30 ans après : le Canada, « qu’ossa donne » ?

13 %

C’est la remarquablement faible proportion de Québécois francophones qui estiment que « le développement du Québec a été facilité par son appartenance à la fédération canadienne ». Le double, 26 %, croient au contraire que ce développement a été ralenti par cette appartenance ; 41 % croient que cela n’a fait aucune différence et 20 % ne savent tout simplement pas quoi en penser.

Ces chiffres sont tirés du sondage CROP réalisé pour le compte de nos amis de l’Idée fédérale et dont les médias ont fait état ce mercredi. Le projecteur fut mis sur le fait que 58 % des Québécois estimaient le débat sur la souveraineté « dépassé ». Une proportion similaire aurait pu être trouvée en 1972, 1983, 1987, 2000. Chaque fois, ensuite, la souveraineté est redevenu d’actualité, puis majoritaire, brièvement en 1980, puis de 1989 à 1994, puis en 1996 et 2005. D’autres réponses attestent de l’indécision des Québécois et de leur propension légendaire pour l’entre-deux-chaises.

Mais à mon avis, ce sondage apporte un nouvel indice de la lente mais sûre désagrégation du lien canadien des Québécois. Que seulement 13 % des francohones (et 20 % de l’ensemble) affirment que le lien canadien fut une bonne chose pour le Québec est un terrible échec pour la cause fédéraliste. Que 67 % des francophones (62 % de l’ensemble) croient que ce lien fut néfaste ou sans effet atteste du découplement en cours dans les esprits entre le parcours québécois et le parcours canadien*.

L’an dernier, 55 % des répondants affirmaient à l’Idée fédérale que le Québec aurait fait mieux ou aussi bien que le Canada dans la crise économique. C’était déjà une nouvelle.

Une certitude : la décision de mai 1980 de rester au Canada et l’appartenance à la fédération n’a rien fait, selon les répondants, pour assurer l’avenir du français : 57 % de l’ensemble — et 67 % des francophones — estiment que l’avenir du français est moins bien assuré qu’il y a 30 ans.

Le reste du sondage, produit pour le 30e anniversaire du référendum de 1980, mesure la résignation des Québécois face à une situation qu’ils croient durablement bloquée. S’ils ne croient pas voir la souveraineté d’ici 30 ans, ils ne croient pas non plus voir un Canada réformé.

Mais les prédictions des uns et des autres nous disent toujours moins de choses sur l’avenir que l’évolution des tendances plus lourdes, comme j’en ai discuté ici, sur l’identité, l’estime de soi et, dans ce dernier sondage, sur l’état anémique de l’importance accordée à l’appartenance canadienne par les Québécois.

Bref, les Québécois ne voient plus très bien à quoi leur sert le Canada.

***

*Merci à l’alertinternaute J. Côté-Paré
pour avoir repéré une erreur de calcul
,
maintenant corrigée.

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Intéressant comme sondage, mais comme d’abitude chacun y trouvera son compte.
La réaction du québécois semble demeurer contradictoire et imprécise. Dans notre courte hystoire de 400 ans, le peuple québécois a toujours eu de la difficulté à avoir une élite qui lui ressemble. Trahi par le mère patrie, l’église, ses élites politiques, il se comporte comme un orphelin qui rejeté se méfi de tous le monde. Et par le fait ne peu reconnaitre qui dit vraie.

Wow. Un sondage qui ne compte que l’avis des Québécois francophones. Combien représentatif du monde moderne et un exemple d’ouverture. C’est beau de voir que la xénophobie culturelle est dépassée.

Et quelle belle manipulation des chiffres M Lisée.

Et n’oublions pas que ce sondage repose sur le très populaire format mathématique du 110%, reconnu bien plus fiable que le 100% traditionnel.

13% (positif) + 36% (néfaste) + 41% (pas d’effet) + 20% (ne savent pas) = 110%.

On est fort les Québécois.

Oui la souveraineté est latente par ce que P.Marois n’est pas la personne de la situation. C’est une excellante politicienne, elle tient le bon discours mais on est pas tenté de la suivre.

On là vu au pouvoir, même si elle a fait un bon travail, comme souverainiste, elle ne me rejoint pas.

Il faudrait ajouter que les Canadiens ne voient plus très bien en quoi le Québec leur est utile. La perception a bien changé de puis 1995, et la ferveur de la population canadienne envers l’unité est de moins en moins solide.

Cela peut rapidement devenir dangereux pour l’option fédéraliste. Car plutôt que d’assister à des «love-in» comme en 1995, un futur référendum mettrait à jour cette nouvelle réalité, ce qui conduirait à de nouveaux épisodes de «québec-bashing» qui renforcissent les souverainistes.

Pourtant, les Canadiens ont beaucoup d’intérêt à conserver le Québec. Les arguments ne manquent pas: les ressources et l’industrie de la province profite aux Canadiens. Le Québec a une position stratégique importante, possède un PIB important… essentiellement, il y a plus à gagner économiquement pour les Canadiens avec l’unité fédérale qu’avec une sécession.

Le problème, c’est que ces arguments ne peuvent pas être utilisés facilement. Dire que le Québec est profitable aux Canadiens ne fait qu’admettre que le Québec est un bloc économique important. Aussi bien dire aux Québécois que le Canada profite d’eux.

L’argumentation fédéraliste a besoin de convaincre les Canadiens ET les Québécois de l’utilité de la fédération. Situation nouvelle qui, comme je l’ai écrit, comporte des pièges.

Le discours fédéraliste tourne en rond. Il faudrait qu’il se renouvelle et qu’il soit réactualisé. Car il se développe une attitude d’indifférence qui est, selon moi, aux antipodes d’un projet porteur qui rassemblerait les Canadiens et le Québécois.

Et la gouvernance du Canada actuelle ajoute au contraste.

Si dans le passé les gouvernements représentaient des valeurs qui sont plus proches de celles qui me semblent être Québécoises, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Je crois par contre que sur cet aspect, la Colombie-Britanique, les Maritimes, et l’Ontario doivent avoir le même genre de réflexions.

Peut-être, mais aussi Qu’ossa donne de savoir tout ça, si le cordon du coeur traîne cent pieds derrière la motivation à en sortir…?

Le gouvernement fédéral nous a défavorisé dans deux domaines principalement . Le premier est l’industrie automobile dont tout fut fait a coup de grandes subventions pour l’implanter en Ontario qui leur a permit de devenir prospère et prendre leur expansion . Encore récemment , on l’a sauvé a coup de milliards …..
Le deuxième domaine ou le Québec fut dévalorisé et l’est toujours aujourd’hui est relié a la fonction publique fédérale qui a l’aide des ministères et fonctionnaires établis en Ontario a favorisé cette province en octroyant la très vaste majorité des achats de biens et services a cette province . Il serait intéressant que J.F. Lisée nous sortent les dernières statistiques nous indiquait que le Québec recevait de 10 @ 15% de ces contrats alors qu’il représente 24% de la population ….
Je ne parle pas du fiasco de Mirabel qui fut une erreur majeure de planification et Montréal se retrouve avec un aéroport régional alors que l’on était voué a devenir un aéroport international d’envergure ….

Merci pour la correction M Lisée.

Cependant vous persistez avec la technique douteuse d’agglomérer le groupe ayant un opinion neutre avec celui partageant votre opinion.

Suivant la même technique, on pourrait dire que 54% des Québécois francophones croient que le Canada a un effet positif ou neutre pour le dévelopement du Québec. C’est le DOUBLE de ceux qui croient que l’effet fut négatif.

Dreamers….(supertram)
Entre le rêve et la réalité il y a toujours une marge importante. C’est le refus total d’envisager avec réalisme les conséquences probable réelle (en tenant compte de l’échiquier mondial) qui a toujours porté préjudice à ce projet. trop de rêveurs pas assez réalisateurs. Il est toujours possible de se le réaliser concrêtement au lieu d’idéologiquement, mais les rêveurs ne se donne pas les moyens et ne prennent pas les actions pour réaliser leurs ambitions. Rien n’empêche les individus et les groupes de québécois de créer des entreprises et de s’approprier le marché et de développer l’économie du québec au lieu de rêver d’une séparation légale et de réaliser qu’elle ne serait que théorique puisque les entreprises et les richesses sont développé par d’autres et qu’ils jouissent des profits et du contrôle. Trop de r^veurs pas assez de réalisateurs. C’est r^veurs en pratique achétent d’ailleurs, prennent leurs vacances ailleurs, refusent de développer les compétences pour transiger avec le reste du monde. Ils n’ont pour la pluspart la propriété ni de leur force de travail (puisqu’ils préfèrent travailler pour l’état ou des entreprises appartenant a d’autres) et quand on leur parle des patrons ils les perçoivent comme des exploiteurs et non aucune intention d’assumer ce genre de responsabilités. À choisir entre faire leur marché dans une coopérative locale et une multinationale dont les propriétaire n’investissent pas 5 sous dans le développement de la société ici il malgré leur beau discours ne pense qu’à leur poche individuelle jamais collectivement. C’est exactement le genre de r^veur qui se retrouveraient sur le bs au lendemain d’une séparation après avoir soit fait fuir les entrprises qui les emplois ou se retrouvé a petit salaire dans les multinationales étrangères. Arr^tez de crier pour un statut et travailler à la réaliser et si un jour les faits démontre qu’on est techniquement indépendant ça sera facile de signer les papier pour une séparation. Monsieur veut divorcé mais il a besoin de la fortune de madame pour vivre, prenez vous en main Monsieur et vous pourrez sortir sans avoir une pension de Madame.

Les fédéralistes ont misé et misent encore essentiellement sur la peur pour maintenir le Québec et sa nation en l’état de soumission au pouvoir fédéral.
Regardez la condescendance et le mépris à peine voilé du fondamentaliste religieux au pouvoir actuellement à Ottawa et comment comme société nous sommes loins de son idéologie.

Regardez les déçisions qui sont prises pour marginaliser le Québec, d’abord dans sa puissance politique au Parlement fédéral en diminuant le pourcentage de sa représentation, ensuite dans sa puissance économique en centralisant en Ontario l’agence des valeurs mobiliaires et l’activité économique du pays.

Quand toute la classe finançière québécoise(l’argent comme les appelait Parizeau au soir du referendum de 95) est presque unanime sur le tort causé à l’économie québécoise,on s’étonne qu’ils n’en prennent pas acte et qu’ils acceptent de continuer à se plier au pouvoir fédéral.
Comment ces gens d’affaire qui savent fort bien que le Québec a en main tous les outils pour se développer et choisir ses priorités économiques peuvent ils acccepter de tels agissements de la part du pouvoir fédéral ?

C’est un mystère pour moi.Je comprends pour les gens issus de l’immigration qui étant essentiellement des réfugiés économiques soient sensibles aux arguments de stabilité économique et aux campagnes de peur sur lesquelles ne cessent de jouer ceux qui profitent du statu-quo actuel.
Pour les autres il est plus difficile de comprendre pourquoi une population òù seulement 13% des gens croient être bien servis dans un système politique refusent d’en changer.
C’est une facette du masochisme des Québécois qui ne cessera jamais de m’étonner.

« Le projecteur fut mis sur le fait que 58% des Québécois estimaient le débat sur la souveraineté «dépassé». »

Donc, 42 % des Québécois estiment que le débat est toujours d’actualité. Curieusement, c’est à peu près le pourcentage de personnes qui sont favorables à l’indépendance du Québec.

Pourrait-on vraiment s’attendre à ce que les NON estiment qu’il s’agit d’une option toujours valable ?

Honnêtement, on aurait pu facilement prédire ce résultat.

Depuis 1867 et même avant le Canada nuit mortellement à la Nation Québecoise .
Les canadians et leurs collaborateurs du Québec sont en train de nous éliminer comme nation francophone.
En 1980 , Trudeau en mentant ( un non devait vouloir dire un oui) et en dépassant 10 fois les montants permis à volé le reférendum Québecois demandant le Mandat de Négocier la Souveraineté Association proposé par René Lévesque
En 1995 le référendun décisif sur l’indépendance du Québec tenu par Jacques Parizeau à de nouveau été volé par les commandités fédéralistes qui tiennent le Québec en otage en violant et détruisant toutes nos lois .
En 2010 rien n’est règlé pour ce qui est de notre question nationale et la vie nous obligera de choisir clairement la liberté donc l’indépendance ou la disparition dans le multiehtnisme que nous impose à force de propagande le fédéraliste canadian .

Bonjour,le Canada est une terres,le deuxième en superficie territoriale au monde.

Le Canada est un jeune pays et de reconnaître les nations fondatrices avec leurs spécificités propre demande un leader.

Les habitants des terres du Canada ont eu une constitution venant de la Monachie Britannique et les politiques du suivie pour donner de plus en plus à une nation pour prendre l’autonomie et les spécificités propres à chacune ,mais il y a plus le politique fédéral veut de plus en plus de pouvoir toujours pour les même raisons ( I am the BOSS ) .M.Lisée le rapatriement de la constitution de 1982 où M.Pierre Éliot Trudeau à dit nous allons mettre nos chaises en jeux et il a averti les autres provinces de regarder le Québec et regarder ou nous allons.M.Lisée il serait peut-être temps pour le Québec de ce faire respecter comme peuple après 28 ans la réforme du fédéral n’est toujours pas fait.

M.Lisée oui il va y avoir une réforme mais il y a un mais pour toujours prendre de plus en plus de pouvoir au détriment des provinces et de la population le fédéral doit être au service de la polpulation .

Les autres nations fondatrices doivent revendiquer toujours pour faire respecter leur droit .

Pour le Québec ou les nations fondatrices ne sont pas reconnus dans la constitution et leur bataille du passé de l’autonomie territoriale et administrative pour le trésor québécois il ne reste deux solutions pour le Québec de déterminer sont avenir soit avec une entente constitutionnelle Québec et le gouvernement fédéral où si il y a refus du gouvernement fédéral d’être un autre pays et il y a juste une manière de y arriver.

M.Lisée de un de prendre tout les députés Québécois au fédéral et provincial qui croit en un fédéral renouveler et de leur remettre la constitution québécoise qui va être voter par la population du Québec et ratifier à l’assemblée nationale pour être présenter comme entente Québec et le gouvernement fédéral et si il y a refus bien dans les trente jours qui suivent bien le Québec sera un nouveau pays .

M.Lisée oui l’autonomie est possible soit à l’intérieur des terres du Canada avec des changements constitutionnelle mais il y a un mais les politiques fédérales et les personnages politiques en places ont-ils vraiment des intérêts et le leadership pour vraiment changer les choses.

La population du Québec à deux alternatives soit être un État dans le système fédéral Monarchique ou le système fédéral est amender pour devenir une république fédérale avec le Québec comme État ou l’autre alternative si le fédéral refuse alors le Québec va devenir un autre pays avec la possession du territoire terre,mer, et espace aérien, et reprendre du même coup la partie de terre du Canada ( LE BAS CANADA ) comme avant.

M.Lisée pour rendre l’entente de constitution de notre État il faut un leader et il faut être au delà des idées partisane de ceux qui voulaient une souverainetée association,et d’autre d’être indépendant, et d’autre qui croit à un fédéraliste renouveler pour donner plus en plus autonomie à se même peuple et que tout les politiciens soit unanime de tout faire pour l’autonomie de la constitution du Québec voter par le peuple de tout mettre en place les hommes et les femmes politiques à la défense de la constitution québécoise et à la ratification de celle ci.

M.Lisée un vrais leader est capable de réunir toute les forces du Québec en une chose essentiel la constitution d’État membre où d’État comme un nouveau pays mais il y a un mais le Québec doit voter sur une constitution et non un référendum est-ce que j’ai été asser claire,l’autonomie d’un peuple passe par deux choses des textes fondateurs comme une constitution québécoise et un leader pour mener à bien l’avenir des nations fondatrices.

« Bref, les Québécois ne voient plus très bien à quoi leur sert le Canada. »

Ah oui? Et bien ils n’ont qu’à aller passer quelques mois dans l’un des 40 et quelque nouveaux pays créés depuis le début du XXe siècle. Vous les verrez revenir au Canada à plat ventre en embrassant la terre canadienne.

On se console comme on peut hein Monsieur Lisée?

Vous ne pouvez aujourd’hui que constater l’inexorable déclin du séparatisme québécois et le lamentable échec de la doctrine que vous avez vainement défendu depuis des lustres et vous en gardez bien évidemment un goût amer. Ayant été associé de très près aux grands décideurs péquistes, vous êtes lourdement responsable de ce fiasco.

Voici d’autres statistiques, moins complaisantes et favorables aux séparatistes, prises dans ce même sondage:

– 67% des Québécois pensent que le Québec sera toujours DANS le Canada dans 30 ans.

– 57% estime que «la survie de la langue française au Québec est moins bien assurée qu’il y a 30 ans». Or, on le sait, la question linguistique a toujours été l’aiguillon principal du mouvement souverainiste. À un point tel qu’on a pu dire que le PQ a perdu le référendum de 1980 en partie parce que la loi 101 avait apaisé les craintes sur l’avenir de la langue française. C’est la première fois, sauf erreur, qu’il n’y a pas de corrélation entre l’inquiétude linguistique et l’adhésion à la souveraineté.

– 50% des Québécois croit que «les nations ont tendance à se regrouper afin de mieux affronter les défis de la mondialisation», alors que seulement le quart croient que les nations ont au contraire «tendance à rechercher leur indépendance» afin de mieux affronter les mêmes défis.

– Même les souverainistes sont désabusés, car alors qu’ils sont 24% à se définir comme tels, seulement 14% des répondants pensent que le Québec sera indépendant dans 30 ans.

Source: http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/lysiane-gagnon/201005/19/01-4282069-trente-ans-plus-tard.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B40_chroniqueurs_373561_accueil_POS2

Réfléchir plus profondément au sens de la nation Québécoise.

Réfléchir plus profondément au sens de ne pas avoir adhérer à la constitution de 1982 après la nuit des longs couteaux (Cela veut dire que les 9 provinciaux « des valets » + les fédéraux se sont réunis pour fourrer les ententes avec le Québec).
Il s’agissait là de la bonne vieille formule mathématique (10 contre 1 et donc le 10 l’emporte toujours et cela depuis toujours).

On n’a pas signé….on est libre….élémentaire.
Pourquoi n’utilise-t-on pas la clause nonobstant.

Réfléchir pourquoi tout ce qui vient du Québec n’est jamais correct ….pourtant les projets , on paye pour.

Réfléchir aux dédoublements.

Réfléchir au pourquoi le Bloc par son acharnement a finalement fait débloquer au niveau du déséquilibre fiscal.

Réfléchir également au pourquoi le refus au Québec d’une compensation pour l’harmonisation des taxes alors qu’on l’a fait pour les autres provinces.

Réfléchir qu’au delà de la loi, le fédéral veut bannir le bilinguisme chez les juges de la Cour Suprême….et in extensio aux fonctionnaires fédéraux.

Réfléchir sur le fait que malgré une entente centenaire, on ne respectera plus dans la loi fédérale sur le nombre de représentants ou députés provenant du Québec sur la scène fédédale.

Réfléchir sur les notions de mépris (voyez la définition à moins que vous n’ayez pas le sens de l’honneur au moindre degré) et de soumission au maître le ROC.

Réfléchir sur le sens démocratique concernant le peuple fondateur….que l’on soit ethnique ou autres, un territoire, une nation a-t-elle le droit pour décider pour elle-même de son statut?….ou l’élément ethnique a-t-il décidé de se joindre au ROC et aux quelques anglophones pour empêcher le développement normal d’une nation?…..
Et pour ceux de la nation qui se joignent aux ethnies et aux quelques anglos pour empêcher la majorité de normaliser leur territoire (sûrement un manque d’éducation) et de là célèbre expression » Peuple pardonnez leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font »….c’est fini ce temps-là.

Cessez d’attendre, n’attendez pas chez l’autre le ROC qu’il vous ACCORDE, il n’est pas dans votre position ni de votre essence.

Lui le ROC sait que les ressources naturelles du Québec ont un potentiel immense tels, l’or, le cuivre, l’aluminium, le fer, les diamants, le gaz naturel, le pétrole, l’eau, les ressources « off-shore » et enfin que le sous-sol leur appartient.

« Faque Y’atu-moyen de réfléchir » au-delà de la peur mais en regard des possibilités extraordinaires qui attendent notre développement…pas celui des autres.

Si seulement Ottawa pouvait se contenter d’être totalement inutile, mais en plus, il nous est grandement nuisible pour ne pas dire préjudiciable, de maintes façons.

Un exemple parmi tant d’autres: le fait qu’une commission des valeurs mobiliaires unique soit implantée à Toronto, représenterait-il un quelconque avantage pour le Québec? De toute évidence, NON. Ce fait empêchera-t-il le fédéral de s’immiscer dans un champ de compétence Québécoise? Pas du tout.

Ça, c’est ce qu’ils appellent le « fédéralisme d’ouverture! »

Le Québec a-t-il besoin de deux gouvernements? Un gouvernement québécois peut-il gérer les finances du Québec? Avons-nous tout ce qu’il faut pour réussir collectivement? En 1980 j’étais convaincu que oui, en 1995 aussi et je le suis encore plus aujourd’hui.

Nous ne réussissons pas « grâce » au fédéral, nous nous en tirons assez bien, « malgré » ses attaques et empiètements perpétuels.

Sans le Québec, le fédéral est mort et enterré. Leur subterfuge a consisté, jusqu’à aujourd’hui, à faire croire exactement le contraire. Le Québec constitue une entité réelle tandis que leur patente fédérale n’est rien d’autre qu’un appendice artificiel. C’est avec notre propre argent que nous nous faisons flouer par les vampires en tuxedos de Bay Street, Toronto, Ontario. Le Canada qu’on nous enfonce dans la gorge n’est rien d’autre qu’une
supercherie!

Vivement l’indépendance!

Ce qu’il faut c’est un projet de societe innovateur.

Nous sommes a la derive, embourbé dans un systeme archaique rafistolé. Le systeme actuel sous-utilise et gapille les ressources naturelles, sous-utilise les connaissances scientifiques et la technologie(robotique), sous utilise le potentiel de production industriel, sous utilise et gaspille le potentiel humain. Nous avons les ressources, l’energie, la possibilite de development industriel, et la main d’oeuvre pour loger, nourrir, eduquer toute la population quebecoise et faire avancer la science ou preter main forte a d’autre, mais on stagne au gré du vent, tourne en rond. Ex: 40 milliards perdu par la CDP pour du papier brassé, 40 milles millions aurait pu financer; une usine de paneaux solaires, un monorail electrique tremblant-montreal-quebec, une usine de moteur roues ou autre composante, une usine de recyclage-reusinage de batteries, usine de pieces d’eolienne, meme avec un rendement de 1% tout ceci aurait augmenté le development de l’economie « reele », l’emploi et les retombés fiscales, beaucoup plus que ne le ferait du brassage de papier.

@ J Cote-Pare

Le sondage vient d’Idée Fédérale un think tank FÉDÉRALISTE piloté entre autres par André Pratte…

Le choix « xénophobe » de l’échantillons du sondage vient donc du groupe fédéraliste et non pas de monsieur Lisée. Ensuite monsieur Lisée ne manipule pas les chiffres puisqu’il les présente exactement comme ils le sont dans l’étude…

Comme quoi le souverainiste-bashing est vraiment aveugle, LOL

Il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle.

Le Canada sclérosé dans sa Constitution-camisole-de-force, qui réunit deux peuples ( le ROC et le Québec) aux aspirations différentes sinon divergentes; et le Québec enserré et étouffé dans les griffes de ce Canada qui nous aime tant …

Deux langues, deux mentalités, deux pays.

Le Québec est mûr pour la souveraineté.

Je suis toujours surpris à quel point les Québécois veulent être « gagnant matériellement » dans toute cette histoire d’indépendance.

Pourquoi le fait d’être complètement responsable et maître chez soit n’amène pas plus de Québécois à la cause? Le fait d’être libre ça n’intéresse pas le monde? Pourtant dans notre vie, individuellement, on se développe pour cela et on grandit dans ce processus…

Dur à suivre cette société parfois.

« Bref, les Québécois ne voient plus très bien à quoi leur sert le Canada. »

Oh non, c’est très clair à quoi ça sert le Canada!
– Occuper le Québec
– Contrôler le territoire et les lois du Québec
– Y puiser de l’impôt
– Rire en bilingue, la langue des Trudeau

Réponse à François,

Cher François, visiblement vous n’exprimez rien d’autre que la peur, peur d’avoir à vous assumer, au lieu de vous réfugier dans des statistiques auxquelles on peut faire dire ce que l’on veux, ça s’applique des deux cotés, regardez-vous dans vos contradictions, vous semblez d’accord que le Québec se regroupe à d’autres nations, est-ce que le projet souverainiste désapprouve cette approche ????
La langue est aussi un aspect du problème qui semble vous échapper, bien sûr qu’en tant que fédéraliste fini, voilà un sujet que vous ne souhaitez surtout pas aborder tout simplement parce qu’il n’y a rien là pour mousser la cause fédéraliste, la langue française au Québec recule à très grande vitesse, allez faire un tour au bureau des passeports de ville St-Laurent et vous me direz que les immigrants passent au français lorsqu’ils arrivent!!!!!!! Donnez nous donc des avantages tangibles qu’apportent le fédéralisme et cessez donc de jeter votre venin sur les maudits séparatissssss, nous sommes simplement des gens qui croient en nos capacités de rendre cette partie du monde meilleure mais pour cela nous devons cesser d’être que des locataires et occuper ce territoire à titre de propriétaire et ceci inclut tous les les gens comme vous, qui ont besoin d’être rassurés et passer outre leur peur !

Depuis 1993 le BQ émet le message suivant: le fédéralisme, le gouvernement fédéral et le parlement d’Ottawa sont parfaitement inutiles pour le Québec.

Si on fait l’hypothèse que les électeurs ne portent attention à la politique qu’à partir du moment où ils ont 18 ans, cela veut dire que tout électeur de 35 ans ou moins n’a aucun souvenir d’un gouvernement fédéral comprenant un nombre significatif de ministres et de députés québécois.

Pas de surprise donc que les gens pensent qu’Ottawa ne sert à rien. Si on éliminait le Bloc du portrait et que les Québécois voyaient leurs représentants jouer un rôle actif à Ottawa dans la gestion de ce qui demeure nos impôts et nos actifs, les attitudes changeraient rapidement.

Pour l’instant, à part de s’opposer pour le plaisir de s’opposer, je ne vois pas quel rôle utile le Bloc joue à Ottawa.

Je veux bien croire que le barrage de « spin » et le remarquable talent de rhéoricien de M. Duceppe sont efficaces. Mais malgré cela, quiconque pense que tous ces braves députés bloquistes sont nos commandos d’élite infiltrés derrière les lignes ennemies croit probablement aussi au Père Noël et à la Fée des Étoiles.

Bonjour monsieur Lisée, Une autre façon de présenter le problème est de dire que le Canada est un pays par défaut, et que si jamais la souveraineté se faisait (ça prendrait un méchant coup de force, tout de même, donc à mon avis ce n’est pas pour demain), eh bien la souvaineté ce serait par défaut. Le sondage auquel vous faites allusion confirme selon moi qu’on procède au Québec par un processus d’élimination, d’où la morosité et le cynisme actuels au Québec. Les lendemains déchantent. Réellement, la situation politique est très lamentable! Je trouve que non seulement les francophones du Québec se distancient du ROC, mais le fossé se creuse entre beaucoup d’anglophones et le ROC également – un phénomène plus sociologique que politique pour l’instant, mais qui risque d’avoir un impact politique à un moment donné … si la tendance actuelle se maintient, pour mal citer Bernard Derome. Bonne jounée! GT

Il faut prendre ce sondage avec un grain de sel!

Tous les sondages récents donnent la souveraineté à environ 45%!

Si les Québécois trouvaient la souveraineté à ce point dépassée, comme semble vouloir nous le faire croire ce sondage, on obtiendrait un pourcentage d’indécis équivalent lors des sondages sur la souverainté (50-60%).

OR, IL N’EN EST RIEN!

Le taux d’indécis au sujet de la question nationale n’a pas augmenté!!!!

ATTENTION AUX SONDAGES TENDANCIEUX!

On devrait avoir une union canadienne, avoir son pays qu’on gère comme on l’entend sans que le fédéral passe son temps à se mêler de nos affaires et qui aussi, parfois, se permet de renverser les décisions d’un peuple. On peut toutefois faire commerce entre nous et même se créer un traité pan-canadien pour la défense. On est assez grand pour penser par nous-même. On pourrait faire des blocs (genre maritimes et Québec où le français se parle le plus, l’Ontario et l’Ouest . De toute façon, on sait bien et le diable s’en doute c’est de plus en plus vers ceci vers où l’on va. L’ouest n’arrète pas de chialer qu’il en a marre de faire vivre les BS de l’est. Les anglos de l’est et ceux de l’ouest n’ont pas les mêmes visions que ce soit politique ou autres. Peu importe, il est temps de se prendre en main et de vivre la création d’un nouveau pays. Comme dit la chanson: C’est le début d’un temps nouveau…

On notera également que ce sondage arrive à point pour les fédéralistes!

C’est-à-dire au moment où le politique et la chose publique sont malmenés par une poignée de politiciens corrompus. D’où la désaffectation…

Comment en effet s’intéresser à la politique et à notre avenir collectif alors que l’odeur putride des conflits d’intérêts plane sur nos dirigeants?

-Avis aux intéressés:

Le « geste » National relève de l’éthique et de la confiance du peuple à l’endroit de ses institutions.

S’il y avait un référendum de nos jours, avec les moyens de communication actuels (blogues, pages facebook, youtube…), la donne serait différente. Les Québécois seraient alors témoins du Québec bashing à outrance et ça favoriserait le Oui.

En 95 ces moyens de communication n’existaient pas. Aujourd’hui ils favoriseraient le Oui.

Ensuite je ne crois pas que les Canadians viendraient nous dire qu’ils nous aiment cette fois. Et le vide de l’argumentaire fédéraliste ne trouverait plus preneur, sauf chez quelques convaincus hystériques comme François 1. Les Québécois ne croiraient pas les nouvelles vieilles fausses promesses de fédéralisme renouvellé.

Et en plus, si le référendum portait sur une Constitution québécoise protégeant le français, ça serait facile à gagner.

L’appuie à la souverainneté à 45% alors qu’à Québec on a un gouvernement fédéralissse qui fait tout pour noyer le poisson, c’est une très bonne nouvelle! Imaginez avec un gouvernement souverainiste qui remet tout ça à l’ordre du jour, replongeant du même coup les fédéralisses devant le vide de leur option constitutionnelle…

@RJodoin

Lors du rapatriement de la constitution il y avait 75 députés fédéralistes dont 74 au parti libéral. Ils ont rapatrié signé la constitution (acte fondamental d’un pays) contre la volonté des Québécois.

Ca s’appelle trahir sa nation. Depuis ce temps pour moi c’est fini les députés fédéralistes à Ottawa.

Puis avec les conservateurs québécois c’est pas mieux. Ils entérinent des politiques anti-Québec comme le refus de la compensation pour la TPS, la création d’un organisme pancanadien des valeurs mobilières et le refus d’exiger des juges bilingues à la cour suprême. Avec de l’aide comme celle là aussi bien ne pas envoyer de députés au fédéral!

Comment les Québécois peuvent t-ils se sentir toujours Canadiens lorsque 9 provinces sur 10 ignorent le français à part le N.B et encore!
Lorsque le pacte des deux peuples fondateurs de 1867 tenait encore pour les générations âgées en 1980 en tant que mythe et rappel d’une Nouvelle France occupant le centre du nord est de l’Amérique du Nord symbolisée alors par la confédération.

Tout cela ne tient plus dans un pays légal canadien en 2010 qui veut réduire les francophones au statut de minorité ethnique et vouer le Québec à son statut d’exception sans considération particulière qui réussit tout au plus à obliger un candidat anglophone à la chefferie d’un parti fédéral à apprendre le français. Cette horrible langue pour les anglophones dérivés du latin.

Le blocage pour un pays du Québec provient du matérialisme pas de l’existence d’un Canada qui noie le Québec en son sein toxique.

@ Pragmatisme

Je suis parfaitement au courant que le sondage a été commandé par un groupe fédéraliste. Il n’a pas été fait seulement auprès des francophones, mais auprès d’un groupe représentatif des Québécois.

J’ai maladroitement écrit mon premier commentaire.

Ceci dit, le fait est que M Lisée, contrairement aux autres analystes, nous avance des pourcentages QUI NE TIENNENT COMPTE que des francophones sondés, de manière à gonfler ses statistiques.

Et je n’en démord pas, inclure le groupe « pas d’effet » dans le groupe « effet négatif » pour en arriver au monstrueux 67% énoncé dans son 3e paragraphe, c’est du sensationalisme et de la manipulation.

Ben d,accord avec com 17 @DJS ça n’est pas en braillant, étudiant ou questionant qu’on acquière un statut mais en se donnant les moyens, en le faisant concrètement les faiseux de discours et d’idéologie devraient remettre en question leur stratégies et surtout leurs actions.
Un divorce n’apporte pas grand chose tant que vous êtes dépendant du financement de l’autre il faut devenir indépendant ensuite clamer son droit a décider. La société québécoise est-elle assez mature pour comprendre qu’il ne sert a rien de demander un statut quand on ne peut en assumer les responsabilités. Quand dans les faits on assume notre indépendance on a rien a demander on est en position d’exiger. Il y a loin de la coupe aux lèvre. Ça n’est pas en s,aservisant a une maitresse(US) qu’on peut se séparer et divorcer pour acquérir une soit disante indépendance. On doit assumer toute ses responsabilités avant d’imposer un constat de fait. On est tellement loin, la maitresse a pris trop de place vaux mieux garder l’épouse ne serait-ce que pour empêcher la maitresse de vous mettre sur le derrière.

58% des Québécois croient que l’idée d’indépendance est désuète. C’est certain, les seuls qui parlent encore de souveraineté (et non d’indépendance) sont des has-been de la mouvance séparatiste comme J.P. Charbonneau, J.F. Lisée, Lise Payette et Josée Legault.

« Lui le ROC sait que les ressources naturelles du Québec ont un potentiel immense tels, l’or, le cuivre, l’aluminium, le fer, les diamants, le gaz naturel, le pétrole, l’eau, les ressources “off-shore” et enfin que le sous-sol leur appartient. »

Monsieur Lemay, sans rejeter du revers de la main le reste de votre argumentaire. Je trouve que votre preception que le Rest of Canada soit une menace pour le secteur des ressources est tirée par les cheveux.

Les grandes mines du Québec ET du Rest of Cananda, sont possédées, par des intérêts Américains, Britaniques, Suises, Australiens, Francais, Allemands et autres… et Canadiens.

C’est contre le libre marché et la mondialisation des entreprises que vous en avez ici pas contre le Canada.

Un grand nombre de Québécois francophones aimeraient bien un pays du Québec souverain « indépendant » en principe mais, en pratique, 90 % des anglophones et 40 % des francophones ont encore peur des changements économiques qui pourraient en découler comme un boycott de nos produits par le ROC et les États-Unis, si la souveraineté du Québec se déclarait malgré le refus du ROC suite à une victoire du OUI avec une trop faible marge lors d’un référendum.

Il faudra le répéter souvent, mais le message n’est pas encore assez diffusé: le fédéralisme canadien est un cul-de-sac pour le Québec.

Qu’il s’agisse de la protection de notre langue et de notre culture, de notre développement économique et social. Qu’il s’agisse d’environnement, de justice ou d’agriculture, nos besoins sont différents et seul l’État du Québec peut nous permettre un développement plus conforme à nos intérêts et sans interférence d’Ottawa.

C’était vrai il y a 30 ans, lorsque je posais des affiches du OUI dans Chomedey et c’est toujours vrai aujourd’hui. Et un bon matin, on va bien se réveiller. C’est la grâce que je nous souhaite.

@ Pierre Blais:

Je l’ai déjà écrit: la peur, phénomène parfaitement normal chez tout être humain, est le début de la sagesse…

Ce n’est pas moi mais VOTRE Parti québécois qui a décidé, dans un élan de lucidité passager qu’on ne lui connaissait pas, de reporter le prochain référendum aux calendres grecques (qu’en dirait votre Lévesque???) et de virer à DROITE toute! Pourquoi croyez-vous? Parce que le Québec REFUSE votre thèse utopiste et éthérée! Point barre!

Lorsqu’on regarde la façon dont le Québec gère aujourd’hui ses domaines de compétence exclusivement provinciale (la santé, l’éducation, sa dette, ses innombrables contrats-scandales, etc.) je remercie le ciel à tous les jours que notre gouvernement fédéral serve de garde-fou à cette bande de profiteurs qui ne songent qu’à faire bénéficier ses p’tits n’amis de la richesse des autres. J’inclus dans cete affirmation autant les libéraux que les péquistes.

Ah…elle est belle votre social-démocratie à la sauce québécoise, modèle qui n’est imité par PERSONNE AU MONDE! Heureusement.

LA CONSTITUTION DE 1867 : UNE ESCROQUERIE
Nos élites politiques, lorsqu’ils nous parlent de la Constitution de 1867, soit par ignorance ou soit pour nous décevoir, nous la présentent comme l’aboutissement d’un processus hautement et populairement démocratique. Or rien n’est plus faux! C’est ce que je vais vous démontrer dans les quelques lignes qui suivent.

Je vais couvrir le sujet sous trois grands titres :

1-les conférences constitutionnelles
2-la promulgation de la constitution
3-l’élection de 1867

1-Les conférences constitutionnelles
Les conférences constitutionnelles de Québec et de Charlottetown en 1864 regroupaient des représentants de tous les partis politiques de l’Amérique britannique à l’exception du parti libéral (les rouges) du Bas-Canada. Déjà la démocratie en prend pour son rhume.

Dès l’ouverture des conférences, Brown puis ensuite Mac Donald et Cartier ont promis qu’on consulterait le peuple.

Au printemps de 1865, on demande aux habitants du Nouveau-Brunswick de se prononcer sur la nouvelle constitution. Ils la rejettent d’emblée. Il semble bien que les catholiques irlandais et les Acadiens se sont ligués pour empêcher l’adoption de cette constitution.

Alors on dépêche monseigneur Cazeau de Québec et monseigneur Horan de Kingston auprès de ces ouailles égarées afin de les convaincre de revenir dans le droit chemin. Il faut dire qu’ils étaient partis de Québec avec des intentions pieuses et une bourse bien garnie qui leur avait été donnée par le gouvernement. La prière et l’argent sont des outils puissants de conversion. Chose étonnante : le clergé qui s’allie à un Brown qui est un conservateur réformiste, anticatholique et francophobe. L’Église a alors vendu son âme.

Par ailleurs, au Bas-Canada (le Québec), Mac Donald et Cartier craignent que la prière et l’argent ne soient pas suffisants pour obtenir une victoire aux urnes. Ils décident donc de rejeter toute forme de consultation populaire. Autrement dit, l’état, c’est nous. Et au diable la démocratie !

2- La promulgation de la constitution

Le 10 mars 1865, l’Assemblée législative du Canada-Uni (Bas et haut Canada) adopte les résolutions de la conférence de Québec. Non sans mal : avec une seule voix de majorité chez les députés canadiens-français.

Au printemps de 1867, l’Assemblée législative du Bas-Canada bâillonne l’opposition libérale et adopte la constitution qui deviendra loi le premier juillet. Aucun appel au peuple pour légitimer cette démarche.

Cependant des élections doivent maintenant avoir lieu dans la nouvelle province de Québec.
Les libéraux clament haut et fort que, s’ils sont élus, ou bien ils rejetteront cette constitution ou bien ils la modifieront en profondeur afin d’en faire une véritable confédération.

Les forces vives politiques, les conservateurs et le clergé, planifient donc une campagne électorale qui leur assurera la victoire et la pérennité de cette constitution.

3- L’élection de 1867

Les joueurs en présence

Le parti conservateur qui regroupe la bourgeoisie d’affaires, tant anglophone que francophone.

Le parti libéral (les rouges) qui compte des gens de la petite entreprise, des ouvriers et des intellectuels.

Le clergé (5 évêchés) qui orientait en grande partie l’opinion du peuple par les nombreux journaux qui lui étaient soumis et par son contrôle informel du système d’éducation public au primaire et son contrôle absolu des niveaux secondaire et universitaire.

Les forces économiques

Les principaux actionnaires du Grand Tronc, les principaux actionnaires du gros chantier maritime à Québec, près de 99% des anglophones appartiennent au parti conservateur. Ce sont les gens les plus riches du Québec. Sir G.-E Cartier était et ministre et avocat du Grand Tronc. Un cas flagrant de conflit d’intérêt.
Les salaires annuels moyens en 1867 :
—le curé : 912$
—le député : 450$
—l’enseignant : de 140 à 400$
—l’ouvrier : 300$

Le curé est relativement très riche; c’est lui qui préside la commission des écoles de la paroisse dont il est membre de droit. Il tient les registres civils et religieux. Il rencontre ses ouailles régulièrement à l’église, au confessionnal et lors de sa visite annuelle. A tous les ans il fait rapport à son évêque sur tous les aspects de la vie religieuse, morale, politique et économique de ses ouailles. Le curé a donc un ascendant rarement atteint car il repose en plus sur l’ouverture des consciences au confessionnal.

L’électorat

Seuls les mâles de 21+ ans ont droit de vote. Ceci représente 68.6% de la population.

De plus l’élection se fait au suffrage censitaire. C’est-à-dire que seuls ceux qui rencontrent les critères qui suivent ont le droit de voter :
A Montréal les propriétaires d’une maison valant au moins 300$
Les locataires avec une location de 30$
Hors de Montréal les propriétaires d’une valeur de 200$
Les locataires avec une location de 20$
Alors, une fois ces critères appliqués, il ne reste plus que 15.4% de la population totale qui ont effectivement le droit de vote.
C’est ce 15% de la population qui va décider de l’adoption définitive de la constitution. Et dire qu’on nous impose une loi sur la CLARTÉ.

Le candidat

—Il devait être accepté par le chef de parti
—Sa mise en nomination avait lieu à l’endroit et à l’heure désignés par le rapporteur du comté.
—L’élection était publique. Nul ne pouvait cacher son choix à quiconque.

Les manœuvres électorales

—l’argent
L’argent qui était le gros atout des conservateurs. Un Cartier en déroute qui envoie ce télégramme à Hugh Allan « encore 10 000$ ».Ce télégramme est aux archives.

—le clergé
Les cinq évêques qui envoient des mandements à tous leurs curés qui doivent lire ces directives en chaire par deux fois. On rappelle à tout le monde que les conservateurs représentent le « bien » et les rouges, le « mal ».
Les curés et vicaires obligent en conscience les électeurs de leur paroisse à voter pour les conservateurs conformément aux directives reçues de leur évêque et refuse les sacrements à ceux qui ne s’y soumettent pas. Un vote libéral était assimilé à un péché mortel plus grave que l’adultère. Ces comportements cléricaux sont documentés et prouvés pour au moins 24 paroisses. Mais tous les historiens admettent que ce fut le cas pour toutes les paroisses des cinq diocèses.

—l’élection par escamotage
On offrait au candidat une somme d’argent ou un poste bien rémunéré en retour de son désistement.
Si le candidat refusait le dédommagement, dans les cas où la lutte était serrée, on procédait à son enlèvement le jour fatidique. N’étant pas là à l’heure dite, l’officier rapporteur n’avait d’autre choix que de déclarer son adversaire élu. Les preuves existent que cette manœuvre a été utilisée dans trois comtés.

— les fiers-à-bras
Dans au moins deux comtés de Québec et dans plusieurs comtés de Montréal des hommes de main se tenaient près des bureaux de scrutin et empêchaient certains citoyens d’exercer leur droit de vote.

—la publication des noms
Si un citoyen votait du mauvais bord, aussitôt son curé le savait et il devait en subir les conséquences.
De plus un employé se voyait forcé de voter comme son patron. Sinon il était remercié.

—le défranchissement
L’officier rapporteur avait le pouvoir de rayer les résultats de paroisses complètes et il n’y avait aucun recours contre cette manœuvre.
On s’est servi de cette manœuvre dans au moins deux comtés : L’Islet et Kamouraska. Dans les deux comtés les conservateurs furent élus de justesse.

Les résultats

23 députés élus par acclamation :
—12 comtés anglophones conservateurs
—3 comtés conservateurs par enlèvement
—2 comtés conservateurs par dédommagement
—3 comtés conservateurs par acclamation (châteaux-forts)
—3 comtés rouges par acclamation (châteaux-forts)

42 comtés au suffrage des électeurs
—28 conservateurs
—14 rouges

Grand total
—48 comtés conservateurs
—17 rouges

Victoire apparente du parti conservateur.

Analyse des résultats

60% seulement des électeurs se sont présentés pour voter.
40% se sont abstenus…parce qu’ils n’osaient s’afficher rouges à cause des conséquences désastreuses qui s’ensuivraient.

De ceux qui ont voté : 9% de la population :
—51.6% ont voté conservateur
—48.4% ont voté rouge

La nouvelle constitution n’a donc reçu l’approbation que de 4.6% de la population.
N’eut été des abstentions, les rouges auraient gagné haut la main.

Cette élection truquée nous a privés d’une constitution et d’une confédération qui nous uniraient encore aujourd’hui et dont nous serions fiers.

Post scriptum
En 1876 dans Charlevoix et en 1878 dans Berthier, des curés sont intervenus comme la plupart de leurs congénères l’avaient fait en 1867.
Les libéraux ont contesté en cour. A chaque fois la cour a donné raison aux libéraux et annulé l’élection, considérant l’intervention cléricale indue.
On aurait dû faire cela en 1867.

BIBLIOGRAPHIE

Bellavance, Marcel : Le Québec et la Confédération : un choix libre?
Ullman, Walter :The Québec Bishops and Confederation
Bonenfant, Jean-Charles : La naissance de la Confédération
Ryerson, S. : Unequal Union
Gagné, Armand : Le siège métropolitain du Québec et la naissance de la Confédération

@ Pragmatisme

Je vous suggère de changer de pseudonyme. Si vous regardez dans le Petit Robert, le pragmatisme est relié aux conséquences pratiques des choses. Utiliser des mots comme « trahir sa nation » et « anti-Québec » ne mène nulle part. Si Nelson M. avait utilisé cette approche-là pour régler les problèmes de son pays, il y aurait une guerre civile en Afrique du Sud en ce moment. Conduire une auto avec les deux yeux dans le rétroviseur ne mène à rien.

Je ne dis pas qu’il faut ignorer l’histoire, mais il y a toute une gamme d’options en ce qui a trait aux solutions… à une extrémité du spectre il y a les verres teintés rose fédéraliste, à l’autre il y a le nationalisme utopique et revanchard (que j’ai baptisé « koolaidépendantiste » dans un autre blogue). La solution est au milieu.

Merci à François Ricard pour son excellente intervention qui nous montre bien, malheureusement, que plus ça change plus c’est pareil et qu’il est temps d’arrêter de se faire manipuler et flouer.

«(…)je remercie le ciel à tous les jours que notre gouvernement fédéral serve de garde-fou à cette bande de profiteurs qui ne songent qu’à faire bénéficier ses p’tits n’amis de la richesse des autres. J’inclus dans cete affirmation autant les libéraux que les péquistes.»
(François1)
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Il n’y a donc de purs que Québec Solidaire et l’ADQ.

Où est François1 ?

La ligne de défense des fédéralistes honteux:

Les Libéraux et les Pêquistes sont tous pareils.

Même Pratte utilise cette ligne. C’est tout dire