9- Établir l’équité dans les rapports Nord-Sud

(Maintenant que vous êtes de retour de vacances, je vous propose, en feuilleton, des extraits du livre Imaginer l’après-crise,
légèrement modifiés, pendant quelques jours.)

Tout est lié. Pour sortir de l’impasse écologique et économique, les pays du Nord et du Sud doivent s’engager dans des grands changements semblables à ceux discutés jusqu’ici. La responsabilité historique des pays du Nord est majeure, comme l’est la nécessité qu’ils contribuent, davantage que le Sud, à la résolution des problèmes.

Cependant cela est à la fois trop et insuffisant. Trop car on ne peut raisonnablement penser qu’une ponction fiscale majeure sur les populations du Nord ou indirectement sur leur économie est politiquement faisable, insuffisant car la poursuite de la croissance des pays du Sud sur leur trajectoire actuelle suffit pour invalider tout effort qu’aurait assumées les populations du Nord.

Le Comité Stiglitz, rendant son rapport à l’ONU sur les impacts de la crise, note en outre que la crise économique, venue du Nord, accentue la détresse au Sud. L’OIT estime que 200 millions de travailleurs, surtout au Sud, ont été poussés dans la pauvreté par la crise. Les vagues successives de réformes structurelles imposées au Sud par le FMI y a souvent réduit la couverture sociale, celle-là même qui, au Nord, a amorti le choc.

Avant la crise, la tâche était colossale. Elle l’est davantage aujourd’hui. Il s’agit d’aider les pays du Sud à ne pas subir les effets d’une crise dont ils ne furent pas les acteurs, seulement les victimes, puis de les aider à transformer leurs économies naissantes en économies plus vertes.

La participation des pays du Sud aux virages nécessaires suppose donc un effort important et intelligent d’accompagnement. Se pose alors la question de la forme d’aide. La mauvaise performance passée, en termes d’aide internationale, provoque un scepticisme légitime sur l’utilisation de nouveaux investissements.

Le comité Stiglitz propose d’affecter les sommes à des objectifs précis :

–                          À des plans de relance de la demande semblable à ceux effectués au Nord, participant donc au maintien de l’emploi, de l’éducation et de la demande mondiale;

–                          Au financement des programmes d’atteinte des Objectifs du millénaire (voir plus loin)

–                          Au financement des réserves (directement ou par endossement) de systèmes d’assurance sociale dans des pays du Sud. La phase de mise en marche de ces système est financièrement la plus difficile;

–                          Au financement direct de la reconversion d’infrastructures énergivores en infrastructures propres,

–                          Au financement plus général de l’atteinte d’objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

Les cibles de financement étant précisées, plusieurs nouvelles sources de revenus sont envisageables, qui ne constituent pas une ponction fiscale sur les habitants du Nord.

* On pourrait commencer par le dégagement des ressources nécessaires pour atteindre les Objectifs du millénaire, ratifiés par presque tous les États, et visant la réduction de moitié de l’extrême pauvreté et de la malnutrition (pas son élimination, sa réduction de moitié), assurer l’éducation primaire pour tous et réduire la mortalité infantile d’ici 2015. Une proposition reprise par Hervé Kempf consisterait à instituer une taxe spéciale internationale ponctionnant 5% du patrimoine des dix millions de millionnaires que compte la planète. Cette somme – équivalente à la variation mensuelle de leurs actifs en bourse – permettrait de dégager les 195 milliards de dollars nécessaires à atteindre les Objectifs du millénaire.

* Joseph Stiglitz, dans ses écrits personnels, estime qu’une partie du patrimoine mondial actuellement utilisé gratuitement par les corporations et les États devraient être mis aux enchères ou tarifés, et le produit utilisé pour l’aide à l’adaptation environnementale des pays du sud : les zones de pêche internationales, les fonds marins, les positions de satellites. Cela générerait, dit-il, des revenus substantiels.

* Le fait que le dollar américain soit la monnaie de référence offre aux États-Unis un avantage considérable. Les pays en voie de développement (surtout la Chine) disposent de 37 000 milliards de dollars de réserve en dollars américains. Si le dollar n’était pas la monnaie de référence, Washington devrait théoriquement emprunter cette somme sur les marchés, au taux du marché. A supposer que cet intérêt n’était que de 0,5% supérieur à ce que lui coûte la situation actuelle, cela signifie que, chaque année, les pays en voie de développement financent le trésor américain à hauteur de 18,5 milliards $US par an. La constitution d’une monnaie de réserve internationale, où chacun participerait au prorata du poids de cette économie, économiserait cette somme aux pays du sud.

* On sait de plus que les Banques centrales profitent des « droits de seigneuriages ». Puisqu’ils produisent la masse monétaire et en fixent le taux d’intérêt, elles empochent cet intérêt. Le FMI produit depuis plusieurs années l’équivalent d’une monnaie mondiale, les « Fonds de tirage spéciaux » (FTS) – la Chine et la Russie souhaitent que cette procédure remplace graduellement le dollar. Quoiqu’il en soit, des droits de seigneuriages importants en seront dérivés qui devraient, estime Stiglitz, être consacrés au Sud. (La somme de FTS en circulation est passée de 30 milliards$US en 2008 à 270 milliards à la faveur de la crise financière.)

* Une taxe, permanente, de seulement 0,01% sur les transactions financières générerait 25 milliards de dollars par an, la fameuse « taxe Tobin ». La France et l’Allemagne y sont favorables. Une taxe de 10% sur les ventes d’armes, proposée notamment par la France, dégagerait 5 milliards par an.

* Pour Denis Clerc, d’Alternatives Économiques, « Les quotas d’émission de gaz à effet de serre pourraient aussi servir à financer des formes de développement « propres » dans l’ensemble du monde, les producteurs « sales » étant pénalisés par des taxes à l’importation, les technologies propres devenant des « biens publics mondiaux » avec libre accès en échange d’attribution de quotas d’émission gratuits aux entreprises qui les auraient mises au point et expérimentées. »

Il n’y a donc pas de pénurie d’avenues pour assurer une solidarité financière internationale menant à la fois à une sortie plus rapide de la crise actuelle, à une réduction plus conséquente de la pauvreté, à conversion plus rapide à une économie verte. Ne manque que la volonté politique.

Les commentaires sont fermés.

Très intéressant votre article cependant, comme dirait un de mes amis, c’est un langage de varloppeux de nuage. Et c’est grâce à eux ci en en sommes rendu la. Toute ces théorie économique ne favorise qu’une élite (banque et autres grand financiers. Ça fait plus de 10 ans que je fais de la coopération, en majeur parti en Afrique pour des ONG canadiennes. Laisser moi vous dire que l’aide international est illusoire. C’est devenue ou cela a toujours été, un marché lucratif pour certain. Mais pas pour ceux pour qui elle est conçue. Pour nous canadiens, bien souvent ont est hors de nos objectifs. Pour preuve, presque la totalité des projet exécutés meurs ou s’arrête apres notre départ. On ne tient pas vraiment compte de la pérennisation de ces mêmes projets. Notre préoccupation première est de faire de beaux rapports bourrés de clichés, mais qui font plaisir à l’ACDI.

« Pour sortir de l’impasse écologique et économique »

quelle impasse écologique? quelle impasse économique? La crise a été causé par l’État, alors l’en sortir devrait régler une grande partie du problème

« À des plans de relance de la demande semblable à ceux effectués au Nord, participant donc au maintien de l’emploi, de l’éducation et de la demande mondiale; »

et d’ou viendra cet argent?

« Au financement direct de la reconversion d’infrastructures énergivores en infrastructures propres, »

malgré l’échec évident dans les pays du nord?

« Au financement plus général de l’atteinte d’objectifs de réduction des gaz à effet de serre. »

pourquoi faire?

» Une proposition reprise par Hervé Kempf consisterait à instituer une taxe spéciale internationale ponctionnant 5% du patrimoine des dix millions de millionnaires que compte la planète »

ah bien sûr. Taxer les gens. C’est la solution à tout. Alors pourquoi le Québec est-il (presque) toujours en queue de peloton en Amérique du Nord pour les indicateurs économiques?

@Jacques

Si vous êtes ce que vous dites et que votre témoignage dépeint la réalité, on n’est pas sorti du bois.

Alors, comment rectifier le tir ? Est-il utopique et illusoire d’espérer améliorer les choses pour que ceux qui sont identifiés comme les bénéficiaires des actions en bénéficient réellement ?

Étant donné notre inaptitude à ne saisir la réalité qu’une fois rendu au-dessus du précipice, la solution objective sera sans doute inspirée par la démographie des différents groupes. Le Nord se dépeuple et le Sud prolifère. Un jour ou l’autre les uns submergeront les autres. Ce jour arrivé, j’espère que l’ardoise ne soit pas trop chargée. Sinon …

D.D.

Il faut faire si au Sud…

Il faut faire cela pour les pays du Sud…

Les pays du Sud doivent…

Il faut investir dans les tels et tels domaines chez les pays du Sud..

Pourquoi le Nord décide sans cesse pour le Sud? Le Nord veut des changements et se proposent plein d’idée, mais les populations du Sud n’ont aucun choix.

Présentement, les pays du Sud sont contraintes à travailler pour le Nord. La moitié des dons bilatéraux Nord-Sud exige une mesure politique en échange. Les pays du Sud sont si endetté qu’ils sont contraint d’adopter des mesures d’austérité et d’accepter n’importe quel corporation sur son territoire même si cette corporation ne respecte aucune règle éthique.

Les pays du Sud ont les mains liés par les dettes et les exigences provenant du Nord qui n’aide en rien leur développement.

Même les peuples de pays démocratiques n’ont pas le plein pouvoir sur leurs propres institutions.

La démocratie dans les pays du Sud est complètement bafoué et les solutions apportés continuent dans la même veine. On les obligerait à investir dans des domaines précis. L’accord du peuple sur ces investissements est oublié.

Ce que je propose: effacer la dette des pays du Sud et forcer les multinationales à vendre leurs usines, et surtout leurs mines, aux gens locaux à rabais.

Pas de dettes et maîtres chez eux, la démocratie et l’économie des pays du Sud s’en portera beaucoup mieux.

» effacer la dette des pays du Sud et forcer les multinationales à vendre leurs usines, et surtout leurs mines, aux gens locaux à rabais. »

en d’autres mots : virer communiste. Le Vénézuéla va allégrement vers cette voie, et le pays n’a jamais été aussi mal

@ lemoutongris

Tu as scoopé mon commentaire.

Toutes les vagues récentes de nationalisation du pétrole en Amérique du sud (Venezuela, Équateur, Bolivie…) ont été un échec lamentable. Une chute de production et de revenu.

@lemoutongris et David

« en d’autres mots : virer communiste. Le Vénézuéla va allégrement vers cette voie, et le pays n’a jamais été aussi mal » lemoutongris

« Toutes les vagues récentes de nationalisation du pétrole » David

J’ai beau relire sans cesse mon commentaire et nul part je vois d’allusion à la nationalisation des ressources.

Alors, diable, pourquoi vous parlez-vous de nationalisation et de communisme.

J’ai parler de vendre « aux gens locaux ». Relisez-bien. Je parle de revendre aux privés à des gens du pays. Présentement, la richesse créée dans les pays du Sud est réinvestit au Nord. Il faut redonner les entreprises à la population pour que la richesse reste chez eux.

Il est loin d’être question de nationalisation et de communisme comme vous l’hallucinez.

Vous êtes décourageants.

« Relisez-bien. Je parle de revendre aux privés à des gens du pays. »

1) par la force
2) à rabais.

Il n’y a qu’un État autoritaire/totalitaire qui peut faire ça. Aussi, à moins que j’en ai perdu des bouts, c’est l’État qui contrôle la majeure partie de l’économie. Ce qui reste privé ne le sera pas bien longtemps; Chavez parlait de nationaliser l’or

@lemoutongris

Où ai-je parlé du Vénézuela et de nationalisation? Réponse: Nul part!!!

Sachez qu’un pays démocratique peut très bien « forcer » une multinationale à vendre à rabais son entreprise. Il suffit que le peuple le souhaite. Les Libéraux ont bien pris le contrôle de l’hydro-électricité en 1963, et ce, de façon très démocratique.

Rendre l’industrie des pays du Sud à son peuple n’est pas totalitaire et n’est pas communiste.

@ Kevin

En Alberta il y a un gros paquet d’entreprises étrangères qui font l’extraction du pétrole.

Pourtant, les albertains sont plus riches que nous, pas mal pour des gens qui se font exploiter.

En fait, quand le Canada a nationaliser le pétrole, on a vu une chute de la production. Quand Pétro-Canada a été privatisé, la production est repartie à la hausse.

@David

Imagine maintenant si les exploiteurs provenaient de l’Alberta et vivaient en Alberta.

L’Alberta serait encore plus riche!

C’est comme, comment dire…un plus.

» Il suffit que le peuple le souhaite »

logiquement, tu aurais donc supporté les lois Jim Crowe, puisque « le peuple » le voulait

« Rendre l’industrie des pays du Sud à son peuple n’est pas totalitaire et n’est pas communiste. »

oui, c’est la définition même d’autoritarisme. L’industrie appartient à ceux et celles qui la dirigent. Qu’ils viennent du pays ou elle est ou d’un autre, c’est sans aucune importance.

« oui, c’est la définition même d’autoritarisme. L’industrie appartient à ceux et celles qui la dirigent. Qu’ils viennent du pays ou elle est ou d’un autre, c’est sans aucune importance. »

Mais la richesse produite par le peuple appartient au peuple, les ressources du territoire appartiennent au peuple.

De toutes façons, en démocratie, c’est le peuple qui dirige. Si le peuple veut prendre contrôle de l’industrie et faire dégager les multinationales, ils en ont le droit. Ils sont chez eux.

« logiquement, tu aurais donc supporté les lois Jim Crowe, puisque “le peuple” le voulait »

Pour reprendre une formule de Gilles Duceppe: «La démocratie a parlé, le peuple peut avoir tort, mais il faut l’écouter.»

Malheureusement, la démocratie n’est pas toujours rose, mais ce n’est pas en minant la démocratie que nous allons régler ces problèmes.

@ Kevin

Ils seraient plus riches ? Vraiment ?

D’accord, analysons cette proposition.

Partons du principe que tu as raison i.e. quand des étrangers viennent faire du profit au Québec, la province s’appauvrit. Donc, pour enrichir la province, le gouvernement décide d’interdire aux étrangers de faire des affaires au Québec.

Les gens de la Montérégie, voyant que le Québec espère s’enrichir en fermant ses frontières aux étrangers, décident d’en faire autant et on interdit aux businessmen des autres régions de faire des affaires en Montérégie.

Si la Montérégie peut s’enrichir en fermant ses frontières, alors la ville de Granby décide de copier cette mesure en interdisant les échanges économiques avec les autres villes montérégiennes, évitant ainsi que les gens de Saint-Hyacinthe viennent faire du profit dans leur ville.

Voyant que la ville de Granby espère s’enrichir en fermant ses frontières, la famille Gendron décide de faire de même en interdisant les échanges économiques avec les autres familles de la ville. Elle veut ainsi faire en sorte que les profits générés par les différentes activités économiques seront toujours contrôlés par les Gendrons.

Réalisant que sa famille espère s’enrichir en interdisant les interactions avec les autres familles de Granby, Paul Gendron décide de s’isoler complètement du reste de la civilisation. Il pense ainsi devenir un homme riche puisqu’il vivra dans un système où personne ne pourra faire de profits à ses dépens.

Si le modèle économique des national-socialistes fonctionnait, alors les ermites vivant en autarcie seraient des gens riches.

Malheureusement pour eux, on sait tous que c’est la situation inverse qui prévaut; en s’isolant du reste de la civilisation Paul Gendron ne s’enrichira pas, il va plutôt s’appauvrir.

» Si le peuple veut prendre contrôle de l’industrie et faire dégager les multinationales, ils en ont le droit. Ils sont chez eux. »

Et si le peuple se trompe? Et si le peuple dort au gaz en écoutant les sophismes économiques que tu propages?

@ lemoutongris

« Il n’y a qu’un État autoritaire/totalitaire qui peut faire ça. » (lemoutongris)

Jamais vous ne pourrez faire la preuve de ce que vous avez écris avant d’avoir les deux pieds dans la tombe.

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« Aussi, à moins que j’en ai perdu des bouts, c’est l’État qui contrôle la majeure partie de l’économie. » (lemoutongris)

Aucun doute à y avoir, vous en avez perdu tous bouts débuts, milieux et débuts.
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« oui, c’est la définition même d’autoritarisme. L’industrie appartient à ceux et celles qui la dirigent. »

Et les ressources que ces pays exploitent appartiennent au peuple. Évidemment pour les libertariens la liberté d’exploiter est plus importante pour des entreprises plus grosse que les gouvernements que pour le peuple qui en est propriétaire.

« Et si le peuple se trompe? » (lemoutongris)

SI. Si le peuple se trompe, SI.

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« Et si le peuple dort au gaz en écoutant les sophismes économiques que tu propages? »(lemoutongris)

Encore des SI.

Quel modèle celui des libertariens que des SI et de la désinformation et souvent le mensonge.

« Partons du principe que tu as raison i.e. quand des étrangers viennent faire du profit au Québec, la province s’appauvrit. »

Ça c’est un principe de dretteux libertarien ou propagandiste pour la grande entreprise irréfléchi ou payé par cette dernière pour le faire.

Partant du principe des dretteux libertariens, si les entreprises viennent exploiter les richesses naturelles d’un pays en sortant tout les profits du pays, ce pays s’enrichira avec les salaires minables que payera ces entreprises. C’est l’équivalent du « résonnement » de cloche fêlé.

Bien entendu pour les faux libertariens du moment que l’on exploite, peu importe quel étranger on devient riche.

Ils sont les premiers à nous dire que les Albertains se mettent riches alors qu’ils son ceux qui ont le plus de misère à faire leurs payements sur leurs maison.

Les Albertins sont un des plus gros producteurs de pétrole au monde et ne sont pas tellement plus riches que les Québécois. Pourtant ils ne sont que 3,5 millions. Si on enlevait le très petit % des plus riches en Alberta leur niveau de vie serait un des plus pauvre du pays.

Les gens de l’Alberta, un très petit peuple, devrait être le plus riche de la planète. Ils en sont très loin, très très loin.

Il y a un chose que les dretteux n’oseront jamais nous présenter: C’est le revenu du complet des ventes du pétrole albertain financé à 75% par le Québec et l’Ontario ce qui reste en profits à cette province.

Les libertariens et les dretteux avides de liberté, applaudissent quand on les vide de leurs ressources.

@David

Décidément, vous comprenez toujours tout de travers.

« Partons du principe que tu as raison i.e. quand des étrangers viennent faire du profit au Québec, la province s’appauvrit. »

Je n’ai JAMAIS dit que quand des étrangers viennent faire du profit au Québec, le Québec s’appauvrit. JAMAIS.

Allez relire. Ce que j’ai dit est que la richesse créée n’est pas entièrement remis dans l’économie de la région.

Il y a limitation de l’accumulation de richesses. Une entreprise étrangère nous appauvrit pas, elle nous empêche de s’enrichir encore plus.

De ce fait, tout votre exemple qui suit devient complètement caduque.

Si vous lisiez pas et compreniez pas de travers, vous vous auriez sauvé d’écrire autant d’âneries, parce que votre foutu exemple est complètement bidon.

@lemoutongris

« Et si le peuple se trompe? Et si le peuple dort au gaz en écoutant les sophismes économiques que tu propages? »

On voit votre amour pour la démocratie. Selon vous, il faudrait brimer la démocratie, car le peuple se tromperait.

Et vous osez dire que vous êtes un grand défenseur de la liberté. J’aurai tout vu.

@ Youlle

J’ignore pourquoi tu es si agressif, je n’ai fait que reprendre un « talking point » de la gauche…

Mais bon, quand une personne esst capable d’affirmer sérieusement que les Québécois sont presque aussi riches que les albertains ça ne laisse pas beaucoup de place à une discussion rationnelle…

@ Kevin

J’aime lire tes commentaire.

Tu dis « je n’ai pas dit » mais le paragraphe suivant tu dis exactement ce que tu es supposé n’avoir jamais dit…

Je n’ai pas dit qu’on allait moins vite j’ai dit qu’on allait plus lentement.

LOL !

« Selon vous, il faudrait brimer la démocratie, car le peuple se tromperait. »

non. je dis simplement qu’il faut éviter que la démocratie ne devienne une dictature de la majorité. Les lois Jim Crowe de même que le sort de l’enseignement du français dans le ROC en sont la preuve

« et ne sont pas tellement plus riches que les Québécois »

vraiment? Alors pourquoi a-t-elle un chômage plus bas depuis presque 30 ans? pourquoi ses habitants gagnent plus, en terme absolu et en proportion? pourquoi sa population explose?

@David

« Tu dis “je n’ai pas dit” mais le paragraphe suivant tu dis exactement ce que tu es supposé n’avoir jamais dit…

«Je n’ai pas dit qu’on allait moins vite j’ai dit qu’on allait plus lentement.» »

Petit exercice de lecture:

Ce que tu as compris :«Partons du principe que tu as raison i.e. quand des étrangers viennent faire du profit au Québec, la province s’appauvrit»

Ce que j’ai dit: «Il y a limitation de l’accumulation de richesses. Une entreprise étrangère nous appauvrit pas, elle nous empêche de s’enrichir encore plus.»

Appauvrissement signifie perte d’argent.

Limitation de l’accumulation de richesse signifie que l’on fait moins d’argent qu’il est possible de faire. Avec des entreprises étrangères, on s’enrichit à vitesse petit « V » au lieu de vitesse grand V.

Est-ce que vous comprenez maintenant? Je ne dis pas que les entreprises étrangères nous appauvrit, mais qu’elles nous empêchent de s’enrichir plus vite.

Si vous n’êtes pas capable de comprendre cette nuance, vous êtes…..(soupir)

@lemoutongris

« je dis simplement qu’il faut éviter que la démocratie ne devienne une dictature de la majorité. »

Que veux-tu de mieux? Une société basée sur le consensus où il faut unanimité? Impossible, c’est une utopie.

La démocratie est-ce qui a de mieux. Elle a certains effets pervers, car le peuple peut se tromper, mais on ne peut faire grand chose, à part d’éduquer le peuple…et là est tout le problème.

» Une société basée sur le consensus où il faut unanimité? »

non, une société ou le gouvernement est minimal et ou les droits fondamentaux (liberté de culte, de presse, d’expression, propriété privée, protection contre les abus, égalité devant la loi) sont intouchables.

@ Kevin

Ton explication ne fait aucun sens. C’est du patinage pour éviter d’avouer que tu était dans l’erreur.

Désolé mais dire «Je n’ai pas dit qu’on allait moins vite j’ai dit qu’on allait plus lentement.» C’est la même chose.

Car si ton raisonnement tenait la route l’alberta serait pauvre. Où si tu préfère, les Albertains ne se seraient pas plus enrichit que les Québécois.

@David

Mais qu’est qui ne va pas chez vous!

Nul part j’ai dit qu’il y avait appauvrissement!

Je n’ai pas dit qu’on perdait de l’argent, j’ai dit que nous en faisions moins rapidement.

Au lieu de faire 5 milliard par année, on en fait 2 milliard. On s’enrichit! Mais pas au maximum.

L’Alberta s’enrichit, mais pas au maximum.

Vous ne lisez que ce que vous voulez lire. C’est pathétique.

@lemoutongris

« non, une société ou le gouvernement est minimal et ou les droits fondamentaux (liberté de culte, de presse, d’expression, propriété privée, protection contre les abus, égalité devant la loi) sont intouchables. »

…et où les libertés dépendent des plus riches de ce monde, car ayant les richesses, ils auraient tous les pouvoirs.

Un retour aux XIXe siècle, c’est ce que vous voulez?

.et où les libertés dépendent des plus riches de ce monde, car ayant les richesses, ils auraient tous les pouvoirs. »

pas avec une charte des droits et liberté comme le Bill of Rights des ÉU. Son charcutage successif s’est fait au rythme des caprices des politiciens et des groupes de pression

« Un retour aux XIXe siècle, c’est ce que vous voulez? »

ça dépend; après 1850, le libre-échange prenait de plus en plus d’expansion, et le gouvernement se retirait de l’économie.

@David

(Soupir)

Jamais je n’ai dit qu’il y avait perte d’argent. Vous êtes désespérant dans votre idiotie.

@lemoutongris

« ça dépend; après 1850, le libre-échange prenait de plus en plus d’expansion, et le gouvernement se retirait de l’économie. »

Ma question est: aurais-tu vécu aux XIXe siècle, époque où l’on était payé 2$ le jour, on mangeait du pain noir et travaillait 70 heures semaines? Car, c’est à cela que mène le capitalisme sauvage.

@ Kevin

Tu dis que l’Alberta aurait fait plus d’argent sans les étranger. Dis nous combien. 100 millions, 10 milliards ?

» époque où l’on était payé 2$ le jour »

ce qui était généralement suffisant pour vivre décemment

» on mangeait du pain noir »

j’aurais trouvé un autre boulanger

« et travaillait 70 heures semaines? Car, c’est à cela que mène le capitalisme sauvage. »

non, le MERCANTILISME sauvage. C’est la libéralisation du commerce qui a permis aux pays de s’enrichir, et donc aux gens de moins travailler

@David

J’en ai aucune idée de combien. Mais une chose est certaine, elle serait plus riche.

C’est, tout simplement, logique.

@lemoutongris

« j’aurais trouvé un autre boulanger »

Très drôle. Vous auriez tout de même manger du pain noir.

« non, le MERCANTILISME sauvage. C’est la libéralisation du commerce qui a permis aux pays de s’enrichir, et donc aux gens de moins travailler »

Désolé, mais travailler dans une usine où aucune loi du travail existe, c’est exactement à quoi mène le capitalisme sauvage que vous vénérez. Ce sont les syndicats et les gouvernements qui ont amélioré les conditions de travail de la population.

.C’est, tout simplement, logique. »

tu n’aurais eu aucun point pour cet « argument » dans un cours de philo

« Ce sont les syndicats et les gouvernements qui ont amélioré les conditions de travail de la population. »

si la proverbe dit vrai – si t’es pas socialiste à 20 ans, tu es sans coeur -, alors je te pardonne ta naïveté.

Ne t’en déplaise 1) le capitalisme « sauvage » n’est qu’une fabulation 2) c’est une libéralisation du commerce qui a aidé les économies industrialisée, ce qui a rendu futiles les lois contre le travail infantile et 3) les syndicats sont surtout des boulets