50 % + 1: le débat reprend

La Cour suprême pourrait devoir dissiper l’ambiguïté relative aux conditions d’accessibilité du Québec à l’indépendance.

La loi 99 pourrait obliger la Cour suprême à dissiper l’ambiguïté du concept de «majorité claire». (Photo: Steve Deschênes/Le Soleil)

C’est à l’écart des projecteurs des médias que la plus récente manche du débat sur le droit à l’autodétermination du Québec s’est ouverte le mois dernier.

Au terme de presque deux décennies de batailles de procédure, la Cour supérieure du Québec a entendu des arguments pour et contre le droit de l’Assemblée nationale de décider des conditions de l’accession du Québec à l’indépendance.

L’affaire n’a pas fait grand bruit. La plupart des médias y ont consacré tout au plus quelques paragraphes. Il faut dire qu’à bien des égards la cause tient de l’archéologie politique.

La loi 99, qui est au centre de cette bataille juridique, a été adoptée en 2000, sous Lucien Bouchard. En gros, elle proclame le droit du Québec de décider de son avenir en fonction de la réponse d’une majorité simple d’électeurs à une question référendaire approuvée par l’Assemblée nationale.

À l’époque, la loi 99 se voulait la réplique à la loi fédérale sur la clarté référendaire et au rôle que cette dernière confère au Parlement d’Ottawa dans la démarche québécoise.

Il a fallu 16 ans pour que les tribunaux entendent la contestation de l’ancien chef du Parti Égalité Keith Henderson. Celui-ci soutient que les dispositions de la loi 99 dépassent les compétences du Québec et qu’elle est inconstitutionnelle.

Au fil des ans, les principaux protagonistes de la discussion ont quitté la scène politique. Le parrain de la loi sur la clarté, Stéphane Dion, a été le dernier à tirer sa révérence, au début de cette année.

 

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Le Parti libéral au pouvoir à Québec défend la loi 99, mais il n’avait pas appuyé son adoption. Le gouvernement fédéral, sous Stephen Harper, a décidé sur le tard, en 2013, d’appuyer la contestation.

C’est que la position fédérale mettait le premier ministre Harper en contradiction avec lui-même. En cour, Ottawa rejette l’hypothèse qu’un Oui remporté à 50 % plus une voix soit suffisant pour enclencher le départ du Québec de la fédération canadienne. Comme critique du Parti réformiste après le référendum de 1995, M. Harper avait pourtant présenté un projet de loi privé dans lequel il fixait le seuil de la majorité simple comme celui à atteindre pour enclencher le processus.

Bien des experts considèrent que la loi 99 était une déclaration politique déguisée en loi. Les chances qu’elle tienne la route devant les tribunaux pourraient être plutôt minces. Cela ne veut pas dire que la démarche soit une perte de temps.

Si on en appelle du jugement, la Cour suprême du Canada pourrait éventuellement devoir dissiper l’ambiguïté du concept de « majorité claire » qu’elle a évoquée dans la décision unanime qu’elle a rendue il y a bientôt 20 ans sur les conditions d’accession du Québec à l’indépendance.

La classe politique fédérale n’a jamais réussi à s’entendre sur le sens à donner à ce concept flou.

Depuis le renvoi fédéral, le Parlement de Westminster a accepté le seuil de 50 % plus un vote pour négocier le départ de l’Écosse du Royaume-Uni, à condition qu’il soit franchi en réponse à une question approuvée par Londres.

En toile de fond des délibérations de la Cour supérieure, il y a également deux bras de fer en cours sur la même question, en Espagne et au Royaume-Uni.

Le mois dernier, l’Écosse a signifié son intention d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance d’ici la fin de 2019. En 2014, les Écossais ont voté contre l’indépendance dans une proportion de 55 %.

Le gouvernement écossais estime que le Brexit — le vote qui a vu une majorité des électeurs du Royaume-Uni, mais une minorité d’Écossais, se prononcer en faveur de la sortie de l’Union européenne — a changé la donne. Le gouvernement britannique s’oppose vigoureusement à un match de revanche référendaire.

La Constitution espagnole ne permet pas la tenue d’un référendum sur l’indépendance des Catalans sans l’autorisation de Madrid. Le mois dernier, l’ancien président de la Catalogne Artur Mas a été déclaré coupable d’avoir organisé une consultation populaire sur la question. Son droit d’occuper des fonctions électives a été suspendu pour deux ans. Son successeur, Carles Puigdemont, a néanmoins l’intention de revenir à la charge sur le plan référendaire d’ici la fin de l’année.

Ce n’est pas parce que le Québec est passé à d’autres débats depuis l’adoption de la loi 99 que la discussion, au sens large, a cessé d’évoluer.

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31 commentaires
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50% + 1 c’est valide, à condition que la question soit claire et non truquée.
Aussi bien dire que ça n’arrivera jamais.

J’ai participé aux 3 référendums et aucun n’avait de questions truquées
Le premier était un mandat de négocier la souveraineté-association
Le second portait sur l’accord de Charlottetown qui donnait 25% des sièges aux Communes au Québec en retour de 6 sénateurs
Le dernier portait sur la souveraineté du Québec après qu’Ottawa ait refusé l’accord conclut entre les souverainistes

Exact. De plus, les séparatistes nous demandent de voter « oui » à un projet inexistant et/ou qu’ils n’ont jamais défini avec exactitude. Jamais je n’ai vu l’ombre de la première page de leur constitution de la Républik socialiste du Québec indépendant. Jamais je n’ai vu un budget « séparé » qui semblait valide (le « Budget de l’an 1 » de Parizeau a été démoli par tout le monde). Jamais ils ne nous ont présenté les tenants et les aboutissants de la séparation (i.e.: redistribution de la dette, création de la monnaie (piasse à Lévesque?), des passeports, des frontières, et des responsabilités du la nouvelle Républik).

Bref, ils nous demandent de voter sur du vent et surtout, de leur faire confiance… Quand on sait que les politiciens ont un degré de crédibilité en dessous de celui des vendeurs de chars usagés, on a tout compris.

Le cas du référendum sur le Brexit est un cas des plus intéressants, car cela démontre l’ambiguïté de toutes formes de référendums qui ne peuvent se réduire à une simple question et une majorité simple dans tous les cas.

Pour ce qui est du Brexit, les gens ont surtout pu admirer la duplicité des élites politiques britanniques. À ce titre nous n’avons pas assisté à un exercice très brillant de démocratie.

Un autre référendum intéressant, c’est celui de la Crimée qui pourtant a voté à plus de 90% en faveur de son départ de la République Ukrainienne. Une volonté populaire qui est contestée dans ce cas par une grande partie de la communauté politique occidentale pour toutes sortes de raisons.

Pourtant, c’est l’Ukraine qui a d’une certaine façon annexée la Crimée suite au démantèlement de l’Union Soviétique et non l’inverse comme on s’ingénie à vouloir nous faire avaler tout rond.

Bien qu’on ne puisse contester le droit des peuples à leur autodétermination. Une des questions est toujours de savoir ce qui détermine un peuple. Est-ce que ce qui détermine un peuple, c’est sa seule appartenance à une division territoriale administrative ?

L’organisation d’un référendum au Québec ne peut se circonscrire à une question d’autodétermination populaire. La question est infiniment plus simple : en l’occurrence de savoir si les habitants du Québec veulent assumer pleinement et entièrement leur gestion ou bien alors pas ?

Un choix assumé, n’est pas de consulter les habitants sur une hypothétique autodétermination. Il devrait plutôt réunir la population sur le principe de l’autogestion. Dans un référendum sur l’autogestion, la question du 50%+1 serait purement anecdotique. Puisque l’autogestion est inclusive. Elle permettrait sur la base d’un excellent projet de réunir entre 60 et 80% de toutes les québécoises et les québécois.

Une question bien faite, dans un référendum bien fait, doit être vidée de tous clivages politiques, partisans, culturels, religieux pour en toute neutralité se concentrer sur le réel : Est-ce qu’un Québec indépendant du Canada est susceptible de mieux gérer sa potentialité et ses ressources qu’un Québec dans le Canada ?

C’est très exactement cette démarche qui aux yeux des britanniques justifiait le Brexit à l’effet qu’un Royaume-Uni sorti de l’Union-Européenne serait plus efficient. Lorsque l’Écosse estime présentement qu’elle a tout à gagner à demeurer un partenaire indéfectible de l’Union-Européenne quitte à devoir se séparer du Royaume-Uni.

La question Catalane est quant à elle un peu plus compliquée que cela. Et je n’entrerai pas dans le détail. La Catalogne a toujours été la locomotive économique, elle a été martyrisée par la dictature franquiste, il n’est pas certain que les Catalans aient reçu de l’Espagne au fil du temps la juste valeur de leur participation et le moindre respect de leur culture occitane et de leurs traditions.

Le Brexit a réglé la question. Point à la ligne

Si le vote du Brexit a réglé la question, il n’en demeure pas moins qu’elle perdra l’Écosse et l’Irlande du Nord qui ne veulent pas se séparer de l’UE.

L’angleterre veut se séparer mais conserver tous les avantages que lui rapporte l’UE, les pourparlers seront très houleux puisque les 37 de l’UE ont répondu à l’unison qu’il n’en n’était pas question.

Je vous invite à écouter les plénières sur le Brexit sur le site de l’UE http://www.europarl.europa.eu/plenary/en/home.html ainsi que les documents qui s’y rapportent pour comprendre qu’une séparation est comme un divorce, du moins son résultat, chacun quitte avec ce qu’il avait avant l’union.

Conséquemment, la Grande Bretagne (ou l’Angleterre après le départ de l’Écosse et l’Irlande se retrouvera perdante avec une facture faramineuse de plusieurs dizaines de milliards envers l’UE ainsi que tous les privilèges qui étaient rattachés à l’UE.

Il ne faut pas se faire d’illusion, il en sera de même pour le départ du Québec. Convertire une province en un pays ne s’exécutera pas en quelques années et les premières décennies en feront une ère de misère, les services sociaux étant toujours les premiers à être touchés de plein front.

Un dominion qui n’a jamais demandé l’avis des populations pour les fédérer et qui dicte ensuite aux autres les règles de la démocratie prouve encore son hypocrisie.

Aucune hypocrisie là-dedans quand « l’élite » québécoise a accepté la confédération en 1867, quand les Québécois ont voté aux élections fédérales, y compris pour un parti indépendantiste, et qu’ils paient régulièrement, année après année, leurs taxes et impôts fédéraux… Si ce n’est pas sur papier, c’est certainement dans les faits…

À ce titre j’ai mieux une confédération de type britannique qu’une république à la française où les petits barrons locaux font leurs propres lois.

M. Henderson n’a jamais été député. Il a été à la tête du Parti Égalité mais il n’a jamais réussi à se faire élire.

Vous avez raison, nous avons fait la correction. Merci de votre vigilance!

L’argument »c’est complexe et ne peut être ramener à une seule question » est celui de ceux qui veulent noyer le poisson en multipliant les considérations à prendre en compte. Ou bien, cet argument sert à ceux qui ne veulent rien faire. Dans un cas comme dans l’autre, les adeptes de ce type d’argument misent sur le fait que pendant que l’on discute des détails, qu’ils s’évertuent à multiplier, l’essentiel du débat et l’action à mettre en oeuvre sont reportés ou carrément oubliés. Donc, simplifions pour être clairs et efficaces et viser l’essentiel. Les électeurs éligibles à se prononcer lors d’un référendum sont toutes les personnes qui correspondent à la définition qui est faite d’un électeur dans les lois et règlements en vigueur au Québec. La question , elle, demandera quelque chose du genre : Acceptez-vous que le Québec exerce pleinement et entièrement son autodétermination politique et son autogestion économique et qu’il devienne donc un pays? Quelle sera la majorité nécessaire? L’importance d’une telle décision et un résultat incontestable exigent que la différence entre les pour et les contre soient soit sans ambiguïté. Je penserais donc à 52%. Je sais que ce pourcentage déroge du 50% + 1 vote. Mais, il aura l’avantage d’être clair. Bien sûr, les indépendantistes, dont je suis, devront s’atteler à la tâche de démontrer encore et efficacement le bien fondé du »Québec un pays » . Mais cette tâche sera-t-elle vraiment plus ardue qu’avec le 50% + 1 vote? Honnêtement, je ne le crois pas.

Vous tentez de simplifier à une seule question les répercussion qu’aura un vote d’indépendance. La structure d’un pays c’est compliqué, voire extrêmement compliqué. La structure du Canada s’inscrit dans quatre siècles de légifération afin de paufiner tous les aspects de la vie courrante pour ces citoyens.

Le Québec tout comme l’Angleterre et son Brexit devra procéder à un divorce tout aussi complexe. Dans un cas comme dans l’autre, se sont ceux qui quittent qui perdent beaucoup. La dette du Québec envers le Canada doublera (au minimum) la dette du Québec qui est la plus haute de toutes les provinces.

Pour ceux qui croient encore que leurs impôts diminueront de 50% en verront de toutes les couleurs. Au delà de la dette il y a la confiance des pays étrangers envers le Québec. Si pour le moment le Québec se retrouve avec une confiance sans pareil, est tout simplement dû au fait qu’elle fait partie du Canada qui la fait profiter de nombreux avantages et privilèges.

Je crois que 50% + 1 demeure la solution car je ne vois pas aucune province qui s’y opposera.

Facile.

Posez la question à l’envers (pour simplifer, est-ce que le Québec doit rester dans le Canada) et vous allez voir que tout à coup, 50% + 1 deviendra amplement suffisant.

Par les temps qui courent, un référendum donnerait le oui gagnant au lendemain d’une grande indignation, causée par le hasard de la politique et le souffle ardent de la presse d’opinion. La réflexion viendrait après. Le Brexit n’a jamais tant bénéficié d’analyses intelligentes que depuis qu’il est devenu réalité.

Au-delà du 50% + 1 qui devrait être une évidence (Terre-Neuve s’est uni au Canada avec 52% en 1946 et il est fort à parier que 50% + 1 aurait été considéré comme valide), il faut avant tout convaincre les peureux-frileux Québécois que cette démarche est une absolue nécessité pour la survie du peuple. D’autre part, je m’explique tellement mal pourquoi les Québécois ont-ils si peur de se prendre en mains. Nous avons les moyens financiers de le faire. Même Charest et Couillard ont déjà affirmé qu’un Québec indépendant serait viable. D’autres études ont déjà démontrés que non seulement ce serait viable, mais que le Québec serait plus riche en étant indépendant. Il faut vraiment être peu fier de ce que nous sommes pour se laisser mener par des gens qui nous méprisent. Le Québec est la femme battue du Canda qui reste encore avec son mari. C’est triste.

Ce qui est triste c’est votre propagande des années 70 qui veut faire croire que les anglophones méprisent le Québec. Hors je suis né en Ontario et y ai vécu toute ma vie. Nous avons un pied à terre à Québec depuis 1999 et avons voyagé et demeuré dans plusieurs provinces parce que notre travail nous y conduisait.

Mise à part les Albertains sous Loheed des années 80, je ne vois pas du tout de quoi vous parlez. La question principale des canadiens et au fait de savoir Pourquoi, outre la propagande péquoiste, les québécois veulent ils se séparer. Je peux déclarer sans ambages que 80% des canadiens n’ont aucune opinion et ne veulent même pas en entendre parler puisqu’ils considèrent qu’il s’agit d’un discours basé sur les émotions (la propagande péquoiste) qui s’avère être un discours de sourds.

Madame Hébert, je vous cite: « La loi 99 […] En gros, elle proclame le droit du Québec de décider de son avenir en fonction de la réponse d’une majorité simple d’électeurs à une question référendaire approuvée par l’Assemblée nationale. »
En gros, l’assertion que vous faites là est fausse. Je ne sais pas si vous le faites sciemment ou par méconnaissance, mais les mots ont leur importance et on ne peut pas leur faire dire n’importe quoi, surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir d’un peuple foncièrement démocrate. Le Petit Larousse et le Petit Robert – et probablement tous les dictionnaires que vous pourrez consulter – définissent une majorité qui réunit la moitié plus un des suffrages exprimés comme étant la majorité « absolue », et non une majorité simple comme vous dites. La majorité simple (ou relative) se dit lorsqu’un groupement de voix est supérieur en nombre à chacun des autres groupements, mais inférieur à la majorité absolue.
En démocratie populaire, ne pas respecter le principe de la « majorité absolue », c’est-à-dire le principe de « 50% + 1 », serait parfaitement antinomique. Ce serait confier le sort d’un peuple, qui s’exprine librement, aux volontés d’une minorité (50% – 1): La re-consécration des oligarchies. Ce qui fait que l’Occident est malade de ses démocraties est justement que la grande majorité de ces « démocraties » sont dirigées par des gouvernements portés au pouvoir par des majorités simples, donc par des minorités; au Québec et au Canada présentement, par les oligarchies Libérales.

Malheureusement, M. Ricard, ce que vous dites est strictement faux. La question de majorité n’est pas une question de sémantique mais bien une question de droit.

En droit international, la majorité simple est celle du 50% + 1 alors que la majorité absolue est variable et dépend des pactes et / ou ententes entre les parties. Dans la presque totalité des cas il s’agit de 66.6% qui est adopté par les parties en causes lorsque ceux-ci n’appliquent pas la majorité simple 50% + 1.

Je vous invite à consulter le site des Nations Unies http://www.un.org, les textes sont presque tous disponibles en français.

Wentworth Roger La sémantique est un élément fondamental du droit. Celui-ci fait d’ailleurs appel à la lettre, puis à l’esprit de la lettre.
Sortez vos dictionnaires, il y en a aussi d’excellents en anglais; et vous constaterez que vous faites référence à la « majoritée renforcée, exigeant un nombre de voix supérieur à celui de la majorité absolue. »(Petit Robert).
La majorité renforcée est essentiellement utilisée en milieu institutionnel ou corporatif, et de façon anecdotique en démocratie populaire, celles-ci n’étant pas l’équivalent des « démocraties staliniennes ».
Pour revenir à votre sémantique, je me réfère à M. Couillard qui nous sensibilisait dernièrement « au pouvoir des mots. » À qui peut bien profiter que l’on substitue le « simple » à l' »absolue » ?

Nous devrions oublier la formule des référendums perdants à répétition ainsi que les post-traumatismes psychologiques qu’ils laissent dans leurs traces pour plutôt opter pour des élections référendaires lors desquelles un parti s’affichant résolument indépendantiste aurait pour mandat clair advenant une victoire de réaliser l’indépendance.

Justement, AUCUN parti ne s’affiche comme clairement indépendantiste. Lisée a complètement camouflé l’article 1 du PQ rendant ce parti risible.

Toutes les élections ont un aspect référendaire en ce sens que l’on vote pour un parti à cause de son programme et on sait tous que l’on sera chanceux s’il met en place ne serait-ce qu’environ 50% de celui-ci. Par contre, faire éclater un pays, surtout si celui-ci est l’un des plus enviés de la planète, est du sérieux et ça mérite un référendum ne portant que sur ce sujet et rien d’autre.

D’ailleurs, selon moi, le référendum en question devrait être à l’échelle du pays en entier et pas seulement à l’échelle de la province.

M. Ricard « Celui-ci fait d’ailleurs appel à la lettre, puis à l’esprit de la lettre. » Ne serais-ce pas plutôt à la « législation » et l’esprit de la loi (ou du législateur) selon le texte.

La définition ne se trouve pas dans un dictionnaire comme j’en faisais trait dans mon premier texte mais dans les textes de loi et leurs jurisprudence.

En droit, on se fou bien des locutions de la sainte flanelle, ce qui vaut en droit est strictement le sens que la jurisprudence a bien voulu donner à un mot ou une expression pour fins des débats et écriture des jugements. Hors il s’agit ici d’une notion de droit et non d’une simple définition du vocabulaire.

C’est pour cette raison que la Chambre des communes et l’Assemblée nationale demeure dans l’application juridique des mots et non à ses interprétations de sémantique usuelle de toute bonne personne qui en discute à son travail, à la maison etc.

M. Roger Sauf votre respect, une majorité simple, une majorité absolue et une majorité renforcée sont 3 concepts totalement distincts, ce qu’aucun tribunal au Canada n’a d’ailleurs jamais mis en doute, et ce, même si vous vous obstiniez en vous frappant la tête contre le mur; ce ne sont pas les tribunaux qui écrivent les dictionnaires. Ces concepts sont aussi différents que le mot « hors », que vous utilisez de façon incorrecte, l’est du mot « or ». Consultez un dictionnaire aux mots « majorité », « hors » et « or ». Salutations !

M. Roger Lapsus: J’aurais dû écrire « à la lettre, puis à l’esprit de la loi ». La lettre étant le sens littéral de la loi, et l’esprit étant son intention.

M. Roger à Wentworth veut nous faire accroire qu’il est Ontario avec un pied à terre au Québec. LOL ! !! Il veut nous faire accroire qh’il est un Ontario moyen. Il a commenté qu’il n’y avait pas de mépris pour le Québec en Ontario… Les ontariens avec son niveau de français ne cours pas les rues. Il est probablement un fédéraliste québécois qui veut se donner de la crédibilité.
J’y travail régulièrement au ROC et même mes collègues anglophone de MTL se plaignent de la discrimination des ontariens à leur égard… parce qu’ils sont québécois.

Petite question comme ça, en passant: « 50 % + 1: le débat reprend… »

Où ça??? Parce que jusqu’à maintenant, je n’ai vu personne en discuter sérieusement récemment…

Même le très séparatiste PQ fait tout son possible camoufler son article 1.

M. Ricard. Vous avez raison lorsque vous écrivez que ce ne sont pas les tribunaux qui écrivent les dictionnaires cependant puis-je vous faire remarquer que ce ne sont pas les rédacteurs de dictionnaires qui écrivent les jugements. L’exemple que vous rapportiez du Petit Robert le démontre fort bien, les rédacteur de dictionnaires s’empreingnent des décisions des tribunaux pour apporter des exemples. Celles que vous rapportez proviennent de la Cour Surpême de la Tchèquoslovaqui lorsqu’il y eut dissolution du pays en deux, soient la République Tchèque et la Slovaquie (dès lors reconstitué sous forme de fédération). Malheureusement la décision n’est disponible qu’en langue tchèque et slovaque et allemande. Vous pourriez sans doute la trouver sur le site des Nations Unies en langue anglaise ou française dû son importance en droit constitutionnel.

Depuis le début de nos échanges, je parle de droit international. Hors les tribunaux ont rendu plusieurs jugements sur la question de « majorité simple » qui correspond à 50 + 1. Veuillez consulter https://www.canlii.org/fr/ca/csc/#search/type=decision&ccId=csc-scc&text=%22majorit%C3%A9%20simple%22&origType=decision&origCcId=csc-scc pour vous en convaincre. Celles-ci ne sont que les jugements rendus par la Cour Surpême du Canada.

Vous devriez lire l’Arrêt Butler mais surtout l’Arrêt Sauvé où nous pouvons y constater que la question de « majorité relève du droit constitutionnel » comme cette notion doit l’être, comme suit : Il s’agit donc de déterminer dans quelles circonstances une conception morale revêt un caractère suffisamment fondamental. Dans Butler, précité, p. 523, j’ai proposé une démarche à cette fin. Le tribunal doit tout d’abord être convaincu que la prétention morale est fondée : elle doit « porter sur des problèmes concrets, comme la vie, le préjudice, le bien‑être [. . .]; il ne doit pas s’agir simplement de divergences d’opinions ou de goûts. Le Parlement ne saurait restreindre les droits garantis par la Charte simplement pour des motifs d’aversion; c’est ce qu’on entend par préoccupation ‘‘réelle et urgente’’ ». Deuxièmement, il faut établir qu’il existe « un consensus au sein de la population quant à ces prétentions. Elles doivent bénéficier de l’appui de plus d’une majorité simple de la population ».

Hors par extension, s’il existe une majorité simple (50 + 1 selon le droit international) il y a d’autres types de majorité.

Les législateurs n’ont pas arrêté de notion de « majorité » dans notre constitution canadienne (1983). Il y eut une demande d’avis juridique à la Cour Suprême par l’Assemblée nationale au début des années 2000 pour que celle-ci guide le législateur du Québec sous quelle forme de « majorité » elle devrait appliquer lors d’un référendum.

La Cour Suprême a répondu que la question était prématuré et lorsque viendra le temps d’en apprécier la valeur, le législateur devra choisir ce qu’elle croit être juste et équitable. Il ne s’agissait pas d’utiliser le mot légal puisque aucun législateur provincial ou fédéral n’avait légiféré en ce sens à ce moment.

Le Parti qui voudra porter la question (notion de droit) devant les tribunaux s’effectuera avant ou après qu’un référendum soit tenu.

Hors tient du mot hormis (hormis ce qui précède), le mot or est malheureuxement utilisé à tort par plusieurs. Il semble que vos notions de latin si vous avez fait des études dites « classiques » durant les années 60.

Depuis quelques années, nous voyons plusieurs mot anglais devenir sans égard, partie de la langue française. Le mot « efficient » est anglais et remplace le mot « efficace ». Je me demande pourquoi, est-ce qu’en utilisant le mot « efficient » c’est plus efficace ? « Les politiques » au lieu de politiciens. Hors que devient les politiques (ou lois) d’une province.

Le lent dépérissement de la langue française s’effectue dans le plus grand silence, le tout sous la vigilence de la fameuse loi « 101 ». En fait la langue française n’a jamais été aussi mal parlée (qu’écrite) depuis les 40 dernières années. Il serait sans doute mieux de cesser de copier les Français (de France) qui sont à la une du massacre de la langue.

Veuillez consulterhttps://fr.wiktionary.org/wiki/hors et https://fr.wiktionary.org/wiki/or

Plus je lis. ROGER WENTWORTH, plus il semble évident qu’il n’est pas l’ontarien moyen qui ne méprise pas le Québec. Je travail dans l’ouest island avec des anglophones et si il y avait plus de « Roger Wentworth » qui parle bien le français comme lui, nous n’aurions pas ces débat. S’il parle l’anglais (on est pas certain) il pourrait intervenir dans les furum du globe ans mail contre tout ces ontariens moyen qui bash le Québec régulièrement. Je ne veut surtout pas laissé entendre que les ontariens sont seule à basher le Québec dans le globe and mail. La haine et le.mépris sont bien reparti entre chaque province. On ne le sais jamais sur un furum de l’actualité, car quel anglophone du Roc le lis appart M. Wentworth.