45 % des Canadiens affirment que Turmel doit partir

La controverse sur le passé de la chef par intérim du NPD, Nycole Turmel, n’a pas affecté les intentions de vote des électeurs de ce parti, révèle un nouveau sondage Angus Reid.

45 % des Canadiens affirment que Turmel doit partir
Photo : Fred Chartrand / PC

Son appartenance récente au Bloc québécois et à Québec Solidaire divise toutefois les Canadiens, alors que 41 % se disent inquiets et 51 % peu inquiets de la situation.

Le coup de sonde confirme que l’histoire entourant Mme Turmel a attiré l’attention, alors que 43 % des Canadiens disent avoir suivi la nouvelle, un chiffre assez élevé comparativement à d’autres controverses politiques.

Ils sont 41 % à se dire «inquiets» (21 %) ou «très inquiets» (20 %) du passé bloquiste et solidaire de Nycole Turmel. En revanche, 51 % se disent «peu inquiets» (26 %) ou «pas du tout inquiets» (25 %) de la situation. Près de 8 % ont dit ne pas savoir quoi répondre.

Au Québec, la controverse n’ébranle pas les colonnes du temple, alors que 30 % se disent inquiets du passé de Mme Turmel, contre 64 % que cela n’inquiète pas. C’est la province où le passé de Nycole Turmel, qui détenait une carte de membre du Bloc à peine deux semaines avant de se porter candidate pour le NPD, en février, cause le moins de souci.

En revanche, l’Ontario (47 %), l’Alberta (44 %) et les Prairies (43 %) sont les endroits où l’adhésion passée de Mme Turmel à deux partis souverainistes passe le moins bien.

Près de 45 % des Canadiens estiment que les hautes instances du NPD doivent remplacer Mme Turmel à la tête du parti, où elle remplace Jack Layton jusqu’à nouvel ordre. Ils sont 25 % à dire qu’elle peut rester en poste. 21 % ne savent pas.

Au Québec, 34 % pensent qu’elle doit quitter, alors que 55 % ne voit aucun problème à ce qu’elle reste en place.

Le vice-président de la firme Angus Reid, Mario Canseco, affirme que cette controverse a surtout irrité les partisans conservateurs (60 %) et libéraux (42 %), sans toucher les appuis du NPD, où 55 % de ses partisans au Canada souhaitent qu’elle reste en poste. «La tempête semble toucher les Canadiens qui ne supportent pas le NPD, il n’y a donc aucun effet sur les intentions de vote. Le niveau d’appui du NPD se maintient. L’animosité envers sa nomination ne semble pas assez forte pour que la base du parti remette en question le choix de Jack Layton», dit-il.

En ce qui concerne les intentions de vote, c’est le calme plat depuis les élections du 2 mai dernier, selon Angus Reid. Ainsi, 39 % des Canadiens accorderaient leur appui au Parti conservateur, contre 31 % au NPD, 19 % au PLC et 4 % au Parti vert. Des résultats presque identiques à ceux du dernier scrutin.

Au Québec, le NPD récolte 35 % des intentions de vote, en baisse par rapport au 2 mai. Le Bloc québécois et le Parti conservateur sont au coude à coude, à 22 %, suivi du PLC, à 17 %.

Un coup de sonde de la firme Nanos, réalisé pour le Globe and Mail, donnait toutefois un son de cloche différent au début de la semaine, alors que le Parti conservateur était en légère baisse, à 36 %, et que le PLC et le NPD étaient à égalité, à 27 % dans les intentions de vote.

L’été étant une saison calme en politique, les sondages du mois de septembre donneront une meilleure idée de la tendance postélectorale.

Le coup de sonde Angus Reid, réalisé avec le Toronto Star, a été effectué en ligne du 8 au 9 août. La marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20. Pour les sous groupes, notamment les résultats par province, la marge d’erreur est plus grande.

Tous les résultats et la méthodologie ici (en PDF).

 

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