3e Millénaire: l’Intro finale

Chers internautes,

Comme je lance mon nouveau livre, Troisième Millénaire: Bilan final, ce jeudi, j’ai pensé vous en livrer un avant goût: l’introduction.

Maintenant dans les meilleures librairies... et dans certaines moins bonnes !

On me prend trop au sérieux. C’est la croix que je porte. Bon, j’avoue avoir une part de responsabilité dans la construction de cette perception. Il m’arrive d’être concentré sur un sujet. D’aligner chiffres, graphiques, dates, citations et notes de bas de page.

J’ai été tour à tour journaliste, auteur, conseiller, directeur d’un centre de recherche, chroniqueur et blogueur ; le réel m’intéresse. Or, je crois, comme l’a un jour dit le poète et romancier anglais Lawrence Durrell, qu’« il faut affronter la réalité avec une pointe d’humour ; autrement, on passe à côté ».

Car la réalité, si elle est souvent rigolote, est plus souvent absurde, bancale, paradoxale. Elle n’est jamais complètement saisissable. Mais si on veut en percevoir le cœur et en dessiner les contours, les instruments de la géométrie, de la physique et de la logique ne suffisent pas. Il faut y ajouter l’humour. Cet outil parfois subtil, parfois grossier, permet de percer à jour ce qui, sinon, n’a pas de sens.

Moyen utile à la description, il est aussi indispensable à l’investigation. L’autre fois, par exemple, j’écoutais consciencieusement un documentaire sur l’insondable Corée du Nord. Plus précisément sur les trafiquants qui risquent leur vie à faire, sur la frontière avec la Chine, de la contrebande de DVD. Assoiffés d’ouverture au monde, les habitants de la Corée du Nord paient de petites fortunes pour acquérir des copies du dernier Bruce Willis ou du dernier Jackie Chan. Le régime de Kim Jong-il n’est pas tendre envers cette pratique, même si le leader suprême ne possède pas moins de 20 000 films occidentaux dans sa collection (ses préférés : les James Bond et les Vendredi 13). Pour surprendre les contrevenants, les policiers ont eu l’ingéniosité d’interrompre le courant électrique dans une rue avant d’entrer dans les maisons. Ainsi, les occupants n’ont pu retirer le DVD ou la vidéocassette interdits de leurs lecteurs. Flagrant délit.

Lawrence Durrell vient à notre secours à ce point du récit, car il faut un peu d’espièglerie pour poser la question suivante : « Attendez ! Les Nord-Coréens ont des lecteurs de DVD ? Des magnétoscopes ? Attendez ! Ils ont des téléviseurs ? Des salons ? Attendez ! Ils ont l’électricité ? On nous les avait dits affamés au point de devoir manger quotidiennement l’écorce des arbres. D’où vient l’argent pour toute cette quincaillerie électronique ? »

Vu dans un rapport : 98,5 % du Viagra vendu en Chine est contrefait. Une information stupéfiante. Mais comment en est-on venu à ce chiffre si précis ? La décimale, surtout, surprend. Un groupe de 100 Chinois a-t-il testé autant de petites pilules bleues ? Alors comment expliquer le 0,5 % ? Plutôt, non. Ne répondez pas. Mais imaginez l’ampleur des drames humains — et des fous rires — que cache la statistique.

Décrire le début du troisième millénaire sans inclure ces observations essentielles n’aurait pas de sens. Il ne s’agit pas de prendre les choses à la légère, mais de bien relever la légèreté inhérente à beaucoup de choses.

Je ne crois certes pas que le troisième millénaire soit plus loufoque que les précédents. Quoique… Les utilisateurs du iPhone, dont je parle dans ce livre, ont désormais accès à une application dont l’utilité est propre à notre époque, et à elle seule. Vous voyez certains de vos contemporains écrire alors même qu’ils marchent sur le trottoir ? Comment faire pour qu’ils ne heurtent pas le lampadaire ? On a pensé à tout. La nouvelle application utilise la minicaméra de l’appareil pour présenter, comme fond d’écran, le trottoir devant eux. Email ’n Walk (« écrire des courriels en marchant ») ! On attend avec impatience la version Email ’n Drive (« écrire en conduisant ») et Email ’n Fly (je vous laisse traduire). La limite physique de cette gamme de produits ? Email ’n Kiss.

Certains traits d’humour venant du passé s’appliquent avec exactitude aux événements les plus récents. En économie, par exemple. Sir Ernest Cassel, banquier personnel du roi Édouard VII, affirmait déjà au 19e siècle : « Jeune homme, on me disait joueur. Quand mes affaires ont prospéré, je suis devenu spéculateur. Maintenant, on m’appelle banquier. Or, tout ce temps, je n’ai fait que la même chose. » On se croirait à Wall Street en 2011.

La technologie, les banques et l’économie, le sexe, la guerre, la religion, la culture et la politique sont les invariants du drame et de la comédie humaine. Ils se recombinent au 21e siècle d’une façon inédite, comme ils le font à chaque époque, offrant ainsi à l’observateur autant de facettes nouvelles à explorer, dans le spectre qui va de la gravité au ridicule.

En relisant et en mettant à jour la quarantaine de billets écrits depuis le début du millénaire — surtout pour mes chroniques et mon blogue de L’actualité, et pour le site français Rue89 —, je note que, sans aucunement tendre à l’exhaustivité, ils jettent un éclairage (le mien) sur plusieurs grands changements actuels. Le nouveau pouvoir des femmes. L’irruption de l’islam dans nos vies. La montée de la Chine et de l’Inde. Les dérapages de l’économie mondiale. La marchandisation de la culture et de la politique. L’importance croissante des gadgets.

Mais, me direz-vous avec le sens de l’à-propos qui vous caractérise, fidèle lecteur, n’est-ce pas un peu tôt pour proposer un bilan final du nouveau millénaire ? La question a du mérite. La réponse, vous la savez car vous allez au cinéma, se trouve dans les interprétations les plus audacieuses, donc les plus intéressantes, du calendrier maya. Le monde tel qu’on le connaît prendra fin le 21 décembre 2012.

Le film catastrophe 2012, divertissant, lancé sur les écrans à l’automne 2009, juste avant que la mode du 3D ait pu en exploiter tout le potentiel, a déjà popularisé cette hypothèse que nous sommes à quelques mois de notre extinction. On trouve dans la droite religieuse qui prophétise l’Armageddon des courants selon lesquels 2012 verra l’épisode ultime du combat entre le Bien et le Mal.

On peut bien en rigoler, ou affirmer, comme l’a fait un chercheur l’automne dernier, qu’on a mal compris les Mayas et que la fin du monde sera retardée (encore !) de quelques décennies. Mais depuis 2009, les tremblements de terre se succèdent, un volcan islandais au nom imprononçable bloque l’espace aérien européen, Gaïa se venge de nos entreprises d’exploration en faisant un trou dans un puits du golfe du Mexique, séismes, ouragans et choléra s’abattent sur Haïti comme si quelqu’un visait spécifiquement ce peuple, des milliers d’oiseaux choient, morts en plein vol, en Amérique et en Scandinavie, Dieu rappelle Michael Jackson, mais Dick Cheney est encore vivant. « Nous rendrons-nous seulement jusqu’à décembre 2012 ? » demandait récemment un animateur de radio québécois.

C’est possible, mais pourquoi prendre le risque ? Comme Pascal, je me plie au pari. Si on s’y rend et qu’on le dépasse, ce bilan du troisième millénaire ne sera pas final. Mais si tout fout en effet le camp, il sera trop tard, à l’approche de cette date, pour se mettre à publier des rétrospectives critiques. Nous serons trop occupés, de ce côté-ci de la planète, à creuser des abris, à emmagasiner bouteilles d’eau et barres tendres, pendant qu’à l’autre extrême les Nord-Coréens stockeront écorce et DVD.

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Pour en finir une fois pour toutes avec la petitesse et la bêtise afin de nous assurer un avenir meilleur. Ailleurs ?

L’éducation demeure le pari primordial des sociétés qui se voient débordées par la complexité du monde moderne.

Et comme il y a loin de la coupe aux lèvres, alors entre temps, lire de la poésie et délirer au troisième degré d’absurdité nous assure un degré relatif d’équilibre mental. Je souscris à votre vision drolatique du réel puisque la vie est trop courte pour nous prendre au premier degré tou’l temps, tou’l temps.

Alors la science oui, et le travail sérieux servi comme vous le faites, avec un grain de sel toujours en poche qui ajoute un goût toujours pîquant, jamais fade, à une actualité qui est presque toujours surréaliste.

Heureusement que nous sommes quelques uns et de plus en plus nombreux à ne pas nous placer au centre d’un monde plat…

Lorsque je disais à ma mère : c’est platte. Elle me disait : assieds-toi dessus, il va finir par être rond. Son commentaire platte me faisait comprendre que seule sa présence et notre échange, nous suffisaient.

Savez-vous ce qui creuse le plus nos tombes? C’est notre soif de croissance économique aveugle à n’en plus finir. Comme si le bonheur de chacun de nous passait idéalement par un gros compte en banque.

Certains disent que le cheval porte des oeillères, pour lui éviter d’avoir peur. Je me demande si le 3e millénaire n’est pas un peu dans ce même registre?

Bonne chance avec votre nouveau livre.

Mais on ne peut pas tout prévoir. Qui avait prévu les révoltes des pays arabes ? Est-ce un signe annonciateur ? Annonciateur de quoi ? Je n’ai entendu aucune grosse tête s’aventurer à en faire une interprétation, encore moins à en prévoir les répercussions.

«Pauvre canada !» avait-on dit à Fatima. Je ne me souviens plus de la date fatidique qui y était attachée mais je sais qu’elle a été franchie allègrement. Et nous sommes toujours là. Mais j’y pense, peut-être la fameuse date était-elle celle de la naissance de Stephan Harper … 😉

«L’humour est une disposition d’esprit qui fait qu’on exprime avec gravité des choses frivoles et avec légèreté des choses sérieuses.»
[Alfred Capus]

Encore un scoop que n’aura pas Denis Lessard! Tiens toé.
——
Le 0,5% c’est la demi-gaule dont parlait le père de Tout le monde en parle.

Lisée, Lisée, tu crois vraiment à ces balivernes de bas étage concernant la Corée du Nord? Je te croyais mieux documenté et plus critique. Et si je te disais que les Cubains préfèrent danser la valse ou le boogie-woogie au reggaeton, me croirais-tu? Ou que la police de la langue au Québec traque ceux qui osent écouter la télé anglaise à la maison? Ou qu’aux États-Unis, si on consomme des fromages au lait cru, on risque la prison?

« Comme Pascal, je me plie au pari ». Bel effort pour essayer de vous grandir par association avec un grand. Mais effort sophistique. Si on dépasse 2012, le titre du livre sera faux et vous passerez pour bouffon. Et si on ne dépasse pas 2012, le livre aura été imprimé pour rien (il n’y aura plus de lecteurs!) et vous passerez également pour bouffon aux yeux de l’éternel: rien à voir avec le pari de Pascal, grand mathématicien, grand physicien et pas bouffon pour 2 sous.

Avis à ceux qui confondent vessies et lanternes, soyez prudents: vous prenez trop au sérieux M. Lisée, comme il le disait lui-même dans le seul paragraphe sérieux du billet!

Ça me plaît, comme tout ce que vous faites. Votre introduction donne une bonne idée des sujets que vous couvrez dans votre livre. Votre humour allège les problèmes. Votre blog est agréable. Bravo.

Pour votre humour et les angles que vous prenez pour porter un regard sur les choses, et les éclairer autrement j’aime beaucoup!
Pour ce qui est de 2012, ce qui se passe dans les pays arabes, c’est l’image même de 2012, la fin d’UN MONDE. Retrouver une dignité de base pour tous. Tout ce qui est tombé depuis quelques années, les vérités de toutes sortes qui font surface.. C’est ça 2012, la fin d’un monde abuseur. Ce qui est faux est assuré de tomber, ce qui nuit aux gens est assuré de tomber. Regarder le nucléair.. les gens n’en n’ont jamais voulu. À Gentilly non plus ils n’en voulaient pas.

Bravo pour votre livre.

Bonjour,
Comme vous semblez avoir délaissé les essais concernant la Cause Nationale, Monsieur Lisée, se pourrait-il que comme bien d’autres nationalistes depuis quelques années, vous êtes présentement en réflexion ? Monsieur Éric Bédard étant le dernier en liste, j’oserais émettre une prédiction que votre tour n’est pas très loin dans un prochain essai. L’âgisme aidant, cela prend des figures de proue pour aider certains nationalistes à réfléchir enfin car vieillir nationaliste, cela n’est pas du tout normal et sain pour l’esprit. Sans rancune, John Bull.

La société de consommation est basé sur le besoin.
La liberté dans la satisfaction des besoins.
Le principe des sustainable city est bien sur d’avoir un mode de vie simple et de tout produire a moins de 20 minutes de marche.
En ayant moins de besoins et plus de temps, on aura tout le loisir de VIVRE.
Apprendre a vivre, apprécier la vie, se respecter et respecter la vie. Parce qu’on ne fait que passer… 😉
L’économie met a l’abri du besoin, une pensée d’hier, pour construire demain.
p.s. économie des ressources

J’aime bien votre humour. Mais certains n’y comprendront jamais rien.

«L’humour est la forme la plus saine de lucidité.»
[Jacques Brel]

Votre introduction m’amène un peu ailleurs,dans un univers où les choses sont simples et beaucoup moins dramatiques.

Ce qui me frappe de plus en plus c’est l’effet de l’hyper médiation sur le bon peuple.Cette espèce de drame constant que nous vivons à travers la déferle de nouvelles,toujours un peu plus exagérée,toujours un peu plus spectaculaire.

Certainement que votre livre nous fournira quelques outils pour rendre la chose un peu plus légère.Histoire de croire encore dans la bonté et la générosité.Espérons aussi qu’il fournira quelques recettes d’honnêteté et d’intégrité..

Résumons avec Jean de la Bruyère qui a, au 17ème siècle, écrit qu’ « Il faut rire avant d’être heureux de peur de mourir avant d’avoir ri. »
Que dire de plus?

Monsieur Lanctôt, j’apprécie votre sens de l’humour du troisième degré. Mais j’avoue que suite à une première lecture j’ai pensé un instant que vous étiez sérieux.

Contrairement à Jaune boules et à Français no.1 vous m’apparaissez très facilement récupérable.

Bienvenue dans le club des gens qui ont entre autres détestations les fixations.

Pour la fin du monde d’hier à demain…

Bravo M.Lisée pour votre approche…géniale !
Une mention honorable pour M. Luc Drouin qui n’a rien compris…

Très bonne auto-publicité M. Lisée.

Ça donne le goût de le lire.

Petit sarcasme: J’irai voir dans les boutiques de livres usagés dans quelques mois pour me le procurer…

Pour en finir une fois pour toutes avec le conservatisme rétrograde, tous les moyens sont bons. Aussi, la stratégie du Bloc qui n’exclut pas la coalition avec les moins pires (quoi que la preuve reste à faire que les nouveaux libéraux sauraient respecter le Québec) est-elle un geste marqué d’intelligence patiente.

Le Bloc a sa place puisqu’il est le barrage contre la réalité actuelle nocive pour le Canada.

C’est pas compliqué à comprendre il me semble.

Je n’en suis qu’au début, mais Justin Trudeau et les extraterrestres couverts par la Charte des droits; j’adore! Dire qu’il va être le prochain chef du PLC.

J’entends déjà les adeptes féminines : il est don beau comme le père. C’est ça, on va voter pour le plus beau premier ministre asteur. Désolée, j’suis pu capable!

Heureusement, avec votre livre, j’ai le sourire à chaque paragraphe et, franchement, je deviens de plus en plus groupie!

Pour aussi citer Alphonse Allais : À quoi bon prendre la vie au sérieux, puisque de toute façon nous n’en sortirons pas vivant?

Merci pour votre travail, c’est du bonbon à toute heure!

@François 1 : d’abord, je suis en conflit d’intérêt parce que je suis une fan. Cependant, je n’invente rien avec ce qui suit :

Je voudrais compléter l’article du lien de votre commentaire (#23) : malgré la privatisation partielle d’Hydro-Québec et la hausse des coûts, vous oubliez d’indiquer qu’une baisse d’impôt sur le revenu équivalente à la hausse du coût est proposée par Lisée de sorte que nous augmentons la richesse du Québec sans puiser plus dans les poches des contribuables.

Détail important à mentionner il va sans dire.

@ Marilène Pilon (# 22 & # 24):

« J’entends déjà les adeptes féminines : il est don beau comme le père. C’est ça, on va voter pour le plus beau premier ministre asteur. » (sic)

Hum…Belle opinion des QuébécoisEs et des CanadiennEs Madame Pilon! Selon vous, elles sont trop stupides pour se concentrer sur les idées émises plutôt que sur l’apparence extérieure? C’est pour ça qu’elles ont eu le droit de vote? Eh ben… Je vous trouve bien présomptueuse Mamame!

oiur ce qui est de l’idée de Monsieur Lisée de privatiser partiellement Hydro-Québec pour se servir des fonds ainsi libérés pour diminuer l’impôt des particuliers, il s’agit d’une excellente idée pour…les riches! Les pauvres qui ne paient pas d’impôt au Québec (près de 42% des « contribuables!!!) ne verraient PAS leur impôt être réduite car il n’en paient AUCUN alors qu’ils bénéficient indirectement de la situation actuelle via les tarifs réduits d’Hydro-Québec!

Et ce n’est pas tout, en plus, les réductions d’impôt préconisées par Lisée bénéficieraient proportionnellent plus aux riches qu’aux petits salariés car la « braquette » d’impôt des riches est plus élevée…

Voici une idée plus sensée et qui bénéficierait à TOUS les Québécois: « Privatiser Hydro-Québec pour éliminer la dette, »

Lien: http://www.leblogueduql.org/2007/06/privatiser_hydr.html

Monsieur François 1, quand même, il faut voir le 2e degré. Je ne pensais pas devoir l’expliquer, mais ça a l’air qu’il le faut : il y a effectivement des femmes qui votent pour un candidat X parce qu’il est beau et c’est la même chose pour des hommes. Ce n’est évidemment pas le cas de tout le monde. Comme je le dis souvent : si le chapeau nous fait, on le porte.

Par exemple, des gens que j’adore votent « non » pour ne pas perdre les Rocheuses. !?!!?!?!? Hé, les chutes du Niagara sont magnifiques, mais qu’est-ce que je me fous de les avoir dans mon pays ou non.

En passant, les « pauvres » paient plein « d’impôts » : la TPS, la TVQ, les primes pour l’assurance-emploi, la RRQ, les droits de la SAAQ, les taxes à la SAQ, etc. Et les chiffres des « pauvres » peuvent être biaisés par le travail au noir.

J’ai lu l’article et le maudit problème de toujours vouloir ramener le coût de l’électricité à la moyenne de Toronto, c’est que notre situation globale n’est pas la même que celle de Toronto. Est-ce qu’on peut avoir nos propres idées pour changer?

Je comprends que monsieur Lisée propose des changements majeurs qui demandent des efforts. Il le dit lui même que ce n’est pas parfait, mais qu’il y a là des choses à regarder attentivement.

Alors on ne réglera pas le sort du monde ici et ce n’est pas l’endroit pour s’obstiner non plus, mais il faut voir les autres degrés des interventions.

À quoi bon prendre la vie au sérieux, puisque de toute façon nous n’en sortirons pas vivants? C’est de Alphonse Allais.

Et en petit complément : si on suggère l’augmentation du coût de l’électricité, c’est pour diminuer une autre taxe en compensation et non pas parce que Toronto vend son électricité plus cher ce qui justifie une augmentation de notre tarif.

On paie autre chose en plus (l’administration de la RRQ qui n’existe évidemment pas en Ontario). Lisez-le « Pour une gauche efficace », je ne vais pas le réécrire ici, ça ferait perdre des ventes à M. Lisée ;o) (2e degré encore ici, c’est une blague, un clin d’oeil sympathique…)

Bonjour !

Un autre chapitre intéressant : Seuls, en groupe

Ça se voit même dans mon domaine lorsque les participants viennent nous voir pour choisir la forme de rente pour leur retraite : « Qu’est-ce que la majorité des gens choisissent ? » est une question récurrente.

Je préfère assumer mes choix pour mes raisons et arguments en connaissant l’argumentaire de l’autre partie. J’en prends et j’en laisse. Restons curieux et laissons les faits nous donner raison ou tort.

Bonsoir!

Je viens de terminer ce petit bijou de livre!

Je trouve qu’il détonne d’avec les précédents, effectivement, mais c’est un vrai bonheur et je l’ai apprécié d’une couverture à l’autre!

J’essaie de vendre mes lecteurs « Twitter » à lire les pages 191 à 193 pour les élections fédérales. J’espère avoir attisé leur curiosité!

Les aspects de la langue française aussi sont très intéressants et drôles! Vos commentaires entre parenthèses, M. Rien et le tchatche…

Et les répliques de vos enfants sont magnifiques. J’ai eu un faible pour « Papa, ferme la porte de tes bras ».

Bravo! C’est un ouvrage très drôle et encourageant la réflexion en même temps!

Écrivez-en d’autres comme ça, c’est vraiment bon! :o)

J’en suis à la frontière du trou Normand, croulant saôul le charme et après avoir réussi à décrypter la dédicace je pense pendant que sa meilleure et unique écoute Kaamelott.