35 citations: Ce que nous sommes

Chers internautes, vous avez été nombreux à contribuer à ma liste des 35 citations savoureuses de l’histoire du Québec. Je les ai segmentés en thèmes.

Aujourd’hui: Ce que nous sommes. Demain: Ce que nous voudrions être.

Qui sommes-nous ?

• On est toujours un peu l’Iroquois de quelqu’un. — Sylvain Lelièvre

• Le plus grand et le plus irrémédiable malheur pour un peuple, c’est d’être conquis. — Alexis de Tocqueville, après une visite au Québec

• Traitez-les comme une nation et ils agiront comme un peuple libre le fait généralement, c’est-à-dire généreusement. Considérez-les comme une faction et ils deviendront factieux. — John A. Macdonald

• Les Canadiens français n’ont pas d’opinions, ils n’ont que des émotions… — Wilfrid Laurier

• Le Québec sera distinct à l’intérieur du Canada, ou alors il le sera à l’extérieur du Canada. — Brian Mulroney

• Depuis le référendum, nous sommes redevenus la minorité de 80 % que nous avons toujours été. — Gilles Vigneault

• J’aime mieux mourir incompris que de passer ma vie à m’expliquer. — Willie Lamothe

Vous êtes libre d’en ajouter. Mais respectez le thème du jour…

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Je propose le mot suivant, de Jean-Étienne-Marie Portalis, grand juriste français de la Révolution. En introduction du Discours préliminaire du Code civil des Français, il explique la démarche des codificateurs. Bien qu’il s’adressait alors au peuple français, son mot nous invite à réfléchir sur notre situation et notre différence.

Ainsi, dit-il:

« La France, ainsi que les autres grands États de l’Europe, s’est successivement agrandie par la conquête et par la réunion libre de différents peuples. »

Notez que ce qui est bon pour la France en Europe peut s’appliquer aussi au Canada en Amérique.

Au paragraphe suivant, il continue, et j’en termine là, laissant à Portalis le mot de la fin:

« Les peuples conquis et les peuples demeurés libres ont toujours stipulé, dans leurs capitulations, et dans leurs traités, le maintien de leur législation civile. L’expérience prouve que les hommes changent plus facilement de domination que de lois. »

J’aime bien les citations. Quelques uns l’auront remarqué sans doute. Alors je vous en propose deux sur le thème justement des citations.

«Les auteurs de recueils de citations sont comme ces gens qui mangent des cerises, qui commencent par les meilleures et qui finissent par les manger toutes.»
[Chamfort]

«Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes.»
[Paul Morand]

Et cette dernière pour la route comme on dit ;

«Les lois de l’humour sont très sévères : on ne peut pas se moquer des victimes, des noirs des homos, des musulmans, des juifs, des handicapés … moi je dis : de qui se moque-t-on ? »
[Philippe Geluck]

Le sentiment dévorant de disparaître sur place de ce peuple qui n’en finit plus de ne pas naître. (Miron)

Ces gens sont d’une race qui ne sait pas mourir… Nous sommes un témoignage. (Hémon, Maria Chapdelaine)

Le Québec me laisse un mauvais goût dans la bouche, selon moi, prenez ces bâtards (bastards) et jetez-les dans l’océan.
Jim Karygiannis

Le Québec est comme un pays du tiers monde où il n’y a pas de défense pour les individus
May Cutler, ancienne mairesse de Westmount

« Nous ne voulons pas être une province « pas comme les autres », nous voulons être un pays comme les autres. » – Pierre Bourgault.

« Le Québec est au sein du Canada depuis 1867…N’est-il pas temps qu’il se sèvre?…» – Paul Martin (dans sa capsule humoristique « Esprit Libre »)

Moé chu un amaricain français, un amaricain du nord français, un francophone Québécois Canadien, un Canadien Québécois français, un Canadien d’origine française… Elvis Gratton

Le Québécois est un communiste de coeur, un socialiste d’esprit et un capitaliste de poche. – Yvon Deschamps

Qu’est-ce que les Québécois veulent c’est un Québec indépendant dans un Canada fort. – Yvon Deschamps

Les valeurs d’un peuple sont sans bornes en autant qu’il définisse sa nation de base.
– Roger Stéphane Blaise,Le Refuge Global

Au Québec on bloc depuis trop lontemps, durant ce temps le Canada lui prospère.
Si on veut manger des confitures de petites fraises des bois cet hiver, il faut les cueillir et les faire cuire.
On fini toujours par récolter ce qu’on sème. On a rien sans efforts.
Participe Action.

RENÉ LÉVESQUE, « Quelque chose comme un grand peuple ! »

YVON DESCHAMPS:
[…] le vrai Québécois sait qu’est-ce qu’y veut. Pis qu’est-ce qu’y veut, c’t’un Québec indépendant, dans un Canada fort. (La fierté d’être Québécois)

Le fils de Willie ne doit pas en revenir de voir son père à côté de 3 anciens Premiers ministres!

On m’a demandé l’autre jour : « Qu’est-ce qu’un Québécois? » J’ai répondu : « C’est quelqu’un qui veut l’être. Quelqu’un qui assume le passé, le présent et l’avenir du Québec. (Pierre Bourgault, 1934-2003)

Anne-Marie,

J’ai entendu, il y a longtemps, un rabbin répondre à la question : « À quoi reconnait-on un vrai juif? », il avait répondu : « C’est celui dont les enfants sont juifs. »

J’avais trouvé l’image très belle.

Patrice

«Je ne connais pas de peuple qui soit plus dépourvu de tout ce qui doit élever un peuple.» Lord Durham

Bonsoir,
Une des premières strophes du Refus Global : Au Diable la Tuque et le Goupillon, soit dehors le nationalisme et la religion. Cela en 1948.
Aujourd’hui, les nationalistes québécois petit à petit ayant délaissé le Goupillon de l’Église Catholique depuis les années 1960 se sont tous réfugiés sous la Tuque, celle ci étant devenu leur seule bouée.
Donc en 2011, un nouveau Refus Global avec : Au Diable la Tuque ! Au plaisir, John Bull.

De fait, ce que nous ressentons bâti et exprime davantage ce que nous sommes que ce que nous pensons, qui ne bâti et n’exprime la plupart du temps rien de moindrement satisfaisant.

C’est plus un passage qu’une citation, mais bon, tant pis.

« Le conquis vit entre chien et loup, et, pour lui, chien fidèle, il n’y a qu’un jour au calendrier : un samedi saint sans lendemain… Oui, le conquis s’est taillé une toute petite place entre la mort et la résurrection, il est mort et attend dans une espérance régressive et démodée un jour de Pâques qui ne viendra jamais. Il se trouve coincé fortuitement entre deux évènements : sa mort passée et son impossible résurrection pascale. Il se traîne ainsi, moyennant 10 à 20 grammes par jour d’eau bénite par voie intraveineuse, dans un interminable samedi saint dont la platitude quasi proverbiale est égale à son allongement temporel. Le conquis, confiné à l’attente visqueuse, se suicide sans dérougir et se ranime sans cesse, fatigué à la longue de tuer ce qui est mort en lui et d’exaspérer la fraction d’existence qui lui est déférée selon la Common Law, le Home Rule et l’hostie de Magna Carta – avec laquelle, pour ma part, je ne manque jamais de m’essuyer délicatement les fesses, votre Seigneurie…
La seule compensation du conquis absolu serait de comprendre pourquoi et de quelle incroyable façon il se fait enculer par l’histoire ; mais justement, par définition, il a perdu la vue. »

– Hubert Aquin, « Trou de mémoire »

Nous sommes un peuple dont l’ignorance l’aveugle au point qu’il ne sait plus d’oû il vient, oû il est et oû il va… Le peuple québécois s’est perdu dans l’histoire, plutôt que de la faire!
Yves Legault, 1995.

J’ai eu un doute suite à mon précédent commentaire.

citation : ajournement, assignation, bribe, convocation, énoncé, exemple, exploit, extrait, fragment, inscription, mention, passage, production, récompense, sommation, texte. Crisco

Définition : paroles, ou phrase, passage, texte empruntés à un auteur et que l’on reproduit textuellement, de vive voix ou par écrit, pour illustrer, éclairer ou appuyer ce que l’on veut dire. Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales http://www.cnrtl.fr/lexicographie/citation

je n’ose pas imaginer que je suis le premier à citer.

Avec Céline je chante : Je n’ai plus de doute.

La chanson de Claude Gauthier mériterait d’être citée en entier pour illustrer un Québec à 40 % d’actualité avec ou sans majuscule ?

Encore Céline, « Je ne sais pas ».

« René Lévesque devait le [Trudeau] qualifier de « notre plus grand criminel de guerre en temps de paix. » »

(Jean Dion, Le Devoir, 29 septembre 2000). p.367, « Le vrai visage de Pierre Elliot Trudeau » par François-Xavier Simard, éd. Les Intouchables, 2006. ISBN : 2-89549-217-4.

« Nous n’avons aucune concession, ni même aucune amabilité, à faire à M. Trudeau, qui est l’adversaire de la chose française au Canada. »

Charles De Gaulle

Du Trudeau à son meilleur… « Un oui, c’est un non….. ». N’empêche, que sans le vouloir, il nous avait annoncé la souveraineté du Québec en 1963!

« … Quand on aura trouvé [ce que cela coûte en termes humains] on saura vraiment si le pays peut vivre, s’il doit continuer d’opérer en tant que pays. Si c’est plus coûteux, disons, du point de vue du Canadien anglais de faire de ce pays un pays bilingue ou multiethnique, si c’est plus coûteux de faire cela que de renoncer à l’identité du Canada, et de s’attacher aux États-Unis, on saura où est l’avenir. Et inversement, si c’est du point de vue du Canadien-français, les avantages qu’il trouve de vivre dans un pays qui s’appelle le canada, s’ils sont moins grands que les désavantages qu’il trouve de vivre dans un pays qui ne le reconnaît pas en pratique et en loi le bilinguisme, eh bien, lui décidant de se séparer, je pense que c’est seulement après avoir pesé ce genre de réalités que l’on saura où l’on va. »

Pierre E. Trudeau. Extrait d’une audience de la commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, jeudi le 7 novembre 1963, 17 :54 h-18 :14h. Et préface au « Les héritiers de lord durham » publié par la fédération des francophones hors Québec en avril 1977.

« Les peuples qui ne prennent pas de risque sont condamnés à vivre l’histoire des autres. » Eddy Laroche in WINDIGO de Robert Morin.

En voici une d’Yvon Deschamps… Ça dépasse largement le cadre fédéral/provincial de définition de notre identité, mais ça reste dans le giron politique:
« Ce qui revient à dire qu’un vrai Québécois, c’t’un communiste de cœur, c’t’un socialiste d’esprit, pis c’t’un capitaliste de poche. »

« Nous sommes capable de faire d’aussi belles erreurs que n’importe qui! » – René Lévesque

Tiré du documentaire « Un pays sans bon sens! » de Pierre Perrault

« C’est à la peur qu’il surmonte qu’on mesure le courage »
Jacques Ferron

« Quand on étudie l’histoire, on s’aperçoit que ce sont les individus qui font avancer les collectivités »
Alice Parizeau

« Le Québec, qu’on le prenne de tous bords, tous côtés, c’est une difficulté intellectuelle, une entité qu’on ne retrouve pas dans les livres des définitions. »
Jacques Ferron

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