Legault, les chiffres, les riches et l’opéra

Est-ce 45%, est-ce 21%, est-ce 10% ? En tout cas, ça baisse vite!

Mon billet, assez mordant je l’avoue, sur l’utilisation systématique, par François Legault, d’une statistique affirmant que « le niveau de vie moyen » des Québécois était de 45% plus faible que le « niveau de vie moyen » des Américains a valu une réaction non moins mordante.

À la fois François Legault, l’économiste des HEC Martin Coiteux et mon collègue blogueur Pierre Duhamel se sont mis de la partie. Fort bien. Voici ce qu’on peut dire, aujourd’hui, avec certitude:

La statistique voulant que les Américains gagnent 45% de plus que les Québécois est, avec certitude, fausse

Comment le sait-on ? En appliquant exactement la logique de l’économiste Martin Coiteux, pourtant venu à rescousse de Legault. Voyez-vous, tout le monde est d’accord: pour comparer le « niveau de vie » entre deux sociétés il faut ajuster les chiffres en fonction du coût de la vie dans chacune des sociétés. L’OCDE les ajuste entre les États-Unis et le Canada. Pas avec le Québec: avec le Canada.

Si le Québec était souverain, l’OCDE établirait pour nous une mesure fine de comparaison, appelée une Parité de Pouvoir d’Achat (PPA). Pour l’instant, cette mesure n’existe pas. Mais chacun sait fort bien que le coût de la vie à Toronto est nettement plus élevé qu’à Montréal.

Et quand je dis « tout le monde », je veux dire même les plus ardents détracteurs du Québec. Ainsi Mme Norma Kozhaya, du néo-conservateur Institut Économique de Montréal, écrivait dès mai 2006 dans La Presse que, en effet, le revenu disponible au Québec était de 7% inférieur à celui de l’Ontario,  mais que

« si l’on ajuste selon le coût de la vie dans les grandes villes, on se retrouve de nouveau avec un portrait relativement plus favorable pour le Québec, puisque l’écart avec l’Ontario semble disparaître complètement. »

Mais Martin Coiteux et les économistes, de droite, consultés par François Legault affirment qu’il est interdit de faire ce que l’économiste de l’IEDM a fait dans cette citation, c’est-à-dire de s’approcher du réel en utilisant le coût de la vie dans les grandes villes, parce que, parce que… Parce que quoi déjà ? Parce que Statistique Canada nous dit que ce calcul n’est pas aussi bon que si on avait un réel indice de Parité de pouvoir d’achat entre les provinces, indice que personne n’a calculé.

La mesure nous rapproche du réel, mais n’est pas parfaite. Entre autres, elle n’inclut que la région montréalaise, qui n’englobe que la moitié du Québec ! Donc, écrit Martin, elle pose « un problème méthodologique sérieux ».

Que dire maintenant du « problème méthodologique » posé par l’utilisation, par Legault, Coiteux et les autres, d’une statistique de l’OCDE dont on sait avec certitude qu’elle n’est pas adaptée au Québec ? Dont on sait avec certitude qu’elle ne tient aucun compte des variations de coût de la vie entre chaque province canadienne ? Dont on sait avec certitude qu’elle ne peut pas refléter la réalité québécoise ?

Le refus de François Legault et de Martin Coiteux d’utiliser, comme le fait Pierre Fortin — pourtant signataire du Manifeste des lucides — et Norma Kozhaya — pourtant économiste de l’IEDM — la mesure qui nous permet le mieux de nous approcher du réel est, pour le moins, suspecte.

C’est certain : le 45% ne reflète pas le niveau de vie du Québécois et de l’Américain « moyen »

Mon second argument tient au fait que lorsqu’un politicien, comme François Legault, se présente dans une émission grand public et affirme que notre « niveau de vie moyen » est de 45% inférieur à celui des Américains, il sait très bien que son auditoire pense qu’il s’agit du revenu d’une famille moyenne. Et il sait que c’est faux.

Pour qui connaît les États-Unis, il est d’abord absurde de croire ou de laisser entendre que la classe moyenne américaine est 45% plus riche que la Québécoise.  Ensuite, pour qui connaît la maladie inégalitaire qui affecte nos voisins, il est évident que ce chiffre cache une très grande distorsion de revenus.

Martin Coiteux, au moins, accepte de se prêter à l’exercice et, partant du chiffre dont nous avons la certitude qu’il ne parle pas du Québec, fait comme Pierre Fortin et moi et soustrait du calcul 5% de la population la plus riche. Il utilise d’une part la formule de l’OCDE et d’autre part la formule que préfère Statistique Canada — sans toutefois corriger pour la réalité québécoise.

L’écart théorique de 45% de Legault fond alors:

Et le revenu de 95% des Américains ne dépasse celui des Québécois que de 19% (OCDE) ou de 11% (StatCan).

Et comme on sait que les Américains travaillent 15% de plus d’heures de travail, chaque année, que les Québécois, on se retrouve, essentiellement, au même point. Merci Martin.

François Legault, les riches et les services et l’opéra

Dans son propre texte, François revient avec son argument voulant que la soustraction de 5% des Américains les plus riches pour comparer le niveau de vie des uns et des autres nous empêche de voir la réalité fiscale:

Le hic, par contre, c’est que ces 5% d’Américains paient quand même des impôts, et que c’est entre autres avec ces impôts qu’on peut se payer des routes en bon état, les meilleurs professeurs d’université et plusieurs autres services publics.

Allo François ? As-tu vu l’État des infrastructures américaines récemment ? Sais-tu que plusieurs États ont même décidé d’arrêter de paver des rues, d’en éclairer certaines la nuit, qu’ils doivent mettre à pied des enseignants, des pompiers, des policiers ? L’association américaine des ingénieurs civils donne la note D- aux routes et affirme qu’il faudrait investir 2,2 mille milliards en cinq ans pour mettre les infrastructures en bon état.

Se payer « plusieurs autres services » ? Sais-tu qu’un américain sur sept n’a pas encore accès à l’assurance-maladie ? Que les femmes américaines n’ont pas accès à des congés de maternité rémunérés ? Que le taux de pauvreté américain est le plus élevé en Occident, en proportion et en gravité de la pauvreté ?

Mon collègue Pierre Duhamel chante aussi les louanges de la très grande richesse:

Les riches Américains contribuent généreusement à certains des plus beaux musées du monde, certains des orchestres et opéras les plus réputés, aux hôpitaux et aux universités les plus reconnus.

C’est dont vrai! Vrai aussi qu’ils financent à coup de millions des partis politiques qui font tout en leur pouvoir pour réduire le niveau d’imposition des riches américains à son niveau le plus faible depuis les années 1920, enlevant donc à l’État la capacité de financer… les plus beaux musés, les orchestres et opéras les plus réputés, les hôpitaux et universités reconnus, sans compter, au hasard, les garderies, le transport en commun, ou des services médicaux qui ne feraient pas en sorte que le taux de mortalité infantile américaine soit plus élevé que celui de plusieurs pays du tiers monde. Mais, c’est indéniable, ils financent des Opéras !

Plus sérieusement, voici ce que dit le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, ce mois-ci, au sujet de l’apport des super-riches américains au bien commun:

Les États-Unis souffrent de sous-investissement dans nos infrastructures (regardez la condition de nos autoroutes et de nos ponts, de nos voies ferrées et de nos aéroports), dans la recherche de base, et dans l’éducation à tous les niveaux. De nouvelles coupures de dépenses sont à venir.

Ceci ne devrait surprendre personne — c’est simplement ce qui se passe lorsque la distribution du revenu dans une société devient trop inégale. Plus une société est divisée en termes de richesse, plus les riches refusent de payer pour les besoins communs.

Les riches n’ont pas besoin du gouvernement pour se payer des parcs ou une bonne éducation ou un bon service médical ou pour assurer leur sécurité — ils peuvent se le payer eux-mêmes.

Ce faisant, ils deviennent de plus en plus distants envers les gens ordinaires et perdent l’empathie qu’ils pouvaient encore avoir. Ils sont opposé à un gouvernement fort, justement parce que ce gouvernement pourrait réajuster l’équilibre, prendre un peu de leur richesse, et investir dans le bien commun.

Stiglitz explique également comment cette concentration de richesse nuit à l’efficacité économique même d’une société. Sans parler du dévoiement du processus politique.

Le diagnostic et les solutions

François Legault ajoute:

Peu importe que l’écart de richesse soit de 45%, ou de 21% — il sera difficile de retenir ici nos jeunes les plus brillants et de construire un Québec fort si nous traînons de la patte. Le reste n’est que distractions.

Je me permets de diverger. Cela importe énormément. D’une part car il faut dire la vérité aux Québécois, d’autre part parce qu’à force de leur faire croire (faussement) que les revenus sont de 45% plus élevés de l’autre côté de la clôture, nos « jeunes les plus brillants » vont peut-être le croire… et nous quitter.

François termine en disant:

Le Québec ne pourra jamais se mobiliser pour améliorer son sort s’il refuse de reconnaître qu’il y a un problème, et que les solutions passent, entre autres, par un accroissement de notre richesse collective.

On est au cœur de sa méthode. Il croit que la mobilisation des Québécois pour adopter des réformes porteuses passe par la reconnaissance d’un énorme problème. Si on ne leur fait pas assez peur, donc, ils ne se mobiliseront pas.

Je crois au contraire qu’on doit se fonder sur le réel pour dire aux Québécois qu’ils ont bâti ici une des dix ou quinze sociétés les plus équilibrées au monde (et pas, comme me le fait dire Pierre, « la plus formidable société qui soit ». Non, Pierre. Seulement une des plus formidables).

Je crois donc qu’ayant accompli beaucoup, les Québécois ont en eux la capacité de relever des défis importants qui se présentent à eux, comme aux autres sociétés. Je crois, évidemment, qu’il faut prendre les moyens de réorganiser de cent façons notre société pour créer davantage de richesse et j’ai consacré tout un ouvrage à ce sujet.

Voici comment l’économiste Pierre Fortin et moi concluons notre article conjoint, publié dans le numéro courant de L’actualité et disponible en ligne ici:

Si on veut savoir quelle société livre le mieux la marchandise – la qualité de vie – pour l’immense majorité de sa population, force est de constater que le Québec est largement gagnant sur les États-Unis.

Ces constats ne doivent pas que nous réjouir. Ils doivent nous motiver.

La clé de la réussite de la société québécoise, à l’avenir, est sa capacité à maintenir ses choix sociaux et son respect de l’environnement tout en relevant ses défis, notamment du vieillissement et de l’endettement.  Les Américains, mais plus encore les Français, les Néerlandais et d’autres Européens, montrent qu’il est possible de produire davantage de richesse par heure travaillée sans augmenter les cadences ou s’épuiser en heures supplémentaires, sans tricher avec l’environnement et sans gaver les super-riches.

Déjà, les Québécois sont plus productifs que les Ontariens et, depuis deux ans, ont dépassé le rythme de croissance annuelle de 1,5% de leur productivité nécessaire pour réussir. Avec un réel investissement dans les têtes – par l’éducation, la formation continue en entreprise, un grand chantier pour faire reculer le décrochage  et l’analphabétisme – et dans l’innovation dans les entreprises grandes et petites, il est possible de maintenir et de rehausser ce rythme porteur d’avenir.

Marier la solidarité québécoise avec la productivité des meilleurs occidentaux feraient de nous, pour vrai, un modèle québécois !

Laisser un commentaire

D’accord avec les présents propos de JFL sur toute la ligne, car pour avoir un frère qui vit aux USA depuis près de 20 ans et y être allée moi-même à plusieurs reprises, il est facile de constater de ses propres yeux, sans l’aide d’aucunes statistiques et de quelque savant calcul que ce soit, à quel point l’inégalité est grande au sein du peuple américain. Et quand on pense que l’infime pourcentage des très riches qui accapare la majorité des richesses du pays verra fort probablement reconduites les réductions d’impôt que Bush lui avait grassement consenties… Oui, nous payons beaucoup d’impôts et de taxes au Québec, et certaines dépenses publiques sont proprement scandaleuses, mais je préfère vivre dans cette société égalitaire où l’itinérant qui m’avait côtoyé à l’urgence d’un hôpital gatinois il y a quelques années avait eu droit aux mêmes soins que moi.

Une petite note statistique… je ne comprend pas du tout pourquoi les chercheurs se bornent à comparer des « moyennes » des revenus. Chacun ayant suivi un cours de base en statistiques sait que la moyenne est fortement sensible à la présence d’anomalies (en l’occurrence de très grandes fortunes).

Comme mesure centrale d’une distribution de valeurs, il est grandement préférable d’utiliser la médiane (qui représentent la valeur pour laquelle 50% des valeurs sont inférieures et 50% des valeurs supérieures) et qui est beaucoup moins sensible à la présence d’anomalies.

Je suspecte que de comparer les médianes de l’ensemble des revenus plutôt que les moyennes nous amènerait à des chiffres beaucoup plus proches entre USA et Québec… sans avoir recours à enlever le 1% supérieur pour y arriver.

Excellent votre texte monsieur Lisée. J’ajouterais que le travail n’est pas la seule richesse d’une société.

Pauvre Legault!

Il avait pondu un rapport extraordinaire sur les finances d’un Québec indépendant. Enfin, il avait signé le rapport puisque ledit rapport avait été écrit par 6 grands fiscalistes.

Or, le pauvre François avait été incapable de le vendre. Je me rappelle d’une réplique pitoyable à André Pratte dans La Presse concluant qu’en bout de ligne on n’épargnerait que 500 millions en devenant indépendant alors que les chiffres présentés, lorsqu’on faisait abstraction de la dette, s’élevaient à plus de 6 milliards.

Legault est un homme d’affaires qui a fait une grosse passe en avion. Bravo. Mais ses connaissances économiques s’arrêtent là.

Le PIB par habitant en Argentine est beaucoup moins élevé qu’au Chili. Lorsqu’on tient compte du PIB ajusté au pouvoir d’achat, les deux pays sont cependant plus ou moins au même niveau. Concrètement, ce que ça veut dire, c’est que les Chiliens peuvent se permettre de consommer davantage des produits importés, de voyager davantage dans le monde, d’avoir accès à meilleur prix à de la technologie étrangère et de créer un mouvement d’innovation dû à cette plus grande richesse »brute ». Les Argentins, avec pourtant le même niveau de vie, ont accès à de la viande et du vin d’Argentine pour pas trop cher, ont des logements moins dispendieux, mais ne peuvent pas vraiment voyager, ne peuvent se permettre d’acheter une voiture importée hors de prix et n’ont certainement pas accès aux technologies dernier cri (oubliez les Iphone…).

On peut faire un parralèle entre le Québécois moyen et l’Ontarien moyen. Certes, au quotidien, notre niveau de vie est similaire. Notre logement est pas trop cher. Les concessionnaires Hyundai nous vendent des Élantra pas chères. Nous pouvons nous permettre les mêmes plaisirs – et même plus – que les Ontariens. Mais attention! Le jour où l’immobilier va vraiment s’envoler à Montréal, le niveau de vie québécois va soudainement dégringoler.

Suivant la logique de M. Lisée, nous devrions tous aller vivre en Abitibi ou en Gaspésie, où le coût de la vie est ridiculement bas. Ainsi, selon cette logique, un avocat qui gagne 50 000$ par an à Rouyn est aussi riche que l’avocat de Toronto qui gagne 125 000$ par an.

Autre exemple : la Nouvelle-Zélande. Pays pauvre parmi les riches, la NZ a la même complaisance que le Québec envers son niveau de vie moyen qui permettrait aux citoyens de vivre un bonheur tranquille à l’abri du méchant capitalisme. Hors, toutes les grandes villes australiennes, plus prospères, accueillent de grandes communautés de kiwis ambitieux qui en ont marre de la relative stagnation de leur pays. C’est une véritable saignée! Au Québec, l’isolement linguistique nous a protégé jusqu’à maintenant, mais attendez de voir les Y et les générations suivantes (bilingues et trilingues)… Les jeunes ambitieux de la classe moyenne n’hésiteront pas à partir!

Plus ça va plus je trouve que François Legault est un sophiste dangereux prêt à dire n’importe quoi pour arriver au pouvoir.

Mais quel est donc le moteur de cette aventure ?

On voit bien que l’énergie créatrice qui domine les productions industrielles, sociales et artistiques du Québec témoignent d’une valuer ajoutée. L’âme du Québec s’exprime dans les actes et dans les réalisations. Autrement, ce ne sont qu’à des spéculations négatives que l’on nous convie lorsque l’on nous compare au reste du Canada. Qui lui, est dominé par une idéologie conservatrice et engendre la domination d’une élite passéiste qui se tarde de matérialiser sa pseudo supériorité morale, intellectuelle et productive.

Le Québec est vivant et lutte efficacement contre les empharges fédéralistes. Il faut laisser le temps au temps afin de franchir les étapes nous conduisant à la matérialisation du modèle québécois : un processus humain animé par le désir de réussite collective. Voila ce qui nous distingue et nous définit à la fois, puisque nous prenons en compte notre histoire marquée par d’âpres luttes et de victoires à l’arrachée.

Il est long le chemin de la liberté, mais nous y sommes marchants et confiants face aux réalités qui s’affirment dans les chiffres analysés ici.

Cela fait le tour de la question et je ne crois pas que Legault va de sitôt utiliser ses approximations tronquées, trompeuses et alarmistes.

Cela dit, La droite et ses think tanks jouent au jeu de l’exagération depuis des lustres. Au fond, ce qu’ils souhaitent vraiment, c’est de favoriser le mérite (louable en un sens, sauf lorsqu’on sait que la majorité des riches le sont en naissant).

Et pourtant, il est parfaitement possible d’être de droite et d’être cohérent, honnête et au service du bien commun. Dans une perspective Québécoise, c’est de favoriser l’innovation et l’entrepreneurship, tout en conservant un filet social qui permet, justement, un marché intérieur assez solide tout en réduisant les coûts de la pauvreté.

La droite qui est souhaitée est celle qui a un impact sur l’inflation, qui favorise l’emploi, qui contrôle le prix des habitations, fonce dans des grands projets d’infrastructure (pour réduire le coût de l’essence, par exemple).

Ce que nous avons est une vieille droite paresseuse. Réduire les impôts des entreprises, privatiser l’État, faire du citoyen un utilisateur-payeur, créer une gamme de service selon le portefeuille… autant de politiques qui, à terme, détruisent la classe moyenne et privent l’État de ses revenus.

Mais la gauche ne fait pas toujours mieux: l’État ne devrait être qu’un levier économique et non un acteur prédominant dans l’économie. L’intervention est, dans certains cas, farfelue.

Entre les deux, il y a de l’espace pour être un vrai chef d’État. Parce que la gestion d’une population au sens politique ne regarde l’économie que comme un simple outil, central certes, mais qui demeure au service des aspirations collectives.

Bonjour M. Lisée,

Je suis de près les travaux de la Coalition pour l’Avenir du Québec. J’ai aussi pris connaissance de vos points de vue divergents quant à la richesse des Québécois.

Je me réjouis du fait que vous avez l’air à faire consensus quant aux moyens nécessaires pour améliorer la création de richesse (votre dernier encadré).

C’est rafraîchissant de voir qu’au Québec, il est possible de faire consensus.

L’une des dimensions de la vie en société dont les économistes parlent le moins est le coût implicite de la productivité. Combien d’enfants éviteraient le décrochage scolaire si leurs parents passaient plus de temps avec eux, à valider ce qu’ils sont, à leur donner confiance en eux? Mais ce temps-là ne paraît pas dans les indices comparés. Il est pourtant l’un des investissements les plus rentables, sans lequel tous les taux malheureux augmentent : suicide, chômage, divorces, faillites. Justement ce qui est en hausse aux États-Unis! Et je ne parle pas de la guerre civile jamais terminée, comme dit Woody Allen… Au cours de ce siècle, le temps est le nouvel argent, mais on ne s’en rend pas encore compte.

@ Jean-François Lisée :

J’ai l’impression qu’il y a une importante erreur de transcription de chiffres dans votre billet lorsque vous quantifiez l’investissement requis sur 5 ans pour remettre les infrastructures des États-Unis en bon état :

»L’association américaine des ingénieurs civils donne la note D- aux routes et affirme qu’il faudrait investir 2,2 millions de milliards en cinq ans pour mettre les infrastructures en bon état.

Je crois que le chiffre de 2,2 millions de milliards de dollars en 5 ans comporte une importante erreur d’entrée ou de transcription de données que vous voudrez sûrement corriger sans tarder, parce qu’il affaiblit malheureusement grandement votre argumentation.

Que de beaux reves! (de baby boomers gauche caviar)

La realite nous montre que le Quebec s est affaiblie enormement depuis 1976.
Le nombre de sieges sociaux allant a Toronto se compte par centaine (si pas par millier)

Vous oubliez aussi de dire quel prix ce reve coute!
La dette est accablante, les attentes dans les hopitaux digne de l iraq (ou du togo), le taux de decrochage atteint des sommets, mais bon il est mieux de rever, c est tellement plus facile que d affronter la realite.

Le modèle américain fascine toujours celui de l’automobile individuelle de Henry Ford, du bungalow et de la tondeuse à gazon qui ne favorise pas le développement des neurones comme l’a prouvé ce bon Elvis Gratton.
La fabrication de petits modèles citoyens industriels est à la base du rêve américain dont les prisons pleines en limite la portée de ce rêve en forme de cauchemar.

Le modèle américain qui porte c’est celui de la culture de masse appuyé aujourd’hui après le Japon dont Sony en est l’exemple par la nouvelle manufacture chinoise. Faites disparaître la machine à rêve américaine aussi dégradée soi t-elle par ses films de super héros en série hollywoodien et l’armée des É.U, les commandes du pentagone. Que reste-t-il des É.U?

De l’Amérique, après Hollywood et les marines de quoi parlera t-on?

Le Québec albertain dont rêve F.Legault devrait lui faire comprendre qu’il ne trouvera son salut que chez Éric Duhaime et son groupuscule libertarien.

Bravo M. Lisée, quelle érudition faisant rougir les déclinologues réducteurs du peuple québécois s’auto proclamant lucides, pro-colonialisme rocanadians, fossiles du Roc s’évertuant à vouloir nous convaincre de les suivre en leur abîme abyssal.

Quand même curieux que dans le fond,vous et M.Legault visé le même objectif.Outre la question de dire la vérité aux Québécois ou de faire dire aux chiffres ce qu’il veule,ce que vous cherchez c’est en définitive de nous remettre sur les rails de l’efficacité et du progrès.

Je pense que,fondamentalement,sur les principes,vous et M.Legault,partager la même philosophie économique.On s’entend qu’on ne veut pas vivre les disparités du model américain et que nous voulons un model où la répartition de richesse permet un mieux être collectif.

Alors pourquoi en faire un débat d’intégrité? Es-ce qu’il est nécessaire déjà de voir M.Legault comme un adversaire alors qu’il ne s’est même pas encore présenté sous l’égide d’un parti politique?

Quand même intéressant de lire tout ça et de fouiller un peu plus pour mieux comprendre.Au bout du compte peut-être que que tout le monde à raison et que nous pourrons enfin travailler sur les enjeux de demain sur lesquels nous n’aurons pas le choix de discuter comme: la gestion et la performance de notre fonction publique,notre système d’éducation et de santé entre autre.

Bravo, Chapeau et encore Bravo, sur cet article (quasiment devenu un feuilleton)M. Lisée, je suis sur votre bord, reparfaitement d’accord, par contre je dit bien amicalement que vs ne pourrez malheureusement pas revendiquer la paternité de l’idée d’enlever les supers riches du calcul, car une petite recherche sur le web m’a permit de constater qu’il existe des articles similaires (plus agés) a travers le monde comparant le niveau de vie des américains, sans les supers riches avec d’autres pays(sans leurs supers riches), les résultats sont stupéfiants, cela n’enleve rien au mérite de votre « enquete » au contraire,Que cesse la désinformation, je m’en vais de ce pas sur les blogs Coiteux et Duhamel, a bientôt.

Tous ces bons côtés du Québec que vous soulignez, pendant qu’il est encore dans le Canada me fait penser que ça ne va pas tellement nous encourager à nous en séparer.

Nous n’en sortons pas, quand nous nous considérons trop pauvres pour nous séparer, ça ne nous tente pas de le faire et quand nous nous considérons prospères, nous nous disons : Notre affaire marche bien, pourquoi le faire ?

Les Québécois francophones vont finir par se contenter d’aménagements de confort, comme solidifier la loi 101 avec ou sans nonobstant, adopter une constitution québécoise et tenter de rapatrier certains pouvoirs, pour décentraliser un peu.

Par contre, si le parti Conservateur Harper continue à nier la pollution et le réchauffement de la planète et à privilégier la guerre et supporter les pays guerriers, nous pourrions bien nous écœurer et quitter mais ce n’est pas, sauf imprévues, demain, la veille.

C’est simple. Legault fait de la politique. Et il est appuyé^par quelques amis. Tandis que Fortin et Lisée nous proposent des chroniques et des analysesmqui sont généralement fouillées, intéressantes et soutenues par des données vérifiables.

Hahaha! Lisée est entrain de perdre complètement les pédales tellement il a été cassé 😛

Je prédit que dans quelques décennies,l’Anti-américanisme sera classée comme une maladie mentale!

J’en connait plusieurs qui se feront interner…

François Legault sait très bien compter…

Son vrai problème c’est qu’il veut à tout prix devenir Premier ministre du Québec…Il n’a jamais accepté de ne pouvoir devenir Chef du Parti Québécois à la place de Pauline Marois et – incité par son ami Sirois et plus discrètement pas « Mononc Paul » – il a succombé « au côté sombre de la force »: il est malheureusement maintenant prêt à toutes les compromissions intellectuelles pour barrer à Pauline la voie vers la gouvernance du Québec.

François Legault a publiquement renoncé à travailler à faire la souveraineté du Québec. Il a pactisé avec ceux qui lui ont promis « vengeance » et « gloire ». En contrepartie de devenir PM, il a vendu son âme et accepte donc de continuer à faire tourner le Québec en rond comme un « cobaye » dans sa cage canadienne avec l’illusion qu’on le laissera faire « sa marque » dans l’histoire du Québec à la place de Pauline…

Quel pathétique « égo trip »!

Le seul résultat sera sans doute d’empêcher l’arrivée au pouvoir du seul parti politique capable de résoudre les vrais problèmes du peuple du Québec par la mise en oeuvre de solutions qui doivent nécessairement passer par l’exercice d’un vrai rapport de force avec le Canada et par un changement fondamental de régime politique.

En hauts lieux on se fait de plus en plus pressant: il faut à tout prix empêcher le PQ de prendre le pouvoir aux prochaines élections. Diviser pour régner est une vieille stratégie et, avec la complicité de François Legault, elle risque encore de fonctionner…

François réveilles-toi!

Pauline t’a récemment publiquement tendu la main au nom de l’avenir de tous les Québécois. C’est un geste noble et généreux. Il est encore temps de prendre pleinement ta place comme porteur de réformes fondamentales au sein du Parti Québécois et d’apporter ta contribution à l’élaboration d’un vrai projet de société pour le Québec pour le 21ième siècle. Il y a toutefois une prémisse importante: devenir en tant que nation maître chez nous et pleinement responsable de toutes nos décisions.

Est-ce trop demander pour nous et pour les générations futures de Québécois?

Combien de réformes fondamentales entreprises par l’Assemblée nationale du Québec se sont butées au cours de son histoire à des décisions de la Cour suprême du Canada, à la constitution canadienne (qui a été imposée au Québec en 1982 et que le Québec n’a jamais signée) et aux décisions envahissantes du gouvernement fédéral canadien payées à même les taxes des Québécois?

Comment peux-tu encore penser François que le gouvernement fédéral et la Cour Suprême du Canada ne tireront pas sur « ta laisse » le jour où comme Premier ministre de la province de Québec ou autrement tu auras la prétention de vouloir faire des réformes qui changeront vraiment les choses…

Pendant trop longtemps la main droite a défait ce qu’a fait la main gauche ou vice-versa. Est-ce l’avenir que tu souhaites encore à ton peuple François?

@Dupe: Vous faites preuve vous aussi d’une pseudo supériorité morale, intellectuelle et productive en mettant de l’avant le génie québécois face à un Canada arriéré et »passéiste ».

Les Québécois qui comparent le Québec avec le reste du Canada ou avec tout autre État dans le monde ne le font pas pour dénigrer le Québec ou suivant un complot fédéraliste. Ils le font, je crois, car ils croient que le Québec a le potentiel de faire beaucoup mieux du point de vue économique. Et qu’une économie plus forte nous permettra de financer notre génie, sans qu’on ait à quémander au Canada anglais que vous détestez tant (et que vous connaissez visiblement très mal).

C’est une honte que le Québec avec ses immenses ressources oblige sa population à attendre 18 heures dans une urgence, pousse un quart de ses jeunes vers le décrochage et vit au crochet du canada. La plupart des solutions de Legault visent directement cette situation. Le PQ et le PLQ sont grandement responsables de cette situation…

Quand nous sommes rendus à déterminer si nous sommes 21% ou 45% moins riches, c’est que l’argumentaire est faible. Si vous ne le voyez pas, vous ne le verrez probablement jamais…

Legault et cie sont en train de nous vendre la corde que l’on va uliliser pour les pendre!

Je dirait même qui nous vende le modèle avec la dernière technologie de noeud coulant en prime version.net 2.0

Non, les chiffres ne disent pas n’importe quoi, sauf pour ceux qui ne sont pas aguerris à l’analyse et/ou n’ont pas appris à voir leurs biais idéologiques ou prennent leur idéologie pour de la science. Quand on fait de l’analyse, on fait de l’analyse, quand on fait de la politique, on fait de la politique ! Certaines grandes gueules me font penser à des créationnistes parlant de Darwin…

@ Claude Pelletier et JFL
Vous avez raison monsieur Pelletier.
« These are among the findings of a report to be released Wednesday by the American Society of Civil Engineers, which assigned an overall D grade to the nation’s infrastructure and estimated that it would take a $2.2 trillion investment from all levels of government over the next five years to bring it into a state of good repair. »

Il s’agit de choisir d’utiliser l’échelle courte ou l’échelle longue des grands nombres et ce choix varie selon les pays. Les États-Unis utilisent l’échelle courte, soit:
« one trillion = 10 puissance 12 = 1 million de millions.

Donc 2,2 trillions = 2,2 millions de millions et non pas 2,2 millions de milliards.

Le chiffre de JF serait exact si les EU utilisaient l’échelle longue comme certains pays dont la France, l’Allemagne, l’Italie et plusieurs pays d’Amérique du sud.

Corrigez-moi si je me trompe, j’ai un peu le tournis tout à coup !

La réponse de JF Lisée est d’une rare faiblesse. Au lieu d’admettre son erreur, il s’enfonce.

Analysons…

Des chiffres utilisés par Lisée et Fortin pour calculer le PPA du Québec, Statistique Canada dit:

« Ces estimations ne devraient pas être utilisées pour mesurer les différences du coût de la vie entre les villes. »

Donc, non seulement ces chiffres ne peuvent pas être utilisés pour calculer le PPA d’une ville, ils sont encore moins utilisables pour calculer le PPA d’une province.

Lisée se défend en disant qu’il est important de calculer le PPA i.e. il a raison d’utiliser des chiffres erronés parce que ses intentions sont bonnes.

C’est un peu comme si tout le monde s’accordait pour dire qu’il faut repeindre un mur. JF Lisée arrive et décide de repeindre le mur avec une perceuse parce que c’est le seul outil dans son coffre. Ensuite, le même JF Lisée dit que personne ne peut critiquer son travail parce que de toute manière le mur avait besoin d’être repeint.

C’est pas sérieux cette histoire. La validité d’une statistique ne se mesure pas aux intentions de celui qui manipule les chiffres.

Ensuite, Lisée revient à la charge avec un autre argument complètement ridicule à savoir qu’il faut retirer les riches de l’équation. Manière de dire que les riches c’est le mal et que moins une société a de riches, mieux elle se porte.

Donc si on suit ce raisonnement, le Québec serait une meilleure société si…

Guy Laliberté serait resté un amuseur public au lieu de fonder le Cirque du Soleil…

JA Bombardier aurait décidé de rester un petit mécanicien au lieu de donner naissance à Bombardier…

Jean-Coutu serait resté un propriétaire d’une petite pharmacie au lieu de fonder une chaîne présente partout au Québec…

Alain Bouchard aurait décidé de se contenter d’avoir un petit dépanneur à Laval au lieu de fonder la chaîne Couche-tard.

Lisée ne répond pas aux arguments de Paul Arsenault, de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, qui condamne aussi le retrait du 5% de riches aux statistiques.

Un raisonnement absolument ridicule qui découle d’une idéologie ridicule. Parce que pour la gauche, la jalousie est devenue une idéologie.

Au début du mois de mai, l’OCDE a publié une étude montrant que les écarts entre les riches et les pauvres s’étaient accrus dans tous les pays industrialisés depuis le milieu des années 80.

Il va sans dire que le complexe socialo-journalistique québécois a sauté sur l’occasion pour nous casser les oreilles une fois de plus avec leur petit livre rouge…

Mais que dit cette étude ?

Pour le Canada, le revenu des pauvres a augmenté de 0,9% alors que celui des riches a augmenté de 1,6%. Pour l’ensemble des pays membres de l’OCDE, les revenus des pauvres ont crû de 1,4% alors que celui des riches a fait un bond de 2,0%. L’écart a effectivement augmenté, c’est indéniable. Mais nos journaleux ont semblé passés à côté d’un point capital: ces 20 dernières années, le revenu des pauvres a augmenté !

Quand on y pense, cette oublie n’a rien de surprenant…

Si le revenu des pauvres de l’OCDE avait augmenté de 0,5% et celui des riches diminués de 0,5%, nos amis socialistes auraient probablement crié victoire. Pourtant selon ce scénario le niveau d’enrichissement des pauvres est inférieur au 1,4% observé.

Voyez-vous, l’idéologie des socialistes c’est l’idéologie de la jalousie. Par conséquent, la gauche se fiche pas mal du sort des pauvres, ce qui compte c’est de punir les riches.

Lisée s’indigne que le financement des plus beaux musées, des orchestres, des opéras les plus réputés, des hôpitaux, des universités reconnues soit assuré non plus par l’État, mais par des philanthropes.

Or on devrait s’en réjouir, car si le soutien financier de ces institutions dépendait de la décision de gratte-papier dans un ministère, jamais ces institutions n’auraient eu le prestige qu’elles ont aujourd’hui. Leur grandeur vient de l’implication personnelle de leurs mécènes. Pour le fonctionnaire, faire de ces institutions des modèles de prestige n’entre pas en ligne de compte, car ils n’ont aucun incitatif en ce sens (il suffit de voir comment est gérée la SAQ pour s’en convaincre).

Pour terminer, Lisée vient nous parler de Stiglitz comme s’il s’agissait d’un nom respectable et crédible.

Le même Stiglitz qui en 2004 a dit que Fanny et Freddie avaient une chance sur 300 000 de devoir être sauvés par l’État…

@ mediamaniaque, votre commentaire # 8 :

Je trouve que votre commentaire est excellent, surtout lorsque vous dites :

» Entre les deux, il y a de l’espace pour être un vrai chef d’État. Parce que la gestion d’une population au sens politique ne regarde l’économie que comme un simple outil, central certes, mais qui demeure au service des aspirations collectives.

À M. Lisée,

Je vous invite à lire ma réponse (#17 à l’heure de la publication) à M. Duhamel concernant les données aberrantes et les effets pervers de leur inclusions dans les statistiques descriptives.

Je crois que vous gagneriez beaucoup plus à faire une analyse statistique dans les règles de l’art. On parle donc de transformations des données pour obtenir une population statistique représentative (winsorisation ou autre transformation appropriée), d’ajuster les données pour les comparer (donc le PPA) et surtout de donner les données avec les sources et un fichier d’analyse (style SPSS ou SAS) afin de laisser les gens faire les analyses eux-mêmes. Transparence totale en fait, comme en sciences.

Avec une méthodologie claire, des données valides et une analyse solide, personne ne pourra vous contredire, mais pour l’instant, vous vous perdez (et le lecteur aussi parfois) dans des « démonstrations » plus philosophiques, ou même quelques peu sophiste, que factuelles. Le modèle « article scientifique » serait plus gagnant, étant clair et sans détours.

Donc:
a. Mise en situation
b. Analyse des facteurs
c. Méthodologie et résultats
d. Discussion
e. Données en lien (fichier téléchargeable)

Vous aurez l’argumentation la plus solide qui soit, celle des faits…

@Zenobias 30 mai 19h56.

Mon cher Zenobias Ce n’est pas du rêve, ce sont des faits calculés, vérifiés par des économistes et bien adaptés à la réalité Québécoise.

Les rêves (cauchemars) c’est vous qui les faites en lançant des affirmations gratuites et des clichés que nombre de personnes, ayant une peur bleue (et une petite jalousie) de la réussite de leurs concitoyens, continuent à lancer sans même s’apercevoir qu’ils sont complètement à contre courant ou à coté de la « track ».

Réveillez-vous Zenobias, (meunier) votre moulin va trop vite.

Lincoln a émit des « greenbacks », il a gagné la guerre et il a été assassiné… Kenedey a émit des « states dollars », déclaré la guerre à la drogue et il a été assassiné… Les chiffre de François Legault ne veulent rien dire parce qu’il compare des pommes et des tomates!

Dites-moi qui fabrique l’argent dans ce pays et je vous dirai qui le dirige!

Ça, c’est le point fondamental à divulguer! Le reste, il va aller de soi…

YLL

@ Martin (# 20):

Effectivement, les positions de Monsieur Lisée sur nos voisins américains me font penser de plus en plus à l’antiaméricanisme primaire de Normand Lester…

Ça fait « in » dans les salons snobinards de la go-goche caviar de déblatérer contre nos puissants voisins américains, qui ont pourtant élu Obama, un tantinet différent de Charest, élu, lui, par les Québécois, tout en se gargarisant de belles paroles creuses mais nos sophistiqués faux-mondains demeurent bouche bée devant LA question qui tue: « Si le Québec était à ce point un fleuron de la qualité de vie face à celle que vivent les américains, même en temps de crise, où sont tous les immigrants américains qui devraient pourtant cogner par millions à notre porte??? »

J’ai posé LA question ici même à quelques reprises mais à part les insultes habituelles, je n’ai toujours pas reçu de réponse cohérente et intelligente.

It speaks for itself comme disent les Anglais!!!

Bonjour Jean-François,
Je suis d’accord avec la plupart des points que tu as développés avec Pierre Fortin afin de comparer le Québec avec ses voisins. Toutefois, il faut faire attention aux données: le commentaire de M. Claude Pelletier est exact: l’American Society of Civil Engineers estime qu’il faudrait investir « $2.2 trillion » pour remettre les infrastructures américaines à niveau ( http://www.asce.org/uploadedFiles/Publications/CE_Magazine/2010_Issues/04_April/410CE-A.pdf ).Le terme américain « trillion » se traduit en français par « billion », ce qui en français contemporain signifie « millions de millions » et non « millions de milliards », comme tu l’écris.Trois ordres de grandeurs (1000) de trop, c’est beaucoup!

On constate que Jean-François Lisée et François Legault nous donnent des chiffres différents et des conclusions différentes.

Est-ce que cela n’est pas la preuve que les statisques ne sont pas neutres mais qu’elles dépendent plutôt de choix politiques préalables?

Legault m’apparaît comme quelqu’un qui fait des choix politiques qui dépendent des statistiques auxquelles, lui,il accorde de l’importance.

Lisée m’apparaît plutôt comme quelqu’un qui a fait ses choix en matière politique suite à une analyse historico-politique du Québec et en identifiant le plus clairement possible ses valeurs et quelqu’un pour qui les statistiques sont des moyens de mieux cerner la réalité dans le but de mieux savoir où et comment agir pour arriver à ses fins.

Bref, pour Legault, les statistiques viennent d’abord et orientent ses choix politiques. C’est un simple technocrate sans vision, un comptable.Il utilise les statistiques pour tenter de justifier ses choix politiques.

Lisée a d’abord une vision de l’avenir qu’il met à l’épreuve de la réalité à l’aide des statistiques. C’est quelqu’un qui semble être d’avis que ce sont les hommes qui doivent fixer les orientations politiques à prendre et que les statistiques ne sont que des outils, mais des outils indispensables si on veut coller le plus possible au réel et ne pas trop faire d’erreurs.

Si tout ce qui précède est exact, je dois reconnaître que je préfère de beaucoup la façon d’aborder la politique de Lisée à celle de Legault.

Au début, je regardais le mouvement Legault avec curiosité. Mais plus il parle, plus je m’éloigne de ce futur parti. Il est très déçevant d’entendre parler un gars qui n’est plus capable de mettre ses culottes et d’affirmer qu’il est souverainiste ou qu’il est devenu fédéraliste. C’est assez pathétique.

Messieurs Legault comme Lisée devraient tenir compte du fait qu’un résultat n’a du sens que si on peut lui attribuer une marge d’erreur, ce que ni l’un ni l’autre ne semble avoir fait. M. Coiteux a fait l’effort, à un certain degré.

En toute discussion, la véritable science est celle de l’évaluation de la marge d’erreur. Le reste n’est que bavardage typique de gens formés en « sciences » humaines. A défaut de façon précise d’évaluer la marge d’erreur, on étudie le même phénomène selon toute une variété de scénarios explicatifs: ce qui n’a pas été fait, et ce qui « chicotte », à mon avis, M. Duhamel. La variation des résultats nous donne alors un certain indice de la marge d’erreur possible

Par exemple, en éliminant les X% les plus riches de son calcul (X se situe entre 1 et 5), M. Lisée n’a pas tenu compte de l’impact, sur les Y% restant (100-X), des impôts payés et des dons faits par les X%. (Les Gates, Buffett et al. ont promis de donner au moins 50 % de leur fortune en charité, ce qui est typique aux USA.)

Si on compare le Y% de la société américaine au Y% de la société québécoise, mais que le X% de la société américaine fournit 25 % des dons et impôts, alors que le X% de la société québécoise ne fournit que 10 % de dons et impôts, on commet une erreur systématique flagrante en comparant les Y % américains aux X % québécois: on commet l’erreur de sous-estimer la richesse réelle du Y % américain. Il faut évidemment bonifier la richesse du Y % américain selon le surplus difféntiel d’impôts et de dons faits par le X % amériain, avant de la comparer à la richesse du Y % québécois.

Je ne sache pas que Lisée et Fortin ont tenu compte de ce facteur à la fois crucial et élémentaire.

Pour ceux que X et Y mêlent, remplacez les par 1 et 99 pour correspondre à un des deux exemples de M. Lisée.

Martin : comparer des chiffres serait anti américain ?

Pédaler dans la choucroute serait productif ?

Je comprendrais les objections des uns et des autres fédéralistes s’ils présentaient un modèle enviable et supportaient des dirigeants crédibles. Autrement, je réalise qu’ils sont et seront contre tout ce qui émane du Québec critique à l’endroit des errances idéologiques d’Ottawa.

Devoir de lecture pour M. Lisée: cet article de David Brooks dans le NY Times d’aujourd’hui. Particulièrement l’extrait suivant:

« The graduates are also told to pursue happiness and joy. But, of course, when you read a biography of someone you admire, it’s rarely the things that made them happy that compel your admiration. It’s the things they did to court unhappiness — the things they did that were arduous and miserable, which sometimes cost them friends and aroused hatred. It’s excellence, not happiness, that we admire most. »

http://www.nytimes.com/2011/05/31/opinion/31brooks.html?hp

Pour arriver à sa comparaion avantageuse pour le Québec, M. Lisée valorise le temps passé affalé sur le bord de la piscine, le temps de loisir, de distraction et de divertissement, le temps passé au bar du coin, mais sans accorder de points supplémentaires aux peuples qui valorisent le travail (et qu’est-ce que le travail: construire, créer, faire avancer la société). Bien que certains loisirs soient constructifs (il y en a, particulièrement du temps de nos parents, qui utilisent leurs loisirs pour se construire un chalet, par exemple), force est d’admettre que les loisirs, de nos jours, sont en général beaucoup moins constructifs et beaucoup plus ludiques: une fois ces loisirs accomplis, ils n’ont rien contribué à la société, sauf alimenter l’industrie du loisir, et créé beaucoup de gaz à effet des serre sans acquis valable pour le justifier!

Les Québécois travailleraient 10 heures par semaine, et M. Lisée annulerait dans ses calculs les heures supplémentaires travaillées par les vaillants Américains, pour ensuite nous dire que nous sommes plus riches qu’eux!

Une astuce digne des cages à homard de Jacques Parizeau.

Bravo qu’elle réponse étoffée aux délires de Legault. Affirmer comme il l’a fait la semaine dernière à une émission de divertissement que les Américains gagnent 45% de plus que les Québécois démontre qu’il prend le public québécois pour des idiots et toute la démagogie où il est prêt à sombrer pour le pouvoir.

C’est cette façon de se présenter comme un architecte qui se drape dans la neutralité qui m’énerve.

Son 45%, c’est de l’hyperbole digne d’un discours partisan.

What does Legault want ?

Legault est visiblement égaré. Il semble oublier la crise immobilière américaine, la disparition de la classe moyenne, la mise à pied de dizaines de milliers de professeurs (plus de 6 000 dans le seul état de New-York), etc… La comparaison avec les US ne tient pas la route.

Si nous devons nous comparer, de grâce, tournons-nous vers la Scandinavie. Les comparaisons avec les US sont inutiles et sans intérêt.

Ceci étant dit, la dette doit demeurer un sujet de préoccupation si nous souhaitons maintenir la qualité de nos services pour les générations futures. D’où la question, comment gérer mieux? Personnellement, je crois que nous avons un réel problème de compétences au niveau du politique qui nous fait actuellement très mal.

« Hahaha! Lisée est entrain de perdre complètement les pédales tellement il a été cassé »

Où ? Par qui ?

J’ai plutôt l’impression que c’est Legeault qui a été « cassé ». Il, selon moi, réussit même à se le faire tout seul.
Ça fait longtemps que l’argument États-Uniens 45% plus riches que les Québécois a été démontré faux. En fait depuis qu’il a été sorti, bien avant lui.
Il n’y a que les partisans acharnés du néo-libéralisme (démolition de l’état et abandon de nos ressources) qui y croient. Reprendre une « donnée » visiblement aussi fausse, alors que sa fausseté a été prouvé ne dénote pas un grand esprit de la part de M. Legeault.

Parce que honnêtement, dire que les États-Unis ont plus de services qu’ici… Alors que 45 millions d’entre eux n’ont aucune couverture médicale, qu’ils paient des montants faramineux en assurances, que de nombreuses écoles publiques donnent un diplôme qui ne permet pas de poursuivre des études supérieures (d’où l’obsession des jeunes parents à s’installer dans un quartier où il y a une « bonne école »), où il n’y a pas de service de transport en commun le dimanche et où le service de nuit commence à 18h, etc.
En plus, on peut y constater un des effets pervers des écarts de richesse: Le taux de criminalité est très élevé. Comme celui de l’itinérance d’ailleurs.

« Je prédit que dans quelques décennies,l’Anti-américanisme sera classée comme une maladie mentale! »

Ça c’est possible ! Parce qu’il n’y aura plus de raison d’en vouloir aux États-Unis.
1) Ils n’auront bientôt plus les moyens d’imposer la volonté de leurs dirigeants et de soutenir leurs transnationales par la force des armes, des coups d’état ou de la simple menace.
2) Lorsque le vernis de puissance tombera, on découvrira ce que les États-Unis sont en train de devenir: Un pays « tiers-mondiste » où la masse de la population est pauvre, cotoyant une petite minorité de très riches et puissants qui contrôlent le gros de la richesse et des terres.
Déjà que les États-Unis ont un taux de mortalité infantile digne des pays pauvres (il n’y a que la Slovénie qui fait pire dans tout l’OCDE).

Il ne serait pas surprenant que, dans un siècle, des ONG chinoises ou brésiliennes, utilisant la richesse de leurs citoyens, se dévouent pour sauver la vie de milliers d’enfants états-uniens en leur assurant des services médicaux de base.
A ce moment, les États-Unis susciteront la pitié, non le ressentiment.

Ce que j’aime des propos de Monsieur Lisée, c’est que, selon lui, il est possible de marcher et de mâcher de la gomme en même temps. On peut favoriser une sociale-démocratie et vouloir combattre l’endettement de la province, on peut soutenir une approche collective tout en ne brimant pas l’individualité. Je suis tanné des propos des chantres de la droite qui, sous le couvert du gros bon sens, n’arrêtent pas de dire que le Québec est le cancre nord-américain dans à peu près tous les domaines, et à force d’entendre ces propos, repris à tort et à travers par les Richard Martineau et autres animateurs de radio anecdotiques,on est en train de jetter le bébé avec l’eau du bain des éléments essentiels qui composent le modèle québécois et qui nous différencient. Pour illustrer ma métaphore sur la gomme, pourquoi ne pas ramener le coût de l’hydro électricité à son prix réel (tout en aidant ceux qui ne pourraient pas soutenir une telle hausse)et rembourser notre dette avec les profits. On pourrait ensuite utiliser l’argent ainsi économisée au service de la dette pour investir davantage en éducation d’abord et dans le système de santé ensuite. J’ai hâte qu’un futur leader politique souverainiste nous fasse rêver à nouveau (ce qui n’est malheureusement pas le cas de Pauline Marois)et nous propose un projet de société réaliste. Monsieur Legault est un leader opportuniste. Point à la ligne.

L’économiste F. Legault sait sûrement que selon Statistique Canada 2005, tableau 13-201 et 13-531 que pour les revenus de l’État en 1940, les particuliers en assuraient 21% et les corporations 79%. En 2004 les particuliers étaient à 75%, les corporations 25%. En 2010, la part des corporations(personne morale!) étaient de 13,9%. Donc, par rapport à 1940, les entreprises ont obtenus 65,1% de RÉDUCTION de leurs charges. VOILÀ ou est passé l’argent de l’État que les entreprises ne cessent de siffonner sous prétexte de créer des emplois.
Quel est le nom du ministre des finances qui a déclaré que la compagnie qui paie des impôts devrait changer de comptable ?

Donc si on résume…

Les québécois ont un niveau de vie similaire aux américains… tout en s’endettant à un rythme insoutenable !

Conserver ce niveau de vie en remboursant la dette, et là, on pourrait se péter les bretelles…

Pourquoi faire comme les autres, quand on pourrait faire mieux ?

«Les limites du PIB comme mesure de la richesse et de la qualité de vie»

Si des maisons semblables se vendent 450,000$ à Montréal, 600,000$ à Boston ou 700 000$ à Toronto, leurs valeurs réelles sont les mêmes. On peut faire le même raisonnement pour des repas pris dans de bons restaurants et pour tous les biens et services obtenus.

Si les Américains payent très cher pour leurs soins de santé, si les pontages coronariens sont plus fréquents aux USA qu’au Canada, cela augmente leur PIB mais ne contribue ni à leur richesse réelle ni à leur qualité de vie. D’ailleurs l’espérance de vie a commencé à décliner aux USA alors qu’elle augmente dans la plupart des pays occidentaux dont le Canada.

Le PIB n’est donc pas un bon indice pour comparer les USA au Canada (ni au Québec).

Monsieur Lisée,
Je suis d’accord avc votre exposé. J’ajoute.
Doit-on orienter le développement du Québec sur celui des USA? ou sur celui des États émergents (BRIC)? ou sur celui de l’Union européenne? Pourquoi doit-on réfléchir uniquement en fonction des USA? La santé économique américaine est-elle aussi solide et prospère que ce que nous annoncent ceux qui voient les USA comme le modèle social?

Avant de le faire, je regarderais la situation économique des USA et son avenir; je ferais la même opération avec le BRIC et l’Union européenne. Il y a aussi les pays nordiques de l’Europe qui peuvent servir de modèle, si besoin il y a. Je suis en faveur du développement global du Québec; construire des millionnaires n’est pas l’une de mes priorités.

Je me permets de suggérer la lecture de James K. Galbraith (2009). L’État prédateur : comment la droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en faire autant. Paris, Seuil.

Bien d’accord avec vous M.Lisée
Pour aller régulièrement aux Etats Unis et ce dans plusieurs états.
Il est clair qu’un vrai Américain moyen en chair et en os et non simplement un point de statistique savant comme les Duhamel et Legault essaient de nous faire gober, leur niveau de vie est tout à fait comparable à un Québecois. Et de plus lorsqu’on leur parlent et non laissé parler la statistique , ils envient en grande majorité notre généreux filet de sécurité social.
Il s’agit de notre choix de société, le choix de comment on veut vivre notre seule vie.
Et non vivre juste pour les billets verts à être accumulés.
J’avoue que ce concept est difficile à comprendre pour ceux qui écrivent des billets sur le pauvre sort des pétrolières et des banques sur qui selon eux, nous nous acharnons trop injustement et que nous sommes que des cancres de l’économie.
Malheur la cuisine avant l’économie
Cette sacro sainte nouvelle religion qui fait foi de tout.

@ Nicolas Paillard #31

Votre commentaire d’information sur le blogue de Pierre Duhamel est en fait au numéro 21 du palmarès.

Ceci dit, vos explications sont claires, limpides, précises, impeccables et parfaitement exactes.

J’abonde dans votre sens.

@ Marcel Plamondon #27

Tout à fait d’accord avec vous.

@bronsard

L’an passé le cies ont payé 27G d’impots à Ottawa sur un budget de 280G. Or, les seules banques ont fait 20G de profits!

Au delà des statistiques, je me demande si certains ont déjà pris la route aux États-Unis ?

La première chose qui frappe, ce sont les énormes haltes routière qui on l’allure de mini-centre d’achat,
La deuxième chose, c’est l’âge des serveurs/serveuses dans les restaurant des haltes routière. Beaucoup de personnes de plus 70 ans!
La troisième chose, l’opulence coutoie la pauvreté.
La quatrième chose, individuellement, ils sont très aimables les américains. De plus, malgré qu’on les dits individualistes, ils s’entraident beaucoup, une forme entraide que l’on développe lorsqu’on est habitué a côtoyer les coups dures.
Cinquième chose, il y a des drapeaux américains partout!

Quand on accomplit quelque chose de grand, on est critiqué en grand.

C’est présentement le cas du Québec.

@François 1

À la porte de quelle province du Canada, les Américains cognent-ils par millions ?

En fait ce n’est pas les États-Unis qui devraient nous servir de guide mais bien les Territoires du Nord-Ouest!

En 2008 le PIB était de 5 419 milliards pour un population s’élevant à 42 514 habitants pour un PIB par habitants de 127 463$!! Ça c’est du monde productif!

Quoi, il y a des diamants là-bas? De l’or et du pétrole?! Aucun lien, sont juste plus travaillant que nous… Et ils se payent tous des gros services et des grosses maisons.

Ref.: http://www.statcan.gc.ca/pub/81-582-x/2009003/tbl/f.1.1-fra.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Territoires_du_Nord-Ouest

Francis Nadeau, est-ce que tu crois que les Américains ne s’endettent pas? On sort tout juste d’une grave crise économique, il est tout à fait normal que l’on s’endette pour relancer l’économie; les États-Unis encore plus que le Québec, la crise ayant été provoquée par eux.

@ François Beaulé, votre commentaire # 51 :

Je trouve que votre commentaire montre clairement et simplement, à l’aide d’exemples bien choisis,

«Les limites du PIB comme mesure de la richesse et de la qualité de vie»

Éliminer les meilleurs de l’étude (i.e.: niveler par le bas comme le sont habitués les gauchistes!) c’est comme si on avait éliminé Lafleur, Shutt. Gainey, Lapointe, Robinson, Roy, etc de l’alignement du Canadien de Montréal des années ’70. Combien de Coupes Stanley auraient-ils gagné sans eux?

LA RÉALITÉ, elle, est tout autre!

Aujourd’hui, la fraude intellectuelle présentée comme la vérité est la seule avenue que peut emprunter Monsieur Lisée pour faire paraître le Québec meilleur qu’il ne l’est en réalité: éliminons les meilleurs, les plus productifs et le plus profitables et ensuite, comparons nos reliquats et pétons-nous les bretelles.

Le problème c’est que rien de tout ça n’est vrai!!!

Soit le pays A où chaque personne gagne $10 000. Imaginons ensuite le pays B où 99 % des gens gagnent $10 000 et 1 % gagnent $1 000 000. Ceux qui gagnent $ 10 000 paient 10 % d’impôt, qui sera redistribué à la population. Ceux qui gagnent $1 000 000 paient 25 % d’impôt qui sera aussi redistribué à la population.

Les gens du pays A bénéficient chacun des bienfaits de $10 000 par année, alors que 99 % des gens du pays B bénéficient des bienfaits de $12 500.

Malgré cette évidence, M. Lisée essaie de vous faire croire que 99 % des gens du pays A sont aussi riches que 99 % des gens du pays B (puisqu’ils gagnent chacun $10 000) alors qu’en fait ils sont 20 % moins riches (ils ne bénéficient que de $10 000 chacun alors que ceux du pays B bénéficient de $12 500 chacun).

L’argument de M. Lisée est astucieux, mais sophistique.

Le 1% dont il est question ici n’inclue pas les citoyens ordinaires. Ce sont les grands PDG des multinationales ou les présidents de prestigieuses compagnies capitalistes. Ces individus ne déposent pas leur argent dans des banques étasuniennes. Ils ne paient pas d’impôt: ils déposent ce qu’ils ont en Suisse ou dans n’importe quel autre paradis fiscal.

Ils ne rapportent pas d’impôt à l’état. Or, les 99% qui restent ne bénéficient pas des retombées du 1% d’hyper-riches.

@F. Brosseau

M. Brosseau, vous avez un des rares réels arguments dans ce débat en parlant du taux de change des Pesos argentin et chilien soulignant avec raison que malgré une parité de pouvoir d’achat, les Chilien pouvait beaucoup plus avec les pesos restant puisqu’ils valent beaucoup plus cher sur le marché mondial (100 fois plus que leur contrepartie argentaise).

Si l’argument était valide il y a une dizaine d’année entre le Canada et le États-Unis, il ne l’est plus aujourd’hui – doit-on vous rappeler que nos monnaie sont aujourd’hui à parité?

Quant à un éventuel rattrapage de prix de l’immobilier au Québec, j’ose croire que les salaires vont croitre en conséquence, n’est-ce pas là la beauté du système capitaliste? Bien sûr il va y avoir une transition au détriment des travailleurs (comme toujours), mais l’équilibre devrait se retrouver au même point (i.e. même pouvoir d’achat) après quelque temps.

@honorable

Désolé d’avoir sauté par-dessus votre excellent argument – je lis les commentaires dans l’ordre.

Votre point au commentaire 63 est excellent et il n’est même pas nécessaire de faire payer les riches 25% d’impôts, même avec l’impôt à 10% ils apportent une certaine richesse. Cela dit, le 40% de richesse qui est absorbé par les 5% les plus riches aux États-Unis est-il intégralement imposé? J’en doute fort! N’est-ce pas Waren Buffet qui se plaignait de payer moins d’impôts (en pourcentage) que sa secrétaire?

Je sais, je l’ai dit plus haut, 10% de 500 000, ça fait plus que 10% de 50 000, on est d’accord, mais c’est quoi le salaire de M. Buffet? Les très riches n’ont souvent que de « petits » salaires qui n’atteignent que très rarement le demi-million. Le gros de leur revenu est constitué de gain en capital qui au Québec du moins n’est imposable qu’en partie.

Mais c’est vrai, ce sont ces 5% les plus riches qui investissent le plus et qui se faisant crée de l’emploi. Mais ils investissent de plus en plus à l’étranger d’un part et d’autre part leur investissement semblent créer plus de job à 5$/h de d’emplois à 100 000$/an sinon la distribution serait beaucoup plus égale.

Reste que votre argument est bon, mais de là à dire que le 45% est valide j’ai de très gros doutes. Par ailleurs l’argumentaire de MM. Lisée est Fortin consiste surtout à démontrer qu’il est faux de prétendre que « les américains », entendu comme la classe moyenne américaine a 45% plus d’argent dans ses poches que « les québécois », ce qu’ils font admirablement.

Les surplus réel est bien plus bas, s’il y en a un. Quant à l’utilisation de ce surplus et bien disons qu’il y en a une bonne partie au front depuis quelques années. Je ne critique pas cette utilisation de fonds publics, mais disons que ça entame sérieusement le peu de surplus dont la classe moyenne pourrait profiter…

@honorable

Le mat blesse du fait que dans le pays A n’existe pas en pratique et du fait que si le 1% ne « gagnait » que là moitié, c’est-à-dire $500 000, le 99% gagnerait $15 000!

C’est un début d’équité… mais c’est vrai qu’il est dure d’arriver avec seulement $500 000!!! (Imaginez avec $15 000!!!!)

@Francois 1

Si le Canadien n’aurait pas eu Lafleur, Shutt, Robinson et cie, il aurait sans doute eu Orr, Dionne, Clarke et cie!
En tout cas, à l’époque, l’argent allait dans les poches des propriétaire de et Alan Eagleson!

P.S.: Reste que le Canadien des année 70 ont pu se passer de Roy!!!

@jpmartin

Pourquoi alors le gouvernement fédéral verse-t-il,en transferts fédéraux, pour 2011-2012, la somme de 23584$ par habitant des T.N.O, alors qu’il ne versera que 2184$ par habitant au Québec ?

Vous semblez confondre des concepts…

http://www.fin.gc.ca/fedprov/mtp-fra.asp

@Raymond Campagna

Je ne confond pas de concepts, je prouve par l’absurde (chiffres à l’appuie) que le concept du PIB par habitant ne reflète pas nécessairement la réalité.

Le fait que les transferts du fédéral aux T.N.O par habitant soient plus élevé qu’au Québec ne fait que soutenir cet argument… Les habitants des T.N.O n’ont pas chacun 127 000$ par an de revenu ce que les PIB divisé par le nombre d’habitant suggère.

Pour les détails voir le commentaire #59

J’ai trouvé tellement intéressant votre mise au point, que j’ai mis au défi Mario Dumont de vous invité à son émission «Dumont» pour que vous puissiez remettre les horloges à l’heure juste. Peu probabable qu’il vous invite, mais tout de même ce serait à propos puisque M. Legault a déposé son projet de programme économique dernièrement.

François langlois

@jpmartin

Ne vous connaissant pas, je n’avais pas saisi l’ironie dans vos propos.

Nous sommes donc d’accord sur ce point.

JF Lisée a tout-à-fait raison et « Lucide » Legault n’a surement pas voyagé aux USA dernièrement ou plusieurs personnes couchent encore dans leurs autos parce qu’ils ont perdu leur maison et que plus de 3 américains sur 10 ont une hypothèque plus élevée que la valeur de leur maison.(ils s’endettent donc à chaque paiement d’hypothèque).
Legault commence à nous les casser avec les multiples courbettes qu’il fait devant le veau doré; bien content de toute façon de savoir maintenant à quelle enseigne il se trouve, son auréole palit tout comme celle de Mario Dumont l’a fait quand on a su le manque d’envergure qui l’animait.

Réponse de Monsieur Coiteux à JFL:

http://martincoiteux.blogspot.com/

Il y a plusieurs articles où Monsieur Coiteux taille en menu morceaux la théorie vaseuse de JFL.

Du pur bonheur!!!

Quel érudit ce Monsieur Coiteux. Et fin connaisseur de statistiques à part ça…

Tous les commentaires de J-F Lisée réduisent comme peau de chagrin les méandres réflexifs pseudo-économiques de Coiteux.

Amusant.

@François 1

Le débat est déplacé. L’essentiel n’est pas là.

C’est une chose savoir compter, c’est une autre de comprendre le fond du débat….

@ Benton et Raymond Campagne (# 77 & # 78):

Allez premièrement lire l’argumentaire de Monsieur Coiteux sur son blogue, et si vous avez compris, ce qui serait renversant, revenez ici avec des arguments intelligents et judicieux SVP.

@François !

Étalez vos arguments.

Ne vous contentez pas de dire que Coiteux est « le plus meilleur » !

Ça fait enfant d’école !

@ Raymond Campagna

Martin Coiteux a gagné ce débat quand il a demandé à Lisée et Fortin de soumettre leur article aux peer-review.

Chose qui ne se réalisera jamais pour les raisons que l’on sait.

Je ne suis pas économiste mais je suis très pauvre. Et malgré tout c’est ici que je suis le mieux, je sors d’une journée d’hospitalisation combien aurais-je dû mettre sur ma carte de crédit? Coiteux, Lisée, Fortin, Legault ou Stieglitz on peut en prendre et en laisser mais il est facile de voir la dette énorme des USA, de voir que plusieurs perdent leurs maisons ou que d’autres payent une hypothèque qui ne vaut pas le prix de leur maison. On voit de plus en plus de gens dormir dans leurs fourgonnettes ou leurs autos. Être hospitalisé aux USA veut dire perdre des acquis, perdre sa maison ou piger dans sa carte de crédit. Je ne suis pas économiste mais je ne vois rien de tout ça ici. Si vous en voyez faites-le moi savoir. Ici nous vivons une répartition plus équitable de la richesse, qu’y a-t-il de mal à ça? Attendez de voir les émeutes aux USA sous peu, on s’en reparlera de la richesse supérieure.

M. Lisée, vous citez les travaux de l’IEDM pour soutenir votre fausse utilisation de l’indice de prix des villes comme un taux de change à la PPA:

« si l’on ajuste selon le coût de la vie dans les grandes villes, on se retrouve de nouveau avec un portrait relativement plus favorable pour le Québec, puisque l’écart avec l’Ontario semble disparaître complètement. »

Pour votre bénéfice et celui de vos lecteurs, voici l’extrait de la note économique « La pauvreté relative des Québécois »:

« Si l’on ajuste selon le coût de la vie, on se retrouve de nouveau avec un portrait relativement plus favorable pour le Québec, puisque l’écart avec l’Ontario semble disparaître tout à fait. L’imprécision de ces données nous oblige toutefois à les prendre avec un grain de sel. De plus, elles sont contrebalancées par divers autres indicateurs selon lesquels le Québec fait beaucoup moins bonne figure. »

Dans la même publication, quant à la parité du pouvoir d’achat pour le Québec, il est aussi dit: « il est impossible d’obtenir des données fiables et complètes ».

Merci de corriger votre billet.

Youri Chassin

En tout cas, le président américain semble plus ou moins satisfait de l’apport de ses millionnaires et milliardaires.

Dans le Devoir en ligne en date du 15 juillet, on peut lire ceci dans l’article: Crise de la dette américaine : le temps file, prévient Barack Obama

http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/327493/crise-de-la-dette-americaine-le-temps-file-previent-barack-obama

« M. Obama a fait valoir qu’on était aujourd’hui dans la position de stabiliser les finances des États-Unis pour les 20 prochaines années. Le président américain a aussi réitéré qu’il n’était pas fermé à l’idée de réduire de façon significative les dépenses du gouvernement. Mais il faut aussi augmenter ses revenus, a-t-il ajouté. Les millionnaires et les milliardaires devront faire leur part, a-t-il signifié. »

Les plus populaires