316 millions $ pour les soldats canadiens du futur

Les Forces canadiennes vont bientôt rejoindre le club sélect des pays qui équipent leurs soldats avec une technologie futuriste de communication. Crédit photo: Fotopedia.com 

Les amateurs du jeu vidéo Halo et des simulations de guerres du XXIe siècle sur ordinateur ou console n’y trouveront rien d’extraordinaire, mais dans le monde réel des conflits armés, c’est une petite révolution qui attend les soldats canadiens d’ici 2016.

Le Canada va équiper ses soldats avec une technologie futuriste de communication permettant, grâce à des satellites, des GPS, des puces électroniques et des lunettes numériques, d’atteindre un niveau d’efficacité en terrain hostile jadis réservé au monde du jeu vidéo.

C’est du moins l’objectif…

L’époque des communications radio fera définitivement place à l’ère numérique.

Dans le milieu de la défense, on nomme cette technologie «soldat du futur». Les Forces canadiennes lui ont plutôt accolé le nom technocratique de «projet d’équipement intégré du soldat» (PEIS).

Le 5 mars dernier, le ministère de la Défense a tenu une journée de consultations avec des fournisseurs potentiels. En avril, l’appel d’offres sera lancé.

En fait, je devrais dire «relancé», puisque ce projet est discrètement en marche depuis 2008. Un premier appel d’offres a été annoncé l’an dernier, en février 2012. Mais aucune soumission conforme n’a été déposée par l’industrie, de sorte que l’appel d’offres a été annulé en janvier 2013.

Ottawa remet donc le compteur à zéro avec cette journée d’information du 5 mars et relance le processus.

Visiblement, ce projet est épargné par les compressions budgétaires du gouvernement, qui touchent aussi (bien que moindrement), le ministère de la Défense.

Le gouvernement a mis de côté 316 millions de dollars pour mener à bien le projet «soldat du futur».

De quoi s’agit-il?

C’est en fait un écosystème, avec plusieurs composantes, au centre duquel se trouve le soldat.

Avec ce nouvel équipement, non seulement ceux-ci reçoivent plus d’informations rapidement, mais ils contribuent aussi à collecter des données.

Les soldats seront équipés de capteurs insérés dans le tissu de leurs vêtements de combat. Ces petites puces électroniques communiqueront sans arrêt avec un satellite qui pourra inscrire en temps presque réel leurs déplacements sur une carte géographique de l’endroit.

Les commandants à la base pourront suivre de près l’opération, tout comme les autres unités déployés un peu plus loin (qui font partie de l’opération ou attendent en réserve). Les soldats en mission pourront savoir où se trouvent leurs collègues, puisque tous les fantassins auront sur eux un système GPS, lui aussi relié au satellite.

L’image satellite permettra au commandant de peloton (unité d’une douzaine de soldats) de voir le déplacement des ennemis presque en temps réel. Le soldat saura si l’ennemi se déplace de l’autre côté de la colline ou à l’arrière d’un immeuble.

Devant les yeux du soldat, des lunettes permettront de marquer numériquement la cible que le militaire regarde à l’aide d’une simple pression sur un bouton. Les informations sur l’endroit (immeuble) ou la cible (convoi ou tireur) identifiés par le soldat grâce à ses lunettes seront directement acheminées au commandement à la base par satellite.

Actuellement, si un soldat repère un tireur embusqué ou une cible à abattre, il communique l’information par radio à son commandement, qui décidera ensuite si une frappe aérienne ou un mouvement de troupes est nécessaire pour appuyer les hommes en mission. Si les coordonnées sont erronées ou que la cible bouge sans que les corrections soient apportées, c’est l’erreur assurée, avec parfois de graves conséquences. Le système de visée intégré aux lunettes du soldat permettra d’enregistrer la position exacte de la cible.

Un tel système permettrait aussi à des armées de différents pays de travailler plus facilement ensemble, sachant précisément où sont les soldats alliés sur le terrain.

Dans ses documents internes, les Forces canadiennes mentionnent que ce système pourrait également être utile lors d’un vaste déploiement de soldats en cas d’urgence, comme un tremblement de terre, une inondation, ou un acte terroriste, pour savoir exactement à quel endroit sont les militaires sur le terrain.

Il est trop tôt pour dire combien de soldats canadiens pourront être équipés avec cette technologie de pointe. Mis à part l’Afghanistan, dont la mission se termine en 2014, aucune autre mission d’envergure où cette technologie pourrait être utile n’est en cours du côté canadien.

Mais la technologie commence à être utilisée ailleurs dans le monde.

La France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, les États-Unis, l’Australie et l’Allemagne font partie du club des pays qui ont déjà fait un pas vers cette technologie. Les Américains ont utilisé un tel système, bien que moins perfectionné, en Irak et en Afghanistan.

Les Allemands, dans le nord de l’Afghanistan, ont équipé leurs soldats avec un concept semblable nommé IdZ, mis au point par la firme EADS Defence & Security. Berlin compte 2000 militaires déployés avec cette technologie depuis quelques années.

Tous les pays ont leur propre technologie en développement et rien n’assure que ces technologies seront compatibles avec les besoins du Canada.

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L`Armée, c`est ce qu`on a de mieux. Faut qu`elle soit bien entraînée et bien équipée à la fine pointe de la technologie pour faire face à toutes éventualités.

Le fait de vouloir doter les soldats canadiens de technologies de communication à la fine pointe est en soi une très bonne chose, puisque l’établissement de bonnes lignes de communication permet de réduire le nombre de soldats déployés sur le terrain, ce qui en principe diminue les facteurs de risques pour le fantassin, tout en optimisant la capacité d’intervention rapide, notamment au niveau de la logistique en cas de pépin.

Encore faut-il en situation opérationnelle distinguer la théorie avec la pratique, car même un système de communication efficace ne permet pas d’obtenir des résultats adéquats, si on ne dispose pas d’hommes et de matériel en suffisance en réserve qui soient bien formés pour parer à toutes éventualités.

Ainsi la somme prévue de 316 millions de dollars n’est pas excessive, cela représente bien peu de choses lorsque comparées à ce que risque de coûter le renouvellement de la flotte maritime du Canada, sans oublier évidemment les errements en matière de renouvellement aérien.

C’est d’ailleurs cet aspect financier qui me chicotte le plus, car jusqu’à présent les Conservateurs n’ont pas été des modèles pour ce qui relève des évaluations précises de coûts, pas plus qu’ils n’ont prouvé qu’ils soient capables de livrer la marchandise en temps et lieu. Hors on sait que dans le militaire comme en d’autres domaines, tous les retards entrainent immanquablement des surcoûts.

De la même façon que rien n’indique objectivement que des dégraissages dans la fonction publique ou mieux encore des coupes arbitraires dans les prestations offertes aux chômeurs puissent permettre de dégager les sommes nécessaires à compenser ces éventuels dépassements.

NB : Des firmes comme EADS peuvent et savent adapter leurs systèmes aux besoins spécifiques de chaque client 🙂

Et comment vont-ils faire pour que l’ennemi ne puisse pas intercepter toutes ces données et savoir exactement où les frapper?

Toute cette technologie est une depense de fond public inutile. Toute technologie confronter aux elements se retrouve inutiliser dans une boite qui reste dans le fond des vehicules, jusqu’a la prochaine generation de gadgets qui a leur tour sera inutile et continura a enrichir ces compagnies qui enbauche ces ancien generaux de l’armee pour vendre ces gadgets a prix astronomique…un soldat est un soldat, tout ce qu’il a besoin c’est son corps et son arme. Alors qu’on investissent dans la sante des soldats, leur donner du temp pour l’entrainement physique pour qu’ils ne nous coutent pas une autre fortune avec des pensions medicales car on aura abuser de leur corpsdurant leur jeunesse et insousiance… Commando prend garde!

Nos radios étaient même pas foutues de transmettre sur quelques kilomètres à Kandahar…nos cellulaires afghans fonctionnaient mieux. on pourrait tu se concentrer sur la base de la base câli&?% !

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