35 citations: Déclarations hasardeuses !

Je poursuis avec les 35 citations savoureuses de l’histoire du Québec.

Aujourd’hui:

Hasardeuses prévisions sur l’avenir du Québec

• Le Québec ne sera pas indépendant tant qu’il y aura du thon au large de Terre-Neuve ! — Pierre Trudeau, à Jacques Chirac, quand il y avait encore du thon

• Le Québec a autant de chances de devenir souverain que Jacques Chirac de remporter la course à la présidence de la France. — Jean Chrétien, en 1995

• Le Québec sera souverain avant la fin du millénaire. — Lucien Bouchard, en 1996

• Le Québec sera souverain dans les 1 000 jours. — Bernard Landry, il y a plus de 1 000 jours

Demain: les citations que leurs auteurs voudraient oublier !

Vous pouvez ajouter les vôtres, mais respectez le thème !

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M. Gilles Duceppe n’aura pas l’air enragé au débat francophone ce soir mais détendu et souriant…tout le temps.

Du Trudeau à son meilleur… « Un oui, c’est un non….. ». N’empêche, que sans le vouloir, il nous avait annoncé la souveraineté du Québec en 1963!

« … Quand on aura trouvé [ce que cela coûte en termes humains] on saura vraiment si le pays peut vivre, s’il doit continuer d’opérer en tant que pays. Si c’est plus coûteux, disons, du point de vue du Canadien anglais de faire de ce pays un pays bilingue ou multiethnique, si c’est plus coûteux de faire cela que de renoncer à l’identité du Canada, et de s’attacher aux États-Unis, on saura où est l’avenir. Et inversement, si c’est du point de vue du Canadien-français, les avantages qu’il trouve de vivre dans un pays qui s’appelle le canada, s’ils sont moins grands que les désavantages qu’il trouve de vivre dans un pays qui ne le reconnaît pas en pratique et en loi le bilinguisme, eh bien, lui décidant de se séparer, je pense que c’est seulement après avoir pesé ce genre de réalités que l’on saura où l’on va. »

Pierre E. Trudeau. Extrait d’une audience de la commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, jeudi le 7 novembre 1963, 17 :54 h-18 :14h. Et préface au « Les héritiers de lord durham » publié par la fédération des francophones hors Québec en avril 1977.

La médaille d’or des déclarations hasardeuses?
Avec cette bourde de 1995, il n’y a pas de médaille d’argent ni de bronze – toutes les autres sont d’étain.

« C’est vrai, c’est vrai qu’on a été battus, au fond, par quoi? Par l’argent puis des votes ethniques, essentiellement. »

Daniel Johnson, père, de Pierre-Marc et de Daniel faut-il préciser, avait la formule « langue de bois » avant l’heure. Elle n’est pas de 2011 mais bien de 1965 (circa):
« l’indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l’indépendance « .

🙂

Je suis d’accord avec vous, XMY 556a pour la première phrase:

« C’est vrai, c’est vrai qu’on a été battus, au fond, par quoi ? Par l’argent puis des votes ethniques, essentiellement. »

Je le suis aussi mais moins pour la suivante :

Alors, ça veut dire que, la prochaine fois, au lieu d’être 60 ou 61 % à voter « Oui », on sera 63 ou 64 % et ça suffira. » — Jacques Parizeau (discours du 30 octobre 1995)

L’essentiel du propos tenait dans la deuxième ou l’on retrouve, de mémoire, entendu en 1980, si je vous comprends bien, vous êtes en train de me dire « à la prochaine ».

« Les lucides veulent créer la richesse. Les solidaires visent à la partager équitablement. Toute société équilibrée doit faire les deux, c’est le gros bon sens qui le dit. Je suis un lucide qui essaie d’être solidaire. Lisée est un solidaire qui essaie d’être lucide. On peut se rencontrer quelque part. »

C’est de Pierre Fortin, économiste, signataire du manifeste Pour un Québec lucide et endosseur de Pour une gauche efficace.

Il est hasardeux pour l’avenir du Québec d’écouter le gros bon sens. C’est un argument de vente facile, des animateurs de radio l’employaient à outrance du temps où je les observais.

Bonjour,
La souveraineté dans 1000 jours ! Peut être bien que Monsieur Bernard Landry s’est encore une fois trompé d’un zéro ou deux dans ses prévisions. Il aurait été préférable de parler de 100,000 jours ou si le Canada aidant les nationalistes à sortir du Canada, 10,000 jours si ceux ci sont extrêmement chanceux. Au plaisir, John Bull.

Aucun fédraliste ni aucun souverainiste ne saurait me convaincre de voter pour son option. Ils ne savent même pas, ni l’un ni l’autre, qu’ils vivent dans une parodie de pays! Toute la planète en ri…
Yves Legault, 1995.