à l’extérieur.

Les commentaires sont fermés.

Cet extrait, encore une fois incroyablement solide, me fait penser à certaines façons de faire au sein du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FSTQ).

Mettons que Walmart serait obligé par une loi Québécoise à créer une structure où ses salariés auraient une participation minimale à l’actionnariat, aux profits.

Peut-être que Walmart trouverait que ces obligations seraient abusives et ne correspondraient à son plan d’affaires. Alors Walmart pourrait donc logiquement décider de ne pas s’établir au Québec.

Peut-on réellement penser que les citoyens québécois seraient objectivement et concrètement pénalisés du fait de l’absence de Walmart au Québec ? Non, au contraire.

Beaucoup de plus petits commerces de détail ont fermé leurs portes à cause de l’arrivée de Walmart qui paie des salaires très près du salaire minimum. Généralement, la nature a horreur du vide. L’espace qui n’est pas occupé par l’un le sera par un autre. N’est-ce pas une des lois du marché ? Si coke quitte un marché, pensons-nous réellement que Pepsi restera là à ne rien faire ?

Je pense que la venue de géants américains comme Walmart est localement une catastrophe économique et sociale. On nous dit que Costco, par contre, a une politique de gestion de ses ressources humaines aux antipodes de celles de Walmart.

Tout ça pour dire que nos gouvernements doivent éviter de se livrer pieds et points liés à des entités qui ne visent que leur propre enrichissement. Et soyons clairs, leur enrichissement est d’abord celui de la haute direction qui ne vise que les profits à court terme et le cours immédiat des actions de l’organisation.

Peut-être que si nos politiciens étaient moins corrompus et avaient une conscience sociale plus affutée, les décisions de nos gouvernements seraient plus compatibles avec les intérêts des citoyens.

«On ne saurait stigmatiser par trop d’expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l’exige.»
[Cicéron]

Pourquoi partiellement ? Eslave ou demi-esclave ?

Et pourquoi penser qu’après la crise on fera les choses autrement et basées sur les mêmes modèles ? C’est plutôt un changement de modèles qui nous sortira de cette crise sinon elle sera interminable ! Il faut que les règles soient telement en faveur des citoyens que celui qui voudra faire commerce sera obligé d’être membre de la communauté. Les redevances doîvent être en temps réel. L’emploi ne doit plus être une menace d’être pris en ottage. Il faut un plan national cohérant de ce qu’on veut produire en terme de biens durables et que l’énergie soit une source qui ne peut être exploitée sauf dans le but d’être redistribuée entièrement aux citoyens. Si votre facture énergétique se paie d’elle-même, le salaire que vous gagnerez peu importe soit-il, sera suffisant pour vous nourrir, vous vêtir et avoir des loisirs. Il faudra changer de cap et aller vers la technologie utile et rentable ! La spéculation (immobilière, transports) doit cesser et les biens à produire seront disponibles pour tous car nous les produirons dans nos usines selon nos besoins. Nous pouvons déterminer les prix de production et les financer à même les multiples taxes que nous payons déjà trop grassement. Nous pouvons voter pour des projets d’usines communautaires immédiats et non pour des pancartes. Nos produits seront tellement révolutionnaires que la concurance s’effacera ou produira des biens très durables. Les employés-membres seront formés sur place selon les projets. Les dirigeants seront choisis par les employés-membres pour leurs compétences. Notre agriculture sera en fonction de nos besoins. Cela donnera le coup d’envoi que nous avons besoin pour repartir notre économie. À la longue, plusieurs (indépendamment de leur classe sociale) n’auront plus besoin de travailler toute l’année et pourrons consacrer leur temps à s’occuper de leurs enfants ! comprendre comment rester en santé sans toute les dépendances futiles. Enfin on arrivera à la société des loisirs pour ceux qui désire rester en affaire…

@David :
août 17, 2011 à 22:54

Vous dites vraiment n’importe quoi. À vouloir tellement démolir tout ce qui n’entre pas dans votre carcan intellectuel, vos arguments perdent toute crédibilité.

L’entrepreneuriat ne peut pas être la panacée. Vous avez perdu ici une excellent occasion de vous taire.

«Il te montre la Lune et tu regardes son doigt.»
[Proverbe africain]

@David

Étrangement, votre propre lien mentionne que l’entreprenariat est mieux vu au Québec que dans le reste du Canada. Nous avons une bien drôle de façon de percevoir nos parias…

Je serais curieux de vous voir développer votre pensée sur cette solution magique qu’est l’entreprenariat pour rendre les sociétés redevables. Évidemment, il y a une contradiction de termes dans votre affirmation: si chacun est son propre patron, il n’y a plus de salariés, donc plus de redevabilité à leur égard de la part de l’entreprise. C’est justement le problème dans votre théorie: comment exactement voyez-vous un monde où tous sont des entrepreneurs? Aucun salarié nulle part? Supposons un instant qu’il soit possible que chaque adulte dispose du capital de départ humain et financier pour lancer sa propre entreprise. Comment s’organise l’activité économique? Vous imaginez une stabilité parfaite, un niveau d’équilibre parfait où chacun trouve une niche pour ses compétences propres et réussit à en tirer subsistance? Ou une économie de la jungle ou ceux qui ne réussissent pas ou dont les compétences ne sont pas en demande disparaissent simplement, pouf? Ou alors vous parlez d’un cadre juridique ou chacun est en partie propriétaire de son entreprise et a droit de vote sur l’élection des dirigeants, bref, une coopérative, mais étrangement je doute que ce soit ce que vous avez en tête…

Ça rejoint beaucoup les positons défendues par Kempf dans ses livres.

Cet aspect des choses en particulier dans «Pour sauver la planète, sortez du capitalisme ».

L’entrepreneuriat est essentiellement «l’action de créer de la richesse et/ou de l’emploi par la création ou la reprise d’une entreprise» (Wikipedia). Cela ne dit rien sur le profil de gestion interne de l’entreprise et la place des travailleurs ni ne garanti que la corporation serait plus redevable aux salariés.

«Être son propre patron pour 100% de redevabilité» peut être une solution pour des individus mais ne s’applique pas à l’ensemble des individus d’une société. Même si chacun la faisait sienne (et que le taux de réussite soit de 100%), on aurait à la limite une société composé que «d’entreprises» à employé (ou patron, c’est selon) unique. Ce qui à l’évidence ne correspond pas à la réalité. Certaines solutions ont tout à gagner à être pensé en des termes collectifs plutôt qu’individuels.

« On nous dit que Costco, par contre, a une politique de gestion de ses ressources humaines aux antipodes de celles de Walmart. »

la grosse différence est que Costco charge ses acheteurs avec une carte de membres. SInon, les deux magasins sont exactement pareils.

pour le reste : je ne comprends pas cette obession de certains travailleurs de vouloir rester à tout prix dans un travail qu’ils n’aiment pas. Rien ne les empêche de négocier mieux/changer

Excellente idée!! Même que c’est de plus en plus appliqué. Pour augmenter les rendements de l’entreprise, j’avais pas pensé que ça pouvait servir aussi la gauche…

En effet, on se demande depuis longtemps quel est le meilleur moyen d’inciter les gens à collaborer ensemble. Comment s’éviter les guerres de département, les collègues qui retiennent l’information, les guerres de pouvoir interne?

Un bon moyen est de faire participer les employés au capital. Des employés qui détiennent des actions sont, du coup beaucoup plus intéressé au succès de l’entreprise dans son ensemble et en général à long terme. De plus ça stabilise le prix de l’action et apporte du capital à l’entreprise. Ce qui est au final très bon pour les actionnaires externes. Bon pour les patrons qui peuvent y trouver une façon de lutter contre le pouvoir externe.

Si on paie les présidents en options, pourquoi pas les employés? En plus on paie moins d’impôts de cette façon (comme les patrons). Et si les patrons payés en options n’ont pas d’intérêts à long terme pour l’entreprise, c’est le contraire pour les employés payés en actions.

Un comité d’employés pourrais très bien siéger au conseil pour représenter ces actionnaires.

Choisir de consommer des produits du Canada c,est investir directement dans l’amélioration de nos infrastructures et de nos programmes sociaux. Pour des produits de meilleures qualités, exploités de manières plus respectueuses de l’environnement du mileux et des conditions de travail des travailleurs. Choisissez des produits plus durables, vous contribuer a la diminution des déchets, et de l’utilisation des ressources. Parcontre consommer coopratif c’est investir directement dans le développement des régions, l’amélioration des conditions de vies et de travail. C’est choisir aujourd’hui d’améliorer le monde de demain.

@Denis Drouin

Je viens de vérifier, Walmart a déjà un programme d’achat d’action pour les employés: http://walmartstores.com/careers/7750.aspx
C’est ce qui permet de les nommer « associés ».

C’est aussi la preuve que la participation des employés au capital de l’entreprise est encouragé par l’entreprise car c’est un plus.

Pour ce qui est de la protection de « notre marché nationaliste » il est promis à être mis au défit. Car selon les rapports, le commerce de détail au Canada est beaucoup plus rentable au pied carré que n’importe où au États-Unis. Le marché américain est saturé et cherche de l’expansion. Donc la chaîne Target concurent de Walmart cherche à enter ici aussi!!

Les québécois déconsidère les riches, les entrepreneurs, l’esprit d’entreprise… J’ai envie de dire tant pis pour eux.
Vivement de la concurrence. Car je ne vais pas dans un magasin québécois pour payer plus cher. Je ne laisserais pas un marchand québécois utiliser mon nationalisme pour s’assoir sur son derrière et monter ses prix!!

Si je vais pas souvent chez walmart c’est que la qualité n’y est pas toujours au rendez-vous. Mais parfois oui. Il y a aussi que je répugne d’encourager une entreprise qui fait chanter des chansons de motivation le matin à ses employés. Mais ça c’est une question de culture d’entreprise, pas de nationalisme.

La puissante main grise, même gantée en blanc qui essait d’asugetir le monde après le pouvoir économique passe maintenant au pouvoir militaire. La menace d’un gouvernement mondial est imminante. La bourse, l’armée… le peuple.

@ Denis Drouin

Tes commentaire serait plus pertinent s’il serait agrémenter de quelques faits pour appuyer ton opinion…

Tu sais, personne n’est obligé de travailler pour les méchantes corporation.

Entre-temps, sache que plus une entreprises est grosse, plus elle verse de gros salaires à ses employés (tu veux le lien ?).

Qu’elles sont méchantes les corporations…

@ swampmaster

Permet moi de citer le lien que j’ai donné, tu veux bien ?

Au Québec, le peu de reconnaissance de l’ambition comme qualité entrepreneuriale (Québec : 19,2 % VS RDC : 30,2 %), le succès financier perçu négativement (Québec : 40,2 % VS RDC : 28,0 %) et l’aversion au risque (Québec : 31,3 % VS RDC : 45,0 %) dressent un bon portrait de l’équation culturelle expliquant ce qui retient notre potentiel entrepreneurial au sol et l’empêche de prendre son envol.

Tout québécois normalement constitué devrait être rouge de honte devant ces chiffres catastrophiques.

@David

« Entre-temps, sache que plus une entreprises est grosse, plus elle verse de gros salaires à ses employés (tu veux le lien ?). »

Il est vrai que Wal-Mart et McDonald sont reconnus pour très bien payer leurs employés. Home Dépot et Canadian Tire aussi donnent d’excellents salaires.

Vive le salaire minimum!

Votre affirmation est complètement fausse. Il n’y a aucune corrélation entre la grosseur des entreprises et les salaires versés aux employés.

@David :
août 19, 2011 à 0:38

Cher David ou vous êtes facile à remplir ou vous travaillez à remplir les autres.

Vous affirmez péremptoirement :«Entre-temps, sache que plus une entreprises (sic) est grosse, plus elle verse de gros salaires à ses employés»

À ce que je sache Wal-Mart dont le chiffre d’affaires dépasse allègrement le PIB de beaucoup de pays sur cette planète, ne verse pas de si gros salaires à ses «associés». Idem pour McDonald. Pour savoir l’origine des bons salaires vous devriez, cher David, regarder un peu du côté de la syndicalisation.

«Pour voir qu’il fait noir, on n’a pas besoin d’être une lumière.» [Philippe Geluck]

Une petite lecon pour les élève Denis Drouin & Kevin

Voici donc les chiffres mon chers, directement de stats can.

Rémunération hebdomadaire moyenne en fonction de la taille de l’entreprise (Québec, 2010)

0-49 employés: 648.29$
50-99 employés: 704.83$
100-299 employés: 766.98$
300-499 employés: 832.90$
500+ employés: 905.97$

http://www5.statcan.gc.ca/cansim/a05?lang=fra&id=2810044

Comme on dit au tennis: game, set & match !

@David

Tout ce que vos statistique prouvent est qu’en moyenne les entreprises les plus grandes paient leurs employés plus chers.

Or, vous disiez que :

« Entre-temps, sache que plus une entreprises est grosse, plus elle verse de gros salaires à ses employés »

Ce qui est faux. Une entreprise peut grossir sans augmenter le salaire de ses employés comme le fait McDonald et Wal-Mart.

Apprenez à nuancer vos propos.

Pour prouvez que la majorité des grandes entreprises donne de plus grands salaires que la majorité des PME, et ainsi confirmer votre affirmation, il vous faudrait le mode.

La moyenne, qui plus est, est très sensible aux données extrêmes, ne prouvent pas que ce que vous avancer.

Mathématique 526.

@ Kevin

Ton dernier commentaire est drôle.

Tu admets que plus une entreprise est grosse plus les employés ont de bon salaire pour ensuite dire qu’il n’y a pas de lien entre la taille d’une entreprise et les salaire.

Vraiment, la qualité des interventions gauchistes se dégradent…

Moi j’ai des faits, toi tu as des impressions basé sur du cherry-picking.

@David

Savez-vous lire? Je crois que vous sautez des mots quand vous faites vos lectures.

Relisez bien:

« Tout ce que vos statistique prouvent est qu’EN MOYENNE les entreprises les plus grandes paient leurs employés plus chers. »

Vous voyez ce qui est écrit en majuscule, c’est ce que vous avez sauté.

Or, une moyenne ne prouve pas « que plus une entreprise est grande, plus ses salaires sont élevés. » Même avec une moyenne, vous ne pouvez même pas montrés que la majorité des grandes entreprises paient plus cher ses employés que la majorité des PME.

Contrairement à ce que vous croyez, il n’y aucun lien de causalité entre la grosseur d’une entreprise et les salaires qu’elle verse.

Wal-Mart et McDonald est un excellent exemple que ce que vous dites est faux, soit que « plus une entreprises est grosse, plus elle verse de gros salaires à ses employés »(Votre affirmation mot pour mot).

Pour prouvez ce que vous dites, il vous faut la médiane (j’avais dit « mode » plus tôt, ce qui est stupide je dois l’avouer).

Pour l’instant, ce que vous dites relève de la croyance.

@ David @ 20

Cher David,

Vous nous pétez de la brou comme quoi les salaires des grosses entreprises sont les plus gros.

Alors M. David vous qui dites être à l’extrême centre politique et certainement avec une bonne visibilité, pouvez-nous dire quel est le salaire moyen des employés de Wall Mart et la moyenne d’heure que cette entreprise permet à ses employés de travailler.
Il ne faut surtout pas oublier que c’est une des plus grosse entreprise au monde?

« Moi j’ai des faits, toi tu as des impressions basé sur du cherry-picking. » (David)

Alors des faits pour Wall Mart SVP M. David; le salaire horaire e le nombre d’heures accordées.

« Il ne faut surtout pas oublier que c’est une des plus grosse entreprise au monde? »

et qui est dans le commerce de détail. Sa marge de profit est p-e supérieure à la moyenne (3,31%), mais elle est quand même nettement inférieur aux télécomm (20%), aux pharmaceutiques (19%) et aux mines (10%).

Ce n’est pas tout d’être gros, il faut demeurer compétitif.

@ Kevin

Donc tu me reproche d’avoir pris la MOYENNE au lieu d’avoir fait du cherry-picking.

H. bien mon chère je plaide coupable avec le plus grand des bonheurs 🙂

Ça vaut aussi pour le commentaire de Youlle !

@David

Je pense, non, je suis persuadé que vous n’avez absolument rien compris.

Ce n’est pas du cherry-picking. La moyenne ne prouve pas ce que vous avancer point final.

Est-ce que plus une entreprise est grosse, plus le salaire versé aux employés est élevé?

Réponse: Pas nécessairement.
Votre réponse: Absolument.

Vous êtes dans l’erreur. Ayez l’honnêteté de l’avouer.

Ce n’est pas si grave d’admettre une erreur, vous savez 😉

@ Kevin

Rémunération hebdomadaire moyenne en fonction de la taille de l’entreprise (Québec, 2010)

0-49 employés: 648.29$
50-99 employés: 704.83$
100-299 employés: 766.98$
300-499 employés: 832.90$
500+ employés: 905.97$

Il vaut être ultra-dogmatique pour nier cette corrélation.

@David

Vous faites exprès ou quoi!

Vous avez affirmer que plus une entreprise est grosse, plus elle verse des salaires élevés.

C’est une affirmation complètement fausse.

Que la moyenne monte en rapport de la grosseur de l’entreprise ne prouvent pas votre affirmation.

Que la majorité des grandes entreprises paient plus de salaires que les PME ne prouvent pas votre affirmation.

Parce que votre affirmation est que «plus une entreprise est grande, plus ses salaires sont élevés. Ce n’est que la moyenne, votre affirmation évoque la totalité des entreprises. Or, ce n’est pas la totalité des grandes entreprises qui paient de plus hauts salaires que les PME. (Ex: McDo, Wal-Mart).

Est-ce que c’est clair maintenant? Comprenez-vous ce que je dis? C’est pas compliqué, votre affirmation est fausse, pas besoin de statistiques pour le prouver.

Dites-moi que vous êtes assez lucides pour comprendre.

@ Kevin

Je n’ai pas raison parce que ce n’est que la moyenne qui appuie mes dires.

Merci pour cette bonne blague.

@David

Retournez à l’école pour apprendre à lire, même un enfant de 8 ans comprendrait ce que vous ne comprenez pas.

Vous êtes tout simplement irrécupérable. Comme un imbécile heureux, vous ne lisez et ne comprenez ce que vous voulez lire et comprendre.

Votre affirmation dit que TOUTES les grandes entreprises versent des salaires plus élevés que TOUS les PME.

Ce qui es faux. Exemple: Wal-Mart, McDo. La moyenne ne prouve pas que TOUTES les grandes entreprises versent de plus gros salaires que les PME.

Si vous ne comprenez pas cela, c’est que vous êtes un parfait imbécile.

@ Kevin

La situation est assez clair.

Moi je présente une moyenne (le portait de l’ensemble de la situation) et toi tu fais du cherry-picking.

Ça ne peut pas être plus clair que dans le cas présent.

Pour avoir une corrélation, pas besoin d’avoir un R2 égale à 1.

David a affirmé : «Entre-temps, sache que plus une entreprises est grosse, plus elle verse de gros salaires à ses employés.»

Depuis, il patine.

Comme toujours.

@ Raymond Campagna

Moi j’ai des faits qui viennent de Stats Can, la gauche a du cherry-picking.

Que dire de plus…

Les plus populaires